Chauffage et écologie : comment se chauffer efficacement dans un château ? Voilà quelques pistes de réflexion.

L’important à retenir dans cet article :

 o Une connaissance plus large des solutions de chauffage existantes, des méthodes classiques jusqu’aux méthodes novatrices
o Des tableaux comparatifs des différentes solutions en fonction de critères variés (prix d’installation, efficacité énergétique, impacts écologiques…)

Contexte

Le chauffage représente un problème récurrent et pourtant indispensable à traiter. Lorsque l’on parle de chauffage, il est évident qu’il est avant tout question de confort. Mais pas seulement puisque le chauffage est aussi un enjeu majeur pour l’entretien de sa propriété. Une maison non chauffée est une maison qui va se dégrader car l’humidité ne va cesser d’augmenter.

Il y a bien entendu le classique et chaleureux feu de cheminée, mais niveau performance on a mieux à vous proposer. 
Depuis quelques années, le prix des énergies ne cesse d’augmenter et plus la demeure est grande et ancienne, plus le chauffage peut devenir un réel problème. Cependant les innovations se multiplient.

Notre méthode de recherche concernant les infrastructures de chauffage

Pour obtenir les renseignements nécessaires à la réalisation de cet article, nous avons consulté près d’une vingtaine de sites spécialisés autour du chauffage. Nous avons remarqué la rareté des études consacrées aux problématiques du chauffage des vieilles demeures. Ainsi, volontairement, nous avons retenu les chiffres représentatifs des maisons des années 80 et nous les avons rapprochés des chauffages utilisés dans les grandes surfaces et les entrepôts. Les chiffres qui vous sont donnés sont donc à relativiser.  

Allier chauffage et esthétique

Il est important de souligner la différence entre le système de chauffage et les émetteurs de chaleur. Le système de chauffage produit la chaleur, tandis que les émetteurs de chaleur la transmettent. Autrement dit, les émetteurs de chaleur sont la partie visible du système. Il peut s’agir de radiateurs, de planchers chauffants, de poêles, de cheminées, ou bien même de plinthes chauffantes. 
La société française Ecomatic, rencontré à l’occasion de la 23ème édition du Salon International du Patrimoine, a repensé le système de chauffage par plinthes. Ils ont adapté ce système qui existe depuis près de 40 ans au Canada, pour allier esthétique et performance. Cette offre s’adapte aussi bien aux systèmes fonctionnant à l’eau chaude qu’aux systèmes électriques.

Avoir une bonne isolation thermique

L’isolation est un point essentiel à prendre en compte lorsque l’on s’intéresse au chauffage de sa demeure. Un chauffage sans une bonne isolation perd grandement en efficacité. L’isolation passe essentiellement par tout ce qui est ouvertures, que ce soit fenêtres ou portes, par les murs, mais aussi, et surtout par les combles. Selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, 30% des pertes thermiques passent par le toit, et 25% passeraient par les murs. 
N’hésitez pas à vous référer à notre article sur l’isolation pour en savoir plus.

Les petits plus pour compléter les infrastructures principales

Quelques fois, il se peut que la source principale de chauffage ne suffise pas. Cette insuffisance peut soit venir d’un système qui nécessite ce genre de compléments – notamment lorsque l’on se tourne vers les sources d’énergies naturelles et encore en voie de développement – soit d’un besoin occasionnel pour une raison précise, comme une grande réception ou l’accueil d’hôtes par exemple. 
On parle alors de chauffage d’appoint. Il peut se faire à l’aide de poêles, de cheminées, de radiateurs électriques, et autres méthodes qui pourraient apporter quelques degrés en plus dans une pièce.
Ces chauffages complémentaires ont l’avantage d’être mobiles et variés. La taille, la forme, le design et le prix varie en fonction de la technologie et de la puissance.
Il existe des chauffages d’appoint autonomes qui permettent d’avoir une source secondaire de chauffage en cas de coupure de courant
Pour bien calculer la puissance du chauffage d’appoint nécessaire, il faut prévoir 100 watts par m² de surface au sol (0,1 kW par m²). 

Croiser les méthodes pour durer

Pour un chauffage et un rendement optimal, il ne faut pas hésiter à croiser différentes méthodes
Il faut néanmoins prendre conscience que lorsque l’on construisait un château ou une grande demeure, on voyait à long terme. Ces constructions étaient faites pour durer et pour s’inscrire dans le temps. Aujourd’hui il faut entrer dans cette même logique de durabilité si l’on veut respecter l’esprit de la demeure tout en restant respectueux de son histoire. 
Ainsi les clés vous ouvriront de nouvelles perspectives d’avenir…

Pour aller plus loin :

 Un exemple à suivre
Chauffage à granulés de l’abbaye de Fontevraud

Sources :  
– Site spécialisé 
– Centre commercial utilisant la géothermie
– Chauffage d’appoint

Comment isoler un château et optimiser le chauffage. Isolation et chauffage : deux mots électriques quand il s’agit d’un monument historique. Voici les clés d’une isolation thermique réussie !

L’important à retenir dans cet article :

 – Les clés d’une isolation thermique réussie
– Ce qu’il faut isoler
– Les différentes techniques d’isolation

Isolation et chaleur, deux éléments indissociables

Une bonne isolation, c’est la clé d’une chaleur conservée en hiver. Selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, le plus gros des pertes thermiques passe par la toiture et ses combles (30%), ainsi que par les murs (25%). Le reste des déperditions se fait par le sol et les fenêtres.

Cette question de l’isolation apparaît dès la construction des édifices. Elle est corrélée à la question du chauffage.

Depuis très longtemps, des méthodes naturelles telles que le torchis ou les mottes de gazon ont été, et sont toujours utilisées à travers le monde. Si elles sont très efficaces, ces techniques ancestrales ne sont pas pour autant adaptées à toutes les structures ! 
D’autres alternatives, moins « écologiques » sont apparues dans les années 80.
Aujourd’hui, la tendance est au retour des isolants naturels et sains.

 Guide de l’isolation.com

L’investigation des méthodes d’isolations existantes 

Pour obtenir les renseignements nécessaires à la réalisation de cet article, nous avons consulté une dizaine de sites spécialisés de l’isolation. 

Peu de sites parlent de l’isolation thermique dans son ensemble mais plutôt des spécificités de l’isolation propres à leur activité. C’est pourquoi nous regroupons ici les solutions qui nous ont semblé correspondre aux problématiques des grandes demeures construites avec des matériaux anciens. 

Pour des renseignements plus détaillés, n’hésitez pas à vous adresser à des professionnels, que vous retrouverez notamment dans l’Annuaire HEPHATA. 

Les clés d’une isolation thermique efficace

Pour une bonne isolation, il est nécessaire d’avoir :
– Une bonne résistance thermique, grâce à des isolants de qualité
– Une bonne étanchéité à l’air, qui passe par des ouvertures bien faites
– Une ventilation maitrisée pour un minimum de déperdition et l’évacuation des vapeurs 
– Une pose de qualité des éléments précédents

L’objectif est d’éviter les ponts thermiques, sources de déperdition de la chaleur. Il se forment notamment lorsque qu’il y a discontinuité entre des matériaux et des parois. 

Il faut donc faire attention aux jonctions façade-plancher, façade-refend, façade-toiture. Mais également à toutes les ouvertures – portes, fenêtres, lucarnes, cheminées, etc.

En revanche, les ponts thermiques sont moindres si le bâtiment est bien isolé de base. La plupart des pertes se font par les parois, en contact avec le froid extérieur. C’est pourquoi il est important de se concentrer dans un premier temps sur le gros œuvre, et dans un second temps sur les finitions.

Toiture & Combles, jusqu’à 30% d’économies

Il faut savoir que l’air chaud est plus léger que l’air froid et il montera donc systématiquement. 

Ainsi, si votre toit n’est pas bien isolé, votre air chaud s’échappera et votre habitation subira des pertes de chaleur majeures. Par chance, il est bien plus facile d’isoler un toit que des murs. (Voir notre article sur l’entretien de la toiture – à venir).

Isoler ses combles et sa toiture, c’est aussi se prémunir des fortes chaleurs en été. Une bonne isolation fera barrière à la chaleur puisque c’est le toit qui reçoit le plus de rayonnement solaire.

 Travaux.com

Combles perdus ou aménageables ?

La question de l’isolation se pose aussi quand le bâtiment contient des combles.
En effet, ce ne sera pas le même prix et le procédé de pose de l’isolant ne sera pas le même. 
– Si les combles sont perdus, il n’y a pas vraiment besoin de s’occuper de la toiture puisqu’il est aussi simple et efficace de poser l’isolant sur le plancher des combles. L’important c’est de conserver la chaleur qui vient d’en dessous. 
– Si les combles sont aménageables, il est courant d’utiliser la même méthode que pour les murs de la maison. 

Il est également possible d’isoler la toiture par l’extérieur (Sarking), mais il faut faire appel à un couvreur pour démonter les tuiles et les reposer correctement. Si vous décider de poser un isolant fin, sachez que votre toiture ne sera rehaussée que de 3-4 centimètres. Des travaux de rénovation sont l’occasion parfaite pour procéder à ce genre d’aménagements. 

Murs, jusqu’à 25% d’économies

Il est plus compliqué d’isoler les murs, encore plus s’ils sont vieux de plusieurs centaines d’années. Pourtant, jusqu’à 25% des pertes thermiques passent par eux. Il est là aussi possible de procéder à une isolation par l’intérieur ou par l’extérieur. L’isolation par l’extérieur va modifier l’aspect du bâtiment et l’isolation par l’intérieur va empiéter sur votre surface habitable et peut coûter très chère si vous devez refaire toutes les moulures, etc.

Mais pas d’inquiétude, les vieilles demeures sont en général dotées de murs très épais qui ont déjà une bonne fonction isolante

NB : La question de l’humidité sera traitée dans un autre article

Sol, jusqu’à 10% d’économies

A moins que vous n’ayez récemment installé un plancher chauffant chez vous, il se peut que des pertes thermiques passent par aussi par votre sol. On les estime à environ 10%.

Bien souvent, le rez-de-chaussée est dallé. Si les dalles sont accessibles par en dessous, via une cave ou par chance, un vide sanitaire, il sera aisé de poser l’isolant. Il peut d’ailleurs être posé directement sur le plafond de l’espace sous-jacent. Le plus simple est d’opter pour des panneaux rigides isolants.

Attention : Si le sol n’est pas accessible par en dessous, il va falloir retirer le revêtement afin de poser un isolant en bande ou en plaque en dessous. Cependant, il est important de prendre en compte la hauteur de l’isolant afin que ce changement ne pose pas de problème au niveau des passages des portes, des plinthes, des radiateurs, etc.

Fenêtres & ouvertures, jusqu’à 15% d’économies

Les fenêtres représentent certes une isolation phonique, mais surtout une isolation thermique. La première option, la plus simple mais la moins efficace, c’est le calfeutragequi consiste à refaire les joints. Pour toute sorte de calfeutrage, vous pouvez utiliser une mousse polyuréthane monocomposant qui gonfle en séchant. Attention, elle n’est pas du tout écologique.

Sinon vous pouvez aussi décider de poser un double vitrage, soit en changeant vos fenêtres, soit en procédant à un survitrage si vous souhaitez garder la fenêtre d’origine. Le survitrage consiste à poser une seconde vitre derrière celle d’origine. Cette technique est pratique si vos vitres utilisent un verre spécial mais est cependant moins efficace et la seconde vitre alourdit la fenêtre qui risque de se déformer avec le temps. Il faudra également prendre en compte la forme de vos fenêtres.

Pour améliorer votre isolation au niveau des fenêtres, il ne faut pas hésiter à s’inspirer des méthodes ancestrales qui consistent à couvrir vos fenêtres de l’intérieur. Laissons tomber les peaux en cuir médiévales mais utilisons plutôt de beaux rideaux. Ne pas hésiter à faire de même pour les portes.

Enfin, pensez à isoler vos conduits de cheminées lorsqu’ils ne sont pas utilisés. Il y a une solution très économique qui consiste à fermer le conduit avec du papier journal ou de la laine de roche. Sinon vous pouvez le fermer avec une plaque métallique. Plus esthétique, il ne faut pas hésiter à associer les deux. Pour plus d’informations concernant les cheminées, n’hésitez pas à vous référer à notre article associé. 

Choisir son isolant

Le tableau n’est pas représentatif de tous les isolants qui existent. Il donne une vision des différentes familles d’isolants et des critères associés.

 Autres isolants naturels : Argile expansée, Chènevotte, Copeaux de bois, Fibbragglo, Fibres de coco, Laine de bois, Lin, Roseaux, Verre cellulaire, Béton cellulaire.

Travaux d’isolation : investissement rentable

Faire des travaux d’isolation coûte relativement cher mais généralement c’est un investissement qui est très vite rentabilisé. Si votre demeure est bien isolée, vous l’aurez compris, vos besoins en chauffage diminue, et donc votre facture aussi !

De plus, il faut savoir qu’il existe des aides pour réduire considérablement votre investissement. Pour en savoir plus au sujet de ces crédits d’impôts, référez-vous à la dernière réglementation thermique en date de 2012 (Pour aller plus loin…RT 2012).

Les matériaux naturels sont les plus aptes à répondre aux critères fixés par les réglementations. Ils ont subi peu de transformations et seront donc plus facile à recycler. Avec ces nouvelles techniques d’isolation durable, n’hésitez plus à vous lancer et arrêtez le gaspillage énergétique qui vous coûte cher et qui contribue à l’effet de serre.

Pour aller plus loin :

 – Tout sur l’isolation 
– Economie sur vos factures d’énergie
– Site spécialisé dans le patrimoine et l’isolation du toit 
– Isolants naturels 
– RT 2012 

L’important à retenir dans cet article :

 – Une méthode pour analyser votre situation actuelle et votre contexte
– Les différents types d’objectifs à établir en fonction de votre contexte
– Un outil pour suivre vos objectifs de manière organisée

 Pour commencer
L’établissement d’un auto-diagnostic est l’étape la plus importante pour les propriétaires. Elle est fondamentale pour la réalisation efficace de vos projets futurs (réhabilitations, exploitation, entretien, gestion de l’occupation familiale, répartition des tâches, gestion de la trésorerie…).

En effet, comme un gestionnaire d’entreprise, le propriétaire doit avoir une parfaite connaissance de son état actuel, une vision d’ensemble sur les orientations à venir, et les actions précises à mener. Pour cela, il faut définir des objectifs réalistes, clairs et précis.Une fois que vos projets seront détaillés, il sera plus simple de trouver les bonnes solutions afin de les atteindre justement.

Une démarche simple d’analyse de votre situation, la méthode Q.O.O.C, proposée par l’école IESA (Institut d’Etudes Supérieures des Arts – Paris) permet de faire un état des lieux rapide, seul ou à plusieurs, concernant les orientations à prendre :
1. Qui êtes vous ?
2. Où en êtes-vous par rapport à votre patrimoine d’exception ?
3. Où souhaitez-vous aller : quels sont vos objectifs concernant votre patrimoine d’exception ?
4. Comment atteindre vos objectifs rationnellement ?

En analysant votre situation, vos forces et faiblesses, ainsi que celle de votre patrimoine, il devient aisé de lancer des projets et de comprendre s’ils sont réalisables facilement ou s’ils nécessitent de l’aide extérieure.


Etape 1 : Qui êtes-vous ?

Le plus important dans cette étape de pré-lancement est d’apprendre à connaître et à comprendre vos intentions, vos besoins, votre organisation personnelle et/ou familiale, ainsi que les enjeux auxquels vous êtes confrontés aujourd’hui ou serez confrontés à court terme.

Pour saisir votre propre condition, c’est à dire vos données personnelles par rapport au bien, il convient de se confronter à sa propre réalité :
– Le choix : Avez vous hérité du bien ? L’avez vous acheté ? Avez-vous eu le choix ? Vous posez vous aujourd’hui la question du choix de la reprise ?
– La place : Quelle est votre place dans la famille ? Avez vous un entourage (conjoint, enfants, professionnels) pour vous accompagner ? Avez-vous un rôle tacite depuis longtemps auprès de ce patrimoine ? Quelle organisation a été choisie auparavant autour du patrimoine (structuration juridique, partages…) ?
– L’environnement : Etes vous seul, peu nombreux, nombreux ? L’environnement familial ou de proches est-il porteur ou bloquant ? Pouvez vous identifier clairement qui sont les moteurs et les freins ? Quels sont les freins et les moteurs à l’action commune ? 
– Les attributs et l’expérience : Etes vous public ou privé ? Professionnel ou associatif ? Possédez-vous des diplômes particuliers qui pourraient vous servir dans la gestion d’un tel bien ? Avez-vous de l’expérience dans la gestion d’un monument, une formation spécifique ? Nommez chaque chose.
Possédez-vous des diplômes particuliers qui pourraient vous servir dans la gestion d’un tel bien ?



Etape 2 : Où en êtes-vous par rapport à votre patrimoine d’exception ?

Ensuite, il s’agit d’analyser votre position actuelle face à votre bien, c’est à dire la posture générale que vous entretenez avec la demeure :
– Situation professionnelle : Quelle est votre situation professionnelle (emploi en rapport avec votre bien patrimonial, emploi extérieur…) ? Financière (revenus mensuels importants, moyens, héritage…) ? Fiscale ?
– Situation patrimoniale : Avez vous de l’immobilier patrimonial par ailleurs ? Souhaitez vous en obtenir ?
– Situation spatio-temporelle : Avez vous du temps à consacrer pour la gestion de votre bien ? Des moyens ? Un budget ? Des aides ? Nommez, chiffrez, qualifiez chaque chose



Etape 3 : Où souhaitez-vous aller : quels sont vos objectifs concernant votre patrimoine d’exception ?

Une fois que votre situation est clarifiée, analysez les objectifs – au sens très large – qui retiennent votre attention. Il y en a divers types selon votre situation (cette proposition n’est pas exhaustive, prenez soin d’approfondir vos objectifs personnels).

Vous pouvez souhaiter :
– Créer et/ou valoriser votre patrimoine immobilier pour vous même ou vos enfants.Aujourd’hui, l’immobilier représente un bon investissement, sécurisé et obtenant des avantages fiscaux par l’Etat.
– Préparer la transmission de votre patrimoine en évitant les risques de conflit et la perte financière liée à la transmission. Afin de protéger l’intérêt de vos proches, il sera peut-être préférable de transmettre le bien de votre vivant (donation) plutôt qu’à votre décès (succession). De même, il est possible d’optimiser fiscalement les droits de succession…
– Se prémunir d’une vente non anticipée, suite à un événement personnel grave. Il s’agirait d’anticiper les risques pouvant advenir (chômage, maladie, incapacité de travail, handicap, décès…) et qui viendrait déstabiliser la bonne gestion de votre bien. Sans avoir à vendre votre bien immobilier, vous pouvez anticiper le plan d’action qui serait à mettre en œuvre.
– Profiter des avantages fiscaux liés à l’acquisition d’un Monument Historique : la possibilité de réduire divers impôts grâce à la détention d’un patrimoine.
– Préparer votre retraite et faire de votre patrimoine, votre nouveau lieu de vie…
– Générer des revenus pour rendre les lieux auto-suffisants…
– Faire de votre patrimoine, un projet de vie…
– Faire connaître votre patrimoine et son histoire…
– Valoriser votre environnement local…
– Alléger le poids financier et temporel qu’un tel patrimoine suppose…

Nous vous invitons à fixer vos objectifs à court (1 à 3 ans), moyen (5 à 10 ans) et long terme (10 à 50 ans).

Avant de passer à l’étape suivante, nous vous invitons à 
– Imaginer les conséquences sur votre vie privée que pourraient bien avoir la réalisation de vos objectifs. Y êtes-vous prêts ?
– Partager vos objectifs avec les autres personnes impliquées de près ou de loin dans un tel type de reprise (famille, amis, associations, éventuellement collègues…)



Etape 4 : Comment atteindre vos objectifs rationnellement ?

Personne ne peut atteindre un objectif pour l’année prochaine ou pour dans vingt ans, si des moyens clairement identifiés pour l’atteindre n’ont pas été identifiés. Soyez réalistes ! Ne vous mettez pas une barre trop importante mais atteignable, et n’hésitez pas à partager avec vos proches.

Vos objectifs étant fixés, nous vous conseillons de rationaliser l’approche en construisant un tableau qui contient :
– la liste de vos objectifs
– les dates limites pour atteindre vos grands objectifs
– les actions prioritaires
– les dates limites pour réaliser les actions
– les moyens personnels à mettre en œuvre
– les personnes / proches pouvant vous accompagner
– les compétences externes dont vous avez éventuellement besoin
– le budget éventuel à prévoir
– quand est-ce que vous aurez le budget disponible

Lors de la rédaction, il s’agit bien d’organiser les objectifs selon vos priorités, et de se laisser le temps de la réalisation et des évènements extérieurs qui viendraient vous ralentir.

Si les moyens d’atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés vous semblent ardus, il est possible de faire appel à un conseiller en gestion du patrimoine. En attendant, voilà le tableau que nous proposons :




Conclusion

En répondant à des questions simples sur votre situation professionnelle et privée, ce que vous souhaitez entreprendre et ce que vous avez déjà, vous réussirez à établir des objectifs précis. Ainsi, il vous sera aisé de trouver de bonnes solutions et de vous lancer dans l’aventure !

Pour aller plus loin :

 Exemple à suivre :
Le Château de Taillis, acheté par la famille Navarro en 1998 pour être une demeure familiale. Pour le sauver de la vente, il est repris et développé par le fils, Nicolas Navarro, et est aujourd’hui un domaine riche en activités.

Des experts pour accompagner :
Vous pouvez faire appel à un conseiller en gestion du patrimoine. Ce dernier saura s’entourer d’un expert comptable, d’un avocat fiscaliste, et d’un notaire.
Il doit être agréé par le gouvernement et les organismes professionnels, et ses tarifs peuvent varier selon les villes. En moyenne, vous pouvez compter : 150€ pour les honoraires conseil, 300€ pour une consultation (établissement d’un bilan patrimonial par exemple). Si la situation est complexe, cela peut atteindre entre 800€ et 1500€.

Quelques entreprises qualifiées :
Gestion et Transaction de France, AltaRocca, BCL&Associés, Grisbee…

L’important à retenir dans cet article :

 o Les bases d’une bonne connexion internet dans un château
o Les différents moyens de créer son propre réseau internet quand on est dans une « zone blanche »
o Comment avoir internet partout chez soi quand on habite dans un 1000 m² ou quand les murs sont trop épais

Les avantages d’internet

Si vous lisez cet article, c’est que vous avez déjà accès à internet, mais peut être que votre réseau ne vous convient pas et que vous souhaitez l’améliorer.

Internet est aujourd’hui un outil indispensable pour se relier au reste du monde. Même les plus réticents d’entre vous ont surement déjà cédé. Mais n’y voyez pas là un mal. Bien au contraire, acteur du patrimoine que vous êtes, il est grand temps de faire évoluer le domaine.
Avoir accès à internet, c’est ouvrir de nouvelles portes et de nouvelles perspectives d’avenir. Grâce à cet outil, vous aller pouvoir mieux vous faire connaitre et peut être mieux rentabiliser vos investissements si vous décidez d’ouvrir votre propriété au public. Par ailleurs, ce n’est plus « un petit un plus » pour vos visiteurs, mais bien « un indispensable » – à quelques exceptions près.

Ce qu’il faut savoir sur l’accès internet

Si le réseau n’arrive pas jusque chez vous, peut-être que vous êtes néanmoins éligibles à la fibre optique ; n’hésitez pas à contacter votre opérateur réseau qui saura vous conseiller. 
Attention, les opérateurs facturent les tirages de ligne au-delà d’un certain métrage…
Sachez par ailleurs que le premier ministre Edouard Philippe a annoncé vouloir déployer le très haut débit dans l’ensemble des zones blanches de l’Hexagone avant 2022. Une somme de 150€ serait versée au 1,5 million de foyers isolés pour qu’ils puissent se raccorder à la fibre d’ici à la fin du quinquennat. 

Avoir internet haut-débit, même en zone blanche : créer son propre réseau

Une zone blanche est considérée comme telle à partir du moment où il n’y a pas d’ADSL (Asymmetric Digital Subscriber Line).
L’ADSL permet par exemple d’utiliser une ligne téléphonique pour transmettre et recevoir des données numériques autrement que par le service téléphonique traditionnel, c’est-à-dire analogique. Cela permet d’avoir accès au haut-débit.
Mais comment rendre cela possible ? En créant son propre réseau internet grâce à un système de relais et d’émetteurs/récepteurs Wifi
Des exemples de tels réseaux existent déjà et font leurs preuves. Je vous invite à lire l’article « Un particulier a trouvé une solution contre les zones blanches en Dordogne », où il est expliqué comment un habitant a permis à une quinzaine de foyers mal connectés de recevoir le haut-débit.
Ce qu’a fait cette personne retraitée se rapproche d’ailleurs de la technologie WiMax qui transmet les données sans fil, sur un rayon d’une douzaine de kilomètres, à partir d’une antenne-relais reliée à un réseau de fibre optique.

Les relais internet à l’intérieur de la maison

Il est très probable que la Wifi ne parvienne pas à couvrir la totalité de votre logement, ou bien même une partie désirée de votre logement. Cela est dû à une distance trop grande ou à des murs trop épais. Pour remédier à cela, il existe divers relais internet :
Partage de connexion : lorsque je capte le réseau téléphonique portable.
Aujourd’hui, votre téléphone portable peut servir de box à lui tout seul. Cela est possible grâce à l’outil « partage de connexion ». Le partage de connexion va puiser dans votre forfait internet mobile et va le partager grâce au réseau sans fil, Wifi ou Bluetooth.
Tous les appareils à proximité de votre téléphone pourront ainsi bénéficier de la connexion.
Cet outil est d’autant plus intéressant car les forfaits internet ne cessent d’augmenter – jusqu’à 100 Go / mois, soit 417 heures de vidéos en qualité moyenne (480p) pour donner un ordre d’idée.

Répéteurs : les boitiers qui étendent votre couverture réseau sans fil
Il existe des répéteurs qui passent par le réseau électrique domestique. Pour les utiliser, il faut donc bien faire attention que les pièces que vous souhaitez relier soient sur le même réseau.
Il en existe d’autres qui passent par le réseau Wifi déjà existant. C’est-à-dire qu’ils vont capter le signal déjà existant et le relayer dans un certain périmètre. Il faut donc impérativement s’assurer que le répéteur est bien dans le périmètre d’action du routeur. Ce genre de relai coûte entre 50 et 100€. 
Grâce à un relayeur antenne directionnel, vous pouvez par exemple vous servir de ces bornes d’accès sans fil pour propager votre réseau wifi dans votre jardin.
Ou même pourquoi pas, si vous avez un voisin pas trop éloigné, vous arranger avec lui pour n’utiliser qu’un abonnement internet pour deux maisons.

Ils sont trouvables dans tous les grands magasins liés au domaine (Fnac, Darty…), ou chez votre opérateur. Leur prix varie en moyenne entre 50 et 200 €.

Commutateurs / Switch : améliorer votre débit internet en le répartissant mieux. Il dirige le trafic dans la bonne direction.
Il s’agit d’un boitier disposant de plusieurs ports Ethernet qui permettent ainsi de multiplier les connexions internet. C’est une sorte de multiprise internet
Mais sa fonction première consiste en la répartition équitable du débit selon la demande.
Le commutateur peut également servir en tant que rallonge et c’est cela qui nous intéresse. Pour cela, on le relie au routeur principal grâce à des rallonges spécifiques que vous pouvez trouver un peu partout, ou grâce à des câbles RJ45, utilisés couramment pour les connexions Ethernet et pour les connecteurs téléphoniques. 

Les commutateurs sont trouvables aux mêmes endroits que les répéteurs. Le prix varie entre 20 et 50 € en moyenne. En revanche, si vous ne souhaitez pas voir des câbles se balader chez vous, je vous conseille plutôt la méthode précédente.

Conclusion

Que ce soit pour votre confort personnel, familial, ou dans un but économique dans l’optique d’ouvrir votre domaine au public, internet est devenu une préoccupation de premier ordre. Tant son accès que la qualité de son réseau sont des facteurs importants que l’on cherche constamment à améliorer. 
Pour les voyageurs, l’expérience numérique prend de plus en plus d’ampleur, et le Wifi est devenu la norme. En plus d’améliorer l’expérience sur place et le relai par les visiteurs, internet permettra de développer votre propre communication et d’ainsi améliorer la notoriété de votre patrimoine.
Internet serait-il la principale clé pour l’avenir de notre précieux patrimoine ?

Pour aller plus loin :

 Exemples à suivre : 
– Un particulier a trouvé une solution contre les zones blanches en Dordogne
– Créer son réseau, l’exemple du switch
– Internet dans les hôtels

Sources :  
– Technologie WiMax
– Fonctionnement du répéteur 
– Internet dans son jardin 

Le métier d’AMO : expertise des chantiers de patrimoine. Hephata a rencontré Nicolas Burette pour qu’il nous parle de son métier en tant qu’assistant à maîtrise d’ouvrage.

L’important à retenir dans cet article :

Un château a besoin d’un entretien constant. Les propriétaires sont bien au courant de cette caractéristique propre aux vieilles bâtisses. Cependant, beaucoup de propriétaires sont dépassés par le nombre de travaux à faire… soit le temps leur manque, soit ils ont besoin d’expertises complémentaires pour s’en occuper, préparer, gérer et recevoir les travaux livrés, soit, tout simplement, ils ont besoin d’être soutenus lors de ces démarches. 
Dans ces cas, il est possible de faire appel à un professionnel, que l’on appelle souvent un AMO (Assistant à Maitrise d’Ouvrage).

Nous reviendrons sur les points suivant :
– La définition d’un AMO
– Un témoignage d’AMO
– La technique de travail d’un professionnel

Qu’est-ce qu’un AMO ? 

 Un AMO est un assistant. Il aide le maître d’ouvrage, le porteur de projet, à définir, à piloter et à exploiter un projet. L’assistant a un rôle de conseil et de proposition. Il préconise au propriétaire / gestionnaire des recommandations dont seul ce dernier reste décisionnaire. L’AMO accompagne le propriétaire à toutes les étapes de son projet.
Souvent, il accompagne des projets de réhabilitation. Mais ce n’est pas systématiquement le cas. 

Certains AMO accompagnent des projets de développement culturel. D’autres avec leur formation d’architecte ou d’ingénieur accompagnent des projets de réhabilitation. Quoiqu’il en soit, chaque AMO a sa spécificité et sait en faire profiter son interlocuteur.

L’AMO a des compétences en gestion, administration et organisation de projet. Il apporte un regard d’expert. Son souhait est d’accompagner le propriétaire afin de fournir de bons outils de base (documents, supports attractifs…) qui favoriseront une bonne autonomie sur les différents sujets traités.

Pourquoi embaucher un AMO ?
« Les conseilleurs ne sont pas les payeurs ». Cet adage est bien vrai, mais ne justifie pas que l’on se prive d’aide. A bon général, bon aide de camp !

Le recours à un AMO se justifie en particulier par la taille, la complexité, certaines spécificités d’un projet ou d’un besoin de compétences spécifiques. Dès qu’il existe un risque en matière de pilotage de projet, il est souhaitable de travailler avec un AMO.  

L’intérêt d’un AMO se remarque dès l’étude préventive. Cette dernière est effectuée avant de contacter un ABF ou de faire une demande de financement. Il aide le propriétaire à identifier et à préciser la nature de son besoin (bâtiment, parc, activités), il recommande des professionnels en fonction des besoins identifiés (matériaux, architecte, artisans, etc.) 

Puis, il contruit les dossiers avec le propriétaire.

 De quoi est constitué un dossier d’étude préalable de chantier, élaboré par un AMO ?
Ce type de dossier regroupe de nombreux documents différents. C’est l’AMO qui identifie et trouve les documents – souvent indispensables – que le propriétaire ne possède pas. A défaut, c’est l’AMO qui les construits à partir de ses recherches. 

Quelques exemples d’éléments composants un dossier : 

Les études historiques
L’AMO fait des études historiques sur le passé du bâtiment, il va chercher l’historique des travaux, répertorie les corps d’état et les différents problèmes liées à ces corps. C’est utile car cela fournit des informations précieuses à tous les prestataires qui interviendront sur le chantier. En outre, de telles études permettent au propriétaire de comprendre pour quelle raison telle décision a été prise par le passé. C’est une affaire de cohérence et de respect de l’histoire d’un lieu…

Le cahier des charges
L’état des lieux complet est indispensable car, grâce aux problèmes répertoriés dans le dossier, l’AMO peut élaborer le cahier des charges précis des travaux. La vision des besoins et des priorités devient alors plus claire. 

Le budget
L’AMO s’occupe aussi de l’aspect administratif, c’est-à-dire, du budget par exemple, du coût des travaux. 

La présentation générale du projet – destinée aux parties prenantes techniques ou financières
Les dossiers seront aussi complétés de visuels sur les espaces, sur les éléments de fondation, du mobilier, de plans, etc. Il aide même les propriétaires à monter des dossiers de financement, mais juste le montage. Les propriétaires s’occupent de l’envoyer. 

La conservation des historiques
Ces dossiers servent aussi pour garder un historique sur les dernières études et les derniers travaux. Cela permet de constater les évolutions et donc les nouveaux besoins.

La réalisation de l’état des lieux sanitaire

Attention : il y a un vrai besoin constant de mise à jour de l’état des lieux de la propriété, mais aussi des documents qui la concerne. Cette mise à jour est très rarement effectuée et c’est ce qui explique l’état de délabrement progressif de certaines bâtisses non anticipé, aucune ne présentant de caractéristiques de vieillissement, d’humidité ou autre, quelques années plus tôt. En réalité, il suffit de 2 à 3 ans pour laisser mourir un mur…
L’idéal serait d’effectuer un tour complet de son patrimoine, chaque année, juste après l’hiver. 

 Qu’est-ce qu’un état des lieux sanitaire ? Pourquoi est-ce si important pour les monuments historiques ? 
Un état des lieux sanitaire est une cartographie très précise de l’état technique et sanitaire des bâtiments, complété d’un historique rapide concernant cet état de fait.
Un suivi technique suppose la réalisation d’un rapport composé de fiches sanitaires. 

Un état des lieux est important pour suivre les évolutions de ses espaces, les notifier, les comprendre, les analyser et anticiper ce qu’il peut advenir. Rares sont ceux qui le font de façon professionnelle. Cela sauverait de nombreuses bâtisses sans en payer le prix fort ! 

Pour un état des lieux sanitaire, j’effectue d’abord une identification du monument puis un état des lieux global. Ensuite je donne un retour sur les derniers travaux ainsi qu’une observation exhaustive de l’existant (corps d’état/par postes avec un repérage sur le plan, listage, observation un par un en utilisant les visuels). Enfin, je propose une compilation méthodique de ces éléments dans un dossier.

Concernant la cartographie, je dessine moi-même un schéma à l’aide de visuels principalement. J’ai en effet un outil de cartographie que j’utilise pour le bilan, mais la majorité des détails se trouvent en extérieur. C’est un risque d’erreur que de vouloir réfléchir sur un espace. Il faut penser dans l’espace global, c’est-à-dire toute la propriété.

 Comment travaille un AMO de façon générale… ou plutôt comment procédez-vous personnellement dans le cadre des travaux ?
Je réalise un état des lieux, en partant des détails jusqu’au plus général. Je réfléchis par corps d’état. Puis, j’élabore une stratégie de priorisation afin de proposer la démarche de travaux la plus efficace possible. Enfin, j’anticipe les sujets liés à la gestion financière, et cette fois-ci, je pars du général pour revenir aux détails. 

Plus précisément, ma démarche est la suivante. Je regarde d’abord visuellement les espaces (sans plan, schéma rapide). Ensuite, je réalise le détail des structures (si besoin alors je démarche des bureaux d’études ou d’architecte). Puis je réalise un chiffrage des travaux pour avoir une idée du budget global et je construis, ce qu’on appelle le phasage : 
– Programmation (fait par l’architecte)
– Phasage technique : je fais en fonction des besoins et les priorise. Hiérarchisation des urgences mise en relation avec la capacité financière du propriétaire.

Enfin, j’étudie la capacité financière : étude des finances, certains particuliers ont parfois des budgets alloués aux travaux (il me le transmet et je vois ce qui va manquer) et je propose des dossiers de financements de base afin de transmettre aux potentiels aides, mécènes, etc.

 Quels outils utilisez-vous ? 
Les outils que j’utilise sont artisanaux. Je n’utilise pas de logiciel particulier pour m’aider dans mon travail, mais je les connais bien. Si besoin est, je consulte un bureau d’étude technique pour consolider certaines de mes études les plus complexes. 
L’état des lieux se fait visuellement, très méthodiquement, et les préconisations en dérivent. 

 Finalement, les AMO sont-ils indispensables aux propriétaires ou bien peuvent-ils, s’ils ont les compétences et le temps, réaliser eux-mêmes les préparatifs aux travaux et les états des lieux sanitaires ? 
En quelque sorte, les AMO sont aux propriétaires, ce que des consultants sont à des entreprises…

Ils sont pleinement utiles lorsque : 

Les compétences, le temps et les outils viennent à manquer

L’urgence des travaux approche : diminuer l’anxiété favorise une prise de décision sereine et rationnelle, souvent plus économique à long terme

La complexité des espaces ou des travaux est importante, en particulier lorsque le patrimoine a un historique complexe ou inconnu

La multiplicité des sujets à traiter impose une vision globale maitrisée : les travaux, l’appel de fonds, la gestion des tiers, etc.

La multiplicité des parties prenantes est complexe à orienter – dans le cas des familles indivisaires notamment

Vous connaissez désormais le métier d’AMO et son expertise des chantiers de patrimoine.

Pour aller plus loin :

 – Site de Nicolas Burette
Article sur le BIM, outil numérique de gestion

L’important à retenir dans cet article :

 o Comment entretenir la partie visible de votre cheminée
o Comment entretenir la partie fonctionnelle de votre cheminée
o Et, le plus important : des clés pour un feu de cheminée réussi et sécurisé !

L’incontournable plaisir du château, le feu de cheminée

La cheminée est sans doute un des éléments phares de votre demeure. En plus d’être esthétiquement belles, les flammes du feu de cheminée qui en résultent sont un plaisir universel qui vous apportent satisfaction et confort. Il est toujours très chaleureux de s’asseoir au coin du feu un soir d’hiver en écoutant le doux crépitement du bois avec la lumière tamisée qui émane.  
La cheminée soulève néanmoins de nombreux enjeux : normes, esthétique, assurance, isolation, confort, et bien entendu sécurité.
Ici, deux cas de figure : soit votre feu de cheminée est une commodité agréable, soit il vous permet de chauffer la maison de façon «essentielle». 
Dans tous les cas, une cheminée, tout comme son feu, nécessite un entretien régulier et indispensable. Les risques ? Le monoxyde de carbone, un gaz mortellement dangereux contenu dans la fumée, qui peut assaillir vos poumons jusqu’à les brûler…
Pour éviter cela, il faut que votre foyer soit bien entretenu et que votre tirage soit efficace.
Dans cet article, nous partirons du foyer, jusqu’au toit ! Il ne vous reste qu’à vous rendre à la partie qui vous intéresse.

Conseil : faites le grand nettoyage à la fin de la saison hivernale ou avant l’arrivée des grands froids.

Pourquoi faut-il entretenir ? 

Les sanctions
Tout d’abord, il faut savoir que des sanctions sont possibles si la règlementation n’est pas respectée. 

Les nuisibles
Il est également important d’entretenir régulièrement son conduit de cheminée pour prévenir de désagréments quelques peu inattendus, comme l’intrusion de nuisibles sous les parquets par exemple. Les nuisibles tels que les fouines sont capables de déplacer les pierres du conduit de la cheminée, pour s’introduire sous le parquet. Résultat, on se retrouve avec de la fumée dans la chambre, doublé de grattements permanents sous le lit. 

La sécurité et le confort

L’importance de l’isolation

L’isolation d’un conduit de cheminée, c’est la clé d’un bon tirage. Ainsi, le bistre se formera plus difficilement et les fumées seront évacuées plus facilement.
Les matériaux incombustibles tels que la pierre, l’acier, la céramique ou la laine de roche sont les meilleurs isolants. Dans le cas où vous doutez de l’isolation de votre conduit de cheminée, vous pouvez l’habiller avec des plaques isolantes en laine de roche, laine minérale ou laine de céramique.
L’isolation d’un conduit de cheminée doit répondre aux normes DTU 24.1. C’est-à-dire qu’à la surface des parois de votre conduit, la température ne doit pas dépasser 50°C pour les parties habitées et 80°C pour les parties non occupées.
Pour plus d’informations sur l’isolation référez-vous à l’article concerné .

Dernier point, la partie visible sur le toit, la souche de cheminée
C’est un point qui peut être sensible aux infiltrations d’eau. En général, votre souche sera raccordée au toit par un habillage en zinc. N’hésitez pas à refaire les jonctions avec du mastic d’étanchéité en cas de soucis.
Vous pouvez également rajouter un chapeau de cheminée qui améliorera le tirage, protègera des intempéries, des intrusions et obstructions possibles : chouettes, nids d’abeilles, de frelons, etc. 

Comment entretenir ? Les bons réflexes d’entretien et de nettoyage du cœur que l’on peut faire soi-même

o Evacuer les cendres avant chaque utilisation. Mais ne les jetez pas, elles sont un excellent fertilisant pour votre jardin ! 

o Nettoyer régulièrement les pierres qui constituent le foyer de votre cheminée. 
Méthode : munissez-vous d’eau de javel pure que vous allez énergiquement frotter contre les pierres à l’aide d’une brosse. Après quoi vous viendrez appliquer un mélange d’eau bouillante et de savon noir – ou de vinaigre blanc – qui aura pour effet d’enlever la suie encastrée dans les pierres. Si ce mélange ne suffit pas, vous pouvez ajouter un peu d’ammoniaque. Laissez reposer quelques heures avant de venir frotter à l’aide d’une pierre ponce. Pour finir, brossez les pierres au savon et à l’eau.
Attention : Ne dégraissez pas trop les pierres, car c’est aussi c’est une protection naturelle. 
Pensez à bien vous munir de gants et attention aux brûlures !

o Nettoyer le manteau de la cheminée lorsqu’il noircit. Le manteau est la partie qui surplombe le cœur.
Méthode : Frottez le manteau à l’aide d’une brosse dure et d’eau mélangée à du bicarbonate de soude. Vous pouvez rajouter quelques gouttes d’acide chlorhydrique dans l’eau si le résultat n’est pas satisfaisant.
Il existe aussi des techniques plus spécifiques aux matériaux de votre manteau :
– S’il est en pierre : même technique que pour les pierres de l’âtre 
– S’il est en brique : huile de lin
– S’il est en marbre : fine laine d’acier trempée dans le l’eau savonneuse
Attention : toujours bien se protéger le visage et les mains
Pour finir, et obtenir un nettoyage optimal et durable, on applique une cire incolore à l’aide d’un chiffon.

Prévenir l’encrassement, c’est utile et facile

Faire attention au bois utilisé. Eviter le bois peint, le bois résineux, aggloméré, et surtout le bois humide !
Ne pas bruler ses ordures ménagères, ni même les cartons ! Les gaz sont particulièrement toxiques.
– Si votre âtre a une vitre, nettoyer régulièrement les joints. 

Les accessoires de foyer sont aussi à entretenir…

Ils sont nombreux, bien souvent métalliques, et nécessite également un entretien : plaque de contrecœur, plaque de foyer, chenets, crémaillère, tisonnier, écran de cheminée, etc. 

Les métaux les plus utilisés au sein d’une cheminée sont le fer forgé qui a une bonne conductivité thermique, le bronze qui a une bonne résistance à l’usure, et le laiton qui a une bonne résistance à la corrosion, tout comme la fonte. Leur utilisation va varier selon la fonction à laquelle est destinée l’accessoire de foyer.  

La plaque de contrecœur, aussi appelée taque, est destinée à capter la chaleur. Elle est souvent en fonte et cela permet d’ailleurs de faire de jolis motifs grâce à la bonne coulabilité de ce métal. De plus, la fonte ne s’oxyde pas en profondeur.
Dans les châteaux, on trouve souvent les plus belles plaques avec un blason ou un autre symbole historique.
Méthode d’entretien de la fonte : Commencez par dépoussiérer et dégraisser la plaque. Frottez ensuite la plaque à l’aide d’une brosse métallique dans un premier temps et de la laine d’acier dans un seconde temps. Redépoussiérez la plaque avant d’appliquer de l’huile de vaseline à l’aide d’un chiffon.

Astuce : l’application de la crème ferronnerie noire de la maison DUGAY permettra de protéger durablement les métaux. 
Pour en savoir plus, n’hésitez pas à contacter les ferronniers recensés dans l’annuaire !

L’entretien du conduit : au tour du professionnel de jouer

Bien qu’à une époque on se débrouillait soi-même pour le ramonage, aujourd’hui, il doit être fait par un professionnel. Vous pouvez toujours le faire vous-même à l’aide d’un kit de ramonage mais selon le règlement sanitaire départemental, la cheminée doit être ramonée par un professionnel, et ce annuellement.

Cela permettra d’évacuer le bistre, qui est une couche de suie compacte hautement inflammable, et ainsi prévenir du risque d’incendie. Le professionnel est censé vous remettre un certificat, que votre assureur vous demandera en cas d’incendie. N’oubliez pas de le demander…

La clé…

Chaque entretien de votre cheminée apportera un petit plus pour le chauffage. Chaque démarche que vous entreprendrez sera une démarche d’optimisation du bon fonctionnement de votre cheminée. Le tirage sera amélioré, la sécurité sera renforcée et le chauffage sera d’autant plus agréable.

Pour aller plus loin :

 o Un exemple à suivre : Château des Grotteaux
o Sources :  
– Entretien de sa cheminée
– Entretien des métaux
– Produits d’entretien

Mérules et champignons : comment lutter contre et s’en prémunir dans un château ?

L’important à retenir dans cet article :

 – Les bons réflexes à avoir pour se prémunir de la moisissure
– Un outil révolutionnaire pour lutter efficacement contre les champignons
– Les différentes méthodes de traitement d’une moisissure déjà présente

Contexte

L’INSEE estime le parc immobilier français à 34 millions de logements. Selon lui, 1/3 serait affecté soit par des problèmes d’humidité, de luminosité, ou de de chauffage, et donc potentiellement par des problèmes de champignons.
Dans les châteaux en particulier, la moisissure et les champignons ont tendance à facilement se propager. Ils se constituent souvent dans les milieux humides, sombres, non chauffés, ainsi que sur les matériaux constitués de matières organiques tels que le bois, les tapisseries, les tuiles, etc. 
Leur propagation peut être extrêmement rapide selon les situations et parfois catastrophique. Les conséquences peuvent être matérielles, mais également sanitaires et à l’origine d’allergies humaines.
Un champignon est de la moisissure en stade précoce. C’est à ce moment-là qu’il faudrait agir rapidement, et plus encore à mesure qu’évolue la moisissure. Comme toujours, il vaut mieux prévenir que guérir

Les causes de la moisissure : un fléau lié à l’humidité

Il est donc impératif de trouver la cause de l’humidité si l’on ne veut pas que la moisissure et les champignons reviennent continuellement.
L’humidité peut être due à plusieurs facteurs : une maison en partie enterrée ou entourée de douves, une fuite d’eau, une mauvaise isolation, une mauvaise aération, etc. On parle alors de désordre thermo-hydrique.
Il existe plusieurs types de champignons intérieurs, qui se forment en se nourrissant de matières organiques. 
Le mérule : c’est le plus connu. On l’appelle aussi champignons des maisons. Il désigne plusieurs espèces de champignons qui se nourrissent de bois humides.
La salpêtre : ce n’est pas un champignon, mais il existe aussi. Il provient de remontées capillaires associées à une mauvaise ventilation.

Mérule

Détecter et prévenir la moisissure

Il y a des signes qui ne trompent pas et qu’il faut savoir détecter rapidement pour adapter au mieux le traitement. Plus vous détecterez tôt ces signes et moins les dégâts seront importants : papier peint qui se décolle, dégradation des plâtres et enduits qui s’effritent, revêtement de sol qui pourrit, auréoles, cloques, et bien sûr petits champignons.

Les outils utilisés par des professionnels
Il existe des outils qui permettent de mesurer l’humidité : thermo hygromètre, analyses chimiques.

Les méthodes pour anticiper la formation de moisissure
En connaissance des causes de leur développement, les experts conseillent de : 
Vérifier l’isolation, notamment celle en contact avec le sol (Voir article isolation), 
Chauffer correctement l’intérieur de manière à garder une température stable autour de 20°C, et de l’aérer régulièrement, au moins une fois par jour, le matin par exemple,
Ne pas laisser des espaces trop sombres, en laissant les portes ouvertes par exemple,
Ne pas stocker du bois ou du carton dans des milieux humides
Traiter le bois, les murs, et vérifier que les évacuations d’eau telles que les gouttières, les caniveaux, etc. ne sont pas encombrées (feuilles mortes, mousses).

Le bio-détecteur fongique, un outil permettant de voir la moisissure avant qu’elle ne soit vue

Conçu par le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment), cette balise de surveillance et de diagnostic permet à son utilisateur de détecter la présence de mérule et de moisissures à un stade très précoce alors même que l’œil nu ne peut pas les voir.
Le salon Pollutec de 2014 a primé le biodétecteur fongique Technique Innovante pour l’Environnement . Par sa technologie et son innovation, il participe à la sauvegarde des constructions, à la bonne conservation de notre patrimoine culturel, mais aussi, et c’est important de le souligner, à la santé des occupants des lieux.

En plus d’être très utile, ce détecteur est aussi très simple d’utilisation. Il suffit de l’installer dans l’environnement que l’on souhaite surveiller. Il se chargera ensuite lui-même de collecter et d’analyser en temps réel les informations qu’il collecte. 
En cas de risque de développement champignonneux, le détecteur fongique donne une alerte et il est alors possible d’intervenir dans les meilleurs délais pour mettre un terme à la prolifération de la moisissure. 
Bioguess, filiale du CSTB, propose désormais l’ensemble du dispositif de surveillance et de diagnostic des aéro-contaminants de l’air intérieur pour…780€ par mois. Le prix est malheureusement très élevé. A vous de voir si l’investissement en vaut la peine.
Mais alors comment faire pour lutter contre la moisissure déjà présente ?

Lutter contre la moisissure déjà présente ; des outils pour l’assèchement forcé de la zone contaminée

Quel que soit le type de moisissure déjà présente, l’origine reste la même, l’humidité. Il faut alors procéder à un assèchement forcé de la zone contaminée. Pour cela vous pouvez utiliser un déshydrateur ou un déshumidificateur, trouvable un peu partout pour des prix variants entre 100 et 600 € (Darty, etc.)

Les traitements supplémentaires
Une fois le support asséché, il faut procéder à un traitement supplémentaire, qui varie en fonction du type de champignons. Le mieux est de faire appel à un professionnel spécialisé dans les problèmes d’humidité. Seul un professionnel sera capable de vous conseiller au mieux sur les traitements adaptés à votre problème pour l’éliminer durablement.
On vous donne néanmoins quelques astuces qui vous permettront d’agir le plus rapidement possible.
Mérule : il existe des traitements chimiques assez complexes (reportez-vous au Pour aller plus loin…). 
Le traitement par air chaud est très efficace et consiste en la hausse de la température de la pièce infectée à une cinquantaine de degrés pendant plusieurs heures. Le mérule ne supporte pas les chaleurs extrêmes.
Attention : Ne grattez pas le mérule ou n’essayez pas de le tuer à l’eau de javel, vous ne ferez qu’accélérer le développement du champignon.

Salpêtre : dépôt blanchâtre généralement situé à la base des murs intérieurs à cause de problèmes de remontées capillaires. Il faut complètement retirer les enduits contaminés par le salpêtre. Ils sont définitivement corrompus.

Salpêtre

Prévenir plutôt que guérir

Il est important de bien régler tous les problèmes à leur source car la mesure de l’humidité n’est pas uniquement corrélée à la croissance de moisissures. Ces dernières ont également besoin d’eau liquide pour se développer.
Vous l’aurez compris, avant toute chose il vous faut corriger vos problèmes généraux d’humidité sinon tous vos efforts seront vains. Améliorez également votre ventilation intérieure, réglez vos problèmes de remontées capillaires, procédez éventuellement à des traitements de surface avec des enduits anti humidité.
Et petit conseil supplémentaire, prêtez une attention particulière à vos gouttières (parfois encastrées dans la maçonnerie), souvent à l’origine d’une infiltration d’eau.  
Désormais vous le savez, il faut prévenir plutôt que guérir. Vous serez plus tranquille et la tâche n’en sera que plus simple.

Pour aller plus loin :

 Des exemples à suivre : 
– Château de Carneville
– Château de Josselin

Sources :  
– Site spécialisé 
– Spécialiste de l’humidité 
– Biodétecteur fongique 
– Traitement du mérule 
– Salpêtre 

L’important à retenir dans cet article :

Préserver le patrimoine ? Volontiers ! Participer à la restauration du monument ? Volontiers ! Valoriser les savoir-faire locaux ancestraux ? Cela n’est pas réservé au château de Guédelon ! Pour beaucoup, cette association du patrimoine et des savoir-faire est devenue une action prioritaire. Quelques clés pour se lancer.
L’Association de Sauvegarde du Patrimoine de l’Aisne Méridionale intervient sur la conservation et l’animation de deux monuments classés : le château et l’église de Berzy-le-Sec, dans l’Aisne. Il s’agit d’une action de « préservation de patrimoine » à travers l’organisation de chantiers internationaux de bénévoles. Le chantier a débuté en 1998, et l’Association fête ses 20 ans cette année.
Bruno Lestrat président de l’ASPM raconte comment le château et l’église servent de support à une transmission de savoir-faire, et une conservation d’un patrimoine médiéval.

En préambule…

La restauration du château et de la chapelle permet de valoriser et de transmettre le savoir-faire technique et traditionnel de l’époque médiévale.

La transmission des métiers artisanaux privilégie le contact entre la matière et le geste.L’intervention d’engins mécanisés n’est pas souhaitée, afin de rester en adéquation avec le monument, par exemple retailler la pierre à la main, tailler le bois à la hache pour la charpente…

L’association va jusqu’à fabriquer au sein du chantier les matériaux dont elle a besoin pour la préservation du monument. Par exemple, le toit de la chapelle est en restauration et pour retrouver le panel de couleurs disparues des tuiles, elles sont fabriquées à la main et cuite au feu de bois dans un four de tuilier construit pour l’occasion.

Comment se déroule la restauration du château ? Quelles sont les différentes étapes ?

Il y a plusieurs étapes pour restaurer un beau patrimoine :

– 1ère étape : établir un lien juridique entre l’association et le propriétaire sous forme d’une convention, d’un bail… En effet, l’association n’est pas propriétaire du monument et il est nécessaire de constituer un ou plusieurs contrats afin de sécuriser l’opération et définir le rôle de chacun.

– 2ème étape : si l’intervention porte sur un monument protégé (classé MH ou inscrit), certaines règles doivent être respectées, notamment la réalisation d’études afin de définir un projet de programme de travaux à effectuer pour la restauration : 
o Une étude préalable à la restauration, c’est-à-dire un diagnostic, une analyse de la problématique qui se trouve dans le monument, 
o Une étude archéologique et historique du château. 

– 3ème étape : la connaissance des « maux » établie, il faut dresser les priorités dans l’intervention et les techniques qui seront appropriées. Tout cela en concertation avec les autorités compétentes (DRAC, Architectes des Bâtiments de France…) si le monument est protégé.

– 4ème étape : les travaux déterminés, il convient d’en assurer le financement (voir comment monter un bon dossier de financement et quels financements conviennent à quels types de projets).

– 5ème étape : ensuite, nous entamons les travaux. S’agissant d’un chantier de bénévoles, il nous faut au minimum un encadrant technique afin qu’il puisse transmettre ses connaissances, sur un savoir-faire particulier, aux gens qui n’en connaissent pas les rudiments.

– 6ème étape : établissement d’un calendrier prévoyant les différentes phases de travaux de restauration, avec les financements dédiés…

Sur un chantier, il est possible de voir travailler ensemble entre 2 à 10 corps de métiers différents (forgeron, céramiste, menuisier…). On retrouve cet échange qu’il y avait entre les artisans à l’époque médiévale !

Il est intéressant de rencontrer les mêmes problématiques qu’à l’époque, bien qu’aujourd’hui, nous profitons de meilleures conditions de sécurité (échafaudages par exemple) et d’un temps disponible plus important.

Dans le cadre de l’association, le but est la préservation et la restauration du patrimoine. Nous n’avons ni les contraintes de rentabilité, ni les contraintes d’échéance, que les entreprises rencontrent. La seule véritable contrainte est celle dictée par l’état du monument, les risques d’effondrements… qui peuvent nécessiter une intervention rapide et efficace.

Comment financez–vous ce chantier ?

Nous sommes un chantier international de bénévoles. Malgré la présence de personnes qui donnent gracieusement de leur temps, nous nous sommes entourés de partenaires pour soutenir le projet, en menant une politique de financements croisés. Cette stratégie nous a permis de collecter des fonds pour réaliser les travaux :
– Les collectivités territoriales : commune, département et région,
– Les services de l’Etat : les DRAC pour l’achat des matériaux, le paiement des artisans ; la Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports pour l’aspect animation, éducation populaire et jeunesse…,
– La Fondation du Patrimoine pour la transmission des savoir-faire techniques traditionnels liés à la conservation du patrimoine… Il s’agit d’un financement qui participe à la préservation de ce patrimoine immatériel menacé parfois de disparition.
– Les opérations de formation : nos chantiers servent également de support à des stages de formation liés aux métiers du patrimoine. Les financements levés contribuent à la sauvegarde de nos monuments.
– Les souscriptions : nous sollicitons directement le public, grâce à notre partenariat avec la Fondation du Patrimoine. 
– La participation des bénévoles : ces derniers règlent auprès de l’association des frais d’inscription dont le montant est variable selon la nature et la durée du chantier choisi.

Comment avez-vous convaincu les personnes de l’association de vous suivre dans cette voie ? Quel est le projet que vous leur aviez proposé ?

La présentation s’est réalisée en plusieurs étapes :

– Dans un premier temps, la restauration était réduite à des actions simples. Elle était ouverte aux habitants du village et aux amis. C’était une occasion de se retrouver autour d’un projet commun.

– Progressivement, les interventions sont devenues plus techniques : il a fallu structurer nos chantiers, se former et s’entourer de professionnels dans l’encadrement de certains de nos ateliers,… et le recrutement des bénévoles s’est élargi en conséquence.

– Ensuite, nous nous sommes rattachés à l’Union Rempart : intégré au sein du réseau, nous avons pu communiquer sur l’existence de notre chantier et de notre besoin croissant de bénévole. Le réseau Rempart nous a permis d’attirer de nouveaux volontaires et de bénéficier de précieux conseils !

– Au fur et à mesure, nous avons élargi le cercle des recrutements, jusqu’à l’international (brésiliens, israéliens, chiliens…) ! Nous avons lié des partenariats internationaux, comme par exemple ICOMOS Israël, toujours par le biais d’Union Rempart. 

– Aujourd’hui, l’ampleur des travaux s’est accrue et diversifiée grâce notamment à la relation de confiance qui s’est créée entre l’association et les services de l’Etat en charge de la surveillance des opérations.

Ainsi, plus notre champ d’action s’ouvre, plus les activités sont multiples et attirent davantage de bénévoles. Cette progressivité permet de fidéliser un public de plus en plus nombreux tout en préservant l’ambiance de départ.

Le nombre de personnes évolue régulièrement : au cours de l’année 2017, nous avons accueilli plus de 500 bénévoles répartis sur 65 sessions et 22 thématiques différentes (bois, pierre, vitrail…).

Néanmoins, nous n’y travaillons pas toute l’année, l’hiver n’étant pas propice aux travaux. Ces derniers se déroulent du printemps à l’automne et nous profitons du reste de l’année pour rédiger nos demandes de subvention, faire nos compte-rendus, nos bilans, nos études préalables, nos commandes de matériels, nos ajustements liés aux financements,… Il s’agit d’une phase de préparation et de recherche d’encadrants indispensables qui s’inscrit dans un mouvement perpétuel.

Quelle est votre journée type heure par heure ?

Nous dormons tous sur place, soit en campement, soit chez l’habitant, dans un gîte, en caravane…

Il y a un échange singulier entre les volontaires qui participent à la conservation de ce patrimoine et les habitants qui profitent de celui-ci. L’existence de cette relation entre acteurs et spectateurs de la sauvegarde du patrimoine crée une véritable émulation autour de ce projet.

Étiez-vous formé à lancer un tel chantier ?

Au départ, je n’étais pas du tout formé. A travers mes études autour de la conservation du patrimoine historique, je connaissais les protocoles d’intervention et le volet administratif sur les Monuments Historiques. Cependant, l’aspect pratique et technique de la restauration m’était inconnu, j’ai pu l’apprendre en participant à d’autres chantiers de bénévoles et en côtoyant les professionnels des métiers du patrimoine.

Fort de ces expériences, j’ai pu assurer un encadrement des chantiers de manière plus adaptée. Toutefois, rien n’est figé et l’apprentissage demeure riche et permanent. Ce qui est intéressant c’est l’apprentissage permanent du savoir-faire.

Avez-vous retrouvé des archives concernant le château et pouvant vous aider à la restauration ? Par qui êtes-vous accompagnés ?

Nous avons déjà retrouvé de nombreuses archives et nous continuons à le faire. Nous avons la chance de disposer d’une documentation assez riche : des photographies, des écrits, des témoignages d’architectes ou de personnes qui ont travaillé ou vécu sur place, des découvertes archéologiques… La mise en place d’une session « Relevé & archéologie du bâti » a permis à l’association de dresser les plans des monuments, de dresser des relevés « pierre à pierre » des élévations, d’obtenir des informations sur l’histoire de la construction du monument. Le fait de nous entourer de techniciens et d’historiens permet de véritablement approcher l’histoire de ce patrimoine.

Mais, à présent, nous ne pouvons plus nous contenter d’une étude historique. Nous faisons appel à des spécialistes des matériaux, des archéologues, des artisans… Le champ d’action doit être le plus large et le plus ouvert possible. A travers nos interventions, nous entrons dans l’intimité du bâtiment pour mieux apprécier les différentes techniques utilisées dans sa construction, savoir lire et interpréter les traces d’outils laissées par les « oeuvriers » de chaque époque. … L’archéologie du bâti constitue aujourd’hui une source historique à part entière. L’approche de l’homme et de la matière constitue à mon sens une problématique importante dans l’étude d’un monument et de l’art de le bâtir. 

Chacun de nos ateliers, par l’apprentissage des techniques d’autrefois, apporte également des informations très précieuses. L’archéologie expérimentale ainsi pratiquée complète nos chantiers de fouilles archéologiques plus traditionnelles. 

Au delà de la consultation d’archives, de monographies…, les sources historiques apparaissent désormais plus riches que celles que j’ai pu imaginer lors de la création de l’association.

Quelles difficultés et quelles joies avez-vous ? Une anecdote à raconter…

Les difficultés essentielles que nous rencontrons sont inhérentes à : 

– L’accueil de 20 à 80 personnes qui vont vivre ensemble de quelques jours à plusieurs semaines, et la fédération de toutes ces énergies autour du projet commun. 

– La formation des personnes qui ne sont pas du métier, afin qu’elles puissent apporter leur part dans la restauration du bâtiment.

Nous devons à la fois canaliser, fédérer, et transmettre un savoir faire. Mais aussi répondre à leurs attentes, car ils donnent de leur temps : comprendre des métiers, découvrir une région, apprendre une langue… Tout faire pour leur donner envie de revenir.

Evidemment, il y a énormément d’anecdotes, par exemple un moment magnifique : un couple d’israéliens qui étaient venus en voyage de noces sur le chantier.

Il y a un brassage des cultures extraordinaire ! Il va jusqu’au partage de la gastronomie : chaque jour, des bénévoles s’occupent du repas et nous pouvons déjeuner un jour espagnol, le lendemain bourguignon, le surlendemain brésilien…

Quels sont les résultats ? Combien de temps cela a t’il pris ?

Depuis 1998, nous travaillons dans la sauvegarde du château et de l’église de ce village. Actuellement, nous achevons une phase de travaux sur la restauration de la façade sud du château, qui combine plusieurs corps de métiers (charpente, menuiserie, vitrail, taille de pierre, forge…).

Cette campagne a commencé il y a 4 ou 5 ans et sera vraisemblablement finie au terme de l’année 2018-2019. Chaque phase de travaux terminée constitue un résultat important dans la préservation de notre patrimoine, chaque étape compte.

Quelles sont les retombées économiques d’un tel projet ?

Nous privilégions les circuits courts : approvisionner les matériaux et les vivres en local. Une dynamique économique se met donc en place et un impact local direct est établi.

Nous accueillons les visiteurs pour découvrir ce que nous proposons. Naturellement, ils consomment sur place….
Quoique modeste, notre impact est réel, en plus de celui de faire découvrir la région.
 A présent, les personnes nous contactent pour voir s’il est possible de venir, de faire des visites guidées, des ateliers pour enfants… Nos actions contribuent à valoriser notre belle région si méconnue.

Quelles clés donneriez-vous à un propriétaire désirant restaurer son château à l’aide de chantiers participatifs ?

Quelques conseils :

– Prendre soin de définir un cadre juridique sain, de soigner le périmètre d’intervention de chacun des acteurs (qui fait quoi et pourquoi…).

– Définir les moyens d’action, les supports à utiliser pour restaurer son monument :
o soit je fais appel à des professionnels qui vont facturer leur intervention ; 
o soit créer un chantier de bénévoles qui permettra une interaction entre le public, les artisans, l’administration, le propriétaire….

– Ne pas négliger l’importance de l’énergie à consacrer, notamment lorsque le projet est de taille significative. En effet, animer et conserver un monument : c’est le travail d’une vie ! strong>Il faut réellement en prendre conscience dès le départ, car cela occupe une grande partie de son temps.

Une fois que les personnes savent tout cela, il faut se lancer !

Il est urgent d’agir pour la sauvegarde de notre patrimoine sous toutes ses formes et le transmettre aux générations futures dans les meilleures conditions possibles !

Pour aller plus loin :

 Des plateformes de crowdfunding : 
Adopteunchâteau 
Dartagnans 

Des sites intéressants : 
– Un chantier avec des savoirs faire artisanaux : Guédelon
– Association de Sauvegarde de L’Aisne Méridionale

Les chantiers participatifs au service du patrimoine sont aux réhabilitations ce que le « crowdfunding » est au financement. Hephata a interviewé l’association de Heritage Historique.

L’important à retenir dans cet article :

Pour HEPHATA, il s’agit une alternative intelligente aux solutions traditionnelles, qui repose sur le principe de la collaboration…

Héritage Historique est une association de passionnés d’histoire qui agit notamment au service de la reconstitution. 

En découvrant le château de Châteauneuf-sur-Epte à l’abandon, l’association s’est engagée pour sa réhabilitation. Dans l’attente depuis 2,5 ans de lancer les travaux, l’association s’est structurée pour réaliser des chantiers participatifs et faire avancer les « petits travaux » (entretien, débroussaillage, consolidations de murs…).

Que faut-il savoir avant de se lancer dans un chantier participatif bénévole ? 

Pour les propriétaires, organiser des chantiers bénévoles est en réalité plus compliqué qu’il n’y paraît. Généralement, il s’agit de commencer par constituer un groupe composé de notre cercle d’amis. Puis, cela se complexifie.

Une énergie importante est alors requise afin de former les nouveaux bénévoles et de les écouter. En particulier, il devient nécessaire d’apprendre à concilier nos façons de faire avec celles des volontaires – notamment ceux qui ont déjà accumulés des compétences – et à accepter de « partager votre projet ».

Du côté de l’association, cela n’a pas été trop difficile de partager le projet. Dès le début, nous souhaitions que « le château appartienne à tout le monde » ! Mais, il en faut du temps pour qu’un projet lancé par quelqu’un devienne une entreprise commune à de nombreux participants ! Il en faut du temps pour créer un projet porteur de sens pour tous les bénévoles à long terme…

Comment solliciter des bénévoles la première fois ? 

Deux points essentiels pour solliciter les bénévoles : l’intérêt et la confiance. 

Pour la confiance, cela commence par le bouche-à-oreille auprès des personnes que nous connaissons, notre « 1er cercle ». Puis, la famille et les cercles d’amis vont en parler autour d’eux. C’est le passage au « 2ème cercle ». Pour résumer, les cercles se répartissent comme suit : 
– le « premier cercle », correspond à la famille, les amis,
– le « deuxième cercle », correspond aux amis d’amis, les connaissances,
– le « troisième cercle », correspond aux « inconnus » touchés par le bouche à oreille, la communication sur internet ou sur place.

Et puis, pour susciter l’intérêt, il faut communiquer ! 
Bien sûr, de la publicité sur le site est nécessaire pour toucher le « 3ème cercle », c’est-à-dire, les personnes avec qui nous n’avons, a priori, aucun lien. 
Un simple affichage permet d’attirer du monde. Mais attention, sur 1000 personnes touchées, seulement 3 ou 4 personnes seront réellement intéressées ; et parmi elles, 1 seule s’engagera à long terme !

L’intérêt des personnes volontaires variera généralement selon la période de l’année et le type de travaux engagé. Bien que la forteresse soit magnifique et qu’elle puisse se targuer de 1000 ans d’histoire, ce n’est pas évident de susciter l’intérêt, en particulier l’hiver… !

Aussi, si nous arrivons à faire parler les personnes du château et du projet à leur entourage, de potentiels bénévoles et professionnels auront-ils envie de venir une première fois. Charmés par le lieu, ils auront généralement envie de revenir y travailler. 

Quel est le profil type de vos bénévoles sur ce chantier participatif ? 

Les bénévoles sont des personnes qui ont du temps à offrir. 
Le profil type comprend souvent :
– des personnes retraitées (souvent avec des limites imposées par la complexité des travaux physiques),
– des jeunes (rarement au-dessus de 40 ans),
– des étudiants (qui n’ont pas forcément de véhicules pour venir).

Parmi eux, on trouve des artisans – qui aiment le travail des mains et qui ont l’habitude de manipuler la matière – et des personnes « de bureau », – qui veulent s’extraire de leur vie quotidienne pour se ressourcer dans un environnement naturel. Il est vrai que lorsqu’on découvre le site, c’est magique ! Il s’agit d’un cadre de nature extraordinaire !

Tous désirent acquérir des connaissances. Les bénévoles viennent certes pour le patrimoine, mais aussi pour apprendre quelque chose, une technique, un artisanat, une maitrise… et les encadrants peuvent leur apporter un peu de cela. 
Par exemple, une personne est arrivée une fois sans savoir planter un clou. Elle avait « deux mains gauches et deux pieds gauches… » mais, maintenant elle s’en sort très bien ! 

L’avantage de notre château est que chacun peut choisir ce qu’il veut faire, en fonction de ses compétences, et peut voir le projet évoluer de semaines en semaines. 

Vous avez des encadrants pour gérer les bénévoles. Quel est leur profil ? Comment faites-vous pour les convaincre ? 

Il nous faut au moins un encadrant par week-end, si ce n’est plus, en fonction du nombre de personnes présentes et de la variété des chantiers menés en parallèle. 
Ils sont primordiaux car sans eux un bénévole ne peut pas travailler. Et sans eux, les organisateurs ne peuvent pas gérer un chantier multitâche, car à chaque sollicitation, notre propre chantier (ainsi que nos bénévoles) ne peut continuer. 

L’encadrant-type est « locomotive ». 
C’est à dire qu’il est autonome : il peut gérer un groupe, former des gens…
Son niveau de compétence ne doit pas être forcément très important et il peut encadrer des tâches basiques telles que le débroussaillage. Nous le formons sur la sécurité et le maniement des outils, et il doit savoir transmettre cela aux autres. 

Nous valorisons aussi les encadrants techniques (maçonnerie, charpenterie, menuiserie) pour les travaux plus complexes. 

Néanmoins, la plupart des professionnels ont peu de temps à consacrer pour ce genre de projet. 

Comment est-ce que vous organisez les chantiers au cours de l’année ?

L’organisation apporte la visibilité, et donc la fiabilité des ressources. 
De manière générale, les bénévoles et les encadrants ont des contraintes, il faut donc tenter de bloquer des dates et s’y tenir.

Notre dilemme est d’essayer de trouver un équilibre entre deux approches : 
Organiser un événement tous les mois afin qu’il y ait du monde, sachant que les volontaires ne peuvent pas forcément venir pour une seule date dans le mois. Ils sont alors frustrés et il y a un potentiel d’effort de communication perdu. 
Organiser le plus d’évènements possibles, mais alors cela peut épuiser les bénévoles et créer un poids pour les encadrants, qu’il faut préserver.

Quels sont les outils pour communiquer avant le chantier et ceux pour organiser les taches pendant ? 

Certaines personnes pouvant être désorientées avant l’évènement, nous communiquons sur Facebook les travaux de la prochaine journée. Généralement, ce ne sont que les nouveaux bénévoles qui lisent. L’information est toujours « doublée » pour rappeler la journée.

Puis, sur place, toute l’année, dès le matin, nous communiquons la vision globale de la planification du chantier.

Ce sont des gens de confiance et autonomes qui la font, afin d’accueillir en faisant visiter le château, de susciter l’intérêt chez le public, notamment les nouveaux bénévoles, et de leur communiquer des informations importantes concernant le déroulement de la journée. 

Pour cela, on utilise un mode très graphique : 
– Un tableau blanc avec les différentes zones du château, la composition des groupes de travail (coupe des arbres délicats, accommodations des bénévoles, débroussaillage, bûcherons spécialisés, électriciens, plombiers…). On écrit les zones où l’on a avancé et où le chantier est terminé. Aujourd’hui, on ne permet qu’aux encadrants de lancer de nouveaux chantiers en autonomie. 

– Un tableau pour les consignes et les messages pour que les encadrants et les bénévoles qui ne sont pas là une semaine sur deux, puissent communiquer entre eux.

– Un autre pour les priorités, et les avancements.

Pour suivre les chantiers après les journées, la communication envers les encadrants est essentielle. Pour celle-ci, nous communiquons par Facebook et par mail.

Quelle est la journée type d’un chantier, heure par heure ? 

Exemple d’une journée type, heure par heure. 

Nota bene : il est nécessaire que tout le monde travaille et se repose en même temps : 

Comment faites-vous pour assurer la sécurité ? 

Lors de l’accueil des nouveaux bénévoles, nous axons en priorité la communication autour de la formation sur la sécurité (ne pas se balader là où le chantier n’a pas été sécurisé), les gestes à ne pas commettre, etc. Puis autour des assurances : dans tous les cas les gens qui participent aux chantiers sont couverts, qu’ils soient membres de l’association ou simples bénévoles.

Il y a trois assurances qui peuvent couvrir les risques encourus : 
– celle de responsabilité civile du château, 
– celle de l’association, 
– et celle des visiteurs (notamment « accident de la vie », qu’il doit souscrire au titre de sa vie privée mais qui n’est pas obligatoire).

Le choix des assurances est à définir en fonction des deux possibles statuts existants pour un bénévole. 
– Soit, il doit être membre de l’association et il est couvert par les assurances de l’association. 
– Soit il est simple bénévole, et il signe une convention de travail bénévole où il s’engage notamment à respecter le lieu et les consignes qui lui sont données.

Organisez-vous les repas et les nuitées ? 

L’organisation des repas nécessite une charge supplémentaire, et un coût, d’autant plus les venues sont très aléatoires. 

Chacun apporte donc son ravitaillement sachant que, à Châteauneuf-sur-Epte, il n’y a ni eau, ni électricité, ni chauffage. 

Pour dormir, chacun prend sa tente et son sac de couchage.

Comment vous situez-vous par rapport à Rempart, qui rassemble des associations de chantiers participatifs autour du patrimoine d’exception ? 

Nous y sommes affiliés à Rempart depuis peu. L’idée ici est de fidéliser aussi les bénévoles sur la durée. 

Les chantiers de type Rempart sont particulièrement intéressants lorsqu’il y a un encadrant sur la durée, ce qui favorise un excellent apprentissage (technique, architecture…) sur le long terme.

Où trouvez-vous votre motivation pour réaliser ce projet ? 

La motivation se trouve principalement dans l’amour du patrimoine et du lieu !
Lorsqu’on accompagne un projet qui avance lentement, avec tous les obstacles que l’on peut rencontrer, il faut s’accrocher ! Par ailleurs, s’entourer d’autres personnes avec qui vivre l’aventure est primordial ! 

Néanmoins, il est difficile de trouver des bénévoles lorsque l’on n’est pas connu, de même que pour le crowdfunding.

Par exemple, en termes de dons, nous avons rassemblé environ entre 8 000 et 10 000€ par an, grâce à l’association et aux particuliers, qui sont alors de véritables passionnés.
Nous avons réalisé une campagne sur les réseaux sociaux afin de récolter 20 000€ pour la fin de l’année et toucher un grand nombre de personnes dans le secteur du patrimoine mais nous avons reçu peu de résultats. Comme les chantiers, le crowdfunding est un véritable métier, et ce n’est pas facile même pour ceux qui ont déjà un réseau comme Dartagnans ou Adopte un château.

Affaire à suivre, donc ! 

Pour aller plus loin :

 – Participer au chantier de Châteauneuf-sur-Epte
– Association Rempart

L’important à retenir dans cet article :

Entretenir un jardin d’exception demande beaucoup de temps et de connaissances. Certains propriétaires relèvent le challenge de l’entretenir eux-mêmes, d’autres préfèrent déléguer cette tâche à des professionnels.

Cet article fournit quelques conseils et préconisations (avec les liens vers les sites d’experts qui vous fourniront tous les détails dont vous aurez besoin) :

o Quand et comment entretenir une pelouse, des haies, et des arbustes ? 
o Quelques petites astuces pour vous simplifier l’entretien

Une saison pour tout

La vie des végétaux est rythmée par les saisons. A chaque saisons plusieurs facteurs sont à prendre en compte pour bien entretenir son jardin, comme la composition des sols, le climat ou les jours d’ensoleillement. Ces éléments varient d’une région à l’autre. 
Voici les quelques grandes actions à mener en fonction des saisons :

• En hiver : lorsque l’on croit que le jardin est endormi, il se prépare en silence à son renouveau ! Pour cela, il est bon de l’accompagner pour qu’il puisse renaître dans de bonnes conditions. Il faut impérativement protéger vos plantations du vent et du gel si cela n’a pas été déjà fait en automne. 
En revanche, la neige n’est pas forcément nuisible au jardin – elle peut constituer un bon isolant et permet de conserver une température aux alentours de 0 degré au sol – toutefois, il est conseillé de la retirer quand elle risque de faire ployer les arbustes sous son poids.

• Au printemps : Les pluies de fin d’hiver et les douces températures redonnent de la vigueur à la végétation qui repousse plus vite. Il faut « faire un ménage de printemps » , autant pour le jardin lui-même que pour vos outils de jardinage, afin d’éviter la transmission des maladies. C’est la période idéale pour planter et nettoyer votre jardin, aérer la terre, la préparer à la plantation en la désherbant notamment et éventuellement la traiter contre les nuisibles. 

• En été : durant la belle saison, les tondeuses ronronnent et les cisailles claquent. En fonction du perfectionnement de la taille que vous souhaitez, les opérations sont à renouveler plus ou moins régulièrement. Pensez à arroser vos plantations, de préférence tôt le matin ou en fin de journée mais jamais en plein soleil.

• En automne : la nature nous offre son dernier spectacle avant de se préparer à l’hiver et au froid. Garder un jardin propre, vous aidera à bien préparer l’hiver qui arrive. Il est conseillé de ramasser les feuilles mortes et fleurs fanées. Avant les premières gelées, rentrez les plantes en pots et protégez celles qui ne peuvent pas être rentrées avec un voile d’hivernage. 

Une astuce pour un jardin vert toute l’année, est de planter environ 1/3 de plantes à feuillages persistants tels que les buis (pousse très longue et entretien contraignant), la lavande, et bien d’autres…

Des outils et des saisons pour chaque variété

La taille des haies, arbustes et rosiers

La solution la plus économique, mais aussi la plus contraignante, est de tailler ses arbustes et ses haies soi-même. Pour cela il vous faut donc des outils de jardinage adaptés. Vous pouvez donc utiliser une cisaille, un sécateur, une scie arboricole pour les branches, un échenilloir pour atteindre les hautes branches, ou encore une serpe pour les plus grosses branches d’arbustes. Il y a aussi des outils électriques qui demandent moins d’efforts tels que le taille-haie, l’élagueuse, ou encore l’ébrancheur. Pour ces outils, comptez entre 50 et 130 € pour l’ébrancheur et entre 90 € et 300 € pour les élagueuses les plus performantes.

Pour les gros arbres, faites appel à un professionnel, un grimpeur. Ne prenez aucun risque ! Il est conseillé de les tailler une fois dans l’année

• En hiver, vous pouvez couper les branches mortes ou abîmées de vos arbustes et les branches qui déséquilibrent la structure de la plante, afin que la repousse soit homogène. A la fin de l’hiver commencez la taille, mais attention n’intervenez jamais lorsque le bois est encore gelé.

• Au printemps, les arbustes ou arbres fleurissants sont généralement taillés en mars ou avril tandis que ceux à floraisons printanières doivent être taillés après les fleurs. Une taille de nettoyage est nécessaire pour les rosiers et profitez-en pour apporter de l’engrais.

• En été, c’est le dernier moment pour effectuer la taille des arbustes qui ont fleuris pendant le printemps. Pensez à arroser les jeunes plants et taillez les haies régulièrement.
Pour les rosiers, coupez les rejets qui poussent à ses pieds pour éviter qu’ils ne puisent dans les réserves de la plante. 

• A l’automne, taillez vos arbustes pour leur redonner vigueur. C’est le moment de planter vos arbres et arbustes, comme le dit le dicton : « A la Sainte Catherine, tout arbre prend racine »
Concernant les rosiers, rabattez-les d’environ 1/3 de leur hauteur et ramassez les feuilles malades. Paillez le pied des rosiers avec des feuilles mortes, de la paille ou des résidus de végétaux pour éviter le gel.

L’entretien de la pelouse

L’entretien manuel classique

Une belle pelouse demande un entretien très particulier. Tondre n’est qu’une partie des étapes nécessaires. Il faut aussi désherber, fertiliser, etc. Vous trouverez une proposition de calendrier ici .

Les plus perfectionnistes d’entre vous tondent leur pelouse aux ciseaux, les plus écolos utilisent la tondeuse électrique, les plus classiques la tondeuse thermique, et enfin ceux qui ont les plus grandes superficies utilisent sûrement une tondeuse auto-portée, aussi appelé « tracteur de tonte ». Enfin les plus modernes utiliseront le robot tondeuse totalement autonome, adaptable, rentable et performant ! Son coût est de 500 à 1500 € pour les plus performantes. Cependant il est important de choisir le bon modèle…pour vous éclairer rendez vous sur le site Que choisir

Sachez qu’il existe des tondeuses équipées d’un kit mulching. Une tondeuse mulching hache l’herbe et la redépose sur la pelouse. Ainsi vous obtenez un engrais naturel et un paillis protecteur contre la sécheresse. Ce type de tondeuse demande néanmoins une tonte plus fréquente, 2 à 3 fois par semaine. Le coût d’une telle tondeuse est de 180 à 300 € selon la marque. 

• L’hiver, l’herbe est un peu moins verte et repousse moins vite. La fréquence de tonte est donc moins régulière alors que tondre la pelouse se fait presque toutes les semaines en été.

La première tonte de l’année s’effectue en mars et avril, assez courte pour stimuler la pousse. N’hésitez pas à la nourrir, en apportant un engrais pour gazon.

• L’ automne est la période de renaissance pour un gazon qui a souffert de la sécheresse, apportez un engrais de fond plus riche en potassium et moins azoté. Effectuez une tonte assez haute, pour bien préparer votre pelouse à l’hiver. 
Pour en savoir plus

La vigne-vierge

Elle nous offre un festival de couleurs toute l’année avec son doux vert d’été et son rouge vif d’automne. Sa plantation est préconisée au printemps ou à l’automne, hors période de gel. L’année après la plantation il est nécessaire de l’arroser régulièrement et de palisser la plante avant qu’elle ne s’accroche toute seule sur votre mur.
Pour taillez votre vigne vierge, il est recommandé d’utiliser un sécateur. En mai, lorsqu’elle a bien poussé rabattez-la à 2 mètres du toit et décollez 20 cm supplémentaires, sans les arracher, et faites-les retomber vers l’extérieur.
Pour une bonne taille, supprimez les tiges volubiles qui s’éparpillent, coupez les rameaux et taillez les espèces à ventouse.

Attention : Ne laissez pas l’ampélopsis s’accrocher sur les peintures des volets : ses crampons sont fixés si solidement que vous risquez d’arracher la peinture en même temps que la plante.
En savoir plus 

Le potager

Pour conserver un potager en pleine forme, vous devez être attentif aux besoins de chaque légume. C’est un entretien quotidien qui nécessite de respecter des étapes importantes selon les saisons. 
Lorsque vous avez planté vos graines, une quantité abondante d’eau est nécessaire car elles ont besoin d’une humidité constante pour germer. Au stade de jeunes plants, laissez le sol séchez entre deux arrosages pour solliciter les racines. Une alternative pour limitez l’arrosage : le paillage qui permet de conserver l’humidité. 

• En hiver, protégez la terre du gel. 
Désherbez le potager au printemps, procédez au binage entre les rangées de légumes, qui permet d’éviter l’entassement de la terre face aux fortes précipitations. 
Chaque année vous devez renouveler les réserves nutritives de vos cultures, soit avec des engrais organiques ou chimiques. Les différents composants de ces engrais n’ont pas les mêmes effets sur les plantes, pour cela il est nécessaire de bien les identifier. 
L’azote permet une bonne croissance des tiges, le phosphore facilite le développement des fruits et fleurs et le potassium est indispensable aux légumes tels que les tomates ou aubergines. Ces actions sont à mener au printemps. 

• En automne, c’est le moment pour fertiliser le potager. 
Astuce : pratiquez la rotation des cultures, aussi appelée « assolement » pour éviter d’épuiser la totalité des ressources des sols. Alternez la plantation de légumes complémentaires, par exemple, la première année plantez de la laitue ou des épinards qui ont besoin d’un sol très riche en azote et la seconde année des haricots qui enrichissent le sol en azote pour ainsi apporter les composants nécessaires au bon développement des épinards l’année suivante. Il est bon d’avoir établi un plan de potager, pour savoir où est plantée telle variété de légume et pouvoir organiser un meilleur roulement.
Source : Entretenir son potager

Le verger

Le verger demande une attention particulière tout au long de l’année afin de pouvoir profiter d’arbres bien fournis à la saison estivale.

• Au printemps, désherbez, binez et paillez les arbres fruitiers et retirez les fruits en trop grand nombre. 
Posez des filets de protections sur les arbustes à petits fruits rouges contre les oiseaux, vous pouvez effectuer les premiers traitements contre les pucerons, les carpocapses, l’oïdium du pommier et la tavelure du poirier. 

• En été, vous avez l’opportunité de récolter vos premiers fruits ! C’est également la période pour traiter les pêchers et nectariniers contre la cloque avec de la bouillie bordelaise.

• En hiver, en période hors gel, plantez les arbres fruitiers. Si la gelée s’invite, mettez les arbres en jauge en attendant le retour de plus douces températures. Les pêchers, poiriers, pommiers, agrumes comme les citronniers, orangers peuvent aussi être taillés tout l’hiver jusqu’en février. 
Pour en savoir plus 

Pour aller plus loin :

 Contact de professionnels : 
• Annuaire des jardiniers
•  Paysagistes de France

Exemple à suivre : 
• Château de la Ballue

Articles jardins :
•  JARDINS & ESPACES PAYSAGERS D’EXCEPTION – Faire appel à des professionnels, c’est service abordable : point sur les expertises indispensables 
EXTERNALISER L’ENTRETIEN DE SON JARDIN REMARQUABLE – Des techniques ancestrales aux techniques modernes 
LES AVANTAGES D’UN JARDIN BIEN ENTRETENU AUTOUR D’UN CHÂTEAU – Les prix à gagner et les aides à solliciter 

Sites spécialisés : 
•  allojardin 
•  Jardinier amateur 
•  Entretenir son potager 
•  Detente Jardin 
•  Entretien de jardin