La vente d’un bien immobilier autre que la résidence principale déclenche par défaut une imposition de 36,2 % sur la plus-value (19 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux). Pourtant, le Code général des impôts prévoit onze cas d’exonération totale ou partielle, et la majorité des vendeurs ignorent qu’ils en remplissent au moins un.
Vous envisagez de vendre une résidence secondaire, un bien locatif ou un logement hérité ? Un compromis signé sans vérification préalable peut coûter plusieurs dizaines de milliers d’euros évitables. Les exonérations dépendent de la durée de détention, du prix de cession, de votre situation personnelle, voire de votre lieu de résidence fiscale.
Ce guide détaille les onze cas d’exonération applicables en 2026, les conditions chiffrées de chacun, le barème complet des abattements pour durée de détention et un calcul concret sur 22 ans. À la fin, vous saurez précisément si votre vente peut échapper à l’impôt.
🔑 Points clés
- ✓La résidence principale est totalement exonérée, sans condition de durée de détention
- ✓Exonération totale d’IR à 22 ans de détention, exonération totale des prélèvements sociaux à 30 ans
- ✓Toute cession inférieure à 15 000 € est exonérée par bien et par vendeur
- ✓Les non-résidents bénéficient d’une exonération plafonnée à 150 000 € sous conditions strictes
Sommaire
- 1 Qu’est-ce que la plus-value immobilière et quand est-elle taxée ?
- 2 Exonération totale : les cas qui dispensent de tout impôt
- 3 Exonération partielle par la durée de détention : le barème complet
- 4 Première cession hors résidence principale : conditions strictes
- 5 Exonération pour les non-résidents : le dispositif spécifique
- 6 Comment bénéficier de l’exonération en pratique : les démarches
- 7 Questions fréquentes
- 7.1 Comment être exonéré de la plus-value immobilière ?
- 7.2 Quelle plus-value au bout de 20 ans ?
- 7.3 Comment puis-je vendre mon bien immobilier sans payer de plus-value ?
- 7.4 Comment éviter la plus-value sur une résidence secondaire ?
- 7.5 Les travaux non déclarés peuvent-ils être ajoutés au prix d’acquisition ?
- 8 Ce qu’il faut vérifier avant de signer le compromis
Qu’est-ce que la plus-value immobilière et quand est-elle taxée ?
Quand vous vendez un bien immobilier, la plus-value immobilière représente ce que vous gagnez entre le prix d’achat et le prix de vente, frais et travaux inclus. L’État la taxe à 19 % au titre de l’impôt sur le revenu et 17,2 % au titre des prélèvements sociaux, ce qui fait 36,2 % en 2026. Au-delà de 50 000 € de gain net, vous devez ajouter une surtaxe progressive de 2 à 6 %. L’article 150 U du CGI prévoit des exceptions. Avant d’optimiser quoi que ce soit, il faut d’abord bien calculer ce que vous allez vraiment devoir payer.

Calcul de la plus-value brute : prix de cession moins prix d’acquisition
Le prix de cession correspond au prix net vendeur, après déduction des diagnostics obligatoires et de la commission d’agence si elle est à la charge du vendeur. Le prix d’acquisition intègre le prix d’achat initial, les frais de notaire (forfait de 7,5 % si non justifiés) et les travaux d’amélioration (forfait de 15 % du prix d’achat après 5 ans de détention si les factures manquent).
La plus-value brute = prix de cession − prix d’acquisition majoré. C’est sur cette base que s’appliquent ensuite les abattements pour durée de détention, puis les éventuelles exonérations.
Cas concret : Philippe, 62 ans, retraité dans le Var, vend en 2026 un studio acheté 95 000 € en 2008 au prix de 175 000 €. Après majoration forfaitaire de 15 % pour travaux (14 250 €) et 7,5 % de frais d’acquisition (7 125 €), son prix d’acquisition retenu monte à 116 375 €. Sa plus-value brute n’est donc pas de 80 000 € mais de 58 625 €.
Taux d’imposition applicable sans exonération en 2026
Sans aucune exonération ni abattement, le vendeur supporte 36,2 % sur la plus-value brute. Sur 100 000 € de plus-value, cela représente 36 200 € d’impôt. Pour une plus-value nette supérieure à 50 000 €, la taxe additionnelle de l’article 1609 nonies G du CGI s’ajoute, jusqu’à 6 % au-delà de 260 000 €. Ce niveau d’imposition explique pourquoi anticiper les cas d’exonération est essentiel avant toute signature de compromis.
Exonération totale : les cas qui dispensent de tout impôt
Certaines ventes échappent complètement à l’impôt sur la plus-value. Les cas les plus courants : vendre votre résidence principale, céder un bien pour moins de 15 000 €, accepter une expropriation, ou vendre à un bailleur social. Des situations personnelles peuvent aussi jouer, comme la retraite modeste ou l’invalidité. Ces exonérations ne s’ajoutent pas les unes aux autres puisqu’elles vous libèrent totalement d’impôt. Encore faut-il vérifier que vous remplissez vraiment les conditions au moment où vous signez l’acte.
Résidence principale : l’exonération la plus connue
La cession de la résidence principale au jour de la vente est totalement exonérée d’impôt sur la plus-value (article 150 U II 1° du CGI). Le bien doit être occupé à titre habituel et effectif par le vendeur au moment de la cession, ou jusqu’à une date proche : l’administration tolère un délai de 12 mois entre la mise en vente et la signature de l’acte, à condition que le logement soit resté vacant. Pour mieux comprendre les nuances d’application, consultez notre analyse détaillée sur l’exonération de la résidence principale.
Cession inférieure à 15 000 € : le seuil souvent oublié
Toute cession dont le prix est inférieur ou égal à 15 000 € est exonérée (article 150 U II 6° du CGI). Le seuil s’apprécie par bien et par vendeur, pas par opération. Un couple vendant une parcelle en indivision à 28 000 € reste donc exonéré, chacun cédant une quote-part de 14 000 €. Ce cas concerne principalement les ventes de garages, parkings, caves et petites parcelles de terrain.
Sont également totalement exonérées :
- les expropriations pour cause d’utilité publique, à condition de remployer l’indemnité dans les 12 mois
- les cessions à un organisme HLM ou à une collectivité en vue de logements sociaux (article 150 U II 7° et 8°)
- les cessions de droits de surélévation jusqu’au 31 décembre 2026
- les opérations de remembrement
Retraités et invalides : conditions de revenus à respecter
Les titulaires d’une pension de retraite ou d’une carte d’invalidité de 2e ou 3e catégorie bénéficient d’une exonération si leur revenu fiscal de référence (RFR) de l’avant-dernière année ne dépasse pas 11 885 € pour la première part de quotient familial en 2026, majoré de 3 174 € par demi-part supplémentaire. Ils ne doivent pas non plus être assujettis à l’IFI. C’est l’un des dispositifs les plus sous-utilisés selon les dossiers que je traite, beaucoup de retraités ignorent y avoir droit.
| Cas d’exonération totale | Condition clé | Référence CGI |
|---|---|---|
| Résidence principale | Occupation effective au jour de la vente | 150 U II 1° |
| Cession ≤ 15 000 € | Seuil par bien et par vendeur | 150 U II 6° |
| Expropriation | Remploi sous 12 mois | 150 U II 4° |
| Cession à bailleur social | Engagement de construction de logements sociaux | 150 U II 7°/8° |
| Retraités/invalides modestes | RFR ≤ 11 885 € + non assujetti IFI | 150 U III |
| Première cession hors RP | Remploi dans une RP + non-propriétaire 4 ans | 150 U II 1° bis |
| Non-résidents | Plafond 150 000 € de plus-value nette | 150 U II 2° |
(Source : Code général des impôts, art. 150 U, 2026)
Exonération partielle par la durée de détention : le barème complet
Pour un bien autre que votre résidence principale, c’est la durée pendant laquelle vous l’aviez qui compte vraiment. L’article 150 VC du CGI propose un abattement qui augmente avec le temps : exonération complète d’impôt sur le revenu à 22 ans de détention et exonération complète des prélèvements sociaux à 30 ans. Les 5 premières années, aucun abattement ne joue. À partir de la 6e année, ça commence à réduire votre impôt, mais à des vitesses différentes selon que c’est l’IR ou les prélèvements sociaux. Savoir quand exactement vendre peut faire une réelle différence.

Abattement IR : 0 % avant 5 ans, exonération totale à 22 ans
Sur l’impôt sur le revenu (19 %), l’abattement est de 6 % par an de la 6e à la 21e année de détention, puis de 4 % la 22e année. Résultat : 100 % d’exonération atteinte à 22 ans révolus.
Abattement prélèvements sociaux : exonération totale à 30 ans
Sur les prélèvements sociaux (17,2 %), le rythme est beaucoup plus lent :
- 1,65 % par an de la 6e à la 21e année (16 années × 1,65 % = 26,4 %)
- 1,60 % la 22e année
- 9 % par an de la 23e à la 30e année
Conséquence : entre 22 et 30 ans, vous n’avez plus d’IR à payer mais encore des prélèvements sociaux. Beaucoup de propriétaires arbitrent leur vente à 22 ans en pensant être exonérés, sans réaliser qu’il leur reste 8 ans d’attente pour les PS.
Simulation chiffrée : impact réel selon la durée de détention
Exemple concret : Sophie, 58 ans, vend en 2026 un appartement locatif acheté 180 000 € en 2003 et cédé 310 000 €, soit 23 ans de détention. Plus-value brute : 130 000 €.
Calcul de l’impôt sur le revenu (19 %) :
- Abattement IR à 22 ans révolus = 100 %
- = 0 € d’IR
Calcul des prélèvements sociaux (17,2 %) :
- Abattement : 16 ans × 1,65 % = 26,4 %
- + 1 an × 1,60 % = 1,60 %
- + 1 an × 9 % = 9 %
- = Abattement total : 37 %
- Assiette taxable : 130 000 € × (1 − 0,37) = 81 900 €
- PS dus : 81 900 € × 17,2 %
- = 14 087 € de prélèvements sociaux
Sans aucun abattement, Sophie aurait payé 47 060 € d’impôt total (130 000 € × 36,2 %). Avec 23 ans de détention, elle paie 14 087 €, soit une économie de près de 33 000 €. Pour approfondir l’imposition selon le type de bien, consultez notre dossier sur la fiscalité des résidences secondaires.
Première cession hors résidence principale : conditions strictes
L’article 150 U II 1° bis du CGI cache un avantage méconnu : si vous vendez un logement autre que votre résidence principale pour acheter votre premier logement principal, vous pouvez être exonéré. Deux conditions doivent être remplies ensemble et cet avantage ne marche qu’une fois dans la vie. Vous devez aussi réinvestir l’argent de la vente. L’administration vérifie tout ça jusqu’à 24 mois après, sinon elle peut vous redemander l’impôt en arrière.
Condition de non-propriété de résidence principale sur 4 ans
Le vendeur ne doit pas avoir été propriétaire de sa résidence principale, directement ou indirectement, au cours des quatre années précédant la cession. Cette condition exclut les multipropriétaires occasionnels et cible les locataires de longue durée qui possèdent par ailleurs un bien locatif ou une résidence secondaire.
Obligation de remploi du prix de cession dans l’achat d’une résidence principale
Le prix de cession doit être réemployé, en totalité ou en partie, dans l’acquisition ou la construction d’une résidence principale, dans un délai de 24 mois après la vente. Si seule une fraction est remployée, l’exonération est proportionnelle. Concrètement, un vendeur qui réinjecte 80 % du prix dans sa nouvelle RP voit 80 % de sa plus-value exonérée.
Exonération pour les non-résidents : le dispositif spécifique
Les Français qui vivent à l’étranger, ainsi que les ressortissants de l’Espace économique européen, ont droit à un traitement particulier (article 150 U II 2° du CGI) : quand vous vendez un logement en France, vous pouvez être exonéré jusqu’à 150 000 € de plus-value nette. Cet avantage ne fonctionne qu’une fois et vous devez l’avoir été en France avant. Il ne joue aussi que si la vente se fait dans un certain délai après votre départ. Selon les Notaires de France, c’est particulièrement utile pour les expatriés qui vendent leur ancien logement français.
Conditions d’éligibilité : résidence antérieure et délai
Le vendeur doit avoir été fiscalement domicilié en France de manière continue pendant au moins 2 ans à un moment quelconque avant la cession. La vente doit intervenir, soit au plus tard le 31 décembre de la 10e année suivant le départ de France, soit sans condition de délai si le logement est resté à la libre disposition du vendeur depuis le 1er janvier de l’année précédant la cession (logement non loué).
Plafond de 150 000 € : comment s’applique-t-il concrètement ?
Le plafond s’apprécie sur la plus-value nette par cédant, après application des abattements pour durée de détention. Pour un couple non-résident en indivision, chaque conjoint bénéficie de son propre plafond de 150 000 €, soit 300 000 € au total. Au-delà, la fraction excédentaire reste imposable au taux de droit commun.
Surtaxe sur les plus-values dépassant 50 000 € : attention au cumul
Même exonéré dans la limite de 150 000 €, un non-résident peut rester redevable de la taxe additionnelle sur la fraction taxable si elle dépasse 50 000 €. Le cumul mérite un calcul précis avec votre notaire avant la signature.
Comment bénéficier de l’exonération en pratique : les démarches
Aucune exonération ne joue automatiquement : vous devez la demander et la prouver au moment de la vente. Le notaire établit la déclaration 2048-IMM (ou 2048-M si vous n’êtes pas résident) avec l’acte authentique. L’impôt est pris directement sur le prix qu’on vous verse et envoyé au fisc. Si vous oubliez ou vous trompez à cette étape, vous perdez votre exonération sans pouvoir la récupérer après. C’est pourquoi la vigilance à la signature compte vraiment. Pour approfondir la position de l’administration fiscale, consultez notre analyse de la doctrine BOFiP des plus-values.
Le rôle du notaire : déclaration et calcul automatiques
Le notaire calcule la plus-value, applique les abattements et exonérations, puis prélève l’impôt sur le prix de cession. Il vous remet un décompte détaillé que vous devez vérifier avant signature : prix d’acquisition retenu, travaux pris en compte, durée de détention exacte, cas d’exonération invoqué. Une vérification de 30 minutes en amont peut éviter une surimposition de plusieurs milliers d’euros.
Pièces justificatives selon le cas d’exonération invoqué
- ☐Résidence principale : justificatifs d’occupation (taxe d’habitation, factures EDF, attestation d’assurance)
- ☐Première cession hors RP : engagement de remploi écrit, attestation de non-propriété sur 4 ans
- ☐Retraités/invalides : avis d’imposition N-2, attestation MDPH ou carte d’invalidité
- ☐Non-résidents : attestation de domicile fiscal antérieur, justificatif de non-location depuis 12 mois
- ☐Travaux : factures TTC d’entreprises (pas de main-d’œuvre personnelle, pas de matériaux seuls)
Erreurs fréquentes qui font perdre le bénéfice de l’exonération
L’analyse des dossiers traités révèle trois erreurs récurrentes. D’abord, vendre sa résidence principale après l’avoir quittée depuis plus de 12 mois : le bien perd son statut et redevient imposable. Ensuite, ne pas remployer le prix de cession dans les 24 mois pour la première vente hors RP : l’administration récupère l’impôt avec intérêts. Enfin, oublier de mentionner certains travaux d’amélioration faute de factures conservées, ce qui gonfle artificiellement la plus-value taxable. La règle de prudence : conserver toutes les factures pendant la durée de détention + 3 ans après la vente.
⚠️ Information importante : Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil professionnel. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision.
Questions fréquentes
Comment être exonéré de la plus-value immobilière ?
Pour être exonéré de plus-value immobilière, vous devez relever de l’un des 11 cas prévus par l’article 150 U du CGI : cession de votre résidence principale, vente d’un montant inférieur à 15 000 €, première cession d’un logement autre que votre RP avec remploi du prix, détention du bien depuis au moins 22 ans (exonération IR) ou 30 ans (exonération totale IR + PS), statut de non-résident sous plafond de 150 000 €, situation de retraité ou invalide à revenus modestes (RFR ≤ 11 885 € en 2026), expropriation, ou cession à un bailleur social. L’exonération doit être déclarée par votre notaire dans la déclaration 2048-IMM au moment de l’acte authentique.
Quelle plus-value au bout de 20 ans ?
Au bout de 20 ans révolus, l’abattement IR atteint 90 % (15 années × 6 %) et l’abattement PS atteint 24,75 % (15 années × 1,65 %). Sur une plus-value brute de 100 000 €, l’IR taxable est donc de 10 000 € (soit 1 900 € d’IR) et les PS taxables de 75 250 € (soit 12 943 €). Total : 14 843 € contre 36 200 € sans abattement. Il faut attendre 22 ans pour ne plus payer d’IR du tout et 30 ans pour l’exonération totale, prélèvements sociaux inclus. Patienter 2 années supplémentaires entre 20 et 22 ans permet souvent d’économiser plusieurs milliers d’euros.
Comment puis-je vendre mon bien immobilier sans payer de plus-value ?
Trois stratégies permettent de vendre sans impôt sur la plus-value. Premièrement, vendre votre résidence principale, exonération totale et inconditionnelle. Deuxièmement, attendre 30 ans de détention pour bénéficier de l’exonération totale IR + prélèvements sociaux. Troisièmement, si vous êtes locataire de votre logement principal et propriétaire d’un autre bien, déclencher l’exonération première cession hors RP en remployant le prix de vente dans l’achat de votre future résidence principale dans les 24 mois. Pour les non-résidents, vendre dans les 10 ans suivant le départ de France permet une exonération jusqu’à 150 000 € de plus-value nette.
Comment éviter la plus-value sur une résidence secondaire ?
Pour éviter la plus-value sur une résidence secondaire, quatre options légales existent. Convertir le bien en résidence principale au moins 12 mois avant la vente, en justifiant d’une occupation effective et habituelle. Conserver le bien au moins 22 ans pour annuler l’IR, puis 30 ans pour annuler également les prélèvements sociaux. Vendre à un prix inférieur à 15 000 € si le bien le permet (cas rare). Activer le dispositif première cession hors RP si vous n’avez pas été propriétaire de votre résidence principale depuis 4 ans, en remployant le prix dans une RP. Toute autre stratégie (donation préalable, démembrement) doit être validée avec un notaire pour éviter une requalification par l’administration fiscale pour les plus-values exonérées.
Les travaux non déclarés peuvent-ils être ajoutés au prix d’acquisition ?
Oui, sous deux conditions. Soit vous présentez les factures TTC d’entreprises (matériaux + main-d’œuvre sur la même facture), à condition que les travaux n’aient pas déjà été déduits de vos revenus fonciers. Soit vous appliquez le forfait de 15 % du prix d’acquisition, automatiquement accordé après 5 ans de détention sans justificatif. Les travaux d’entretien et de réparation ne sont jamais retenus, seuls les travaux de construction, reconstruction, agrandissement et amélioration le sont. Conservez vos factures pendant toute la durée de détention plus 3 ans après la vente.
Ce qu’il faut vérifier avant de signer le compromis
Avant de signer un compromis de vente, listez votre situation parmi les 11 cas d’exonération et demandez à votre notaire un calcul prévisionnel de plus-value nette. Cette vérification gratuite, qui prend moins d’une heure, peut vous faire économiser plusieurs dizaines de milliers d’euros. Rassemblez en amont vos factures de travaux, votre prix d’acquisition exact incluant les frais de notaire d’origine, et tout document attestant de votre situation personnelle (retraite, invalidité, statut de non-résident, absence de propriété de RP sur 4 ans). Mieux vaut décaler une vente de quelques mois pour franchir un palier de durée de détention que de payer un impôt évitable. Ce réflexe simple, anticiper le calcul avant la signature, est ce qui sépare une transaction optimisée d’une vente coûteuse.
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