Cet article dévoile comment inscrire les marques de prêt-à-porter dans le patrimoine. Il montre les lien entre mode et patrimoine.

Ce qu’il faut retenir

Inscrire les marques de prêt-à-porter dans le patrimoine peut se faire de différentes façons :

– collabs entre la mode et le patrimoine ;

– shootings et tournages dans des lieux historiques ;

– installation des points de vente dans des sites d’exception ;

– naming ;

– mécénat des entreprises pour le patrimoine.

Inscrire les marques de prêt-à-porter dans le patrimoine n’est pas anodin. Cette association entre mode et patrimoine sert à la fois :

– la cause patrimoniale ;

– les objectifs commerciaux de la marque en terme de marketing.

Introduction

Si l’on observe bien le monde qui nous entoure, on s’aperçoit qu’il y a plus de liens qu’on ne le croit entre les marques de prêt-à-porter et le patrimoine. La raison est bien simple. Pour exister et accroître leur notoriété, les marques du luxe ont besoin d’affirmer leur identité, leur authenticité et leur légitimité aux yeux du public. Le patrimoine est alors l’outil adéquate car il porte des valeurs similaires à celles dont se revendiquent les marques de prêt-à-porter.

En effet, le patrimoine architectural est porteur d’un cachet historique, esthétique et haut-de-gamme. Or, par leurs collections, les enseignes de mode, et notamment celles du haut-de-gamme, portent un intérêt majeur au sens de l’esthétique. Par ailleurs, accoler leur nom avec le patrimoine, qui est un élément du passé, permet d’augmenter leur légitimité. En effet, une marque haut-de-gamme se doit de montrer à ses clients qu’elle existe depuis longtemps et qu’elle est durable dans le temps.

Pour inscrire les marques de prêt-à-porter dans le patrimoine, les marques de mode peuvent opter pour différentes méthodes :

– être mécène du patrimoine ;

– installer leurs points de vente dans des lieux historiques ;

– établir des collabs avec le patrimoine ;

– réaliser des shootings et tournages dans des sites d’exception ;

– adopter une stratégie de naming ou de sponsoring.

I. Inscrire les marques de prêt-à-porter dans le patrimoine grâce au mécénat

Grâce à la Loi Aillagon, votée en 2003 et réformée en 2020, le mécénat s’est considérablement accru. Les entreprises de la mode et du luxe se sont elles aussi investies dans ces actions et notamment celles du domaine de la culture, de l’art et du patrimoine. Ce soutien, outre le fait de leur apporter des déductions fiscales, leur permet de mettre en visibilité leurs engagements auprès d’une cause. Elles gagnent ainsi en notoriété et promeuvent une image positive de l’enseigne auprès de la société.

Ainsi, en 2013, Tod’s devient mécène du Colisée en réalisant un don de 25 millions d’euros. Pendant ce temps-là, Gucci participe à la restauration d’une dizaine de tapisseries datant de la fin du Moyen Age, et ce, à hauteur de 340 000 euros. Notons que cette célèbre marque du groupe Kering détient par ailleurs à Florence le Gucci Garden, musée situé dans l’ancien Palazzo della Mercanzia, patrimoine d’architecture gothique. Enfin, on peut également rappeler le mécénat de Dior en 2014 pour la restauration du Hameau de la Reine à Versailles.

© Le Colisée, Pixabay.

II. Inscrire les points de vente des marques de prêt-à-porter dans le patrimoine

Un autre lien entre les marques de prêt-à-porter et le patrimoine est l’intégration de leurs points de vente dans des sites historiques d’exception. C’est surtout le cas pour les marques de mode de luxe. En effet, celles-ci ont un enjeu d’image plus important que les autres. Elles se doivent donc d’accueillir leur clientèle dans des espaces spécifiques qui reflètent le caractère haut-de-gamme de la marque. Le cachet historique et esthétique d’un lieu patrimonial est donc le bienvenu pour servir de support à l’installation d’une collection et d’une boutique.

Lors des Journées du Patrimoine de 2017, Balenciaga a installé ses collections dans l’ancien Hôpital Laennec à Paris (classé MH en 1977), siège du groupe Kering.

III. Collabs entre mode et patrimoine

Un autre phénomène très en vogue n’est autre que la création de « collabs ». Les collabs sont initialement des collaborations que créent les marques entre elles afin d’accroître leur notoriété. Aujourd’hui ces collabs se sont étendues au patrimoine. Ce type d’association permet un transfert d’image du patrimoine vers la marque.

Une expérience de collabs a été lancée par le Palais de l’Elysée. Celui-ci, vieux d’environ 300 ans, nécessite un entretien récurrent. Pour financer les rénovations, l’Elysée a ouvert une boutique de produits 100 % français. Les bénéfices obtenus via la vente des produits sont investis directement et en totalité dans les travaux de restaurations afin de préserver et de sauvegarder ce patrimoine républicain. Dans la boutique de l’Elysée, on trouve ainsi différentes marques françaises telles que Le Slip français, Aigle, Les Georgettes ou encore Lemahieu. Pour marquer le coup, Aigle a d’ailleurs conçu un modèle de bottines en caoutchouc griffées Elysée. Elles sont ainsi ornées du drapeau tricolore français mais également de l’emblème de l’Elysée.

Une autre expérience de collabs entre le patrimoine et la mode : l’association du Mont-Saint-Michel avec la marque Saint-James. En ce qui concerne le Mont-Saint-Michel, l’enjeu était de trouver un soutien financier pour la restauration du cloître dont le coût est estimé à 2,2 millions d’euros. Pour ce faire, Saint-James a sorti une collection de pulls et marinières portant la silhouette brodée du monument. Pour chaque produit vendu, Saint-James s’est engagé à reverser 2,50 € au Centre des Monuments nationaux (CMN) pour la restauration du cloître de l’Abbaye du Mont-Saint-Michel.

Afin d’accroître les ventes, les produits étaient vendus à la fois dans les boutiques Saint-James mais également dans trois boutiques du CMN.

Celles :

– de l’Abbaye du Mont-Saint-Michel ;

– des Alignements de Carnac ;

– des Tours de la Rochelle.

IV. Inscrire les shootings et tournages dans le patrimoine

Les marques du prêt-à-porter peuvent également utiliser le patrimoine pour mettre en avant leurs collections. Ainsi, de nombreux shootings ou tournages de mode sont aujourd’hui réalisés au sein de sites patrimoniaux.

Les lieux historiques offrent en effet un cadre esthétique primordial pour les marques de mode. Les mannequins posent devant des éléments architecturaux qui mettent en valeur les vêtements. Le choix du lieu des tournages et des shootings est de plus en plus important. Il faut réussir à faire jouer la collection avec le lieu. Les éléments architecturaux, les couleurs, les matières mais également le degré de luminosité créeront des aspects complètement différents qui donneront un certain sens à la collection. Inscrire la collection dans un site patrimonial c’est aussi lui affecter les valeurs d’esthétisme, d’authenticité et de légitimité du lieu. Le patrimoine permet donc aux marques du prêt-à-porter de bénéficier de supports de communication pour leurs spots publicitaires mais également de renforcer leur notoriété et leur image de marque.

Dior a par exemple pris l’habitude d’organiser ses campagnes publicitaires au Château de Versailles dont elle est un des principaux mécènes. La collection automne/hiver de l’année 2021/2022 de la célèbre marque a par exemple été mise en scène au sein de la Galerie des Glaces du Château.

D’autres marques de prêt-à-porter font de même. D’après InSitu (plateforme de distribution de lieux pour les shootings, tournages et autres évènements), la marque Staccato a fait shooter sa collection printemps/été dans un château particulier parisien.

© Shooting Gucci, Pexels.

V. Naming et sponsoring des marques du luxe du prêt-à-porter

Les marques du prêt-à-porter peuvent également se servir du patrimoine comme support de naming ou de sponsoring.

Sponsoring des marques de prêt-à-porter pour le patrimoine

Le sponsoring est un partenariat établi entre une entreprise et un espace ou un évènement. L’entreprise verse des fonds à une entité et en contrepartie, elle bénéfice des infrastructures de l’entité comme support de ses campagnes publicitaires.

Le sponsoring est souvent employé dans la mode. Il n’est en effet pas rare de rencontrer d’immenses affiches publicitaires de mode sur les échafaudages couvrant les monuments en restauration. La raison en est bien simple : les marques du prêt-à-porter bénéficient de ces immenses spots publicitaires tout simplement parce qu’elles ont participé financièrement à la restauration de l’édifice.

Normalement, l’affichage est proscrit sur les Monuments Historiques. Néanmoins, un décret de 2007 l’autorise si la toile publicitaire est apposée sur les échafaudages et si la marque s’engage à soutenir financièrement la restauration. Par ailleurs, le spot publicitaire doit couvrir moins de la moitié de la bâche de couverture de l’échafaudage. L’autre moitié restante doit servir de support à une représentation graphique du monument.

L’exemple le plus probant est sans doute le Louvre dont les façades donnant sur la scène s’ornent d’immenses publicités dont celles de la marque Balenciaga.

Naming

Le naming consiste en un sponsoring encore plus pointu. Il s’agit pour une marque de soutenir financièrement un espace ou un évènement. En échange, l’entité bénéficiaire lui accorde de renommer l’espace ou l’évènement. La stratégie de naming permet donc à la marque de gagner en visibilité tandis que le patrimoine touche une contribution financière nécessaire à son entretien, sa sauvegarde et sa protection. Le naming s’applique surtout dans le domaine sportif. Cependant, il est en train de s’étendre aux équipements et institutions culturelles et urbaines.

Chanel a souhaité effectuer une opération de naming dans le cadre du chantier du Grand Palais. En échange de 25 millions d’euros, la célèbre marque a proposé que l’entrée du monument soit nommée « Gabrielle Chanel ». L’opération qui a été acceptée par le RMN (Rassemblement des musées nationaux).

Conclusion

Inscrire les marques de prêt-à-porter dans le patrimoine est donc réalisable selon différentes manières. Le patrimoine, par son esthétique, son histoire et son authenticité permet de valoriser le secteur de la mode.

Bien plus, il offre des lieux concrets où les enseignes peuvent non seulement inscrire leurs collections (shooting, tournages, points de vente) mais où elles peuvent aussi inscrire de manière visuelle les valeurs et les engagements qu’elles portent, renforçant ainsi leur image de marque et leur notoriété (mécénat, naming).

Par ailleurs, on pourrait également parler des musées de la mode situés dans des sites patrimoniaux. Le premier qui vient à l’esprit n’est autre que le Palais Galliera. On peut également citer le Musée des arts décoratifs situé dans l’Aile de Marsan du Louvre à Paris. Ce dernier possède un département axé sur la mode et les textiles.

Pour aller plus loin

Adopter le naming pour son site historique

La stratégie du naming comme méthode de financement

Le luxe et le patrimoine historique sont indissociables

Cet article aborde la stratégie du naming comme méthode de financement. Il met en avant les avantages et limites du naming.

Ce qu’il faut retenir

La stratégie de naming comme méthode de financement peut être employée avec succès. Les domaines d’application de la stratégie de naming sont divers.

Cette stratégie peut se rapprocher d’une logique :

– de mécénat ;

– ou de sponsoring

Néanmoins plusieurs différences demeurent entre le naming et ces deux autres stratégies.

Introduction

La stratégie de naming est une méthode de marque permettant un apport en financement. Initialement, cette technique de marketing consistait à donner un nom à un produit. Elle s’est aujourd’hui beaucoup étendue, jusqu’à attribuer un nom propre ou celui d’une marque à un évènement, à une infrastructure sportive ou à un équipement culturel.

Autrement dit, le naming cherche à mettre en visibilité une personne ou une marque en l’associant à un bâtiment ou à un espace. Plus précisément, le naming consiste à acheter un équipement afin de lui attribuer son nom ou celui de son enseigne pour en faire un vecteur de marque et gagner en notoriété. Le partenaire, appelé « namer » peut ainsi bénéficier d’une aura forte. En effet, l’ensemble des animations, activités et évènements organisés dans le site s’associeront à son nom. Le partenaire et le propriétaire signent un contrat d’intérêt dont la durée avoisine généralement une dizaine d’années. En échange de cette communication sur long terme, le propriétaire bénéficie de contre-parties économiques.

Bien plus que d’associer à la structure d’accueil un nom, le namer peut être autorisé à organiser des évènements dans l’enceinte et à réaliser des campagnes publicitaires au sein des espaces. Le naming est surtout l’usage des équipements sportifs mais il se déploie dans des sphères de plus en plus diverses allant de l’évènement à l’équipement culturel voire aux institutions muséographiques ainsi qu’aux sites patrimoniaux.

I. Différences entre naming, mécénat et sponsoring

Quoique relativement proches, il existe des différences entre le naming, le mécénat et le sponsoring. Tandis que le naming et le sponsoring sont des techniques de branding pur (image de la marque), le mécénat peut être perçu davantage comme une méthode de déduction fiscale.

Une stratégie de financement : le mécénat

Le mécénat consiste à apporter un soutien en nature, de compétence ou financier à une personne ou à une œuvre présentant un intérêt général. Il s’agit d’une sorte de don car les contre-parties sont faibles voir inexistantes. Il apporte néanmoins des déductions fiscales intéressantes aux personnes mécènes, d’où son intérêt. Le mécénat s’est considérablement développé grâce à la Loi Aillagon qui l’a rendu plus attractif en terme d’abattement fiscal. Un autre intérêt du mécénat pour une entreprise est de valoriser son image de marque mais cet intérêt est moindre que dans le naming et le sponsoring où il est véritablement affiché. En effet, lorsque des marques de luxe sont mécènes de projets de restauration du patrimoine, elles cherchent surtout à affirmer et valoriser leur authenticité mais également à exprimer les valeurs de l’entreprise.

C’est par exemple le cas pour l’entreprise Kärcher qui réalise régulièrement des actions de mécénat de compétence auprès de sites patrimoniaux. Elle a par exemple participé à la restauration de l’escalier du Château de Fontainebleau.

© Château de Fontainebleau, Pixabay

Dans le cadre du mécénat, le bénéficiaire n’est pas obligé de fournir de contre-parties, celles-ci sont même limitées. S’il en propose, c’est davantage dans une volonté de fidéliser le donateur (invitations à des évènements, privatisations d’espaces, goodies, …).

Le sponsoring : une méthode de financement

Contrairement au mécénat, le sponsoring est une technique marketing. Le sponsor soutient financièrement ou matériellement un projet en échange d’une visibilité publicitaire. Ainsi, le sponsoring apporte des bénéfices directs tandis que le mécénat se veut être « sans-contreparties ». Le sponsoring s’est surtout développé dans le domaine sportif et dans le cadre d’évènements.

Le sponsoring permet à un bénéficiaire d’obtenir des financements pour son projet. En échange, il doit simplement permettre au sponsor de se servir des différentes structures et équipements comme supports de communication et de publicité. Il est également amené à convier le sponsor aux différents évènements et activités. Bien évidemment, l’entité bénéficiaie se doit d’être un vecteur positif de l’image de marque du sponsor.

Le 4L Trophy est un exemple probant. Il s’agit d’un rallye d’orientation entre Biarritz et Dakar destiné aux jeunes entre 18 et 28 ans. Et ce rallye, qui traverse le Sahara … se réalise en 4L ! Afin de financer leur expédition, les jeunes font appel à des sponsors. En échange, ils apposent les logos des mécènes sur la carrosserie des voitures.

© 4L Trophy, Pixabay

La stratégie de naming : une méthode de financement et de marque

Enfin, la stratégie de naming peut s’identifier à une sorte de sponsoring puisqu’elle est une méthode de financement et vise elle aussi la visibilité et la notoriété de la marque.

Cependant, le naming est plus spécifique puisque le namer octroie des financements à la structure non seulement pour se servir d’elle comme support d’images publicitaires, mais également pour lui donner son nom. C’est pourquoi le naming est aussi appelé « parrainage ». Notons que ce parrainage a l’avantage d’être plus exclusif que le sponsoring. Par rapport à ce dernier, l’intérêt du naming consiste surtout à promouvoir la marque dans ses valeurs et dans son authenticité. Il y a alors une sorte de transfert d’image qui permet au namer de bénéficier des caractéristiques du lieu ou de l’évènement concerné. Alors que le sponsoring affiche directement un objectif commercial, le naming se fait plus discret en cherchant surtout à promouvoir la marque et à lui faire gagner en notoriété.

Par ailleurs, les contrats de naming sont plus longs que dans le cadre du sponsoring. Ils couvrent une période pouvant s’étendre de 10 à 25 ans. L’entité parrainée bénéficie ainsi d’une source de financement plus pérenne en même temps que le namer profite d’une communication sur le long terme.

Les contrats de naming sont ceux qui apportent les plus grosses contre-parties financières aux bénéficiaires, le namer étant considéré comme un des plus importants partenaires.

Exemples

Là encore, cette stratégie s’est initialement développée dans le domaine sportif. Le premier stade de France ayant fait l’objet d’un parrainage n’est autre que celui de la Ville du Mans. En effet, il pris le nom du groupe d’assurance MMA durant une durée de dix années, devenant ainsi le MMArena.

Néanmoins, la naming s’applique également à des équipements culturels. Bien que la France soit encore réticente pour ce type d’expérience, on trouve beaucoup d’autres exemples à l’international, et notamment aux Etats-Unis. Ainsi, le Centre O’Keefe de Tonroto change de nom en 1996 et devient le Hummingbird Centre for the Performing Arts (du nom d’une entreprise de logiciels canadienne). Sony le rebaptise ensuite Sony Centre for the Performing Arts de 2007 à 2019. Enfin, depuis 2019, il porte le nom de Meridian Hall, en raison du partenariat entre le centre et Meridian Credit Union.

II. Adopter une stratégie de naming comme méthode de financement

Pour signer un contrat de naming, le propriétaire doit donner son accord à l’exploitant du site. Les droits de l’exploitant seront donc préalablement vérifiés avant toute signature du contrat. Ce contrat doit porter les modalités de communication (dénomination, supports d’affichage, conditions d’utilisation du nom, …). Il doit aussi mentionner les différentes et éventuelles conditions de suspension du contrat (lors de grands évènements internationaux par exemple où la publicité est généralement proscrite).

Un des conseils pour adopter une stratégie de naming, est d’être implanté localement. Il est également suggéré de partager des valeurs et des activités similaires à l’évènement ou à l’espace concerné. Ce pour que la population accepte plus facilement ce parrainage.

Par ailleurs, il est important de modérer la congruence entre le parrain et l’évènement ou le lieu bénéficiant du parrainage. Autrement dit, la population ne doit pas percevoir comme trop banale et naturelle la possible association entre ces deux entités. En effet,le public risquerait alors d’y voir un grossier accord commercial. Au contraire, les publics percevront plus positivement une association inattendue entre un namer et un évènement ou un lieu. Cela provoquera leur curiosité.

Ensuite, le choix du nom a son importance. 2 possibilités s’offrent au namer :

– accoler le nom de la marque au nom existant (Route du Rhum – Banque postale par exemple) au risque qu’il soit long et fastidieux à retenir. Moins naturel et apparaissant comme davantage commercial, les individus l’adopteront avec plus de difficultés ;

– privilégier le nom de la marque et y ajouter une dénomination générique du lieu (MMArena pour le stade du Mans). La nouvelle appellation sera plus simple à retenir mais ce choix risque néanmoins une désapprobation plus forte du public du fait de l’abandon du nom d’origine.

III. Intérêts et limites de la stratégie de naming

Intérêts de la stratégie de naming

Comme vu précédemment, le naming permet un transfert d’image du lieu ou de l’évènement concerné vers la marque. En effet, le naming est vecteur des valeurs de la marque. La stratégie de naming conduit le public à affecter à la marque les caractéristiques du lieu ou de l’évènement ainsi que les émotions ressenties. Ce dernier va directement associer la dimension culturelle, artistique, sportive, patrimoniale, … à la marque, se forgeant ainsi une représentation de cette marque. Pour certaines entreprises, il s’agit également de gagner en image citoyenne lorsque le naming les engage à investir dans un équipement permettant d’accroître le dynamisme local.

Un des intérêts majeurs du naming c’est également de permettre à une marque de s’ancrer dans le réel. Cela concerne notamment les marques digitales et les grandes enseignes numériques qui ne disposent pas de magasins physiques. En effet, alors que le monde numérique et digital s’accroît de plus en plus, les consommateurs éprouvent toujours plus le besoin de se rencontrer et de vivre une expérience. Le naming est alors une stratégie qui peut répondre à ce besoin avec l’implantation des marques dans des lieux physiques mais surtout dans des lieux patrimoniaux qui sont porteurs de sens et vecteurs de valeurs.

Limites de la stratégie de naming

Le naming est souvent objet de la critique. La raison est que le nom d’un équipement ou d’un évènement a un fort pouvoir symbolique. Ainsi accoler le nom du namer au nom initial d’un espace ou d’un évènement touche à l’identité et à l’authenticité de cet espace ou de ce projet. Ainsi, il n’est pas rare que les publics s’opposent au naming qu’ils perçoivent comme une sorte d’usurpation d’identité et d’appropriation d’un bien public. Qui plus est, cette ursurpation est imposée et donc subie. Les rétracteurs du naming y voient également un outil purement économique servant « à faire de l’argent » sur un bien public qui devient alors une « boîte à fric ». Ils craignent aussi que le naming touchent progressivement les biens publics, s’étendant des équipements sportifs aux équipements culturels, aux institutions muséales, aux sites patrimoniaux voire aux aménagements urbains (places, rues, stations de métro, écoles, …).

Par ailleurs, un changement de nom est toujours négatif pour l’identité d’un lieu : alors que certaines personnes vont employer le nouveau nom, d’autres continueront d’utiliser l’ancien. Bien pire, le nouveau nom risque de devenir générique. Ce même s’il n’est pas censé être durable.

C’est pourquoi la stratégie de naming peut parfois passer à côté de son objectif initial : celui d’être une méthode de financement grâce à la valorisation positive d’une marque. En effet, si l’attribution du nom d’une marque à un évènement ou à un espace est jugée illégitime et non appropriée voire irrespectueuse, c’est la tendance inverse qui s’enclenche : l’image du lieu est touchée et le nom peut même être abandonné au profit de celui d’origine. Les deux parties sont alors touchées : l’entité parrainée ne perçoit plus les financements et perd en crédibilité tandis que la visibilité et la notoriété du namer sont entachées.

Exemples

C’est ce qui s’est passé avec l’évènement BNP Paribas Masters. Les journalistes français montrent une certaine hostilité vis-à-vis de cette appellation. Ils préfèrent de loin citer cet évènement sous le nom de tournoi du Paris-Bercy. Autre exemple : l’aile Sackler du Louvre. Le Musée du Louvre avait rebaptisé « Aile Sackler » l’espace d’exposition des antiquités orientales en 1996. Il avait fait ce choix pour remercier la famille Sackler de ses dons financiers. Ce parrainage a commencé à faire polémique en 2019. Cette année là, l’Association PAIN (Prescription Addiction Intervention Now) demanda le retrait du nom Sackler. En effet, ces riches mécènes américains avaient fait fortune grâce à la vente massive d’un médicament antidouleur. Ce dernier étant très addicitf, il avait provoqué une crise d’overdose aux Etats-Unis. Ainsi, l’aile Sackler fut bel et bien débaptisée. Le nom fut retiré de tous les cartels et affichages à destination du public.

Conclusion

La stratégie de naming est donc une une méthode de financement. C’est aussi une technique de sponsoring très avancée. Par ailleurs, elle place le namer en tête des partenaires titres en lui conférant une mise en visibilité majeure. Les différentes institutions ou équipements sportifs et culturels apprivoisent de plus en plus le naming. Celui-ci étant une source de financements réguliers et durables. Cependant, en France (contrairement aux Etats-Unis), il s’attache surtout à des équipements sportifs. Les équipements culturels, muséaux et sportifs pourraient pourtant l’employer. Néanmoins, une des grandes limites du naming est qu’il touche à des question éthiques liées à la symbolique d’un lieu. Dépossédé de son nom d’origine, un site perd de son authenticité et de son identité.

Pour aller plus loin

Adopter le naming pour son site historique

Inscrire les marques de prêt-à-porter dans le patrimoine

Le luxe et le patrimoine historique sont indissociables

Cet article aborde la question et les enjeux liés à la restauration et la réhabilitation du patrimoine religieux en France.

Introduction

Cet article permet d’aborder la question de la restauration et de la réhabilitation du patrimoine religieux en France et les questions qui l’entourent. Il sert aussi d’introduction à la micro-étude produite précisément autour de la question de la réhabilitation du patrimoine religieux désacralisé.

Ce qu’il faut retenir : 

– Réhabiliter son patrimoine religieux est un projet qui doit être mené au cœur d’une politique de développement territorial ;

– Restaurer son patrimoine religieux nécessite quasi-systématiquement de créer un tour de table de financement à la fois public et privé ;

– Il existe une solution alternative à l’action de financement direct de son patrimoine avec la possibilité de recourir au bail emphytéotique administratif (BEA).

Réhabiliter le patrimoine religieux, une question de développement territorial et d’enjeux actuels

Le développement territorial est un sujet à la fois vaste et complexe à appréhender. Il existe une multitude de manières et de façons de faire pour y contribuer. 

Pour y parvenir, la tentation primordiale qui vient à l’esprit est de créer de nouveaux espaces, de nouvelles zones d’activités ex-nihilo afin de répondre le plus précisément possible à ce besoin. Cependant, vient alors rapidement le problème du coût pour acheminer cette méthode. Aujourd’hui, on ne parle d’ailleurs plus uniquement de coût financier mais aussi de coût -ou plutôt d’impact- écologique. Les pouvoirs publics font face à des défis soumis à des enjeux de plus en plus variés et plus grands encore qu’il y a quelques décennies.

Alors, l’autre option à envisager est celle de s’appuyer sur les ressources que possèdent le territoire. Ainsi, les infrastructures que l’Histoire a laissé en héritage sont une ressource essentielle sur lesquelles les pouvoirs publics peuvent s’appuyer. Optimiser l’espace laissé disponible par les bâtiments historiques est l’autre moyen commun à tous les territoires qui peut être intégré à une politique de développement économique, social, culturel et/ou écologique. On parle alors de nouveaux usages ou de réhabilitation. 

La place importante du patrimoine religieux dans le paysage urbain et rural

Or, quel type de bâtiment répondant à ces caractéristiques retrouve-t-on dans chacun ou presque des territoires qui composent notre paysage ? Il s’agit bien sûr du patrimoine religieux, composé très majoritairement d’églises mais aussi d’abbayes, de chapelles ou encore de couvents. Avec le recul de plus en plus important de la pratique religieuse, les édifices sont de plus en plus délaissés. De plus, cela rejoint une autre problématique intimement liée au développement du territoire. La bonne conservation du patrimoine est un autre défi majeur pour beaucoup de communes aujourd’hui. La question du financement de cette conservation est également au cœur des préoccupations.

Ces enjeux sont en France soumis à des problématiques d’actions. Suite à la politique de décentralisation des services de l’Etat mise en œuvre depuis les années 1960 et poursuivie jusque ces dernières années, de nombreux acteurs ont reçu des pouvoirs d’intervention concernant la conservation et la restauration du patrimoine. Cela n’échappe pas au patrimoine religieux qui s’est retrouvé sous le giron des collectivités publiques dès 1907 et la loi concernant l’exercice public des cultes. 

Restaurer le patrimoine religieux nécessite souvent des montages financiers complexes

Cela est d’autant plus vrai lorsque l’on cherche à obtenir des financements pour entretenir son patrimoine religieux. Lorsque l’édifice est protégé aux Monuments Historiques, la Direction des Affaires Culturelles (DRAC) peut être sollicitée pour aider au financement. Le ministère de la Culture peut lui-même être directement intégré à un projet via les fonds dédiés à la restauration du patrimoine des petites communes qu’il met à disposition. D’autres acteurs comme le département, la région, la mairie ou encore les différentes intercommunalités comme les métropoles ou les communautés de communes ont également des réserves pour le financement du patrimoine. 

En bref, financer la sauvegarde de son patrimoine religieux, qui est menacé par le temps et parfois de démolition, réclame de réussir un sacré jeu d’équilibriste pour réunir un tour de table de financements. Ce tour de table n’est d’ailleurs jamais entièrement complété par les seules dotations publiques. 

Ainsi, les communes qui cherchent à restaurer leur patrimoine religieux doivent presque systématiquement compléter ces ressources par des financements privés. Il peut s’agir de sources venues d’entreprises ou de particuliers, de mécènes ou d’investisseurs également usagers des lieux.

En effet, l’Observatoire du Patrimoine Religieux estime à quelques milliers d’euros par an les dépenses d’entretien d’un édifice cultuel. Les travaux de structure importants quant à eux dépasseraient régulièrement le million d’euros. L’OPR souligne également qu’un « entretien régulier demeure bien moins coûteux sur le long terme que des travaux urgents et massifs qui auraient été trop longtemps négligés ».

Il est alors aisément imaginable que ces coûts pèsent énormément dans le budget des diverses collectivités. Surtout si elles n’en retirent aucune ressource financière permettant de contrebalancer ces coûts.

Valoriser autrement son patrimoine religieux et l’intégrer dans sa politique de développement du territoire

Donc si la « simple » restauration est la solution la plus préférable, les élus réfléchissent de plus en plus à valoriser le patrimoine religieux via sa réhabilitation. Celle-ci peut prendre des formes aussi diverses qu’insolites. Régulièrement l’objet d’appels à projets, les églises, couvents et autres abbayes désaffectés attirent les intérêts d’investisseurs. Ceux-ci sont en quête de lieux à la fois disponibles, souvent déjà ancrés au sein et au centre d’un territoire, et louables sous des conditions juridiques intéressantes. 

En effet, il existe un outil juridique qui permet aux collectivités de valoriser financièrement l’attractivité de son patrimoine. Il s’agit du BEA ou bail emphytéotique administratif . Celui-ci s’adresse aux collectivités publiques (et aux établissements de santé) . Il permet à ces dernières de concéder en location à très long terme l’utilisation d’un bâtiment. La durée du bail peut aller de 18 ans à 99 ans. Ainsi, en contrepartie d’un loyer très faible, l’emphytéote (autre nom donné au locataire) investit l’endroit. Il prend entièrement en charge les coûts de restauration et d’entretien nécessaires. À la fin du bail, la collectivité récupère le bâtiment dans son entièreté. Elle peut choisir de reconduire ou non le bail.

Pour les mairies et les pouvoirs publics, il s’agit d’un moyen efficace de lancer ou relancer les dynamiques de son territoire. Les lieux patrimoniaux religieux peuvent se prêter à des activités foisonnantes qui permettent d’accroître la dynamique économique et culturelle du territoire. Le patrimoine religieux peut également voir ses lieux utilisés en dernier recours pour améliorer la politique sociale de la ville. Finalement, réhabiliter sa chapelle ou son église est un choix intimement lié à la politique de développement d’un territoire dans son ensemble.

Conclusion

La restauration et la réhabilitation du patrimoine religieux répondent à des enjeux multiples et sont des questions qui peuvent pleinement s’intégrer à des politiques de développement territorial. Ce patrimoine participe à faire rayonner un territoire. Trouver des moyens pour toujours davantage le mettre en valeur est crucial pour réussir à le conserver.

La micro-étude qui a été produite permet d’aborder cette question des nouveaux usages du patrimoine religieux désaffecté très concrètement.  Si vous souhaitez en savoir plus à ce sujet, téléchargez notre micro-étude ci dessous :

Si elle n’a pas pour but d’être exhaustive, elle permet de dégager les principaux enjeux liés à la réhabilitation du patrimoine religieux désacralisé. Elle met également en lumière des projets réels qui ont vu le jour ces dernières années. Des projets aboutis ou non, des réussites ou non, la micro-étude tend à faire un tour de la question. Son but est également d’analyser les évènements survenus lors de leur production pour en établir des synthèses. 

Pour aller plus loin : 

Développer des activités au cœur des abbayes

Club de mécènes de Fontevraud

Ah la gastronomie française ! Saviez-vous que le repas gastronomique des français était classé au patrimoine mondial immatériel de l’Unesco ?  Pour rendre hommage à la gastronomie française, voilà un top 10 des Team building sur le patrimoine gastronomique !

Organiser un Team Building autour du patrimoine gastronomique est plutôt un grand classique, mais voici des activités originales pour honorer le patrimoine culinaire tout en passant un agréable moment avec vos équipes ! De bons souvenirs garantis ! 

En sucré ou en salé, à boire ou à manger, découvrez notre sélection d’activités pour un Team Building mémorable et ludique ! 

Création de vin 

Le concept : 

Les dégustations de vin sont un grand classique des Team Building. Mais pourquoi faire une simple dégustation de vin alors que c’est possible d’en créer un de A à Z ! Une activité qui révèlera le vigneron qui sommeille en chacun ! 

Afableco vous propose une activité Team Building création de vin pour des équipes de 6 à 200 personnes sur une après-midi.

Le Team Building « créer son vin » , est une activité mêlant l’œnologie et la cohésion d’équipe. La création passe par plusieurs étapes comme la sélection des cépages, le choix de la bouteille, le choix du bouchon et le design de votre étiquette. Des décisions qui feront travailler la communication et l’harmonie de vos collaborateurs pour créer un vin parfait : le vôtre ! 

Pour la fin de l’activité, les sommeliers qui sont présents pour vous guider, vous font déguster les différents vins à l’aveugle et ainsi déterminer le meilleur et, qui sait, les futurs vignerons de votre entreprise ! 

Les apports : cohésion d’équipe, communication 

Les secrets de la gastronomie française 

Le concept : 

Une activité mêlant patrimoine et découverte qui plonge les participants dans l’histoire de la gastronomie française. Féru d’histoire ou de nature gourmand, cette activité saura convaincre tout le monde !

Promenade des Sens vous propose un Team Building sur une après-midi autour des secrets de la gastronomie française soit dans leurs locaux dans le 8ème arrondissement ou sur votre lieu de réception. 

L’activité « les secrets de la gastronomie française » emmène vos collaborateurs à la découverte de l’histoire de notre incroyable cuisine. Au fil des anecdotes historiques et des dégustations, qui éveilleront tous vos sens, explorer l’histoire de France de façon inédite. Rythmé par un quizz, cette activité est un moment ludique qui saura charmer vos collaborateurs !

Les apports : détente, découverte, bonne ambiance

Dégustation d’huile d’olive 

Le concept :

L’huile d’olive, c’est comme un voyage express en Provence ! Mais il n’existe pas qu’une seule huile d’olive mais des centaines de variétés, rien qu’en France il y en a plus de 200 ! Une alternative originale à la dégustation de vin classique ! 

Dimension Sud propose un Team Building bar à huiles d’olive pour vous faire découvrir les richesses de l’olivier, arbre emblématique de la Méditerranée ! Une activité qui peut se réaliser de 10 à 100 personnes. 

Le Team Building « bar à huiles d’olive » initie vos collaborateurs à l’oléologie de façon ludique accompagnés d’un professionnel qui vous révèlera tous les secrets de cet or vert. Avec 6 dégustations d’huiles d’olive différentes, de Nice en passant par les Alpilles avec des notes de citron, d’épices et de truffe noire ; faites un tour de la côte méditerranéenne avec vos papilles ! 

Les apports : découverte, voyage, détente, bonne humeur

Initiation aux fleurs dans la gastronomie

Le concept : 

Les fleurs comestibles sont de plus en plus en vogue chez les grands chefs et plus en simple décoration mais comme un mets à part entières. Une découverte pleine de beauté et de finesse avec des saveurs inédites ! 

Dimension Sud propose un Team Building sur la découverte des fleurs dans la gastronomie autour de plusieurs fleurs iconiques ! Une activité qui peut se faire avec 10 à 1000 personnes. 

L’activité dégustation commentée des « fleurs dans la gastronomie », propose de réaliser plusieurs sirops de fleurs comme de mimosa ou encore de coquelicot, des confits de fleurs comme de jasmin ainsi que des fleurs cristallisées à croquer comme la rose. Faites découvrir à vos collaborateurs une autre manière d’apprécier les fleurs en se régalant avec ! Un moment de partage qui saura faciliter les relations entre vos équipes. 

Les apports : découverte, cohésion, communication 

Atelier Armagnac 

Le concept :

L’armagnac, une eau-de-vie produite en France, qui est son berceau, depuis le Moyen-Âge ! Un grand du terroir qui mérite d’être reconnue comme tous les autres. Laissez sa chance à cet alcool de légende et les connaisseurs en seront plus que ravis ! 

Le gout des bonnes choses propose un atelier Team Building découverte autour de l’Armagnac sur une après-midi. Une activité qui peut se faire de 15 à 200 participants.

Le Team Building « Atelier Armagnac », vous fera découvrir cet alcool ancestral en toute simplicité. En omettant aucune facette de ce breuvage tombé dans les oubliettes, qui a pourtant eu de grandes heures de gloire jusqu’au XIXème siècle, vous découvrirez comment le marier de la meilleure façon. Qu’il soit blanc ou ambré, l’Armagnac n’aura plus aucun secret pour vos collaborateurs ! 

Les apports : découverte, bonne humeur, détente

Atelier Bonbons et Caramels 

Le concept :

Qui n’a jamais voulu découvrir les secrets des confiseurs et leur impressionnant travail du sucre ! Une pause sucrée et gourmande qui replonge en enfance tout en douceur. 

Pepite vous propose un atelier bonbons et caramels 100% maison ! Ce Team Building qui se déroule sur une après-midi et en équipe ! Le Team Building « bonbons et caramels », vous propose de devenir expert en confiserie ! 

Au programme ; apprentissage des différentes techniques pour travailler le sucre, avec la maitrise des parfums et des couleurs, réalisations de trois recettes différentes et évidemment dégustation tout au long de l’activité ! Cela peut paraître plus simple qu’il n’y paraît, mais avec cette initiation, vos collaborateurs vont devoir faire appel à leur précision et leur concentration !  Vous pourrez à la fin de l’activité repartir avec vos créations et ainsi les partager.

Les apports : concentration, patience, gourmandise 

Promenade et dégustations saveurs oubliées 

Le concept :

Retour à l’essentiel et au naturel, loin du tumulte de la ville, avec une promenade pleine de saveurs, qui viennent non pas d’ailleurs mais tout simplement des bois et forêts français ! Le Temps des Savoir-Faire propose un Team Building sur les saveurs oubliées en Île de France et sur une après-midi. 

L’activité « Saveur oubliées », est proposée comme une évasion en pleine nature où vous allez pouvoir au fil de votre balade goûter à plusieurs produits récupérer directement sur votre route ! Des jeux et quizz seront également au programme pour rythmer la promenade et également vous apportez quelques anecdotes. Pour terminer profiter d’une dégustation de recettes gastronomiques préparées à partir des plantes observées ! 

Les apports : ludique, découverte, sensibilisation environnementale, convivialité 

Dégustation Fromages de France 

Le concept :

Le fromage est une des fiertés nationales. Comment parler de la gastronomie française sans parler de fromage ! Une dégustation gourmande avec des explications sur les secrets de fabrication qui va pour sûr enchanter la majorité !

Dimension Sud propose un Team Building autour des fromages de France sur une après-midi ou une soirée et avec jusqu’à 1000 participants ! 

L’activité « Dégustations commentées : Fromages de France », vous propose une dégustation de grands fromages iconiques comme le Brie de Meaux, le comté ou encore le fromage de chèvre frais, accompagné d’explications sur leurs histoires et leurs modes de fabrication. Un tour de France des fromages qui devrait faire passer un bon moment convivial à vos collaborateurs ! 

Les apports : bonne humeur, détente, convivialité, communication 

Brasser sa bière 

Le concept : 

Quel amateur de bières n’a pas voulu un jour brasser sa propre bière ? Une découverte des techniques de maître brasseur et des secrets de conceptions pour une activité à vivre sans modération ! 

La Beer Fabrique propose un atelier de brassage de bière avec jusqu’à 60 participants, pendant une demi-journée. 

Le Team Building « Maître Brasseur », vous propose de réaliser une recette de bière, parmi une large sélection, et d’en réaliser une cuvée de 15 litres, que vous pourrez personnaliser avec des étiquettes ornées aux couleurs de votre entreprise ! Dégustations, quiz et anecdotes sont aussi au programme de cette activité qui vous plongera dans l’univers de la bière artisanal. Un moment ludique et amusant !

Les apports : communication, bonne humeur, convivialité

Initiation à la boulangerie française

Le concept : 

Comment faire un article sur le patrimoine gastronomique sans parler de notre très chère boulangerie. Un passage journalier obligatoire pour la plupart, mais derrière les fourneaux c’est une autre histoire à découvrir ! « Oui oui baguette » ! 

Cours de créateurs propose une activité boulangerie française où vous préparez votre propre brunch en petit groupe !

Le Team Building « Boulangerie Française, Baguette et Brunch » vous propose de découvrir comment réaliser l’iconique baguette de pain, mais aussi une fougasse et même des croissants aux amandes ! Découvrez et apprenez les tours de main du boulanger et ses autres secrets pour des articles de boulangerie parfait et fait maison ! Évidemment l’activité se termine par une dégustation du brunch que vous aurez préparé, après l’effort le réconfort ! 

Les apports : convivialité, communication, bonne humeur

Conclusion 

Le patrimoine gastronomique français est très riche et le mettre en avant lors de Team Building est très bénéfique pour vos équipes. Les activités culinaires ont toujours du succès auprès des équipes et elles ont plein d’avantages comme la cohésion d’équipe et la communication qui s’installe plus facilement autour d’une ambiance conviviale ! 

Avec cette sélection Hephata vous assure d’avoir la bonne activité qui transformera votre team building en un évènement mémorable, et quoi de mieux que la cuisine pour se rapprocher ! 

Pour aller plus loin : 

Séduire par le patrimoine gastronomique

Les clés pour un Team Building réussi

45 idées d’animations et d’activités de séminaire incentive

Cet article met en avant les nouveaux enjeux post-covid du Ministère de la Culture. La Cour des Comptes a publié en décembre 2021 des travaux analysant le fonctionnement actuel du Ministère de la Culture. À travers ce rapport, la Cour des Comptes évoque des biais d’amélioration, notamment en lien avec les nouveaux enjeux post-covid.

Introduction

Aujourd’hui, le secteur de la Culture représente un poids économique de plus de 36 Mds d’€ avec 500 000 emplois en son sein, sans compter les retombées indirectes liées au tourisme.Ainsi, il existe plus de 45 000 monuments classés, 1 200 lieux publics d’exposition et 1 200 lieux de diffusion du Spectacle vivant.


Parmi les monuments classés les plus remarquables, il y a notamment le grandiose Palais-Royal où logent les quartiers du Ministère de la Culture au 3 rue de Valois, mais où sont aussi présents le Conseil d’Etat ou encore la Comédie Française.

Enfin, la logistique culturelle tourne notamment grâce à 9 400 agents présents au Ministère de la Culture ainsi que grâce à quelques 14 000 opérateurs.

Les constats de la Cour des Comptes

La crise sanitaire a endommagé le secteur culturel. Le rapport publié par la Cour des Comptes en décembre 2021 met en avant différents problèmes inhérents au Ministère de la culture, qu’il s’agisse de problèmes structurels ou opérationnels.

Les problèmes du Ministère : actions & missions


La Cour des Comptes remarque que si la stratégie d’action déconcentrée du Ministère a réussi en termes de développement culturel, c’est au détriment de sa propre action.
En effet, le Ministère structure ses interventions en institutionnalisant (établissements publics de coopération culturelle) ou en labelisant (centres dramatiques nationaux, centres chorégraphiques nationaux, scènes nationales, scènes de musiques actuelles, etc.). Il transfert également ses compétences à des opérateurs nationaux qui sont des établissements publics nationaux très autonomes. Et cette autonomie coûte sur le pouvoir d’action direct du Ministère.


En outre, tous ces mouvements jettent une certaine confusion vis-à-vis des priorités culturelles, d’autant plus que des politiques de guichet et de distribution de fonds publics accrue envers les grands opérateurs sont en vigueur.


Le patrimoine est alors un des grands perdants de cette manière de fonctionner. Les grands opérateurs sont favorisés au détriment du patrimoine communal/rural pourtant plus fragile car possédant moins de moyens. Les DRAC agissent avec des moyens fragilisés tandis que la Cour note l’absence d’homogénéité dans leurs politiques d’aides à l’entretien et la restauration.

Les problèmes structurels du Ministère


Au niveau structurel, la Cour remarque que le Ministère doit disposer avec de plus en plus de champs d’actions, lui conférant une très grande polyvalence. Conséquence, il se concentre sur ses missions les plus importantes : le poids financier des grands chantiers prive l’Etat des moyens pour conserver son patrimoine (ex : dégradation des cathédrales,…).
L’instabilité ministérielle importante (8 ministres en 14ans) a aussi des conséquences. Les directeurs généraux sont très portés sur leur rôle administratif et non celui de la mise en œuvre de projets (car potentiellement abandonnés à chaque changement…).


La Cour des Compte note qu’il y a beaucoup moins d’experts techniques de haut niveau que chez les opérateurs ou dans le secteur privé, faute d’une politique de recrutement peu attractive (mal payé + missions plus difficiles). Elle pointe également du doigt une très mauvaise gestion tutélaire des établissements publics :

– Lettres de missions quasi inexistantes ;

– Contrats d’objectifs et de performance peu claires dans leurs timings ;

– Objectifs stratégiques flous, etc.


Enfin, la Cour des Compte critique la politique actuelle de guichet dans la distribution des subventions. Ce fonctionnement accroît considérablement les charges financières qui pèsent ensuite durablement sur son budget.

Les recommandations de la Cour des Comptes

Redéfinir des objectifs stratégiques globaux


Une fois ces constats effectués, la Cour des Comptes entreprend de proposer des conseils pour améliorer l’état du fonctionnement administratif et stratégique  au sein du Ministère.
Elle note ainsi que plusieurs axes sur lesquels le Ministère devrait définir sa stratégie globale  :

– La création de relation avec les ministères de l’Enseignement Supérieur et de l’Education Nationale ;

– La promotion de la culture Français et Européenne sur la scène internationale (soft power) ;

– Ainsi que la veille active des mutations technologiques au sein du secteur culturel.


Achever la politique de déconcentration


La Cour préconise de mettre un terme à la politique de déconcentration du Ministère au profit des opérateurs et des collectivités territoriales.  Ne pas le faire porte défaut au fonctionnement des Musées Nationaux qui relèvent directement du Ministère. En effet, cela leur enlève l’autonomie nécessaire pour se développer.

Autre mesure de déconcentration à achever, la question des agents de musées nationaux rémunérés et administrés directement par le ministère (agents de Titre II). La Cour indique qu’il faudrait transférer la gestion de ce personnel directement aux musées. Les établissement pourront ensuite définir une politique de ressources humaines cohérente. 


Enfin, la Cour des Comptes revient sur des mesures de déconcentration déjà entreprises par le passé mais n’ayant pas abouti. Par exemple, accorder la gestion des sites du CMN (Centre des Monuments Nationaux) et des musées nationaux aux collectivités territoriales. Cela aurait l’intérêt de permettre une gestion plus dynamique des sites mais ces mesures sont impopulaires auprès des intéressées.


Toutes ces préconisations autour de la politique de déconcentration permettraient à l’Etat de rendre plus nette la ligne de partage des échelons national et territorial. Cela aurait également pour conséquence de fluidifier la lecture et l’analyse des politiques mises en place.

Réformer l’organisation du Ministère


En dernier lieu, la Cour des Comptes propose de réformer l’organisation le fonctionnement central du Ministère. En effet, la Cour estime qu’elle nuit aujourd’hui au potentiel d’expertise technique de très haut niveau de ses agents.

Cela passe d’abord par un réexamen des processus d’instruction, de décision et de gestion pour gagner en efficacité et en fluidité. Par exemple, en donnant un mode global de gestion pluriannuelle par les objectifs et les résultats. La Cour insiste sur la nécessité d’une meilleure coordination entre les directions générales et le secrétariat général afin d’optimiser les ressources humaines à disposition. 


Au niveau économique, la Cour préconise de réviser le modèle des opérateurs, actuellement sous tutelle du Ministère et mis à mal par la crise sanitaire. Les ressources propres se sont effondrées et il semble impossible de revenir aux niveaux antérieurs à la crise. Cela pourrait passer par une mutualisation des fonctions afin de réduire les coûts de fonctionnement et fixer un cadre général de contrôle de gestion. 


Enfin, la Cour des Comptes propose que l’Etat adopte une politique de ressources humaines spécifique à la catégorie « cadres supérieurs ». Cela permettrait de clarifier leurs rôles et renforcer l’attractivité des postes.

Conclusion :

Finalement, la Cour des Comptes démontre que le rôle du Ministère de la Culture est aujourd’hui légèrement opaque. Il nécessite de vraies réformes en profondeur. La période post crise sanitaire a permis de mettre un peu plus en lumière ses défauts. Il s’agit également du moment opportun à saisir pour mettre ces réformes en route.

Pour aller plus loin : 

Les acteurs du patrimoine : le financement

Les acteurs du patrimoine : la gestion   

Panorama des acteurs européens du patrimoine

Dans cet article nous allons vous proposer un top 10 des activités de Team Building à faire au grand air pour faire s’évader vos colorateurs. À la mer, à la campagne ou à la montagne il y en aura pour tous les goûts ! 

Le Team Building est devenu un événement incontournable pour la plupart des entreprises et institutions. Avec la crise sanitaire, sortir du bureau et du quotidien est plus qu’appréciable et rien de tel qu’un grand bol d’air frais pour se vider l’esprit.

Les Team Building au vert sont non seulement appréciables pour le moral et la convivialité, mais également pour la découverte du patrimoine naturel qui possède un intérêt de plus en plus important. En effet on voit une montée en puissance de l’écotourisme et des activités et loisirs responsables.

Faire un Team Building à la montagne ! 

La montagne est l’endroit idéal pour les grands sportifs. Que ce soit en été ou en hiver, sur la montagne ou sous la montagne, les sensations fortes sont au rendez-vous et vous profitez d’un cadre grandiose. N’oublions pas la chaleur et la convivialité qu’offre également la montagne, déconnexion garantit ! 

La Via Ferrata

Pour les amateurs de sensations fortes qui souhaitent découvrir la montagne autrement, la Via Ferrata est l’activité parfaite. À quelques dizaines de mètres d’altitude, sur des parois rocheuses, la Via Ferrata permet de découvrirez la montagne comme vous ne l’avez jamais vu ! 

Funbooker propose cette activité Team Building dans l’Hérault, où ce sport se pratique sur différents massifs comme le Thaurac

La Via Ferrata est une activité entre la randonnée et l’escalade. En effet elle consiste à évoluer sur un itinéraire qui peut passer aussi bien par des chemins tracés sur des parois rocheuses, que par des Tyroliennes, descentes en rappel ou encore par de l’escalade pure ! 

Accompagné d’un moniteur, vous évoluez en petite équipe. L’entraide et le dépassement de soi sont primordiales pour que le groupe puisse avancer dans de bonnes conditions dans un cadre montagneux peu commun qui peut se révéler plus difficile qu’on ne le pense. 

Les apports : entraide, courage, initiative et dynamisme !


Balade en chien de traîneau 

Atypique et dans la neige, la balade en chien de traîneau est une activité qui saura convaincre tout le monde. Vivez une aventure pleine de charme avec cette balade qui restera dans les souvenirs de vos collaborateurs. 

Akila-events propose cette activité Team Building dans la vallée de la Tarentaise sur le magnifique domaine des 3 Vallées. 

La balade en chien de traîneau est une aventure unique qui vous rapproche tant de la nature que de ses incroyables animaux. Un moment suspendu dans un décor blanc hypnotisant vous attend avec cette activité qui était à l’époque un moyen de locomotion très répandue. Accompagné de professionnels, si vous l’osez, vous pouvez même conduire l’attelage pour encore plus de sensations ! Cette activité hivernale atypique et insolite dans une nature préservée saura faire vivre une balade grandiose à vos collaborateurs. 

Les apports : détente, harmonie et bonne humeur !

La Spéléologie 

Envie de mêler goût de l’aventure, du défi et découverte d’endroits inédits ? Alors une activité de spéléologie est l’idéal ! Cette pratique peu commune qui séduit de plus en plus, permet de voir un paysage unique.

Funbooker emmène ses clients à la découverte de lacs souterrains et lieux obscurs et mystérieux des Gorges de l’Hérault ! 

La spéléologie fait appel au dépassement de soi et à l’entraide pour réussir à se frayer un passage au milieu de cavités étroites, de larges galeries ou passages des plus improbables. Apprenez l’art du déplacement avec un moniteur diplômé d’État pendant 2h ou plus et faufilez-vous afin de découvrir la sensation d’être sous terre. Montés d’échelles spéléo, descentes sur cordes fixes et autres efforts seront demandés à vos collaborateurs afin de resserrer leurs liens tout en les sortant de leurs zones de confort. 

Les apports : dépassement de soi, courage et curiosité ! 

Les activités de Team Building sur l’eau ! 

Besoin d’apaisement et de calme loin du tumulte de la vie urbaine ? Laissez-vous transporter au fil de l’eau ! Que ce soit à la mer, près d’un lac, d’un fleuve ou d’une rivière, les possibilités d’activités sont innombrables !

Aviron 

L’aviron est un des sports les plus complets qui existe et surtout c’est le sport par excellence pour travailler l’esprit d’équipe. Sans cohésion, impossible d’avancer. Un moment remplit d’émotions attendent vos collaborateurs avec cette activité physique !  

Wechamp propose cette activité Team Building, de façon peu commune. En effet leur spécialité est de faire encadrer leurs activités par des athlètes de haut niveau ! 

Avec l’aviron mettez vos collaborateurs à l’épreuve. Cette activité demande, force, dépassement de soi mais surtout une cohésion d’équipe parfaite ! En effet la cohésion est le moteur même de l’aviron, une cohésion qui est indispensable également dans votre entreprise, c’est donc un excellent exercice pour tester les participants. Rien n’est à laisser de côté aussi bien les qualités de chacun que la coordination de chaque mouvement. 

Les apports : dépassement de soi, confiance, entraide et esprit d’équipe !

Balade en voilier historique 

Fuyez le stress et la ville avec une balade au large sur un voilier historique. Apprenez à manier ce magnifique bateau et profitez d’un cadre idyllique pour apprendre à être un véritable matelot. Bon moment garanti avec vos équipes ! 

Voile d’Exception propose un Team Building à bord d’un bateau historique de notre patrimoine maritime, sur les côtes bretonnes et méditerranéennes. 

Vivez une aventure en mer unique ; apprenez l’histoire du bateau et revivez les conditions de navigation d’époque ! Durant une demi-journée minimum et accompagné d’encadrants professionnels, manœuvrez et imprégnez-vous de la culture marine d’antan. Une expérience unique qui travaille sur la cohésion d’équipe et le dialogue. Une balade inoubliable riche en découverte et en beauté !

Les apports : culturel, originalité, travail d’équipe et lâcher prise !

Stand-up Paddle 

Le stand-up paddle est une activité physique et accessible à tous mélangeant agilité, adresse et détente.  Embarquez vos collaborateurs pour un moment d’évasion mais aussi de concentration, ne perdez pas l’équilibre ! 

Akila-events propose une activité stand-up paddle toute l’année pendant 1h minimum, sur eau salée ou douce !

Cette activité majoritairement pratiquée en groupe séduit de plus en plus d’adeptes autour du monde. Originaire d’Hawaï, cette pratique est à mi-chemin entre la pirogue et le surf moderne. Le paddle, étant une grande planche assez large, offre une stabilité qui permet de glisser sur l’eau et gouter à cette sensation unique tout en maîtrisant sa vitesse. Une balade agréable et un peu sportive malgré tout attend vos collaborateurs dans cette activité ultra écologique ! 

Les apports : bonne humeur, maîtrise de soi et détente !

Les Team Building en forêt !  

Les arbres, le grand air, le chant des oiseaux, les animaux ; la forêt possède ce « je-ne-sais-quoi » qui permet de s’évader facilement du stress quotidien. Retombez en enfance grâce à la beauté si simple, et pourtant époustouflant, qu’offre la nature !


Paintball

Vos collaborateurs s’affrontent dans cette activité paintball, amusante et ludique. Découvrez la combativité et l’esprit tactique de vos équipes avec cette activité où la bonne humeur est assurée !

Conventions et Séminaires vous propose ce Team building, sur une demi-journée ou une journée entière et avec jusqu’à 200 participants !

Cette activité sportive est parfaite pour un moment dynamique autour d’un objectif commun. Au programme, trois épreuves « action », « stratégie » et « protection ». Ces différents modes de jeu vont permettre à vos équipes de non seulement travailler leur esprit d’équipe mais surtout leur communication pour mettre en déroute l’équipe adverse ! 

 Les apports : cohésion, communication, combativité, et dynamisme !

Accrobranche

Prenez de la hauteur et découvrez la forêt autrement avec cette activité accrobranche !  Perché dans les arbres, c’est l’occasion de dépasser ses peurs tout en s’amusant sur différents parcours évolutifs. 

Funbooker propose cette activité Team Building dans plusieurs endroits possibles notamment à Rueil Malmaison dans le 92, pendant 3h et avec jusqu’à 100 participants.

Évadez-vous au vert avec cette activité qui va vous faire retomber en enfance. Grimpez, escaladez, sautez, accrochez-vous à des lianes bref libérez le Tarzan en vous ! 

Avec 7 parcours différents des hauteurs allant jusqu’à 15 mètres, mettez le vertige de vos collaborateurs à l’épreuve et dynamisez vos équipes dans la cohésion et la convivialité !

Les apports : dynamisme, dépassement de soi et bonne humeur !

Course d’orientation

Mettez en concurrence vos collaborateurs sur cette activité course d’orientation,  qui mettra leur sens de l’orientation à rude épreuve. Mais attention, la forêt peut vite se ressembler et on peut s’y perdre, à vous de trouver le chemin !

2isd propose cette activité Team Building partout en France car facilement réalisable, il suffit de grands espaces boisés !  De 2h à 3h de jeu avec jusqu’à 150 participants et des moyens de déplacements variés. 

Véritable révélateur de personnalité, la course d’orientation est une bonne façon de tester la cohésion et la communication au sein de vos équipes. Cette activité sportive, qui reste accessible à tous, permettra aux participants de travailler ensemble sur un objectif commun : franchir le plus rapidement possible tous les points de passage imposés. Le moment idéal pour montrer ses talents de leadership et ses aptitudes à prendre des décisions. 

Les apports : entraide, esprit d’équipe, communication et dynamisme ! 

Dans les airs pour un Team Building au grand air !

Qui ne rêve pas parfois de s’envoler loin de la vie quotidienne juste le temps d’un instant. C’est ce que nous offrent les activités dans les airs, un moment suspendu en dehors de la routine ! 

Balade en Montgolfière 

Offrez à vos équipes une balade en Montgolfière, qui leur en mettra plein les yeux ! Découvrez des paysages d’une façon insolite avec cette aventure dans le ciel ! 

Adrenactive propose une balade en Montgolfière au-dessus de la Seine-et-Marne et du somptueux Château de Fontainebleau ! Pendant 3h, laissez-vous charmer par de nouveaux horizons.

Au départ du Château de Fontainebleau, assistez au gonflage puis décollez pour une balade qui transformera votre vision du château et survolez toute sa forêt. Accompagnez d’un pilote expérimenté, il vous expliquera comment manœuvrer cet engin mythique. Devenez Jules Verne le temps d’un instant et appréciez le patrimoine culturel et naturel français ! 

Les apports :  convivialité, culturel, émerveillement et détente !

Conclusion 

Voilà la sélection d’Hephata, pour des activités Team Building au grand air inoubliables !  Alors que vous ayez des envies d’activités sportives, hors du commun, conviviales ou tout simplement amusantes, il y aura toujours un Team Building qui saura combler vos attentes.

Et surtout n’oubliez pas, un grand bol d’air frais permet de remotiver les troupes ! 

Pour aller plus loin : 

45 idées d’animations et d’activités de séminaire incentive

TOP 5 des journées au vert pour un séminaire

De plus en plus d’entreprises organisent des Team Building pour leurs collaborateurs. Cet article présente les clés logistiques primordiales pour un Team Building réussi, mémorable et répondant aux besoins des collaborateurs !

Qu’est-ce-qu’un Team Building?

Le temps des pique-niques et des fêtes d’entreprise ringardes pour fédérer les collaborateurs est révolu. Désormais la plupart des entreprises font appel à des professionnels de l’événementiel pour organiser de A à Z leurs évènements : séminaires, team-building, journées d’études ou soirées d’entreprises.

Le terme « Team Building », qui signifie « consolidation d’équipe », a pour objectif de renforcer les liens entre les employés d’une même entreprise ou institution. En effet, les liens qui résultent d’un excellent Team Building permettent aux collaborateurs d’accomplir le travail et les objectifs de l’entreprise plus efficacement qu’un groupe d’employés qui ne se connaissent pas et qui n’interagissent pas ensemble. 

Les enjeux d’un Team Building

Que l’animation de Team Building soit destinée à un pôle de l’entreprise en particulier, aux salariés tous secteurs confondus ou aux collaborateurs directs, l’idée reste la même : fédérer un maximum de participants autour d’une ou plusieurs activités à caractère ludique et/ou amusante. Ces activités ont pour but :

– D’apprendre à connaître les collaborateurs ;

– Renforcer l’esprit d’équipe ;

– Trouver des idées inspirantes ;

– Améliorer la communication ;

– Diminuer le stress ;

– Fidéliser les employés.

Le Team Building utilise des activités car une simple fête où l’on réunit un maximum de personnes n’est pas suffisante pour créer une vraie cohésion d’équipe. C’est ainsi que les activités qui sont choisies pour un Team Building sont très soigneusement sélectionnées, puisqu’elles seront mises en place en fonction des valeurs que l’entreprise souhaite transmettre à ses collaborateurs comme. Ces valeurs peuvent être variées telles que l’harmonie, l’ouverture d’esprit, le courage, l’initiative ou la force de caractère.  

Les clés pour un Team Building réussi !

Voici 5 conseils pour un Team Building mémorable :

Définir des objectifs

Quand l’équipe manque de confiance en elle et d’esprit d’équipe, ou alors lorsque les collaborateurs ne se connaissent pas, le Team Building est la solution. 

Dans un premier temps, il faut s’interroger :

– Qu’est-ce que l’on doit créer, susciter ou apporter ?

– Quel message doit transmettre cet évènement ?

– En quoi cela est pertinent avec la situation actuelle de l’entreprise ?

En se basant sur ces questions, il est plus aisé de trouver quel type d’évènement correspond à l’entreprise. 

Une bonne logistique 

Pour un Team Building réussi rien ne doit être laissé au hasard. 

L’une des premières choses à faire est de définir le budget. Celui-ci doit être établi en amont et entièrement détaillé. Certains Team Building peuvent durer plusieurs jours et ainsi il faut prévoir la restauration et le logement où passer la ou les nuits. Il faut également penser aux prestataires, aux transports et/ ou stationnement, les assurances etc. Rien ne doit être laissé de côté, tout compte !

Ensuite, il faut établir la liste d’invités. En effet il faut que prévoir s’il s’agira d’un événement obligatoire ou simplement sur inscription, mais également combien de personnes le budget peut-il prendre en compte et est-ce que certains des employés sont en situation d’handicap. 

Il faut également choisir une date pour l’événement. Puisque que certaines activités peuvent être réalisées en extérieur, il faut donc penser à quel moment de l’année est le plus propice pour profiter au mieux du Team Building. 

Le choix du thème

Le choix du thème peut paraître anodin mais il va permettre par la suite de décider du lieu et des animations. C’est un choix très important. 

Il faut prendre en compte le nombre de participants. En effet, un évènement pour 300 personnes et un pour 20 personnes ne se déroulent pas de la même façon. Pour une vingtaine de personnes, un thème intimiste pour se connaître peut-être intéressant, tandis qu’avec 300 personnes la compétitivité en équipe est plus prédestinée.

De plus, le choix doit être en adéquation avec les objectifs. En effet il faut adapter le thème en fonction du message qui doit être transmis à l’équipe. Par exemple, si l’objectif est de détendre les collaborateurs, un thème sur le bien-être serait recommandé. 

Enfin, il faut prendre en compte les avis des collaborateurs : il se peut que le team building imaginé ne soit pas forcément au goût de tous. Par exemple, certains individus n’auront pas du tout envie de faire une activité sportive. L’avis des collaborateurs est primordial pour que l’expérience se passe bien !

Le choix du lieu

Le choix du lieu de réception de l’événement est essentiel car si le thème est déjà défini, le lieu doit aussi apporter sa contribution.  De ce fait, il faut choisir un lieu qui fait sens. Si le thème choisi est plutôt un thème fantastique ou historique, par exemple, le choix d’un château peut-être très intéressant car il contribue ainsi au thème.

Il faut également prendre en compte la météo, car en fonction de la saison durant laquelle l’évènement se déroule, le type de lieu peut varier.

Le déplacement doit être sagement réfléchis en amont. En effet,  si l’événement d’entreprise se déroule de son périmètre proche, il faut prendre en compte le temps de trajet. De ce fait, il faut réfléchir aux différents modes de transport possibles pour éviter aux collaborateurs toute difficulté d’accès. L’accessibilité est un élément primordial dans la sélection d’un lieu.

Les animations 

Enfin, il est essentiel de choisir les bonnes animations, car elles sont le cœur même du Team Building.

Avant toute chose, il faut définir les objectifs : rassembler, créer de la cohésion, se détendre, améliorer l’esprit de compétitivité. Pour chaque objectif, plusieurs animations peuvent correspondre !

Ensuite, il faut essayer de penser aux participants : comment réussir à satisfaire tout le monde. Comme ce n’est pas toujours faisable, il est important de varier les activités afin qu’il y en ait pour tous les goûts, aussi bien le sportif que le créatif !

Enfin, il est essentiel de prévoir une animation pour tout le monde, comme un jeu géant où tout le monde participe tel qu’un quiz ou un blind-test. Ces animations sont toujours très fédératrices et offrent de bons souvenirs aux participants.

Petit Bonus :  Choisir un professionnel pour réaliser votre évènement

Un professionnel de l’événementiel est une aide précieuse pour la création de votre événement. Certaines entreprises font le choix d’organiser leur Team Building seul, néanmoins si une entreprise n’a jamais réalisé d’évènement de ce type une aide est toujours la bienvenue 

Une expertise qui s’est construit sur des années. En effet faire appel à une entreprise qui a de l’expérience est rassurant. Ensuite, un professionnel du secteur pourra vous proposer différentes formules pour correspondre au mieux à vos attentes. Les professionnels prennent en compte tous les points clés cités précédemment, qui pourraient échapper à la vigilance de l’entreprise.

– Un suivi détaillé et organisé. Étant des professionnels, ils assurent la mise en place de l’évènement de A à Z pour satisfaire les besoins de l’entreprise.

– Une aide sur-mesure pour vos différentes problématiques : des employés en situation d’handicap, un petit budget, une petite équipe ou au contraire une immense équipe ; avec des professionnels, plus d’inquiétude !

Conclusion

La clé principale pour un Team Building de qualité est l’organisation. Chaque détail a son importance, il est essentiel de prendre en compte tous les points évoqués dans cet article afin de créer un évènement inoubliable.

 L’organisation d’un évènement d’entreprise n’est pas à prendre à la légère et peut se révéler être un vrai casse-tête, surtout si l’entreprise souhaite apporter de l’originalité pour vos collaborateurs. C’est pour cela qu’il est toujours rassurant d’avoir une aide d’un professionnel du secteur.

Alors n’hésitez pas à faire confiance à Hephata pour un Team Building réussi !

Pour aller plus loin :

Château ou hôtel de charme pour votre séminaire ?

TOP 15 des lieux en IDF pour un séminaire au vert

45 idées d’animations et d’activités de séminaire incentive

Cet article présente les plus grands chefs de l’histoire de la cuisine et leurs liens très étroits avec le patrimoine historique où ils ont exercé leur art. 

Introduction :

La France peut se targuer d’être l’héritière d’une histoire riche et plurielle en matière de culture. Que ce soit avec son patrimoine historique ou son patrimoine gastronomique, il s’agit d’un pays qui est parmi les plus prolifiques en la matière. Ainsi, ce sont inévitablement deux domaines culturels qui se rencontrent et cela donne naissance à des chefs cuisiniers prestigieux avec des parcours de vie fascinants. 

Ainsi, de nombreux chefs ont laissé leur empreinte dans des lieux considérés aujourd’hui comme des lieux d’exception. Voici le portrait de quelques-uns des plus grands chefs cuisiniers de l’histoire et des lieux où ils ont servi.

François Vatel

François Vatel ou Fritz Karl Watel de son vrai nom est né à Tournai le 17 janvier 1631 et mort à Chantilly le 24 avril 1671. C’était un pâtissier-traiteur et maître d’hôtel français, il fut au service de Nicolas Fouquet et à celui du prince Louis II de Bourbon-Condé. Plusieurs anecdotes folles entourent la notoriété de cet illustre cuisinier.

François Vatel © Domaine public  

Il organisa un jour une grandiose et somptueuse fête incluant un dîner de 80 tables, 30 buffets avec de la vaisselle en or massif pour les hôtes d’honneur et en argent pour le reste de la cour. Lors de cet évènement, Molière et Lully font jouer les Fâcheux, une comédie-ballet composée exprès pour l’occasion … Cet évènement est parvenu aux oreilles du roi Louis XIV, alors résident du château de Fontainebleau. Rongé par la jalousie il fit arrêter le surintendant Nicolas Fouquet !

Par la suite, il rentra au service du Grand Condé au château de Chantilly. Lors de desserts, il servit ce que nous connaissons aujourd’hui comme étant la « crème chantilly » : cette originalité lui vaut souvent l’attribution de l’invention de la recette, à tort.

Antoine Beauvilliers

Son nom vous est peut-être méconnu mais Antoine Beauvilliers (1754-1817) est un restaurateur français renommé pour avoir ouvert le premier véritable grand restaurant à Paris. Cet artisan du XVIIIe siècle s’est créé une grande réputation de cuisinier, ce qui lui permit d’ouvrir un des plus beaux restaurants de la capitale au Palais-Royal sous son propre nom, à la veille de la Révolution française. 

© Domaine public

Ce lieu de cuisine d’exception n’eût pas de mal à garder une économie florissante durant ces évènement historique car il était prisé par les acteurs réactionnaires. Beauvilliers ouvrit également plus tard un autre restaurant nommé La Grande Taverne de Londres, 26 rue de Richelieu. Comme au Palais Royal, il y obtint un grand succès jusqu’à son décès en 1817, avant que le restaurant ne ferme définitivement ses portes en 1825.

La Mère Poulard  

Voilà une des figures les plus emblématiques de la cuisine française, et qui plus est féminine ! La Mère Poulard ou Anne Boutiaut de son vrai nom est une cuisinière française née le 16 avril 1851 à Nevers et morte le 7 mai 1931 au Mont-Saint-Michel. Elle est renommée pour sa fameuse auberge au Mont-Saint-Michel, où elle prépare sa fameuse spécialité d’omelette. Presque aussi célèbre que le Mont-Saint-Michel lui-même !

© Domaine public


C’est en 1888 que Victor et Annette Poulard ont quitté leur ancien établissement pour acquérir l’« hôtel du Lion d’or ». Ils le font démolir pour édifier un imposant hôtel qui prit pour enseigne : « À l’omelette renommée de la mère Poulard. » 
Outre à sa célèbre omelette, la Mère Poulard doit sa renommée de cuisinière d’exception à l’attrait grandissant pour le Mont-Saint-Michel au cours du XIXe et XXe siècles. À tel point que cela attire régulièrement des célébrités, dont des grandes figures diplomatiques ! Ainsi, le roi des Belges Léopold II ou encore Georges Clémenceau, qui fut l’un de ses plus fidèles amis, figurent parmi ses anciens clients.

Auguste Escoffier

Les amateurs d’histoire de la cuisine doivent probablement connaître Auguste Escoffier et notamment son surnom de « roi des cuisiniers, cuisinier des rois ». Né à Villeneuve-Loubet le 28 octobre 1846 et mort à Monte-Carlo le 12 février 1935, c’était un chef cuisinier, restaurateur et auteur culinaire français.

© Domaine public

Il a codifié, modernisé et professionnalisé la cuisine raffinée des palaces hôteliers. Créant dans des établissements de prestige de nombreuses recettes, reprises ensuite par d’autres chefs, il a participé à faire grandir la renommée internationale de la cuisine française.

En 1928, alors au sommet de sa gloire, il fut le premier chef cuisinier à devenir officier de la Légion d’honneur ! Il avait alors œuvré à diriger des cuisines d’hôtels d’exception étrangers avec l’hôtel Savoy et le Carlton, tous deux grands lieux d’hôtellerie internationale situés à Londres.

V. Raymond Olivier

Raymond Oliver est un cuisinier français né le 27 mars 1909 à Langon en Gironde et mort le 5 novembre 1990 à Paris. La cuisine était une affaire de famille. En effet, son père était disciple d’Auguste Escoffier du Savoy à Londres. Il fut également chef étoilé à l’hôtel du Lion d’or à Langon.


En 1948, il acheta le restaurant Le Grand Véfour, dans le 1er arrondissement de Paris. Ce restaurant, donnant sur le jardin du Palais Royal, était très fréquenté par des figures populaires de l’époque tels que Malraux ou Jean Cocteau. Ce qui contribua ce lieu d’exception à devenir une véritable institution qui tint longtemps ses 3 étoiles au Guide Michelin. 


Raymond Oliver devint surtout connu pour sa création de la première émission de télévision consacrée à la cuisine, Art et magie de la cuisine diffusée en 1954, qu’il anima pendant 13 ans avec Catherine Langeais.

Paul Bocuse

Impossible de parler de gastronomie et de cuisine française sans évoquer l’un des plus célèbres et représentatifs chefs français. Paul Bocuse, chef cuisinier né le 11 février 1926 et mort le 20 janvier 2018, était une véritable vitrine humaine de la gastronomie française.

© Pixabay 

Vêtu d’une veste blanche brodée à son nom et ornée d’un col tricolore, référence à son titre de Meilleur Ouvrier de France qu’il a obtenu en 1961. Célèbre pour sa cuisine, il est également un représentant de la convivialité à la française. En effet, il se faisait un devoir d’accueillir personnellement chaque convive dans son restaurant de Collonges pendant des décennies. À la fois précurseur de la nouvelle cuisine et maître de la cuisine traditionnelle, il incarne une cuisine simple et authentique, fidèle au terroir et exécutée avec l’amour du geste. Son personnage chaleureux et authentique aurait d’ailleurs inspiré le chef du film d’animation Ratatouille (2007) !


C’est en 1958 qu’il obtint sa première étoile au Guide Michelin avec son père dans le restaurant familial « L’Auberge du Pont de Collonges », avant d’en acquérir deux autres par la suite.

Alain Ducasse

Et voici une autre figure emblématique et populaire dans la cuisine française, celle d’Alain Ducasse, né le 13 septembre 1956 à Orthez dans les Basses-Pyrénées.

© Creative Commons


Il est un chef d’exception, triplement étoilé au Guide Michelin avec trois établissements différents :

– Le Louis XV à l’hôtel de Paris Monte-Carlo (en 1990)

– Le Alain Ducasse au Plaza Athénée à Paris (en 1997)

– Ainsi que le Alain Ducasse at The Dorchester à Londres (en 2010). 

Son activité dans le monde de la cuisine ne s’arrête pas derrière les fourneaux. Il est président de Châteaux et Hôtels Collection depuis 1999. C’est également le dirigeant consultant du Groupe Alain Ducasse, une société d’hôtellerie-restauration. Cela lui vaut d’ailleurs une anecdote plutôt flatteuse. En effet, il a été classé 94e des 100 personnalités les plus influentes du monde selon le magazine Forbes en 2012.

Thierry Marx

Chef célèbre et moderne, Thierry Marx est né le 19 septembre 1959 à Paris dans le 20ème arrondissement. C’est un cuisinier français dont s’inspirant de la gastronomie moléculaire, cette cuisine fantasque qui est souvent spectaculaire à regarder.


Dans les années 1980, il fut à la tête des cuisines du luxueux hôtel quadruplement étoilé Le Cheval Blanc à Nîmes, situé face aux Arènes. Une expérience incroyable puisque cet hôtel était le symbole du faste de ces années-là , recevant le Tout-Paris de l’époque.


En 1988, il reçut sa première étoile au Guide Michelin pour le restaurant Roc en Val à Montlouis-sur-Loire. Chef au relais et château Cordeillan-Bages à Pauillac à partir de 1996, il y obtint également une première étoile au Michelin en 1996 puis une deuxième en 1999.

https://www.youtube.com/watch?v=bxTCx5o9lvg&ab_channel=Mill%C3%A9simaSA 


Conclusion : 

Il n’est pas possible de retracer le parcours des grands chefs cuisiniers français sans évoquer les endroits où ils ont forgé leurs destins. S’ils sont devenus aujourd’hui des légendes , c’est aussi en partie grâce aux lieux dans lesquels ils ont servi. 

Pour aller plus loin : 

Séduire par le patrimoine gastronomique

Découvrir le patrimoine par l’œnotourisme

Faire rayonner le patrimoine avec l’agritourisme

Voici une sélection de 10 sites historiques ayant accueilli un tournage de cinéma.

Introduction

Avez-vous déjà eu ce sentiment, devant un film au cinéma, d’être subjugué par le décor au point parfois d’en oublier l’intrigue qui s’y déroule ? Ou bien celui d’être totalement transporté dans une époque, comme une plongée dans l’Histoire qui détache le spectateur de la réalité ? 

L’esthétique visuelle est primordiale au cinéma. Ainsi, il est très important de repérer des endroits qui correspondent à l’œil du réalisateur ou à la réalité du contexte historique. C’est ainsi que l’on se retrouve dans cet état second, happé et transcendé par les œuvres cinématographiques.

Voici une sélection de ces sites historiques d’exception qui ont participé au tournage de longs-métrages. 

L’abbaye cistercienne de Fontenay

©Borvan53 – CC By SA

L’abbaye cistercienne de Fontenay, située dans le département de la Côte d’Or et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, est un monument à la fois un édifice riche en histoire. Il s’agit de la plus ancienne abbaye conservée ! C’est également un lieu privilégié par les cinéastes. En effet, plusieurs tournages de films populaires s’y sont déroulés tels que ceux de :

– Angélique, marquise des Anges (1946) ;

– Cyrano de Bergerac (1990), long-métrage multi-récompensé par le monde du cinéma national et international.

Le château de Courances

Le château de Courances est situé dans l’Essonne, non loin de Paris. Si le nom ne vous dit peut-être rien, il y a de fortes chances que vous l’ayez vu au moins une fois sur un écran.

© Patrick GIRAUD – CC By SA

En effet, ce modeste château du XVIIe siècle apparaît dans plusieurs films sortis au cinéma, comme dans Le Masque de Fer (1962) avec l’immense Jean Marais, ou encore dans le Molière (2007) avec Romain Duris et Fabrice Luchini. Il s’agit également du décor du film Le Sens de la fête (2017) avec Jean-Pierre Bacri et Jean-Paul Rouve.

Le château de Ferrières

Le château de Ferrières, situé en Seine-et-Marne est avant tout connu car il s’agit du fruit d’une commande de James de Rothschild par l’architecte Joseph Paxton, mais c’est aussi un cadre apprécié pour les réalisateurs.

© MOSSOT – CC By SA 

Aperçu dans le film Le Guignolo avec Jean-Paul Belmondo, il s’agit surtout du décor choisi par Jean-Marie Poiré pour l’hilarant Papy fait de la résistance (1983) dans la fameuse scène où Jacques Villeret chante le morceau Je n’ai pas changé

L’abbaye de Royaumont

© Pierre Poschadel – CC By SA 

La grandiose abbaye de Royaumont dans l’Oise, ancien monastère cistercien d’exception construit sous l’égide du roi Saint-Louis lui-même, est un lieu qui a également servi de décor pour les tournages de plusieurs films au cinéma. Parmi eux, deux sont à mettre particulièrement en avant :

– Le légendaire La Belle et la Bête de Jean Cocteau ;

– La comédie Hibernatus (1969) d’Edouard Molinaro avec le fantasque Louis de Funès.

Le château de Champs-sur-Marne

Le château de Champs-sur-Marne est un de ces exemples de château qui se sont reconvertis dans une deuxième vie de lieu de tournage audiovisuels et cinématographiques. Cette maison de plaisance à la française du XVIIIe siècle a en effet servi de décor remarquable pour près de 80 productions ! En effet, sa ressemblance avec le palais de l’Elysée explique sa popularité. Parmi les films qui ont vu quelques scènes tournées dans ce décor, il y a notamment Marie-Antoinette de Sofia Coppola (2006).

Le château du Plessis-Bourré

Le château du Plessis Bourré est un de ces magnifiques châteaux de la Loire. Situé près d’Angers, il est un lieu d’exception prisé des tournages car il n’a subi que très peu de modifications extérieures depuis son édification. Ainsi, on y retrouve de nombreux films de réalisateurs français qui ont posés leurs caméras dans ce décor, tel que :

– Le célèbre Peau d’Âne (1970) de Jacques Demy avec Catherine Deneuve et Jean Marais

– La Princesse de Montpensier (2010) de Bertrand Tavernier.

L’abbaye Sainte-Marie de Frontfroide

L’abbaye Sainte-Marie de Frontfroide est un site religieux d’exception situé à Narbonne. Elle possède une grande histoire puisqu’elle a été initialement édifiée en 1093 par des bénédictins. Cependant, elle n’a pas encore de riche histoire cinématographique mais nul doute qu’un avenir productif lui tend les bras ! C’est en effet un des lieux qui a servi pour le tournage du dernier film blockbuster du grand réalisateur d’Hollywood Ridley Scott : Le Dernier Duel (2021), avec Matt Damon et Ben Affleck, entre autres stars dans le casting !

Le château de Vaux-le-Vicomte

Le château de Vaux-le-Vicomte ne se présente plus. Situé près de Melun, chef d’œuvre du XVIIème siècle et du style classique, il s’agit de la version 1.0 du château de Versailles, dont il fut le modèle. Comme souvent avec les monuments historiques remarquables, de nombreux tournages s’y sont déroulés. Parmi les plus remarquables d’entre eux, il y a notamment :

–  La Folie des Grandeurs (1971) avec l’immense Louis de Funès ;

– Moonraker (1979), une aventure du célèbre James Bond ;

.- L’empereur de Paris (2018) avec Vincent Cassel dans le rôle de Vidocq. 

Le château d’Ermenonville

Le château d’Ermenonville situé dans l’Oise est de style classique. S’il ressemble à nombre des châteaux de cette période florissante de l’architecture, il tient une place privilégiée dans l’histoire du cinéma français. En effet, il s’agit du fameux château de Montmirail moderne présent dans le film à grand succès populaire Les Visiteurs (1993), avec le remarquable duo formé par Godefroy de Montmirail (alias Jean Reno) et Jacquouille (alias Christian Clavier). 

Le château de Vigny

Le château de Vigny, de style troubadour, a été construit par George d’Amboise, principal ministre du roi Louis XII. Situé dans le Val d’Oise, ce site historique partage un point commun avec le château d’Ermenonville… celui d’avoir été le théâtre de scènes du film Les Visiteurs (1993) ! Son histoire cinématographique est plutôt riche puisqu’il a également été choisi par plusieurs réalisateurs comme :

 – George Lauthner pour quelques scènes dans son cultissime Les Tontons flingueurs (1963) ;

– Claude Zidi pour des scènes dans son film l’Animal (1977) avec Jean-Paul Belmondo.

Conclusion 

Dans le monde du cinéma, les choix des lieux de tournage ont une importance extrême, souvent oubliée des spectateurs. 
De par leur authenticité et l’âme qui les habitent, les châteaux et différents sites historiques passent alors pour des sujets inévitables pour les réalisateurs, tels mille et une Joconde disponibles à l’œil d’un Léonard de Vinci. 

Il existe une symbiose remarquable entre les films et les lieux qui leur servent de décors, notamment dans la sélection de lieux proposés. Ainsi, si les sites magnifient les scènes des films, ces dernières servent aussi la magnificence des lieux où elles se trouvent. 

Pour aller plus loin : 

Comment recevoir des tournages dans son château ?

La photographie au service des châteaux

Organiser des shootings photos dans son château

Cet article vous explique le dispositif de la loi Aillagon et son impact sur le mécénat culturel.

Introduction

La Loi Aillagon, proposée par le Ministre de la Culture et de la Communication Jean-Jacques Aillagon (en poste de 2002 à 2004), a été votée le 1er août 2003. C’est une loi qui concerne le mécénat à la fois financier, en nature ou de compétence. Par ailleurs elle ne s’applique que pour les structures reconnues d’intérêt général et concernées par les articles 200 et 238bis du Code Général des Impôts.

Son objectif premier est de favoriser le mécénat. Notamment en modifiant le dispositif de dons ; mais aussi en revoyant les critères de reconnaissance d’utilité publique d’une structure.

La Loi Aillagon a un impact sur le mécénat culturel également : œuvres d’art, monuments historiques, activités touristiques dans des lieux patrimoniaux, … Tout un panel d’activités culturelles ont pu bénéficier de ce projet.

Ce qu’il faut retenir

Le mécénat est un soutien aux actions d’intérêt général d’une personne ou d’un organisme. Contrairement au sponsoring, le mécénat n’envisage pas de contreparties directes pour le donateur.

– En France, la pratique a connu un véritable développement suite à l’instauration de la loi Aillagon en 2003

– Elle a touchée de nombreux secteurs et notamment celui de la culture, de l’art et du patrimoine

– Devenu trop déficitaire pour l’État une réforme du dispositif Aillagon a été envisagée

I. La Loi Aillagon et le mécénat

A) Une loi pour favoriser le mécénat

La loi Aillagon s’organise autour de quatre axes en faveur du mécénat :

– mécénat des particuliers ;

– mécénat des entreprises ;

– fiscalité des fondations reconnues d’utilité publique ;

– reconnaissance d’utilité publique.

a/ Mécénat des particuliers

La loi Aillagon prévoit d’encourager le mécénat des particuliers grâce à la mise en place de déductions fiscales incitant aux dons. Ainsi, les particuliers peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt de 66 %. Celle-ci est plafonnée à 20 % du revenu imposable (contre 10 % auparavant) et peut être reportée sur cinq ans en cas d’excédent de versement.

b/ Mécénat des entreprises

Pour les entreprises, la Loi Aillagon développe également un avantage fiscal. En effet, les entreprises peuvent bénéficier d’une déduction fiscale de 60 % de l’impôt des sociétés. Cette déduction fiscale peut s’élever à 90 % lorsque le don est réalisé en faveur des trésors nationaux. Cette spécificité montre déjà l’impact positif de la loi Aillagon en faveur du patrimoine.

Enquête réalisée en 2013, portant sur 213 réponses formulées par des acteurs concernés par la Loi Aillagon

© Fidal, Enquête réalisée en 2013, portant sur 213 réponses formulées par des acteurs concernés par la Loi Aillagon

c/ Fiscalité des fondations reconnues d’utilité publique

Les fondations reconnues d’utilité public (FRUP) bénéficient elles aussi de défiscalisation pour les donateurs et fondateurs mais également d’un abattement fiscal de l’impôt sur les sociétés. Cet abattement fiscal est doublé, passant de 15 000 à 30 000 euros. Cet allègement de la fiscalité encourage ainsi le mécénat des fondations.

d/ Reconnaissance d’utilité publique

Comme dernier objectif, la loi Aillagon prévoit de faciliter la démarche de reconnaissance d’utilité publique en l’accélérant et en la simplifiant. Cela permet le développement des fondations reconnues d’utilité publique qui jouent un rôle social et culturel très important. Le statut de FRUP est en effet attractif pour diverses raisons. En effet, il permet au fondateur de diversifier les sources de financements pour la cause bénéficiaire (dons, legs, …). Il permet également :

  • d’obtenir une déduction fiscale ;
  • d’accroître la notoriété de l’entreprise en proposant des actions d’utilité publique et en devenant mécène ;
  • d’élargir son audience et de fidéliser les clients grâce à des contreparties (n’exédant pas 25% du don).

B) Une loi qui s’avère trop déficitaire pour l’État

La Loi Aillagon et son impact sur le mécénat culturel s’est vérifié ces dernières années. Le dispositif de la loi Aillagon a tellement bien fonctionné qu’il s’est révélé trop déficitaire pour l’État. En effet, les pratiques de mécénat se sont considérablement développées. Le volume global des dons s’est vu multiplié par quatre depuis 2004, passant d’un million d’euros à quatre millions d’euros. Quant aux entreprises mécènes, leur nombre s’est multiplié par douze. Ainsi, quinze ans après cette loi, on compte 61 000 entreprises mécènes et 5,8 millions de foyers donateurs.

Cet essor fulgurant du mécénat entraîne des dépenses fiscales toujours croissantes pour l’État. La perte budgétaire causée par le mécénat a ainsi été multipliée par dix en treize ans, passant de 90 millions d’euros en 2004 à plus de 900 millions d’euros en 2017. Le coût de grâce a été porté par l’incendie de la Cathédrale de Paris où de nombreux dons, le plus souvent très élevés, ont afflué pour la restauration, causant une perte budgétaire considérable pour l’État. Le dispositif Aillagon devient donc étouffant financièrement pour le gouvernement, d’où la volonté portée par ce dernier de le limiter.

Deux autres problèmes suscitent également la volonté de limiter la Loi Aillagon :

– Le constat est fait que le dispositif bénéficie davantage aux grandes entreprises qu’aux plus petites qui en auraient pourtant davantage besoin ;

– La multiplication des fondations d’art portant le nom de leurs entreprises devenant ainsi des vecteurs de marque.

C) Un projet de réforme

L’État souhaite réformer la loi Aillagon pour la rendre moins déficitaire. La réforme a commencé à s’appliquer dès décembre 2020.

Les nouvelles mesures sont les suivantes :

  • La déduction fiscale des entreprises sur l’ l’impôt des sociétés passe de 60 % à 40 % (seulement pour un don de plus de 2 million d’euros). Cette mesure ne concerne pas les organismes relevant de la loi Coluche (associations humanitaires et caritatives telles que les Restos du Coeur, la Fondation Abbé Pierre, etc …) ;
  • Concernant le mécénat de compétence : la défiscalisation des salaires des employés mis à disposition est désormais plafonnée à environ 120 000 € brut par année et par salarié.
  • Pour les TPE : augmentation de 10 000 à 20 000 € de la franchise afin d’éloigner la limite de versement qu’elles atteignent plus rapidement (rappel : celle-ci est fixée à 0,5 % du chiffre d’affaire) ;
  • Obligation de renseigner l’État sur les bénéficiaires des dons ainsi que sur les contreparties reçues afin de faciliter la visibilité et d’éviter les fraudes et abus fiscaux.

II. La Loi Aillagon : impact sur le mécénat culturel

A) Impact du mécénat sur le patrimoine et la culture

La loi Aillagon a permis de développer le mécénat d’une manière impressionnante. Outre les associations et fondations caritatives et humanitaires, beaucoup de donnateurs ciblent le secteur culturel : art, musées, monuments historiques, …

18% du mécénat d’entreprise est affecté à la culture et au patrimoine

22,4% des fonds de dotation créés ont pour objet principal l’action artistique et culturelle

*Chiffres donnés par le Ministre de la Culture

Enquête sur les bénéficiaires de la Loi Aillagon

© Fidal, Enquête réalisée en 2013, portant sur 213 réponses formulées par des acteurs concernés par la Loi Aillagon

C’est ainsi que se sont développés des outils de gestion et de promotion du développement du mécénat culturel, et ce, au cœur même du Ministère de la culture. La « Mission du mécénat » assure le bon suivi de la politique et de la réglementation fiscale et juridique du mécénat. Elle anime également un large réseau d’acteurs, incluant notamment la DRAC. L’objectif du réseau est de relayer les informations concernant le mécénat au niveau local et de rapprocher les bienfaiteurs et les récepteurs culturels des dons. De même des « jeudis du mécénat », organisés régulièrement, cherchent à approcher toutes les problématiques liées au secteur culturel et au mécénat.

Le mécénat relevant de l’action publique, il s’agit donc d’un outil démocratique. En effet, entreprises et particuliers détiennent la liberté de choisir la destination de leurs dons. S’exprime ainsi la « voix du peuple » en faveur de telle œuvre d’art, tel courant artistique, tel château ou site historique, … Néanmoins si cette liberté n’a pas d’impact pour la préservation du patrimoine, elle peut limiter la création artistique puisque les mécènes auront tendance à soutenir les projets stables plutôt que ceux, plus risqués, qui présentent nouveauté et innovation.

Le château de Beaumesnil bénéficiaire de la Loi Aillagon et du mécénat culturel

Le Château privé de Beaumesnil a créé sa propre fondation et propose aux particuliers comme aux entreprises d’être mécène en participant à la plantation d’arbres, à la restauration de la fontaine, à la mise à disposition de nouveaux bancs ainsi qu’à l’achat d’ustensiles de cuisine d’époque. En contreparties, des ardoises personnalisées inscrivent le nom du donateur dans l’histoire et les entreprises ont accès à des espaces du château afin d’organiser leurs évènements et séminaires. Ainsi, c’est en quelque sorte une stratégie de naming qu’a adopté le château de Beaumesnil.

Château de Beaumesnil bénéficiaire de la Loi Aillagon et du mécénat culturel

© CC BY-SA 3.0, Château de Beaumesnil, Eure, France

B) Quelles conséquences de la réforme de la Loi Aillagon pour le mécénat culturel ?

La réforme de la Loi Aillagon a suscité quelques tourments dans le secteur culturel. Celui-ci craint que les nouvelles mesures soient dissuasives pour le mécénat. Dans le cas des fondations d’art, les individus pensent que les nouvelles mesures vont restreindre leur nombre et donc limiter le développement du patrimoine contemporain.

Pour l’instant la réforme est encore trop récente pour analyser concrètement son impact sur le secteur culturel. Ce qui est certain, c’est que le gouvernement désire avant tout contrôler les déviances fiscales. La volonté d’ouvrir plus largement le mécénat aux petites entreprises témoigne d’ailleurs d’une volonté de poursuite de la politique du mécénat de la part du gouvernement.

Conclusion

La Loi Aillagon a eu un impact sur le mécénat culturel. Elle a considérablement boosté le mécénat et notamment celui des entreprises. Ce mécénat d’entreprises est accompagné désormais d’un mécénat plus populaire : le financement participatif (crowdfunding). Ces deux pratiques engagent les personnes privées dans la sauvegarde du patrimoine.

C’est un modèle que l’on trouvait surtout au Royaume-Uni, la France privilégiant davantage l’action publique par le biais du Ministère de la culture. Désormais, notre pays sait combiner les démarches publiques et privées pour la protection des sites historiques. En témoigne le Loto du patrimoine. Initiative d’une personne privée, Stéphan Bern, il est épaulé par le gouvernement et s’avère être un nouveau modèle de financement participatif pour les monuments en périls.

Pour aller plus loin

Le mécénat patrimonial : fonctionnement et utilisation

Comment trouver des financeurs pour sauver son château ?

Histoire du financement des châteaux d’hier et d’aujourd’hui