photos-chateau-shooting-activites

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Comment faire pour organiser des shooting photos dans son château ?

L’important à retenir dans cet article :
 A l’heure où la photo est un média de communication et de souvenir omniprésent, pourquoi ne pas en faire un vecteur de valorisation de son château ? Organiser des séances photos, les fameux « shootings », dans son château s’avère être une réelle opportunité, tant pour faire découvrir sa propriété que pour obtenir une nouvelle source de revenus financiers. 

Cet article permettra de :
– Découvrir les différents types de shootings (privés & professionnels)
– Connaître les avantages et inconvénients à développer cette activité

Introduction:

L’invention de la photographie ne s’est pas faite en un jour. De Nicéphore Niépce à Daguerre, inventeur du daguerréotype, aux frères Lumière, les techniques d’obtention de photos ont considérablement évolué.

On retrouve des styles de photographies en tout genre : mode, mariage, aérien, animalier, de paysages, d’architecture etc. Pour Philippe Halsman, il existe deux grandes catégories : les photos que l’on « prend » et les photos que l’on « fait ». Selon cette classification, le photographe est alors un reporter visuel ou un auteur visuel. 

La Bourse du Talent, qui récompense de jeunes photographes, distingue quant à elle quatre grandes catégories de lauréats en fonction de la catégorie de photos choisie : paysage, mode, portrait et reportage.

Alliant décors de rêve et espaces inédits, les châteaux apparaissent comme des lieux particulièrement adaptés à toutes ces typologies de photographies. Chaque shooting est une occasion de faire circuler l’image du château. Proposer son château pour cette activité ne demande ni investissements ni servitude pour le propriétaire. Il est libre de laisser l’ensemble de son château ou de sélectionner uniquement certains espaces : le parc, les escaliers, un salon en particulier etc. Impossible donc de se sentir « envahi ». 

Qu’il soit organisé dans un cadre privé ou dans un cadre public, le shooting est un outil pour valoriser les vieilles pierres ! Le succès et la rentabilité financière sont assurés.

1- Les shootings privés – la recherche d’un décor de rêve pour sublimer les personnes 

Aujourd’hui, tout le monde sait « faire de la photo ». Les voyages et visites sont l’occasion de remplir la mémoire des téléphones par d’innombrables photos en tout genre : paysages, portraits, monuments, scènes en actions etc. Néanmoins, si la photographie est désormais à la portée de tous, certains évènements de la vie impliquent de réaliser de vraies séances photos. La mode se répand… Pourquoi ne pas faire appel à un photographe professionnel pour immortaliser les moments de vie uniques ?

Quelles sont les cibles des shooting privés ?

Enterrements de vie de jeune fille (EVJF), enterrement de vie de garçon (EVG), mariage, naissance d’un enfant etc., les occasions de shooting privés ne manquent pas ! L’objectif est de trouver un cadre enchanteur. Les escaliers d’un château, les salons d’un manoir, la roseraie ou les canaux d’un domaine sont des lieux particulièrement prisés pour ce genre d’occasion. 

La prise de clichés est un véritable moyen de valoriser son site ! Les photos passent de main en main, circulent sur les réseaux sociaux et assurent, mine de rien, la publicité du lieu de shooting. Montrer son château dans ce qu’il a de plus beau apparaît donc comme essentiel ! 

Quels tarifs sont généralement pratiqués ?

Pour un shooting de mariage, les tarifs sont assez variables. Certains sites proposent des prestations à partir de 30 euros pour la location des espaces extérieurs du château. Si une bonne communication est effectuée, un tarif très attractif peut amener facilement des clients. La situation du château influe également sur le succès de l’offre : facilité d’accès et proximité de Paris ou des grandes villes sont des gages de réussite ! 

Quels sont les avantages à prendre en compte ?

Dans la sphère privée, le bouche à oreille fonctionne beaucoup. De belles photos de mariage prises dans un beau lieu va immanquablement faire « effet boule de neige ». L’idée de réaliser son shooting de mariage dans tel ou tel château va rapidement se propager. Na pas hésiter à être en contact et même à créer des partenariats avec des photographes spécialisés dans le domaine ! 

Quels sont les inconvénients et contraintes à prendre en compte ?

Le budget des particuliers est moins important que celui des professionnels. Il faudra accepter plus de shooting pour atteindre un chiffre d’affaire conséquent. En outre beaucoup de châteaux, qui louent leurs châteaux pour des mariages, incluent la séance photos dans la location du lieu. Si votre château n’est pas ouvert pour des mariages, le marché est donc très concurrencé ! 

Par ailleurs, les contraintes sont quasi inexistantes : dans le cadre d’un shooting pour un mariage, il suffit au propriétaire d’être présent. Le couple arrive avec son photographe et déroule sa séance comme bon lui semble. Le propriétaire doit veiller au bon entretien de son domaine afin d’assurer la qualité du « décor » proposé pour le shooting. Comme dans tous les domaines, une mauvaise réputation se répand plus rapidement qu’une bonne réputation. Proposer un shooting dans un espace mal entretenu, mal rangé ou peu propre risque de freiner très rapidement les réservations… 

Comment faire connaître son château ?

Pour accueillir des shootings privés, notamment pour les mariages, il est impératif de textebeaucoup communiquer sur le site internet du château et sur les réseaux sociaux. Il est également conseillé de communiquer auprès des photographes, wedding planner, associations etc. susceptibles d’être en contact avec les bonnes personnes.

Quels exemples de châteaux qui accueillent pour des shooting privés ?

Le Studio Mir Family, dans le Val de Marne propose différentes prestations autour de l’immortalisation « des grossesse, des premiers jours du nouveau-né et des sourires de la famille ». Une équipe spécialisée en partie dédiée aux futures mamans et aux bébés.

Et parfois, les futures mamans voient choses en grand ! Direction le Domaine de Chambord

On retrouve également les shooting d’inspiration pour les mariages. C’est le moment détente des mariés avant d’accueillir tous les invités. Place au moment de pur bonheur !

Enfin, on retrouve des shootings organisés par des associations de voitures de collection qui sont nombreuses à chercher des lieux pour leur rallye. C’était le cas au château du Taillis qui a accueilli, en septembre 2017, la 23ème édition du Rallye Automobile de Grand Papa.

2- Les shootings professionnels – la recherche de lieux inédits pour valoriser les produits

Proposer son château comme lieu de shooting, c’est répondre à une véritable demande.

Quelles sont les cibles des shooting privés ?

Nombreux sont les photographes, créateurs, designers etc., à la recherche de sites de prestige pour mettre en avant leurs modèles, produits et marques. On trouve fréquemment sur les réseaux sociaux des « posts » de photographes à la recherche d’un site historique pour accueillir leur shooting.  

Quels tarifs sont généralement pratiqués ?

Pour faire son shooting dans un monument historique, une marque verse au propriétaire entre 300 et 2.000 euros par jour. Un revenu financier non négligeable ! Au château de Janvry, par exemple, les tarifs varient de 750 € hors taxe / jour pour les shootings de projets en création (pour les sociétés de moins d’un an) à 1 500 € hors taxe / jour pour les shootings professionnels. Une journée de shooting s’étend de 9h à 19h. Les propriétaires demandent 250 € hors taxes par heure de shooting supplémentaire.

Quels sont les avantages à prendre en compte ?

Travailler avec des professionnels est rassurant puisque la location du lieu se fait de manière encadrée. 

Quels sont les inconvénients et contraintes à prendre en compte ?

Les shootings pour des publicités peuvent nécessiter une organisation complexe. Le risque est de voir arriver des équipes importantes composées de maquilleuses, caméristes, photographes, costumiers etc. Le propriétaire peut donc être amené à louer d’autres espaces à la société qui sollicite son château afin d’accueillir tout matériel de maquillage, de logistique etc. Il doit également prendre en compte ses possibilités d’accueil de véhicules. Un shooting peut nécessiter de disposer d’un grand parking à proximité du lieu de la séance photos. Il est donc nécessaire d’aborder tous ces points dès la première prise de contact avec la société concernée.

En principe, le propriétaire ne peut s’opposer à la diffusion des photos. Néanmoins, si les photos venaient à porter atteinte à sa vie privée, il pourrait contester la diffusion. Par exemple : une photo qui montrerait trop distinctement les parties habitées du château ou qui laisserait voir des documents personnels etc.

En outre, il peut également s’agir d’une photo publicitaire qui va engendrer une sur-fréquentation de curieux. Ils voudront voir le lieu du shooting. Le risque est que la vie courante des propriétaires en soit incommodée.

Comment faire connaître son château ?

Pour un shooting type « publicité » il sera préférable de s’inscrire sur des plateformesregroupant les sites pouvant accueillir les shootings comme : 
Easy Spaces
En Premier Lieu
Wakup
Les Maisons de Zoe

Dans ce cas de figure, n’importe quel château ne peut pas être retenu. L’idéal est de posséder plusieurs grands espaces et au minimum une grande pièce d’au moins 50 m2. La pièce louée doit pouvoir présenter une belle luminosité et être située non loin d’un endroit où stationner facilement. 

Pour traiter avec une société professionnelle, le propriétaire doit établir un contrat de location. Ce contrat définit précisément le temps passé sur le site, les espaces compris dans la location et les tarifs demandés. Il sera nécessaire de faire également un état des lieux avant et après le shooting

Exemples de contrat de location pour un shooting

Beaucoup de châteaux accueillent des shooting privés. D’un point de vue de la communication, accueillir des shooting de marques célèbres influencera immanquablement l’intérêt du public pour le site. 

Dans le cadre d’un shooting publicitaire, les photos prises pourront être diffusées comme affiches publicitaires ou faire l’objet de publications sur les réseaux sociaux. L’image du château est ainsi véhiculée très efficacement auprès d’un public qui n’aurait pas nécessairement eu connaissance de ce château s’il n’avait vu cette photo sur Instagram, Facebook ou autres outils de communication.

Le château de Canisy a accueilli en 2018, un shooting photo afin de présenter une collection de la marque Sezane. Les photos issues du shooting ont engendré plus de 300 interactions sur Facebook. Sur Instagram, chaque photo a été vue plusieurs milliers de fois. Les chiffres parlent d’eux-mêmes et témoignent de la visibilité que peut dégager l’organisation d’un shooting dans son château.

Au château de Champs-sur-Marne (site ouvert au public toute l’année), la marque Pandora a profité des beaux jours pour effectuer son shooting nouvelle collection.

Le château de Janvry, quant à lui, n’est pas ouvert au public pendant l’année mais dédie un pan de son activité de réceptions à l’accueil de tournages et de shooting. Il met à disposition ses salons, grandes chambres, théâtre, ancienne cuisine, grenier, chambres de bonne, cachots, caves ainsi que son domaine, ses bois et prairies. 

Le château de Vaugrigneuse, qui a déjà reçu plusieurs shooting de mode (les Echos spécial mode, Sarenza…) dédie une page de son site internet à la promotion de l’accueil de shootings. 

Conclusion 

Lorsqu’on parle d’organiser un shooting dans son château, il est nécessaire de distinguer shooting privé et shooting professionnel. L’organisation sera sans doute plus contraignante pour le second cas de figure mais aura des retombées financières et publicitaires très avantageuses pour le site. Pour éviter tout désagrément, le propriétaire doit établir un contrat précis qui évitera tout problème durant la réalisation du shooting. 

Malgré quelques contraintes, l’offre de shooting est très intéressante à exploiter dans le cadre de la valorisation des vieilles pierres. Le marché explose et les lieux anciens sont particulièrement prisés pour leur authenticité et l’esprit qu’ils dégagent. 

A vous de jouer ! Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à nous écrire : contact@hephata.fr

Pour aller plus loin :

– Un shooting de princesse dans un château
– TOURNAGE DANS SON CHÂTEAU – Début des problèmes ou annonce de célébrité ?
– LA PHOTOGRAPHIE AU SERVICE DU PATRIMOINE – Interview de Didier Saulnier et Thomas Garnier, photographes du château de Versailles

Les normes ERP d’un Monument Historique, un dossier incontournable pour toute ouverture au public.

L’appellation « Établissements Recevant du Public » (ERP) désigne tout bâtiment accueillant des personnes extérieures. Les ERP sont soumis à un certain nombre de normes visant à assurer la sécurité des visiteurs et l’accès à tous les citoyens. En outre, la loi accessibilité du 11 février 2005 rend obligatoire l’accessibilité des monuments historiques voulant s’ouvrir au public. La complexité réside donc dans le fait que la mise en accessibilité du monument et sa préservation peuvent entrer en conflit. Il existe ainsi des dérogations aux normes classiques concernant les monuments historiques. Il est important de se renseigner en amont d’une ouverture au public afin de connaître les règles précises imposées à son monument. Rendre accessible son monument historique peut comporter des contraintes mais cela permet de toucher un public beaucoup plus vaste, pouvant représenter un avantage économique non négligeable en plus du rayonnement auprès de personnes variées. 

Vous trouverez donc dans cet article : 
– En quoi consistent-elles dans le cadre d’un MH ?
– Les dérogations possibles en cas d’incompatibilité avec les spécificités des monuments MH et ISMH

Piscine classée de la Butte aux Cailles (13e arrondissement, Paris)

Monuments historiques et normes ERP, les différents cas de figures possibles

Les MH privés connaissent des situations diverses. Elles accueillent, en effet, des types d’évènements variés et peuvent donc être soumis à des règlementations différentes.

Certains sites sont ouverts au public toute l’année, ils se doivent donc d’être classés ERP. D’autres ouvrent occasionnellement pour un concert, une réunion ou une exposition, l’ERP n’est alors pas nécessaire, mais une autorisation doit être demandée aux autorités compétentes. Quel que soit le cas, une capacité d’accueil maximale est fixée par les services compétents. 

Le cas des MH « ERP » accueillant plus de 200 personnes

Important : Les jauges sont calculées sur une base d’1 par personne sur l’espace dédié au public. Une salle de 30 m² dans un château n’équivaut pas forcément à une jauge de 30 personnes pour cette salle. Il faut donc prendre en compte la surface où le public a le droit de déambuler et retirer les espaces dédiés au mobilier. 

Les sites devant répondre aux normes ERP se doivent d’assurer l’accessibilité et la prévention incendie. Ils doivent donc remplir un cahier des charges précis dont voici les grandes lignes : 

L’accessibilité

D’après la loi accessibilité de 2005, l’entrée et le cheminement extérieur doivent être accessibles pour tous. En cas de hauteur à franchir, une rampe d’accès PMR (personne à mobilité réduite) doit être installée. Les équipements d’accueil (comptoir principalement) doivent être accessibles par une personne en fauteuil roulant. Le cheminement intérieur du bâtiment doit également pouvoir permettre la mobilité (passage et demi-tour) d’un fauteuil roulant (largeur de portes, couloirs, salles).

En outre, les portes et baies vitrées doivent être signalées à l’intérieur mais aussi à l’extérieur pour les personnes malvoyantes. Par ailleurs, les escaliers doivent être accessibles sans danger pour les personnes malvoyantes notamment grâce à l’installation de bandes podotactiles et d’une rampe d’escalier. Un sanitaire au minimum doit être adapté aux PMR et une place de stationnement minimum doit être proposée à proximité immédiate du monument. 

La prévention sécurité

Pour la prévention sécurité, il faut :
Disposer d’un espace extérieur libre permettant l’évacuation du public ainsi que l’accès et la mise en service des moyens de secours.
– Aménager et répartir les sorties en prévoyant des sas d’attente sécurisés.
– Prévoir un éclairage électrique ainsi qu’un éclairage de sécurité.
– Vérifier le bon fonctionnement des ascenseurs, dispositifs électriques, ventilation, chauffage et gaz.
– Être doté de dispositifs d’alarmes.
Installer des extincteurs (qui seront entretenus régulièrement par une entreprise spécialisée).
– Disposer d’un réseau anti-vol (serrures, portails, alarmes, vidéo-surveillance).
– Tenir un registre de sécurité comportant le descriptif des installations techniques, les dates de vérification par un technicien, les dates de passage de la commission de sécurité, les modifications d’installations techniques, les exercices d’évacuation effectués, les déclenchements d’alarmes.

L’ascenseur de la pyramide du Louvre (Paris)

Le cas des MH « ERP » accueillant moins de 200 personnes

Dans le cadre d’un monument ayant une jauge de 200 personnes maximum, les consignes d’accessibilité sont les mêmes. Celles de sécurités sont en revanche allégées : 
– Prévoir un extincteur par niveau.
Avoir des issues de secours.
Disposer d’un signal d’alerte audible par tous.
– Mettre en vue un plan du bâtiment pour faciliter l’action des secours.
– Afficher, bien en vue, les consignes de sécurité (numéro d’appel des pompiers, adresse du centre de secours le plus proche, dispositions immédiates à prendre en cas de sinistre).
– Tenir un registre de sécurité comportant le descriptif des installations techniques, les dates de vérification par un technicien, les dates de passage de la commission de sécurité, les modifications d’installations techniques, les exercices d’évacuation effectués ainsi que les déclenchements d’alarmes.

Attention 

Lors d’une ouverture au public, le dossier de sécurité et d’accessibilité doit impérativement être présenté à la mairie et validé par ses soins. Dans le cadre de l’ouverture au public d’un MH, le dossier doit être accompagné de l’attestation du maître d’ouvrage et du bureau de contrôle ainsi que du rapport de vérification réglementaire après travaux. Il est d’ailleurs fortement conseillé de s’appuyer sur l‘aide d’un bureau d’étude ou d’un architecte pour constituer le dossier de demande

Le cas des MH ouverts ponctuellement

Lorsqu’un monument est habituellement fermé au public mais ouvert ponctuellement à l’occasion d’un évènement, festival ou concert par exemple, le propriétaire doit d’abord effectuer une demande d’autorisation en mairie entre 5 mois et 6 semaines avant l’événement (selon l’importance et la taille de l’événement). Ensuite, il est nécessaire qu’il fournisse un dossier de sécurité listant l’organisation du festival ou de l’événement, la jauge, les accès, les plans mais aussi les certificats de conformité des installations électriques. Un dossier de sécurité est également nécessaire en cas d’installation de chapiteaux, tentes ou gradins. Enfin, il faut qu’il prenne des dispositions auprès de son assureur afin que sa responsabilité civile couvre tout éventuel préjudice causé au public. 

D’un point de vue pratique, le propriétaire doit ensuite se soumettre aux règles de sécurité et d’accessibilité présentées plus haut. S’il s’agit d’un événement accueillant moins de 20 personnes, le propriétaire doit uniquement veiller à la conformité des installations électriques et à la possibilité d’évacuer rapidement le public. Il n’y a donc aucune autre contrainte. 

Conseil 

D’ailleurs, dans le cadre d’un festival, faire appel à des bénévoles pour gérer la sécurité peut être une excellente idée. Cela permet d’assurer la présence de personnes opérationnelles toute la journée qui pourront ainsi aider à une potentielle évacuation. En outre, si l’événement peut présenter un danger (incendie, chutes, etc.), il ne faut pas oublier de prévenir la caserne de pompier la plus proche. 

Les dérogations apportées aux Monuments historiques : quelles sont-elles et comment les obtenir ?

Les règles d’accessibilité et de sécurité énoncées ci-dessus sont parfois incompatibles avec les spécificités d’un MH. Dans certains cas en effet, les sites classés monuments historiques peuvent bénéficier de dérogations à la règle théorique. 

En outre, ces dérogations peuvent s’appliquer quand :
L’accessibilité à tous est impossible techniquement. Exemple : un parcours de visite qui traverse nécessairement une ouverture ne permettant pas à un fauteuil roulant ou à une poussette de passer.
La mise en accessibilité ou la consigne sécuritaire va à l’encontre de la préservation architecturale du lieu. Exemple n°1 : la seule solution d’accès aux PMR serait l’installation d’un ascenseur extérieur qui défigurerait la façade. Exemple n°2 : l’installation d’un escalier de secours extérieur, habituellement demandée, défigurerait l’esthétique architecturale de la façade. 
La disproportion s’avère flagrante entre les travaux mis en œuvre et leurs conséquences. Exemple : le coût des travaux entrepris risquerait d’être fatal à la viabilité économique du site. 

Attention 

Dérogation ne signifie pas exonération des obligations. En effet, les dérogations sont toujours partielles et doivent être compensées. Exemple 1 : un site ne permettant pas l’installation d’un ascenseur empêchera donc aux PMR de monter à l’étage. En compensation, le site peut créer un film de présentation ou une tablette présentant les parties non accessibles salle par salle, ou même, mettre au point un dispositif de réalité virtuelle. Exemple 2 : En matière de sécurité incendie, un MH peut ne pas répondre aux normes demandées pour les matériaux de construction et prend donc des risques quant au comportement du bâtiment au feu. En contrepartie, le site pourra alors mettre en place davantage de moyens d’évacuation.

Les dérogations s’obtiennent suite à une procédure précise. Elles peuvent être délivrées par le représentant de l’Etat dans le département selon l’article CCH R111-19-10. La demande doit être accompagnée de l’avis d’un architecte des bâtiments de France.  

Il existe plusieurs formulaires, selon le cas de figure, pour effectuer une demande de dérogation : 
Demande d’autorisation de construire, d’aménager ou de modifier un ERP
Dossier simplifié de demande de mise aux normes accessibilité
Dossier spécifique de conformité pour les travaux soumis à permis de construire

Récapitulatif des normes 

Cette liste reste soumise à l’avis de l’ABF qui, pour tous travaux d’accessibilité ou de sécurité, peut s’opposer à l’application des normes. 

Jauge – de 20 personnesJauge de 21 à 200 personnesJauge + de 200 personnes
Normes Accessibilité
Accessibilité de l’entrée
Adaptation de l’équipement d’accueil
Adaptation du cheminement intérieur
Sécurisation des baies vitrées
Sécurisation des escaliers
Accessibilité des sanitaires
Stationnement désigné PMR
Normes Sécurité/Prévention
Définition d’un espace d’évacuation
Répartition des sorties de secours et des SAS
Installation d’un éclairage sécurisé
Installer un dispositif d’alarmes
Installer des extincteurs
Vérification fréquente des dispositifs électriques
Assurer un réseau anti-vol
Tenir un registre de sécurité
Mettre en vue le plan du bâtiment
Afficher les consignes de sécurité
✱ Concerné 

Pour aller plus loin : 

Tout savoir sur l’accessibilité des ERP 

La prévention incendie dans les ERP

Pour calculer sa jauge d’accueil

Notre article sur la réalité virtuelle, une alternative à l’accès PMR

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Pierre, feuille… tourisme ou innovation ? Comment sortir du prisme des activités hôtelières et culturelles dans un château ?

Hephata invite à renouveler la façon d’utiliser les monuments historiques. Si cette méthode eut été appliquée, les passagers du Titanic eurent été sauvés !

En 2016, nous organisons un brainstorming à partir d’un cas concret situé en Seine-et-Marne. Il s’agit d’un manoir avec ses dépendances, son verger, son potager, et son jardin à la française. Des protections environnementales fortes. Les deux équipes doivent présenter un projet économique rentable et innovant.

Peut-on sortir des activités hôtelières et culturelles dans un château ? Etonnamment, elles proposent le développement d’activités ultra spécialisées et de long terme. Ce sont des activités au service des secteurs de la haute-technologie, du luxe et du conseil. Pour plus de détail, lire « Dessine-moi un château ».

Alors que la corrélation entre tourisme et patrimoine est réputée forte, nos participants ont l’air de penser autrement…

La corrélation entre tourisme et patrimoine est historique. Elle n’est pas obligatoire !

Les musées de la Renaissance étaient conçus dans l’objectif de faire mémoire et de favoriser l’apprentissage. La cohérence entre le contenant et le contenu était évidente et le reste aujourd’hui. Les musées tels que Versailles ou Jacquemart-André en sont des exemples éloquents : les visiteurs viennent autant pour les murs que pour les collections.

A partir du XVIIème, l’hôtellerie s’est progressivement associée au patrimoine d’histoire, qu’elle soit l’activité de particuliers, ou celle de chaines hôtelières telle que Hôtel & Patrimoine ou Maranatha. Le Ritz reste le parangon de cette alliance, abritant une clientèle aussi élégante et historique que, pardonnez la comparaison, ses pierres et son mobilier. De même, on peut y fêter les grands moments de l’existence. Ces lieux confèrent authenticité, protection et intimité aux évènements. L’âme des souvenirs.

Au XXème, le tourisme d’affaires de développe. Standardisées par Chateauform’ mais aussi développées par des particuliers, les offres proposées aux entreprises sont intrinsèquement liées aux caractéristiques des lieux : l’isolation et l’espace en font des sites hors-du-commun pour favoriser la prise de recul et travailler en équipe.

Challenges du 24 août 2017 « La folie des Châteaux » montre que presque rien n’a changé… Depuis la Renaissance à aujourd’hui : les monuments sont restés quasi-centrés sur ces fonctions historiques, traditionnelles.

Pourtant, si nombreux sont ceux qui (sur-)vivent du tourisme, rares sont ceux qui en vivent à l’instar de certains membres de la famille Guyot.

Renoncer à « faire du tourisme » c’est impossible ? Non, c’est ouvrir la porte à des activités mieux adaptées et respectueuses des lieux

Certes, les experts, le CMN, Culturespaces, Kleber-Rossillon ou encore la SOPRAF prouvent qu’il est possible de persévérer dans le développement d’offres culturelles destinées au grand public, y trouvant eux-mêmes leur rentabilité. Néanmoins, même chez eux, certains sites « ne marchent pas » et il faut fermer les portes.

Alors, pourquoi ne pas se tourner vers d’autres types d’activités, me direz-vous ?

Oh, je répondrais comme tout le monde que, a priori, les monuments historiques ne remplissent pas les critères recherchés pour gagner en attractivité auprès d’autres publics ou d’autres secteurs : la proximité, l’adaptabilité, le confort, le prix, la complexité des normes en sont les principaux fautifs. Mais aussi, qu’il n’y a aucune possibilité de standardiser une once d’offre, quelle qu’elle fusse, d’un lieu à l’autre.

Bref, le tourisme fait vivre et fait mourir le patrimoine. Face à un tel paradoxe, serait-il possible d’inventer à partir des caractéristiques essentielles de nos monuments historiques, voire de ses faiblesses ?

Contourner le biais de la fixité fonctionnelle… pour renouveler l’utilité du patrimoine historique

La fixité fonctionnelle est « le fait de rester focalisé sur l’usage ordinaire d’un objet. Cela constitue un frein à l’innovation. Le problème vient du fait que l’on considère l’utilisation de l’objet comme l’objet lui-même » (Source : Harvard Business Review, Aout-Septembre 2016, p.94). La revue cite en exemple le cas du Titanic. Si les passagers avaient envisagé l’iceberg non comme une menace mais comme un « objet flottant » sur lequel se sauver, ils auraient été sauvés.

Nous aimons particulièrement cet exemple qui met en exergue ce à quoi les propriétaires et gestionnaires de monuments sont confrontés. Face à l’iceberg des dépenses d’entretien et du temps passé, comment survivre ?

En appliquant au patrimoine les méthodes proposées pour sortir de la fixité fonctionnelle, nous arriverions à créer de nouveaux potentiels. Nous nous sommes appliqués à l’affaire une petite heure, avec notre directeur financier (imaginez en y passant quelques heures à plusieurs !). L’objectif était se de concentrer exclusivement sur les caractéristiques qui semblent desservir les monuments historiques.

Nous constatons que seulement 20% des activités possibles dans un château sont (sur-)exploitées (signalées en rouge). Par ailleurs, 80% des potentiels sont peu ou pas exploités. Peut-être que certains seraient à creuser tandis que d’autres resterons aux oubliettes !

Quelques idées en VRAC

Bref, donner une utilité, c’est s’assurer de respecter le patrimoine historique et assumer sa longévité. L’innovation fonctionnelle permet de trouver des activités qui respectent un territoire, une histoire familiale, ainsi qu’une histoire des lieux. Les forces et faiblesses du monument sont également prises en considération.

Le but n’est surtout pas de « marchandiser » ou d’abimer l’esprit des lieux en en faisant un simple commerce !

Au contraire, il faut inventer et réinventer continuellement l’utilité qu’on peut en avoir en l’associant à d’autres mode de vie, de fonctionnement, de pensée… c’est-à-dire, d’avancer avec son temps.

L’avantage, c’est qu’on peut créer ce qu’on appelle des « externalités positives » localement. Vous souhaitez en savoir plus ? C’est l’objet de notre prochain article !

Pour aller plus loin :

 Si vous souhaitez travailler avec nous aux futures fonctions de votre monument, nous vous invitons à notre prochain brainswarming (LA méthode pour sortir de la fixité fonctionnelle). Les potentiels sont infinis.

Les règles des abords de monuments historiques : Hephata vous aide à y voir plus clair !

L’important à retenir dans cet article :

 o Les cas d’application concrets de la législation sur les travaux aux abords des monuments historiques et les règles appliquées.
o Les dérogations nécessaires avec les démarches à faire et les personnes à qui il faut alors s’adresser.

1. La protection des abords des monuments historiques : la régle

Un monument historique, classé ou inscrit, protégé bénéficie également d’une extension de protection pour ses abords, autrement dit à son environnement.


Depuis la loi LCAP de juillet 2016 (Loi relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine), la protection autour des monuments historiques est délimitée au cas par cas pour les périmètres de droit commun. En outre, c’est l’architecte des bâtiments de France qui détermine la zone protégée selon un ensemble cohérent telle que le mentionnent les dispositions de l’article L. 621-30 et s. du Code du patrimoine, issues de l’article 75 de la loi CAP.

Concernant le périmètre par exception, il s’étend aux bâtiments proches et ce jusque dans un rayon de 500 mètres autour du bâtiment classé ou inscrit. 

Autrement dit, toutes les constructions situées dans le rayon de protection sont soumises à des règles très spécifiques. Notamment pour ce qui concerne l’aspect extérieur des constructions. La loi CAP est venue modifier certaines règles concernant les documents à produire.

2. La procédure

Les travaux, dit aux abords d’un monument historique, sont dans certains cas soumis à une autorisation d’urbanisme.


Règle : la loi prévoit une obligation de demande d’autorisation d’urbanisme pour des travaux réalisés dans les « abords ». Il vous faudra alors une dérogation au périmètre protégé, que seul l’architecte des Bâtiments de France (ABF) peut décider.

Que faut-il inclure dans les « abords » ?
– Immeuble en contact avec un bâtiment classé (en élévation, en sol, ou en sous-sol). 
– Immeuble qui forme un ensemble cohérent avec un monument historique ou qui contribue à sa conservation ou à sa mise en valeur.
– Partie non protégée d’un immeuble partiellement classé.
– Immeuble situé dans le champ de visibilité d’un édifice classé ou inscrit et situé à moins de 500 m du monument.
– Immeuble situé dans un périmètre de protection adapté ou modifié, devenu périmètre délimité.

Quels types de travaux sont visés par l’autorisation de l’ABF ?
– Permis de construire en cas de changement de destination du local ou d’ajout de surface de plus de 20 m² et permis de démolir en cas de démolition
– Permis d’aménager si les travaux nécessitent une opération d’affouillement (creusement) et/ou de surélévation du sol de plus de 2 mètres et qui portent sur une superficie supérieure ou égale à 2 hectares (soit 20 000 m²)
– Déclaration préalable, au titre du code de l’urbanisme, si les travaux créent entre 5 m² et 20 m² de surface de plancher ou d’emprise au sol
– Autorisation préalable si les travaux modifient l’aspect extérieur du bâtiment

3. A qui s’adresser? Quels sont les délais? 

La demande doit s’effectuer auprès de la mairie de votre commune. Elle est identique aux autres demandes de constructions. Le changement est l’aval de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF). C’est donc lui qui donnera ou non la décision accordant le permis ou la décision de non-opposition à la déclaration préalable.

Par ailleurs, les travaux qui ne sont pas soumis à un permis ou à une déclaration préalable au titre du code de l’urbanisme sont soumis à autorisation du préfet de département, au titre du code du patrimoine, rendue après avis de l’ABF. La demande doit d’ailleurs être adressée en 3 exemplaires à la mairie.

Les délais d’instruction des dossiers de demande d’autorisation de travaux sont de :
– deux mois pour les déclarations préalables 
– trois mois pour les permis de démolir et les permis de construire pour une maison individuelle 
– quatre mois pour les autres permis de construire et les permis d’aménager

Le délai à disposition de l’ABF pour donner son accord est d’un mois pour les déclarations préalables. Le délai est de deux mois pour tous les permis.

4. Pendant les travaux…

Une fois accordée, l’autorisation d’urbanisme doit être affichée de manière visible pendant toute la durée du chantier ainsi que le nom de l’architecte, auteur du projet architectural.
En outre, le choix de l’architecte chargé des travaux appartient au seul propriétaire.
Les travaux doivent faire l’objet d’une déclaration d’ouverture de chantier à adresser à la mairie avant le début du chantier.


Attention : toutes modifications, de la nature et/ou de l’importance des travaux, doit faire l’objet d’une nouvelle demande d’autorisation.

Pour aller plus loin : 

Site officiel
Documents à apporter dans le cadre de l’obtention des permis d’aménager le périmètre contenu dans les abords d’un monument historique
Texte relatif à la loi n° 2016-925 du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine, dite « loi CAP », complétée notamment par le décret n° 2017-456 du 29 mars 2017 sur LégiFrance
Site de Olivier Curt, architecte des bâtiments de France en Côte-d’Or

L’important à retenir dans cet article :

 1. L’ensemble des étapes et questions à se poser dans le cadre du développement d’activités
2. Une approche détaillée pour faciliter l’accès à la bonne information selon vos avancées
3. Les clés pour développer des activités avant de financer ses réhabilitations

 « Lorsque vous poursuivez vos objectifs guidés par vos valeurs dans le contexte de vos rêves, des miracles se produisent. » Paul Mckenna

Le patrimoine français est vaste et rassemble de nombreux édifices bien différents les uns des autres : châteaux, églises, fermes, orangeries… Or, quand certains ont une activité florissante, d’autres peinent à tenir debout.
Les nombreux partisans du patrimoine désirent tout mettre en œuvre pour conserver nos joyaux historiques. Cependant, lorsque l’accès aux compétences, au réseau ou au financement est rare, cela n’est pas aisé.
Pour préserver et conserver son patrimoine, certains (Adopte un Château, Dartagnans…) propose un accompagnement dédié ou l’accès à de nouvelles formes financement. 
Il y a aussi une façon de développer des activités de façon autonome pour préserver son bien. Ce que Hephata propose à travers la partie « Gestion d’Activités » du Château-LAB, c’est de faciliter le développement, le lancement et la gestion d’activités innovantes, durables, cohérentes et rentables.

AVANT LE LANCEMENT
Avant de lancer ses activités, il est nécessaire de passer par les étapes suivantes :

• Etablir ses objectifs : est-ce un projet de vie professionnel ou est-ce une nécessité ponctuelle ? Est ce que je suis prêt à me lancer dans le développement économique ?  

• Faire le point sur son contexte actuel :
o Etat des lieux du patrimoine : ressources naturelles, bâtiments.
o Aspects financiers et fiscaux : évaluer ses biens, ses ressources, ses dépenses.
o Ses compétences : personnelles ou expertise proche
o La règlementation : lois auxquelles je suis soumis, normes
o Son organisation familiale ou institutionnelle 
o Son environnement : forces et faiblesses du territoire (environnement, économie, culture, population), positionnement géographique

• Identifier une thématique ou un concept

• Définir une stratégie efficace pour répondre à vos objectifs : Comment définir les grandes étapes pour y arriver ? Faire tout seul ou faire faire ? Comment établir un business plan ?

• Identifier les problèmes éventuels et trouver des solutions à partir de la grille IDPA (Identification de la situation, des acteurs et des problèmes ; Diagnostic de l’action engagée ; Prospective qui veut exprimer l’anticipation ; propositions d’Actions)


LANCER LES ACTIVITES

• Préparer ses espaces en fonction de l’activité développée
• Organiser une équipe adaptée ou faire seul ?
• Communiquer sur ses activités (réseaux sociaux, presse, sites web)
• Régler mes problèmes d’accessibilité
• Trouver un financement pour lancer des activités
• Trouver la structure juridique et fiscale adaptée
• Choisir le bon exploitant
• Quelle assurance choisir 


GERER SES ACTIVITES

• Avoir des indicateurs de suivi de performance
• Comment s’assurer que ses clients sont satisfaits ?
• Quels outils pour faciliter la gestion (communication, réservations…)

Chez Châteaux Expériences, le coeur de métier c’est la gestion. Le P-DG, Colas Guyonnaud propose sa vision :


L’important à retenir dans cet article :

Les vieilles serrures de nos châteaux sont en cours de déverrouillage et Hephata est convaincu qu’il est possible de transformer la pierre en or ! Les modèles ne manquent pas, et les initiatives non plus. 

Voilà quelques idées et activités économiques développées dans des monuments et qui pourront vous inspirer…

Surfer sur la vague des tendances : le patrimoine à thème

Développer une économie dans son monument historique en lui donnant un thème fait partie des innovations intéressantes et qui fonctionnent.

La cuisine
Les émissions de télévision sur la cuisine sont sur toutes les chaines et ont un succès énorme. Les cours de cuisines fleurissent partout et ne désemplissent pas, les robots ont la côte. Les grands chefs sont des stars aussi connues que les chanteurs et acteurs. Cuisiner et bien manger sont ultra tendances.

Puisque la gastronomie fait partie de notre Patrimoine Vivant et qu’elle fait la renommée mondiale de notre pays, alors cela semble tout à fait logique que notre patrimoine bâti s’y associe ! 

L’idée séduit déjà de nombreux châteaux : ainsi le projet grandiose du Grand Hôtel Dieu à Lyon et sa Cité de la Gastronomie, le Château de Nanterre qui accueille Foodentropie, le symbole de la gourmandise avec le Château de Beaumesnil dans l’Eure… ou encore des cours de cuisines prestigieux au Château Boisniard en Vendée, ceux organisés par la société Cook in English qui accueille des séminaires dans des propriétés privées ou bien ceux organisés par Le Château de la Barbée.

Plusieurs propriétés du Bordelais font même du « deux en un » : « les Grands crus musicaux » mêlant concerts et dégustations de vin.

Si la restauration et l’hôtellerie haut-de-gamme dans les monuments historiques ne sont pas en reste, elles peuvent encore se développer et se démocratiser à l’aide, notamment, de plateformes comme Le Collectionnist ou Rêve de Châteaux… qui « libéralisent » l’hôtellerie dans des monuments historiques.

Les jeux en immersion ou la « gamification »
On pourrait même aller plus loin et imaginer une forme d’hôtellerie en immersion totale dans la vie d’un château et de son époque… une sorte de pop-up hôtel qui saura certainement séduire les passionnés de Moyen Age (et de Game of Thrones), les férus d’Histoire ou d’insolite, et les curieux de nouvelles contrées !

L’imagination convient au ludique, puisque certains monuments se laissent séduire par l’engouement des Escapes Game avec notamment l’escale Castle (« Le Château des Enigmes ») proposé par le Château d’Usson en Charentes, ce jeu d’évasion nécessitant de résoudre des énigmes se vit dans un décor 19ième. 

Une « murder party » au Château du Taillis

Ces expériences ludiques, très à la mode en ce moment, permettent de découvrir l’Histoire du château, pour toutes les générations. Ou encore des Murder Parties : c’est le cas des châteaux du Val de Loire tels que le château de Meillant près de Bourges ou le Château du Taillis en Seine Maritime. Il y est proposé un « Cluedo », avec jeux de rôles et enquêtes policières en grandeur nature.

Les sons et lumières
D’autres châteaux s’inspirent ! Le château de Saint Vidal en Haute Loire, sous la conduite de son jeune repreneur Vianney d’Alençon et plus de 150 bénévoles, se lance dans un vaste projet de spectacles sur l’Histoire de France appuyé par des technologies de pointe. 
Vu le succès mondial du parc du Puy du Fou, il faudra certainement surveiller de près ce projet prometteur.

De même, s’il n’est pas rare d’associer les concerts de musique classique avec les demeures historiques, il est aujourd’hui possible d’écouter de la musique électro dans un château. C’est le projet du château d’Ainay le Vieil, habilement nommé « Château Perché »qui accueille chaque été un festival de musique électronique. 

L’anachronisme du projet remporte un franc succès et l’idée semble faire des petits dans d’autres châteaux (le Château de Suscinio en Bretagne, et même Chambord qui a accueilli en septembre dernier un concert exceptionnel sur ses terrasses…)

Apporter des solutions aux besoins de demain :

Si les pierres de nos châteaux sont immuables, l’âme est mouvante et se régénère ! Ainsi, ce patrimoine peut être l’écrin adéquat à des idées d’avant garde ! Songeons à nos modes de vie qui évoluent et plus précisément nos modes de travail…

Travailler
La start-up WeWork qui propose des espaces de travail à la fois innovants, confortables, esthétiques et humanisants qui favorisent et stimulent le travail et les échanges…

Si nous devons travailler sur nos écrans, tablettes, etc, pourquoi ne pas le faire dans un endroit mythique, où la beauté des lieux sera propice au travail et à l’efficacité et si la distance n’est plus un problème (elle ne le sera plus !) pourquoi ne pas le faire à la campagne, au calme dans une ancienne abbaye du XVI ? La Mutinerie Village s’est lancée dans cette vaste entreprise et les demandes ne cessent de pleuvoir ! 

A ce sujet, comme le dit le président de la célèbre foncière GECINA : « Le bureau du futur doit se muer en un espace “miroir du temps ubiquitaire” où circule l’information, les savoirs, la production ». N’est-ce pas ce que sont nos pierres des campagnes ?

Etudier
Avant même le travail, la transmission du savoir par l’école peut aussi se faire dans un château. C’est le choix qu’a fait un petit village du Tarn et Garonne qui a installé son école primaire dans le Château du village. Les petits de Bioule ont le privilège de suivre leurs cours dans un cadre exceptionnel, et d’apprendre l’Histoire en regardant les murs.

Créer
Il n’est pas rare que des châteaux accueillent temporairement des expositions d’artistes ou encore des cours d’art. C’est par exemple le cas du Château de Champs-sur-Marne.
De surcroit certains de nos monuments pourraient très bien devenir des maisons d’artistes à l’image de la Villa Médicis, où peintres, sculpteurs, écrivains, pourraient séjourner pour profiter d’un cadre exceptionnel et inspirant la création…

Prier, se ressourcer – lutter contre le Burn-Out
Enfin, dans un monde de sollicitations permanentes, ou le stress est de mise, les retraites spirituelles ou non (stage anti burn-out…) sont proposées dans des monuments historiques souvent au cœur d’un écrin de verdure propices à la paix intérieure ! Ainsi le château de Segrais dans la Sarthe reçoit les visiteurs désirant faire une retraite bouddhiste, de même de nombreuses abbayes et monastères proposent toujours et activement des séjours spirituels qui leur permettent de financer leurs charges…

Osez Osez Joséphine :

Aujourd’hui, il faut oser. 
Le patrimoine qui génère le plus de profit c’est l’art contemporain. Certes parce qu’il a le vent en poupe et qu’il plait, mais c’est aussi et surtout parce qu’il est « businessable » (c’est à dire qu’on peut développer des activités économiques à partir de ce support). 

Les Monuments Historiques ne doivent pas être en reste, ils doivent honorés leur qualificatif en s’inscrivant dans l’Histoire et dans le Monde. Oui, ces monuments peuvent être des écrins de la modernité, de l’innovation, et de la dynamique économique de la France…

Des règlementations devront être maintenues mais devront s’adapter et nécessairement s’assouplir. 
C’est la génération 2.0 qui reprend ces châteaux. Elle a besoin d’être motivée par les moyens actuels : le numérique, les réseaux sociaux, mais il faut aussi aller plus loin et être imaginatif et précurseur…

Pour aller plus loin :

 Déléguer est une clé

Pour mener à bien toutes ces idées, il faut nécessairement les compétences adéquates. A ce sujet, nous vous invitons à vous renseigner dans la partie du blog dédiée à la gestion

Les particuliers propriétaires de monuments historiques, s’ils ne sentent pas les épaules suffisamment solides pour valoriser seuls leur bien et surtout s’ils ne disposent pas des aptitudes nécessaires, peuvent néanmoins proposer à des exploitants et/ou gérants professionnels qui sauront rentabiliser tout ou partie de la propriété en profitant de ce cadre d’exception. 

Cette délégation professionnelle pourra prendre plusieurs formes contractuelles déjà existantes dans notre Droit. On peut aller encore plus loin si nous inventons de nouveaux modèles de gestion qui pourraient s’inspirer des modèles existants dans le domaine public… mais nous en parlerons un autre jour !

Comment faciliter l’accès d’un monument éloigné ? Hephata vous donne une méthode.

L’important à retenir dans cet article :

Certains lieux historiques ont des difficultés pour attirer du public car le site n’est pas accessible facilement : pas de transports en commun, pas ou peu de signalisations, itinéraire compliqué… Or, il s’agit d’un point primordial pour développer une activité, notamment touristique et culturelle.

Le but de l’article est de vous aider à faciliter l’accès de votre public actuel ou potentiel à votre monument. Deux clés importantes à retenir :
– faciliter l’accès jusqu’à votre édifice, même éloignée de tout centre urbain, suppose de suivre une méthode
– une « bonne » communication sur les espaces est essentielle

 « Où vais je ? Je ne sais : mais je me sens poussé d’un destin impétueux, d’un destin insensé » – Victor Hugo

Notre méthode consiste en deux grandes approches à :
– améliorer la communication sur les moyens de transports disponibles ;
– faciliter et améliorer la signalisation. 

Avoir des visuels pour « raccourcir les distances » y est présenté comme essentiel. 

1. Indiquer les moyens d’accès

Tout d’abord, il est nécessaire d’identifier parfaitement tous les différents chemins pour parvenir jusqu’à vous en étant le plus exhaustif et le plus descriptif possible.

Pour cela, posez vous quelques bonnes questions :
– Peut on venir en transports en commun ? En vélo ? En voiture ? A cheval ? En hélicoptère ? A pied ?
– Si oui par quelles routes ? Une seule mène-t-elle au site ? Plusieurs ? 
– Faut il prendre l’autoroute, la nationale, de petits chemins de terre ?

Une fois que vous savez tous les itinéraires et les moyens de transports possibles, il est alors nécessaire de pouvoir l’expliquer facilement au public. Il faut donc être précis dans ses renseignements, et pouvoir le transmettre aisément, que ce soit par mail, téléphone ou sur son site internet.

Pour une indication efficace sur votre site internet, il est bon de se questionner correctement sur les informations vraiment importantes pour le public auquel je m’adresse. Il faut, en effet, prioriser les informations. 

Dans l’ordre, nous vous proposerions les actions suivantes :

1. Inscrire en premier lieu l’adresse du site, les coordonnées GPS et, une carte. Par exemple : Emplacement et itinéraire via Google Map.

2. Lister les différents moyens de transports : train, vol, bus, voiture, vélo…

3. Indiquer s’il y a un moyen de transports spécialisé pour votre domaine (cf partenariat en 2e partie). Par exemple : Navette spéciale amenant le public du parking du Mont Saint Michel à l’accueil de celui ci.

4. Indiquer les noms précis des routes, arrêt de bus, gares… Par exemple : Autoroute A6 direction Paris, Bus C4 direction Villejean arrêt Marbeuf, Gare Nogent-le-Retrou, Ligne 1 du métro arrêt La Défense…

5. Indiquer s’il y a des parkings chez vous (handicapés ou non) et, pour quels types moyens de transports ils sont réservés (voiture, bus, vélo).

6. Noter les proximités : proche du centre ville, d’une gare, d’un aéroport, d’un métro…Par exemple : A 10 min à pied du métro, à 30 min en voiture en partant de Caen…

7. Indiquer les accès à votre propriété : une seule route ou plusieurs, accès par l’entrée/les jardins/le parc, chemin piétonnier ou routier… Par exemple : Accès du château par la petite entrée du jardin ou par la grande entrée en face du parking

Le public s’intéresse également aux aspects extérieurs des transports, c’est à dire au temps et aux prix, qui ont une influence certaine sur la visite.

Vous pouvez donc, en plus des informations citées ci dessus, indiquer :
Le temps de trajet pour chaque type de transports. Par exemple : Pour le Château X à partir de Paris, 45 min en voiture, 1h15 en train, 2h en bus, 1 jour à pieds…
Les prix pour les différents trajets. Par exemple : Ticket de métro à 1€90, péage à 30€, bus à 13€…
Pour les billets notamment, attention à bien préciser quoi prendre (Ticket centre ville ou RER, Train TGV, TER…) les prix pouvant varier aisément. Il est avantageux de mettre les liens des sites utiles pour l’achat des billets (Ratp, Sncf…).

Ces indications présentes sur votre site internet peuvent également l’être sur la brochure de votre lieu. En effet, créer une brochure a plusieurs avantages : du visuel sur vos activités, ce que vous proposez, les visites, votre contact mais surtout les moyens de transports pour venir, les accès, une carte…

Les brochures papier peuvent d’ailleurs être introduites dans de nombreux établissements touristiques, hôteliers, gastronomiques… Un bon moyen de faire parler de vous un peu partout !

2. Faciliter le transport en créant des partenariats

Enfin, il est possible – et par ailleurs, important de créer des partenariats. Comme dit précédemment, vous pourrez par ailleurs soit y déposer vos brochures s’il s’agit d’un bâtiment, soit échanger une communication visuelle si c’est via un site internet par exemple.

Les différents partenaires peuvent être :
En fonction du lieu où vous vous situez. Par exemple : l’office de Tourisme de la ville la plus proche, les Comités Régionaux du Tourisme, la DRAC de votre région…
En fonction des transports qui mènent jusqu’à vous : SNCF, RATP, compagnies aériennes ou de bus…
Autour de votre lieu : Commerce de locations de voitures/vélos/navettes, les hébergements à proximité…

En outre, comme pour les prix, il est intéressant de mettre les liens des sites internet correspondants.

3. Identifier les nouveaux usages en matière de transport

Une solution innovante : le covoiturage.
Nous pouvons observer que les transports en commun ont très souvent une importance capitale, étant un moyen efficace et moins cher de ramener du public. Néanmoins, les lieux culturels ne sont pas forcément toujours bien desservis par ces derniers. 

Une solution peut être le covoiturage : l’application Blablacar bien connue, ou encore celle de Covoiture Art, qui permet de se rendre dans des lieux culturels plus ou moins éloignés en covoiturage.

Peut-être vous sera-t-il aussi possible de négocier une publicité sur ces sites spécifiques de « voyageurs » récurrents, pour les inviter à venir jusqu’à vous.

Si vous avez identifié un public ou des proches qui se rendent régulièrement sur votre site, n’hésitez d’ailleurs pas à les inviter à proposer leurs places disponibles pour se rendre chez vous.

Deux exemples en images : 

1. Le Château de Versailles

2. Le Mont-Saint-Michel :

Conclusion

Comment faciliter l’accès d’un monument éloigné ? Les méthodes sont simples et la clé est de vous mettre à la place du potentiel visiteur. Améliorer l’accès à votre monument est, en effet, fondamentale pour le faire vivre. C’est de toute façon la première approche du public, le premier regard.

Pensez à vous appuyer sur les moyens de communications récents et , d’ailleurs, n’oubliez pas que des partenariats sont possibles avec les administrations locales environnantes pour un impact plus large.

Pour aller plus loin :

 Exemple : L’association O’BABELTUT organise chaque année le festival « Transports Culturels », permettant de partager les déplacements et faire des sorties culturelles dans les grandes salles de Toulouse.

Le trajet pour le public est organisé par le festival, soit en bus, soit en covoiturage : dans ce dernier cas, chaque personne peut s’inscrire pour y participer et ainsi partager sa voiture ou être passager. Il s’agit donc d’une idée innovante pour pouvoir se déplacer facilement et profiter des évènements culturels du festival sans se soucier de la distance à parcourir.

Comment recevoir du public dans les jardins, qu’ils soient classés ou non ? Hephata a interrogé Marie-Françoise Mathiot-Mathon, propriétaire du Château et des jardins de La Ballue.

L’important à retenir dans cet article :

Marie-Françoise Mathiot-Mathon est une passionnée de l’art des jardins, qu’elle considère comme un véritable partage culturel. En effet, ces jardins sont lieu de rencontres : public, photographes, réalisateurs… Le spectacle est toujours renouvelé au fil du temps, des saisons, et des contacts. Elle aime communiquer sur ce lieu unique et aux univers différents, d’Alice aux Pays des Merveilles au jardin « zen japonais », en passant par la mise en scène du paysage à travers la vague d’ifs. Au vu de son site internet clair et épuré et du succès de ses jardins, nous avons interviewé Marie-Françoise qui se charge elle-même de la communication autour de son site.

Votre public

Quel type de public accueillez vous ? Comment fait-on venir des jeunes à visiter à jardin, de quoi faut-il parler ?

Pour apprécier les jardins, nul besoin d’être un érudit, une sensibilité prononcée pour l’esthétique et la poésie sont seuls nécessaires ! Nous accueillons un public varié, bien que davantage à partir de 40 ans, et nous avons une politique incitative pour les enfants grâce à la gratuité jusqu’à 10 ans. Quelques groupes de personnes handicapées viennent nous visiter, et nous sommes heureux de leurs apprendre des éléments pratiques. Mais, nous regrettons de ne pas pouvoir accueillir plus de jeunes publics parce qu’ils seraient très certainement sensibles à cet art si particulier du jardin…. 

Nous ne recevons pas beaucoup de jeunes, il s’agit alors d’étudiants en art, jardins, paysages, ou architecture. Il s’agit plutôt d’un public à partir de 35-40 ans, assez cultivés.
Nous sommes ouverts à l’international, avec plus de 50% d’étrangers qui louent des chambres et un tiers qui visitent les jardins.

Nous avons une problématique double : deux sites et deux activités différentes, celle de l’accueil des jardins et celle de l’hébergement. Il faut donc toujours être à la pointe. 

Pensez-vous qu’il s’agisse de l’art topiaire en particulier qui fascine les visiteurs ou bien l’ambiance générale du jardin ?

Les personnes ne connaissent pas forcément l’art topiaire, qui consiste en la taille des végétaux. Je pense donc que c’est plutôt l’ambiance du jardin qui est propice à la réflexion et à la quiétude, et qui attire les visiteurs. 

L’excès de fréquentation fait perdre de la sérénité au lieu. C’est pourquoi, je fais tout pour que les gens s’y sentent bien et comme chez eux. C’est, pour ainsi dire, un jardin de la liberté.

Votre communication

Comment communiquez-vous sur vos jardins ? Plutôt en face à face ou digital ? Comment fait-on connaître un jardin ?

En ce qui concerne le face à face, l’accueil est personnalisé : nous prenons le temps pour leur parler du domaine, leur présenter le jardin, leur remettre le document de visite… Nous sommes présents pour nos visiteurs.

Je suis très active en communication, ayant reçu une formation webmarketing. Mais je me fais quand même aider par une attachée de presse. J’entretiens des relations privilégiées avec la presse (journal Architectural Digest par exemple), la télévision (pour des reportages institutionnels…).

Je suis également en contact avec de nombreux photographes, tels que Yann Monel qui est le photographe du jardin et avec qui un livre a été réalisé Les Jardins de La Ballue.

La communication passe par plusieurs canaux :
– le papier (les dépliants touristiques par exemple) ;
– les réseaux sociaux. Je suis très présente sur les réseaux sociaux, comme Instagram(800 followers), Twitter, et Facebook (1500 likes qui ont fait monter les statistiques). On y poste les aventures du quotidien (tissus muraux, restauration des toitures…) mais aussi des articles, comme par exemple celui sur le tournage du film d’Anthonin Peretjatko ;
– les sites web. J’ai deux sites, un pour le château (Château de La Ballue) et un pour les jardins (avec word press, Jardins de La Ballue), qui sont en permanence actualisés et complétés.

Il faut toujours être présent un maximum sur la toile et également faire attention aux sites d’avis. Dans la communication digitale, il est aussi important de constituer :
– des mailings
– des fichiers (clients, partenaires et médias).

Pour que les gens aient envie de revenir, la base est de réussir à joindre tous ces éléments !

En plus de la communication à proprement parler, avez-vous d’autres moyens pour atteindre vos visiteurs potentiels ?

Il faut aussi du contact physique : une boutique, un salon de thé… Nous proposons aux visiteurs de laisser leurs coordonnées email pour être tenus au courant des évènements que nous organisons.

Il est important de nous adapter à notre public : aujourd’hui la communication est forcément bilingue, au moins en anglais.

Au début, ce qui a été important c’était de définir la marque et ainsi de relancer la communication. Nous avons créé une véritable identité La Ballue, avec une ligne graphique identique depuis le début, un logo…

L’animation de vos jardins fait-elle partie de votre communication ? Comment s’organise-t-elle ?

Nous faisons de nombreuses animations dans divers domaines : la musique (3-4 concerts par an), l’opéra, le théâtre, la danse…Par exemple, nous avions réalisé une animation « Pâques au pays des merveilles ». Il y avait un côté « fait maison » et un univers ludique (qui est évidemment un des rôles importants du jardin).

Le lieu a permis des rencontres extraordinaires dans beaucoup de domaines (cinéma, musique, danse…). Il est très ouvert à l’Art Contemporain et rend possible la découverte de choses inimaginables.

Un autre exemple : le festival de danse contemporaine Extension Sauvage, avec Lattifa Laabissi. Dans ce cas, le jardin devient une proposition scénographique pour les danseurs, et le lieu permet de dépasser ses propres limites. Le festival est important pour s’inscrire dans le territoire.

Les animations demandent beaucoup d’énergie mais tous ceux qui travaillent ici s’impliquent beaucoup. Nous nous établissons comme la vitrine d’un savoir-faire artisanal français : il est impératif d’éviter toute faute de goût ! 

Je suis très sollicitée car les évènements jardins sont importants et diversifiés. La clé est une bonne signalétique et surtout un travail de communication. Il faut être très réactif, et ne rater aucun article de presse.

Cherchez-vous à avoir des retours de vos visiteurs ? Si oui par quels moyens (sondages, commentaires…) ?

Le public est souvent heureux d’avoir pu visiter nos jardins, qui sont un lieu d’échange social. Nous bénéficions de nombreux retours car nous sommes très à l’écoute, d’abord en direct mais aussi à travers de multiples outils de suivi : que ce soit par mail, ou dans les commentaires de sites touristiques tels que TripAdvisor, Booking… Nous effectuons une vérification presque quotidienne de ces messages, cela nous permet de prendre en compte les avis des visiteurs et ainsi de toujours nous améliorer.

Avez-vous des labels, des partenariats ?

Il est très important de travailler sur les labels : par exemple, celui de Jardin Remarquableest renouvelé tous les cinq ans, il faut donc toujours rester au top !
C’est notre troisième renouvellement de ce label : nous en avons eu un en 2005, 2011-2012, et 2016.

Mais ce n’est pas tout : il faut rechercher d’autres labels. Par exemple, effectuer une démarche de labellisation Qualité Tourisme, accomplie avec les chambres de commerce. Ils sont très exigeants et pourtant il s’agit déjà de notre troisième ou quatrième renouvellement.

Outre les labels, les partenaires sont évidemment primordiaux, que ce soit en guides papiers (Le Routard, Le Petit Futé…) et les sites spécialisés.

De même, je suis entrée cette année dans l’association des Plus Beaux Jardins de France(avec Bruno Monnier à la direction).
Cette démarche de labelisation est lente, progressive car elle se pense en fonction de nos développements tout autant que de nos découvertes des nouveaux labels. Nous restons donc bien attentifs à « ce qui se fait ». 

Quels sont vos résultats ?

Nous avons environ 6500 à 7000 visiteurs par an. La communication autour des jardins est un travail indirect de communication qui sert à la notoriété de notre activité d’hébergement.

Nous avons aussi reçu le prix du tourisme numérique il y a 3 ans, un trophée du tourisme, le Prix Européen des Jardins… Ce dernier a permis des retombées presses incroyables ! Cela démontre au public que nous avons réussi à professionnaliser un lieu chaleureux, tout en restant unique et haut de gamme.

Quels conseils donneriez-vous à des propriétaires qui essaient de suivre la même voie que vous ? Comment recevoir du public dans les jardins classés ?

Il faut être très patient car les répercussions sont lentes sur le nombre d’entrées.
Le bouche à oreille est très important, et cela fonctionne très bien notamment grâce à la qualité.

Le nombre d’entreprises touristiques en Bretagne étant important, nous avons une disproportion entre le nombre de visiteurs et la reconnaissance médiatique : beaucoup de presse mais pas assez de public. Nous réfléchissons donc à d’autres axes de développement, comme par exemple ouvrir un restaurant. Cela reste compliqué car il est difficile de trouver du personnel dans la même dynamique…

Pour aller plus loin :

 Pour en lire davantage :

– ENTRETIEN D’UN JARDIN REMARQUABLE – Interview partie 1 de Marie-Françoise Mathiot-Mathon, propriétaire des jardins de La Ballue : Entretien d’un jardin remarquable

Les Labels :

– Jardin Remarquable

– Qualité Tourisme

– Les Plus Beaux Jardins de France

Transformer un parc en jardin remarquable. Hephata est allé à la rencontrer des propriétaires du château de la Ballue pour en savoir plus sur la valorisation des jardins.

L’important à retenir dans cet article :

Marie-Françoise Mathiot-Mathon est propriétaire du domaine de La Ballue depuis 2005. Ce lieu a notamment été choisi pour ses jardins : créés au 17e siècle d’une base classique, ils sont refaits en 1973 par la précédente propriétaire Claude Artaud et deux architectes, François Hébert Stevens (neveu de l’architecte Robert Mallet-Stevens ; passionné du nombre d’or et ayant reçu un prix de littérature pour son ouvrage « L’art ancien de l’Amérique du sud ») et Paul Maymont (architecte utopique futuriste). 
Le jardin s’appuie sur des règles de l’architecture classique tout en s’approchant d’un mouvement avant gardiste. 

Classés monument historique en 1998, les jardins ont évolué au fil du temps et ont fait l’objet de restaurations successives. Mme Mathiot-Mathon et son mari, passionnés de jardins et de patrimoine, ont acquis La Ballue et ont poursuivi cette démarche de restauration et d’entretien. Elle a eu en particulier une démarche de gestion de la lumière et du volume de l’espace arboré et a travaillé en collaboration avec des arboristes : « travailler au jardin est essentiel à l’équilibre d’être humain, la qualité de vie est très améliorée ».

 LA RESTAURATION

Qu’est ce qui vous a donné cette envie de restaurer et de conserver ces jardins ?

Je souhaitais avant tout « emmener La Ballue vers demain ». En effet, dans les jardins, il y a un caractère évolutif, la fois vivant et fragile. Il faut garder à l’esprit qu’il n’y a jamais rien d’acquis dans un jardin.

Cela a été un vrai choix : nous arrivions d’un autre château, avec des connaissances préalables, et nous devions nous installer en Bretagne. 

Mon mari et moi même faisions un nouveau métier, des chambres d’hôtes, et nous avions donc des exigences sur la demeure et son environnement. Bien sûr, les jardins étaient un complément indispensable de la maison. Nous souhaitions une demeure historique, et la très belle harmonie entre l’architecture du château et le jardin a provoqué un véritable choc lorsque nous avons visité La Ballue.

Le Château sépare deux univers entre la cour vers le monde extérieur, et le jardin vers un monde intérieur et chaleureux. Nous voulions redonner vie à cet endroit, et ma famille m’a aidé à insuffler ce nouveau souffle.

Avez vous retrouvé des archives et des documents pour ainsi reproduire la disposition et les formes du jardin ?

Nous n’avons pas retrouvé de réelles archives sur les jardins du 17e siècle, mais nous avions le plan du nouveau jardin réalisé en 1973 par Claude Arthaud.

Comment s’est passée la restauration ? Quelles furent les premières étapes ? Combien de temps cela a t’il pris ?

J’ai effectué une analyse du jardin avec des spécialistes architectes à la DRAC et des arboristes. Il s’agissait de respecter l’oeuvre, tout en y prêtant des désordres et des anomalies afin de le renouveler dans le même temps. J’ai aussi créé le jardin des douves.

Le jardin a été refait par Claude Arthaud et j’y ai rajouté quelques éléments. Il est, en soi, en restauration permanente puisqu’il faut l’entretenir quotidiennement.

Nous avons donc réussi à améliorer la qualité de présentation, l’entretien du jardin…

Ce n’était pas toujours simple puisque le remplacement des végétaux vieillissants ou malades nécessitait de prendre déjà des végétaux très présents, de grandes tailles pour les remplacer, le jardin étant déjà mature. Par exemple, nous avons effectué la replantation de certaines chambres de verdure tel que le bosquet à attrape.

Un autre exemple de restauration est celle de la marquise de l’allée des tilleuls : tous les ans, la taille doit être entretenue. Il faut donc savoir « conduire », c’est à dire plier ou couper la bonne branche afin d’avoir la forme voulue. Cette technique d’arboristes est assez expérimentale et risquée à la fois. Mais le jeu en a valu la chandelle !

En quoi est-ce que la restauration des jardins allait de pair avec celle du château (axes définis…) ?

Le jardin est complètement lié au château. Dès 1615, le château est pensé avec des terrasses comprenant des jardins à la française, un verger et un potager. La disposition du jardin baroque italien s’inscrit dans le paysage en continuité de la maison. On peut d’ailleurs voir cette liaison dans la salle à manger : le plafond à caisson représente comme un plan des jardins qui y font face.

Qu’est-ce exactement que l’art topiaire ?

Il s’agit de tailler les végétaux pour leur donner des formes très variées. Ici, ce sont des topiaires à l’italienne, fantaisistes, extravagantes.

Avez-vous un ou des jardiniers en particulier ? Est-ce difficile d’en trouver pour conserver l’art topiaire ? Combien de fois par semaine, par mois ou par an faut-il les entretenir ?

Nous avons trois à cinq jardiniers tous les jours et un spécialiste en art topiaire. Il vient nous aider en supplément au moment de la taille, qui se réalise de juin à octobre tous les ans. En outre, les interventions sur les arbres sont réalisées par des arboristes grimpeurs, à chaque hiver.

Trouver des professionnels est devenu une problématique récurrente, car le métier de jardinier semble être dévalorisé. Nous n’avons pas les mêmes jardiniers chaque année, c’est pourquoi c’est compliqué et nous essayons de nombreuses choses.

Le problème pour trouver ces compétences c’est que souvent, soit les jardiniers sont très performants mais ne veulent pas vivre en milieu rural, soit ce sont des personnes locales moins qualifiées qu’il faudra former.

Organisez-vous des évènements dans vos jardins ?

Tout à fait, nous avons deux sortes d’évènements :
– le jardin pur, le végétal avec des week-ends de démonstration de l’art de la taille (art topiaire), et la taille des rosiers (depuis 2 ans).
– le culturel avec la danse, la musique…

Je suis souvent partagée entre l’intérêt d’animer le jardin mais aussi de le faire vivre autrement. C’est un lieu serein pour la visite et ces évènements doivent rester de simples moments précieux dans l’année.

Quelles sont les difficultés de la restauration d’un jardin remarquable ?

Dans la restauration, les difficultés habituelles sont surtout : 
– la fragilité du lieu, 
– le coût, 
– les collaborateurs.

Ce qui est le plus ardu, ce sont évidemment les coûts. Ils incorporent la masse salariale (les jardiniers, grimpeurs…), les équipements (quand je suis arrivée il n’y avait rien), les végétaux… Le financement privé est assez conséquent ! 

Avez-vous des conseils à donner à des propriétaires concernant la restauration de jardins ?

Un conseil en restauration : il faut savoir s’entourer des bonnes personnes. Il est bon aussi d’avoir des objectifs de long terme. Etre passionné, déterminé, courageux et entier pour y arriver !

Pour aller plus loin :

 Pour en lire davantage :

– Site La Ballue, côté jardins : Jardins de La Ballue
– Les Jardins historiques, leur restauration et leur intérêt pour les jardins contemporains de René Péchère
– Conférence France Culture, La Restauration des jardins historiques en Europe, théorie et pratique


Des spécialistes :

– Jardins d’Histoire, Restauration et Réhabilitation de Parcs et Jardins Historiques
– Jardin Patrimoine, Restauration et Création de Parcs et Jardins

Comment améliorer la visibilité d’un monument ? Hephata se penche sur la question de la signalétique extérieure.

L’important à retenir dans cet article :

 – La définition de la signalétique
– Une bonne signalétique doit être simple et efficace
– La marche à suivre pour la réaliser

 « A bien interpréter des signaux certains gagnent leur vie. A mal interpréter des signaux la plupart la perdent » – Daniel Desbiens.


De nombreux lieux culturels et historiques n’ont pas assez d’indications et de directions claires pour que le public vienne facilement. Les personnes peuvent donc se tromper de route ou ne pas la comprendre, et perdre du temps voire renoncer à venir.

Pour éviter cela, il est alors judicieux de penser en termes de signalétique : cela regroupe l’ensemble des signaux destinés à informer, diriger ou avertir dans les bâtiments, sur les routes, les chemins de fer, en mer… 

En effet, une meilleure signalisation de l’endroit, que ce soit en voiture ou en vélo par exemple, permet au public d’arriver facilement à destination, et de garder ainsi une première image positive du lieu. Il est possible de réfléchir à des solutions stratégiques afin que le trajet soit clair et le plus simple possible pour le public.

1. La réalisation d’une signalétique efficace et simple

Après avoir précédemment défini ce qu’était qu’une signalétique, nous vous présentons une méthode pour réaliser une signalisation efficiente, selon L’Instruction Interministérielle sur la signalisation routière et HandiNorme. Cette méthode est constituée en 3 étapes.

Les supports

Tout d’abord, il faut penser au type de panneau dont vous allez avoir besoin. Celui ci se décline sur plusieurs critères :
– La forme : flèche, rectangle, carré…
– La couleur : marron, vert, noir…
– Les dimensions : petit, moyen, grand…
– La matière : carton, métal, bois…
Par exemple : Un panneau rectangulaire en bois peint en rouge, un panneau d’autoroute simple avec le nom du lieu, une affiche proche du lieu indiquant le temps « à 5 min du magasin X à gauche »…
Attention : les formes et les couleurs des panneaux peuvent avoir des significations selon les codes auxquels vous êtes soumis. Pour cela, se référer au site : Catalogue des signaux routiers.

Les emplacements

Ensuite, il faut réfléchir au lieu :
– Le type de route où est implanté le panneau : route nationale / départementale, autoroute, chemins de terre / piétonnier, cycliste…
– L’endroit : Devant le domaine, en centre ville, en face du métro, à 1h30… Il faut que ce soit des emplacements stratégiques, que ce soit par rapport aux transports (gare, métro), qu’aux routes (croisements, directions…).
Par exemple : Panneau placé au croisement entre deux villes, et non au milieu d’une route droite sans possibilité de déplacements autres…
Attention : on ne peut pas faire n’importe quoi ! Il faut respecter les règles de l’art.

Travailler la visibilité

Enfin, il faut une bonne lisibilité pour attirer l’oeil du potentiel public. Cette lisibilité dépend de plusieurs critères :
– La visibilité : la hauteur du panneau, le lieu de placement (forêt, ville…)…
A éviter : panneau caché par des branches/feuilles, par des passants en zone piétonne, panneau trop bas pour que l’on puisse le voir de loin…
– La compréhension : utilisation d’un pictogramme normalisé (que tout le monde connait) si besoin, code couleur homogène sur tous les panneaux…
Exemple : emblème Monument Historique, symbole handicapé, restauration…
– La luminosité : panneau qui doit se voir aussi bien le jour que la nuit, pendant des intempéries (pluie, neige…)… Il faut alors utiliser des panneaux rétro-réfléchissants.
– La typographie : la disposition des caractères, les dimensions, le type de caractères (l’utilisation d’une police standard est préconisée), leur lisibilité (contraste entre les couleurs)…
Contre-exemple : écriture illisible.

Exemple en images :

EXEMPLE À NE PAS SUIVRE (Source : Journal 20 Minutes) : 

Le plus important à retenir dans ce point est donc qu’il est nécessaire d’installer des panneaux à des endroits stratégiques, cohérents et qu’ils soient bien lisibles et clairs.

Il est nécessaire également que vos indications soient homogènes (mêmes couleurs, tailles, contenus…) afin de ne pas perdre le public.

2. La marche à suivre pour installer une bonne signalétique

Une fois que vous avez réfléchi à la meilleure manière d’avoir une signalisation efficace et lisible, il faut donc tenir compte des aspects extérieurs qui entrent en jeu. En effet, de nombreuses conditions sont à respecter pour installer sa propre signalétique.

La cohérence du fléchage

En premier lieu, installer sa signalétique signifie la bonne implantation de vos panneaux à l’extérieur. Pour cela, il faut veiller au suivi du fléchage mais aussi de vos panneaux :
– Le positionnement : ne pas trop espacer les panneaux, optimiser le parcours (qu’il soit le plus simple possible)…
– L’orientation : indiquer correctement la direction. Il convient alors d’éviter les flèches qui indiquent des directions opposées.
– Le placement : endroits stratégiques et points de décisions (croisements…), de manière logique…

La réglementation

Ensuite il faut faire très attention à la réglementation ! En effet, pour les panneaux dits officiels, tels que les panneaux de routes par exemple, il y a des conditions précises à respecter :
– La densité : lourd, léger, quel type de matériau…
– Les dimensions du panneau
– Les supports des signaux : murs, mât, potence…
– La hauteur du panneau au niveau du sol : diffère selon une implantation en ville, en campagne…
– L’environnement : sur une route, près d’un lieu protégé, en centre-ville…

Cela nécessite par conséquent une autorisation de la Mairie de la commune, et vous devez faire une demande écrite au préalable. S’il accepte, il vous indiquera le nombre délimité de panneaux que vous pourrez installer, ainsi que les emplacements possibles selon vos requêtes. Vous pouvez trouver davantage d’indications ainsi que le formulaire dans le lien suivant : Service public pour les droits des panneaux.

Le prix

Prenez aussi en compte le prix : cela peut coûter plus ou moins cher (suivant toujours les mêmes caractéristiques, le type de panneaux, le nombre, le lieu…), mais c’est un investissement qui vaut souvent la peine puisqu’il participe à la communication touristique de votre monument. 

Les partenariats

Il est aussi possible de créer des partenariats avec différentes institutions comme la Mairie de votre ville / commune, la DRAC de votre région, les offices de tourisme les plus proches (ville, département, région)… Ainsi, les autorisations seront plus simples à obtenir, et vous pourrez avoir peut être une aide financière pour l’installation des panneaux.

Les alternatives ou les compléments

Si vous n’avez pas obtenu les autorisations nécessaires ou que vous n’avez pas les moyens financiers ou techniques d’implanter une signalétique en « dur », nous vous invitons à opter pour d’autres formes de communications ( flyers, affiches, plaquettes…). Pour en savoir plus nous vous invitons aussi à lire notre article sur le sujet.

3. Conclusion

Il n’est pas si compliqué de réaliser une signalétique efficace. En effet, il suffit de faire preuve de logique (suivi du fléchage, choix stratégiques des placements de panneaux..) et de simplicité (lisibilité, homogénéité..) tout en respectant scrupuleusement les règlementations en vigueur. Dans tous les cas, et pour être surs de vous, vous avez toujours la possibilité de créer des partenariats avec les établissements touristiques et les collectivités territoriales à proximité.

Pour aller plus loin :

 Exemples d’entreprises où il est possible d’acheter de la signalisation :
– Direct Signalétique
– Signalétique.biz France