Il Fondo per l'ambiante italiano-Hephata-Labo-du-patrimoine

Découvrez le FAI : il Fondo per l’Ambiente Italiano, un outil pour la protection et la valorisation du patrimoine italien.

Ce qu’il faut retenir

Il Fondo per l’Ambiante Italiano est une fondation italienne pour la protection et la valorisation du patrimoine italien. Initié sur le modèle du National Trust britannique, le Fondo Ambiante italiano s’intéresse à différents patrimoines :

– matériel (architectural et artistique) ;

– naturel (paysages et jardins).

Introduction

Il Fondo per l’Ambiante Italiano est une fondation italienne privée à but non lucratif. Le FAI a été créé en 1975 par Giulia Maria Crespi. Le Fondo ambiente italiano cherche à reproduire le modèle du National Trust britannique. Ce dernier souhaite justement à promouvoir et diffuser le patrimoine anglais. De la même manière, le FAI cherche à valoriser le patrimoine historique, artistique et paysager italien. Sa devise en témoigne : « Per il paesaggio, l’arte et la natura. Per sempre, per tutti » qui signifie « Pour le paysage, l’art et la nature. Pour toujours, pour tous. ».

C’est d’ailleurs dans cette optique qu’en 1988, il Fondo per l’Ambiente Italiano remporte la « Medaglia d’oro ai benemeriti della cultura e dell’arte ». Il s’agit de la Médaille du mérite de la culture et de l’art qui est décernée depuis 1950 par la République italienne à toute personne ou institution jouant un rôle décisif dans le monde de l’art et de la culture.

Pour contribuer à la valorisation et à la protection du patrimoine matériel et naturel italien, le FAI cherche à devenir le propriétaire ou le gestionnaire de sites ou biens patrimoniaux. En effet, devenir propriétaire ou gestionnaire lui permet d’entreprendre plus facilement des actions de conservation, de préservation, de restauration et de valorisation.

Histoire du Fondo per l’Ambiente italiano

Il Fondo per l’Ambiante Italiano a été créé en 1975. Tout d’abord, les lieux protégés et sauvegardés par le FAI sont issus de donations puis, progressivement, le FAI va également pouvoir acquérir de nouveaux sites.

C’est en 1976, que le FAI devient propriétaire d’un premier site naturel qu’il obtient par donation. Il s’agit d’une partie de l’île de Panarea située au large de Messine. L’aire mesure environ 1000 m² et comprend la Cala Junco. Cette première attribution va permettre la préservation d’une partie de l’île. Un an après, le FAI reçoit le Château d’Avio en donation. Il Fondo per l’Ambiante Italiano décide alors d’autoriser les donateurs à disposer du droit d’habitation d’une partie du bien cédé. Par ailleurs, il décide de dispenser les individus des coûts de restauration, d’entretien, de gardiennage, etc … La même année, le FAI acquiert le Monastère de Torba, situé en Lombardie. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2011, ce bien présente le premier grand chantier de restauration opéré par le Fondo ambiente italiano. D’ailleurs, le chantier dure huit ans et s’achève en 1985.

Quant à la première concession, elle a lieu en 1999. Elle concerne le Jardin de Kolymbethra, situé en Sicile, dont l’entretien, fortement négligé, avait entraîné une importante dégradation du site. Ensuite, en 2017, est acquis le premier bien productif. Il s’agit des Salines de Conti Vecchi. Toujours en activité, elles sont ouvertes au public et améliorées grâce à un projet expérimental. Enfin, c’est en 2019 que le FAI organise le premier parcours de visite guidée. Ainsi, il Fondo per l’Ambiente Italiano organise un parcours multimedia au sein du Centre national d’études léopardiennes, permettant au public de découvrir la poésie de Leopardi.

Exemples d’acquisition de bien par il Fondo per l’Ambiente italiano

– Donation du Promontoire et de la Tour de la Punta Pagana (1981) ;

– Don du borgo di San Fruttuoso (1983) ;

– Donation de la Baia di Ieranto (1986) ;

– Acquisition du kiosque à journaux du XIXe siècle à Mantoue ;

-Acquisition des tableaux, des meubles, des céramiques et des porcelaines de la collection Alighiero De Micheli à Milan ;

Donation de la Villa Panza à Varese et de sa collection d’art contemporain américain (1996) ;

– Ouverture au public de la Villa Necchi Campiglio dans le cœur de Milan (2008) ;

– Acquisition de l’Abbaye de Santa Maria di Cerrate à Lecce (2012).

Cette liste n’est bien sûr qu’une sélection restreinte de l’ensemble des biens acquis par le FAI. Néanmoins, on perçoit bien la diversité des biens acquis : patrimoine naturel, patrimoine architectural prestigieux, patrimoine rural ou vernaculaire, objets d’art, …

Villa Panza-Hephata-Labo du patrimoine

© Villa Panza à Varese

Il Fondo per l’Ambiente Italiano : un outil pour la protection et la valorisation du patrimoine italien

Mission

Le FAI : il Fondo per l’Ambiante Italiano, agit dans huit domaines d’intervention différents :

– les lieux : il s’agit de prendre soin des lieux hérités, donnés et confiés (parcs, jardins, châteaux, demeures et villas historiques, abbayes, patrimoine rural et vernaculaire, …) ;

– le territoire : œuvrer pour que les lieux deviennent des leviers économiques du territoire et pour augmenter leur nombre et variété à travers toute l’Italie ;

– les relations : créer et amplifier les liens entre les différents acteurs du patrimoine présents sur le territoire ;

– les personnes : créer des liens entre le public et les lieux en concevant des expériences satisfaisant leurs différents désirs, besoins et attentes ;

– l’éducation et la sensibilisation : former et sensibiliser les populations à la protection et à la connaissance du patrimoine et des arts  ;

– l’impact zéro : réduire l’impact énergétique et atteindre les standards d’excellence européens ;

– la durabilité : encourager une meilleure exploitation des ressources, plus juste et équilibrée et plus respectueuse de l’environnement ;

– l’engagement civique : intégrer les divers débats au sujet de l’environnement ainsi que du patrimoine naturel et culturel.

Baia di Ieranto-Hephata-Labo-du-patrimoine

© Baia di Ieranto

Valeurs

Le FAI : il Fondo per l’Ambiante Italiano est porteur de 7 valeurs :

– « Conoscenza e competenza » (Connaissances et compétences) : L’objectif est d’ouvrir les lieux au public afin de créer des liens entre les personnes ainsi que l’histoire et le contexte du site.

– « Concretezza » (Concret) : il Fondo per l’Ambiente Italiano a à cœur de transformer les idées et initiatives pour la sauvegarde et la valorisation du patrimoine en actions efficaces.

– « Coerenza » (Cohérence) : il s’agit de rendre les actions fidèles aux convictions du FAI.

– « Indipendenza » (Indépendance) : le FAI s’engage à rester a-politique ainsi qu’a-confessionnel et à repousser toute forme d’idéologie ;

– « Qualità » (Qualité) : le FAI ambitionne la qualité et l’excellence ;

– « Curiosità » (Curiosité) : il Fondo per l’Ambiente Italiano cherche à faire la promotion de lieux insolites et moins connus ;

– « Ozio Operoso » (Loisirs actifs) : le FAI souhaite améliorer la qualité du temps libre des publics en vue de cultiver les passions personnelles et d’en générer de nouvelles.

Fonctionnement

Le FAI : il Fondo per l’Ambiante Italiano, travaille à la revalorisation du patrimoine matériel et naturel italien. Pour ce faire, il met en œuvre différentes actions. Tout d’abord, la première étape consiste à acquérir un bien. Ce dernier doit être représentatif de l’identité italienne et disposer d’une dimension patrimoniale.En outre, il s’agit le plus souvent de biens qui présentent un certain niveau de dégradation, qui sont à l’abandon ou en péril.

Ensuite, le FAI met en œuvre des chantiers de restauration. Il cherche des financements et s’occupe de faire appel à des spécialistes pour la restauration des sites. De la même manière, il gère la conservation de ces biens, notamment des œuvres d’art, des objets et meubles qu’il faut préserver des conditions environnementales ambiantes.

L’objectif suivant est de permettre la connaissance de ces différents biens : monuments comme objets, œuvres d’art ou mobilier. Il faut donc mettre en place des actions de médiation culturelle appropriées pour favoriser la mise en visibilité, créer une expérience et satisfaire aux attentes du public. C’est pourquoi le FAI a également la volonté d’approfondir la connaissance historique autour de ces biens. Une de ses missions est donc de comprendre le bien et le contexte dans lequel il s’inscrit afin de mieux transmettre ce patrimoine au public et aux générations futures.

Enfin, le FAI cherche à créer un réseau en intégrant les différents acteurs, entités et institutions du territoire liés à la sauvegarde des biens patrimoniaux.

Campagne de sensibilisation du Fai

Afin de sensibiliser le public aux enjeux liés au patrimoine et à sa protection, le FAI organise des campagnes annuelles ainsi que des activités pour mieux impliquer les individus dans la sauvegarde et la valorisation du patrimoine.

Tout d’abord, avec ses Journées de Printemps et d’Automne, le FAI permet au public d’accéder à des lieux habituellement méconnus et fermés. Lors de ces week-end, des bénévoles se chargent d’ouvrir ces différents lieux au public. Le Fondo ambiente italiano organise aussi des Soirées d’Eté durant lesquelles il prolonge l’ouverture de certains sites. Les visiteurs peuvent ainsi bénéficier d’une ambiance particulière et profiter du patrimoine sous un angle différent. Ensuite, il Fondo per l’Ambiante Italiano veille à promouvoir le patrimoine auprès des jeunes. C’est pourquoi il a créé les Journées Fai pour les écoles. Cet évènement propose une semaine de visites scolaires pour les « Classi Amiche FAI » (« Classes amies FAI »).

Enfin, le FAI a lancé depuis 1993 un programme nommé « Luoghi del Cuore » (« Lieux du cœur »). Celui-ci propose au peuple italien de voter pour une place ou un site de leur choix. La participation est gratuite et tout individu peut y participer en votant et/ou en ajoutant des lieux à la liste de choix. A l’issue de ce vote national, les lieux en tête de classement reçoivent des récompenses :

– 50 000 €, 40 000€ et 30 000 € pour tout projet déposé par les trois premiers vainqueurs ;

– 20 000 € maximum pour le gagnant de la catégorie « Villages et leurs lieux » ;

– 5 000 € pour l’ensemble des lieux ayant reçu au moins 50 000 votes ;

– une intervention de la FAI pour tous les lieux ayant reçu au moins 2 500 votes.

Scala dei Turchi

© Scala dei Turchi, deuxième au classement « Luoghi del Cuore » 2022.

Conclusion

Le FAI : il Fondo per l’Ambiente Italiano est donc le principal outil italien œuvrant en faveur du patrimoine national. Il s’intéresse surtout au patrimoine naturel (côtes, bois, jardins, …) et architectural. Plus ponctuellement, il cherche à valoriser les biens mobiliers, les œuvres d’art, les objets artisanaux, …

Très vite, le FAI atteint un nombre impressionnant d’abonnés. En effet, 40 ans après sa création, en 2016, il dépasse les 150 000 membres. Ces derniers sont des passionnés d’histoire, d’art et de patrimoine. Ils sont réellement attachés à l’héritage du patrimoine italien. Selon eux, cet héritage renforce l’identité nationale et c’est pourquoi ils cherchent à partager le patrimoine et à le transmettre aux générations futures.

Pour aller plus loin

Le National Trust : une success story

Le label de la Fondation du patrimoine

Panorama des acteurs européens du patrimoine

De plus en plus d’individus, notamment des familles, souhaitent investir dans des sites patrimoniaux pour y développer une activité. Pour accompagner une famille dans l’acquisition d’un site historique, il est nécessaire de prendre en compte les enjeux liés à ce type de biens.

En effet, l’acquisition d’un site historique est un sujet particulier, qui sort du cadre du simple investissement immobilier. Ils sont chargés d’une histoire, d’une âme et porteurs d’un héritage patrimonial. Ainsi, les sites historiques bénéficient parfois d’une protection particulière. De plus, ils doivent faire l’objet d’un entretien régulier et assidu pour éviter qu’ils ne se dégradent. Parfois, il est nécessaire de mettre en place des travaux de restauration et de réhabilitation avant de pouvoir s’y installer ou envisager un développement d’activités.

Hephata a accompagné une famille dans son souhait d’acquérir un site historique.

Contexte

Voici quelques éléments de contexte afin de comprendre le périmètre de cette mission menée par Hephata.

Date de l’intervention : Septembre – Décembre 2021 ;

Propriétaire : Privé ;

Porteur de projet : Privé ;

Département : Non concerné ;

Projet : acquérir et développer un site patrimonial.

Objectif

L’objectif principal de cette mission était d’accompagner la famille afin qu’elle puisse acquérir un site historique, afin d’y installer des activités et en faire une résidence secondaire familiale.

Enjeux

Comme énoncé précédemment, la famille cherchait à acquérir un site patrimonial. L’achat d’un site patrimonial n’est pas un achat immobilier classique. Dans ce cas, deux enjeux ont été mis en avant : 

Concevoir un projet de développement d’activités, autour d’un site patrimonial à identifier  ;

Associer un modèle de financement servant l’acquisition et le développement. 

Ces enjeux sont fondamentaux pour bien accompagner une famille dans l’acquisition d’un site historique.

Résultats obtenus

Les résultats obtenus à l’issu de la mission d’accompagnement sont les suivants :

● Rédaction d’une fiche projet ;

● Définition d’un cahier des charges ;

● Définition d’un programme de recherche.

Comment développer des activités au cœur des abbayes ? Dans cet article, Hephata vous donne quelques inspirations et pistes de réflexions.

L’important à retenir de cet article : 

Dans cet article, nous vous présenterons différents développements d’activités mis en place dans des abbayes, à travers un focus sur les différentes propositions réalisées par l’association Propolis autour de l’Abbaye de Bonnecombe.

En effet, généralement, les abbayes sont des lieux spacieux et chargés d’histoire, souvent entourés d’un patrimoine naturel remarquable. Ainsi, les abbayes présentent des atouts majeurs pour la mise en place d’activités variées.

Introduction : 

Les abbayes sont intimement liées au monachisme. Initialement issues de l’Orient, elles se sont beaucoup développées en Occident au fil des siècles.

Avec l’avènement de la chrétienté, des abbayes furent construites par centaines. La vie monastique s’appuie sur différents piliers, parmi lesquels le travail, souvent agricole. En effet, « Ora et Labora », signifiant en français « prie et travaille », est une expression latine faisant référence à la vie monastique bénédictine. À travers le travail dans les champs, les abbayes avaient pour vocation d’être auto-suffisantes.

En janvier 2021, la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, s’est rendue dans le Calvados afin d’y signer une convention de partenariat de sauvegarde du patrimoine. Le premier édifice à bénéficier de ce programme est l’Abbaye de Mondaye, située à Saint-Martin-de-Mondaye.

Cette actualité démontre un intérêt toujours présent pour le patrimoine historique, notamment le patrimoine des abbayes. Assurément, la dimension humaine de ces lieux de vie particuliers les rend fascinants, tout comme leur architecture souvent remarquable. 

Au même titre que les châteaux, les abbayes sont des témoins de l’évolution des styles architecturaux en France et de l’histoire du pays. C’est un patrimoine reconnu et valorisé, à l’instar de l’Abbaye de Fontenay en Bourgogne-Franche-Comté, classée au Patrimoine Mondiale de l’Unesco.

Pour sauvegarder de tels lieux, il est nécessaire de mettre en place des activités afin de les animer. L’enjeu est de les rendre rentables financièrement, les bénéfices pouvant par la suite être réinjectés dans la mise en valeur, le développement et l’entretien du lieu.

Cependant, il est important de garder une cohérence entre l’histoire du lieu et les nouvelles activités. Pour cela, il est judicieux de s’orienter vers des activités ayant une dimension sociale, environnementale, de bien-être ou spirituelle.

Focus sur l’étude du projet Propolis à l’Abbaye de Bonnecombe

Pour la première édition du Prix du Patrimoine paysager et écologique, la Fondation Etrillard a sélectionné le projet de l’association Propolis pour la réhabilitation et la restauration des espaces paysagers de l’Abbaye de Bonnecombe.

Bien que tout ce que propose l’association Propolis est au stade de projet, il s’agit d’un travail d’étude très intéressant, axé autour de la construction d’un projet cohérent, qui peut être une excellente source d’inspiration. L’aboutissement sera par la suite décidé avec l’évêché de Rodez et Vabres, propriétaire des lieux.

L’Abbaye cistercienne de Bonnecombe dans l’Aveyron est un lieu patrimonial exceptionnel fondé au XIIème siècle. Inhabitée depuis 1965 et inoccupée depuis 2017, l’Abbaye est au cœur du travail d’étude réalisé pour le projet Propolis.

L’idée de l’association est d’implanter un centre de formation au sein de l’Abbaye ainsi qu’une pluralité d’autres activités axées sur les questions environnementales et sociétales. 

1. La valorisation des extérieurs de l’Abbaye

Les sites patrimoniaux sont généralement entourés d’une nature remarquable. C’est assurément un atout à valoriser pour les propriétaires et gestionnaires de lieux patrimoniaux. En effet, les visiteurs apprécient de plus en plus le patrimoine naturel. Par ailleurs, de nouvelles tendances touristiques attestent de cet attrait grandissant pour la nature, tels que l’agritourisme ou le slow tourisme, ainsi que toutes les formes de tourisme durable.

À travers la mise en place des différentes actions, l’association Propolis exprime un message fort et affirme l’importance des questions environnementales et sociétales à ses yeux.

Cadre naturel remarquable, le site de l’Abbaye, d’une dimension de 13000m2 bâtis, s’étend sur plus de 180 hectares comprenant de la forêt, un parc ainsi que des espaces au potentiel agricole comme un verger et un potager. Assurément, l’Abbaye de Bonnecombe possède les atouts nécessaires pour pratiquer une agriculture innovante et être le plus auto-suffisante possible.

Les extérieurs seront mis à profit pour y développer plusieurs activités et équipements, tels que :

– Un jardin ornemental ;

– Une pommeraie ;

– Un potager et jardin en agroécologie pour les visiteurs ; 

– Un potager en permaculture et un nouveau verger ; 

– Un espace dédié à la culture de plantes à parfum en agroécologie.

En effet, L’Abbaye de Bonnecombe prévoit d’expérimenter les méthodes de l’agroécologie en consacrant une partie de ses extérieurs à la production de plantes à parfums, aromatiques et médicinales, en proposant 300 espèces différentes.

Par ailleurs, des ateliers liés à la nature seront mis en place au sein de l’Abbaye, ainsi qu’un élevage de papillons. Un hangar agricole sera aussi créé. 

2. Une offre diversifiée permettant d’attirer différents publics

La superficie impressionnante de l’Abbaye de Bonnecombe est un atout pour y développer plusieurs activités variées permettant ainsi de s’adresser à un public plus large.

En tant que propriétaire ou gestionnaire de lieu patrimonial, il est important de réaliser un diagnostic avant de se lancer dans le développement d’activité.

Comprendre les atouts du lieu et de son territoire ;

Analyser les attentes et besoins du public, autant des touristes que des locaux ;

Se positionner en fonction des critères précédents.

Le projet Propolis à l’Abbaye de Bonnecombe utilise les atouts du lieu. Le premier atout est l’espace : en effet, un lieu aussi vaste que celui-ci permet d’y implanter différentes activités.

Chaque activité mise en place répond à une demande plus ou moins explicite du public.

a) Les activités culturelles pour attirer un large public

Les activités culturelles sont certainement celles qui attirent le plus de public. De ce fait, pour un propriétaire ou gestionnaire de site historique, inclure la culture dans son offre est une excellente idée. En effet, le secteur culturel, très diversifié, possède de nombreux atouts :

– Accessible à tous les âges, les activités culturelles plaisent autant aux enfants qu’aux adultes ;

– La culture est un des pans principaux de l’attractivité d’un territoire. En devenant un lieu culturel reconnu, le lieu participe au développement de son territoire.

Afin d’inclure un maximum d’individus et d’élargir encore son public, il est judicieux de mettre en place des activités destinées aux amateurs comme aux professionnels.

Ainsi, l’un des volets du projet Propolis est l’accueil d’artistes en résidence avec la création d’ateliers d’artistes, implantant ainsi un centre culturel sur le site de l’Abbaye. Afin de compléter l’offre culturelle, le projet prévoit : 

– Une salle de spectacle, ainsi que l’utilisation de l’Église en salle de célébrations et de concerts ; 

– Un cabinet de musique et de poésie. 

b) Les aménagements sociaux, le patrimoine au cœur de la vie quotidienne des habitants

Le patrimoine fait intégralement partie du territoire et de l’histoire d’une région. Pourtant, il est souvent oublié, laissé de côté. Pour les gestionnaires ou propriétaires de sites patrimoniaux, transformer son patrimoine en lieu de vie permet de l’inclure dans la vie de la commune. De cette manière, le lieu s’intègre dans le quotidien des habitants, qui, ne l’oublions pas, constituent son premier public.

Le projet Propolis à l’Abbaye de Bonnecombe inclut un volet social très important. De plus, en redevenant un lieu de vie à la fois pour les personnes qui viendront en formation ou en résidence et pour les locaux, l’Abbaye de Bonnecombe retrouve sa vocation initiale. Toujours dans une démarche sociale, l’Abbaye accueillera un lieu de vie et d’accueil pour une dizaine de jeune de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE).

De cette manière, l’Abbaye de Bonnecombe retrouve sa vocation d’accueil des personnes dans le besoin.

L’association Propolis prévoit aussi la mise en place d’un cabinet de médecine alternative, offre presque inexistante jusqu’alors sur le territoire, en proposant un lieu où penser la santé autrement. Cette démarche est en adéquation avec leur pensée générale de durabilité et de responsabilité.

3. Le cœur du projet : l’implication politique et sociétale du centre de formation

À travers cette activité qui constitue le cœur du projet, le patrimoine devient un acteur de la vie politique. En effet, le centre de formation aux questions environnementales répond à de grandes questions sociétales. En formant des individus à ces thématiques, ces problématiques qui gangrènent notre société, l’Abbaye de Bonnecombe prend une place très importante au sein de la politique, de l’éducation et de la société.

Il est important pour les propriétaires et gestionnaires de lieux patrimoniaux de comprendre les grands enjeux sociétaux. 

Le centre de formation est l’activité principale du projet Propolis. Le centre proposera un cursus intitulé « Penser la modernité ». Cette formation dispensera des enseignements et des activités pratiques en lien les questions environnementales et sociales.

Le cursus est divisé en trois modalités, se destinant chacun à une clientèle différente. Les cursus proposés vont d’une semaine à neuf mois de formations, se destinant autant aux particuliers qu’aux professionnels. 

Les étudiants du cursus seront logés, nourris et blanchis pour un forfait mensuel allant de 650€ à 800€. Les cours seront dispensés grâce aux subventions sollicitées, les participants n’auront donc pas à payer la formation.

Cependant, le centre de formation est un véritable atout économique pour la région. En effet, les individus venus en formation pourront :

Visiter la région et découvrir le territoire ;

Dépenser dans les activités et commerces de proximité ;

Participer à la vie économique de la région.

Le centre de formation constitue l’atout majeur du projet grâce sur plusieurs aspects : les loyers des étudiants assurent une rentabilité du lieu sur le long terme. De plus, le lieu constitue un écrin idéal pour une formation aux questions environnementales et sociales, ce qui en fait un rude concurrent face aux quelques rares écoles ou universités proposant ce type de cursus. 

4. Un grand projet au budget colossal

Afin d’accueillir toutes ces activités, l’Abbaye de Bonnecombe va être entièrement nettoyée et rénovée. L’association prévoit plusieurs années de nettoyage, de travaux et d’aménagement.

Pour un propriétaire ou gestionnaire de lieu patrimonial souhaitant le rénover afin d’y développer un nouveau projet, les chantiers d’insertions ou de bénévoles sont une bonne solution.

Il peut aussi lancer une campagne de financement participatif. En effet, les contributeurs peuvent aussi devenir acteurs du chantier s’ils le désirent.

Pour financer un tel projet, nécessitant la réhabilitation du lieu, des travaux de rénovation et d’aménagements, l’association Propolis a lancé des levées de fonds, bénéficiant ainsi de différentes aides : 

– Des subventions publiques, de la part des collectivités locales, de l’Etat et de l’Europe à hauteur de 30% du coût du projet ;

– Des financements privés, venant d’entreprises, de fondations et de particuliers, représentant 30% du financement du projet.

L’association Propolis a perçu les atouts majeurs de l’Abbaye de Bonnecombe et de son territoire. Leur étude donne des axes de réflexions aux propriétaires afin d’y créer une offre utile pour le territoire.  

5. D’autres exemples de développement d’activités

L’exemple de l’Abbaye de Bonnecombe nous a permis d’explorer divers secteurs d’activités : la formation, l’écologie, l’agriculture et la cohésion sociale. 

Cependant, le développement d’activité au sein d’une abbaye peut aussi concerner la mise en tourisme du lieu avec la création d’une offre d’hébergement comme à l’Abbaye des Capucins à Montauban. Enfin, le développement peut aussi être très diversifié et englober différents secteurs d’activité, comme au sein de l’Abbaye de Royaumont.

L’Abbaye des Capucins à Montauban

Située en Occitanie, cette abbaye du XVIIème siècle a été transformée en hôtel haut de gamme en 2006. L’établissement comprend un hôtel 4 étoiles d’une capacité de 116 chambres, un spa, une piscine et un restaurant.  

En plein cœur de la ville, au bord du Tarn, l’Abbaye des Capucins présente tous les atouts d’un lieu d’hébergement touristique : 

– Accessibilité ;

– Localisation idéale ;

– Proximité des commerces, des lieux de loisirs et de culture avec notamment le Musée Ingres Bourdelle à moins de 5 minutes à pied.

L’Abbaye des Capucins a de nouvelles ambitions, notamment la construction d’un nouveau bâtiment pour créer un véritable complexe hôtelier. Le projet devrait inclure : 

– Un amphithéâtre de 200 places ;

– Deux nouveaux restaurants panoramiques en roof-top ; 

– La création de 110 nouvelles chambres 3 étoiles, doublant ainsi la capacité d’accueil de l’hôtel. 

Ces aménagements viennent compléter le patrimoine existant pour créer un nouveau lieu unique, mêlant patrimoine et modernité. Ainsi, le lieu est capable de répondre à la demande grandissante de la clientèle.

L’Abbaye accueille des particuliers venus découvrir la région ainsi que des touristes d’affaires et des entreprises, le lieu disposant d’espaces pour recevoir séminaires et réunions. De cette manière, le propriétaire des lieux a transformé l’abbaye en un véritable acteur touristique du territoire, participant au développement local et à l’attractivité de la région. Les travaux d’extension de l’établissement permettent de pérenniser l’offre tout en préservant le monument historique.

L’Abbaye de Royaumont

L’Abbaye de Royaumont a été réhabilitée en 1938, devenant alors le Foyer de Royaumont. Lieu d’accueil et de repos pour artistes et intellectuels, le lieu évolue par la suite en centre culturel international.

Forte de sa renommée acquise au cours des décennies, la Fondation gérant l’Abbaye de Royaumont a diversifié ses activités :

– un centre de formation et de recherche autour de la culture, des arts, des sciences humaines ainsi que l’environnement ;

– une libraire-boutique, ainsi qu’une bibliothèque musicale et une bibliothèque générale ;

– des espaces de séminaires et d’évènementiels ;

– un hôtel et un restaurant. 

L’Abbaye organise des évènements annuels tel que le festival de musique de Royaumont. Consacré à la musique classique, la fréquentation augmente chaque année. Entre l’édition de 2017 et 2018, la fréquentation avait augmenté de 21%.

Conclusion :

Le développement d’activités dans des abbayes peut prendre différentes formes, en fonction des besoins et envies du gestionnaire des lieux. Toutefois, il faut aussi prendre en compte le territoire autour du lieu, comprendre son écosystème et comment rendre le lieu utile.

Les projets de développement d’activité au sein d’une abbaye peuvent nécessiter des travaux d’aménagements et de rénovation. Cela représente un investissement financier, plus ou moins important. Ainsi, en fonction de l’orientation du projet, différents acteurs peuvent soutenir sa réalisation.  

Pour aller plus loin : 

 Les acteurs du patrimoine : le financement

Historique et enjeux actuels du patrimoine

Les enjeux de la sauvegarde du patrimoine français

Dans cet article, Hephata présente le lien entre l’insertion sociale, à travers les chantiers d’insertions, et la sauvegarde du patrimoine.

L’important à retenir de cet article : 

L’insertion sociale est une thématique très abordée sur le plan politique. Les institutions publiques et les collectivités débloquent des fonds afin de soutenir les projets favorisant l’inclusion sociale. Dans ce cadre, les chantiers d’insertions sont un bon outil pour le patrimoine en péril qui nécessitent de la main d’œuvre. 

Ce qu’il faut retenir de cet article : 

– Les chantiers d’insertion bénéficient d’aides financières diverses

– Le patrimoine est un terrain d’apprentissage parfait pour l’insertion sociale

– Les chantiers d’insertion apportent des ressources et de la main d’œuvre

Introduction :

La lutte contre l’exclusion sociale est une thématique qui prend de l’importance au sein de nombreux domaines professionnels.

Le patrimoine n’est pas en reste à ce sujet, bien au contraire. La sauvegarde du patrimoine possède elle aussi une dimension profondément humaine, sociale et territoriale. En effet, le patrimoine est le bien de tous, ce qui en fait un terrain parfait pour l’insertion sociale. 

En outre, il est parfois difficile pour les gestionnaires ou propriétaires de lieux patrimoniaux d’entretenir ces derniers, de les rénover et de les valoriser.

Les chantiers d’insertions sont généralement menés par des associations avec le soutient d’institutions publiques. Grâce à ces chantiers, les propriétaires ou gestionnaires de lieux patrimoniaux peuvent restaurer leur patrimoine.

1. Les ACI : Ateliers Chantiers d’Insertion, acteurs de l’insertion sociale en France

Selon les chiffres du Ministère du Travail, la France comptait 3 803 structures de l’insertion par l’activité économique, les SIAE (en 2018). Au sein de ces structures, il existe les Ateliers et Chantiers d’Insertions (ACI), parfois appelés « Chantiers d’Utilité Sociale ». Ces derniers sont à l’origine de la mise en place des chantiers d’insertion en France. 

Les ACI développement des activités d’utilités sociales qui sont organisées à échelle territoriale : quartier, commune, département, etc. Les acteurs financiers soutenant les chantiers d’insertions sont donc variés, allant de pôle emploi au Fonds Social Européen (FSE), en passant par l’État et les collectivités territoriales.

Des associations interviennent aussi dans le soutien et la mise en place de ces chantiers, notamment des associations reconnues comme structures ACI. 

L’association des Amis du Château de Montaigut dans l’Aveyron

Reconnue ACI depuis 1993. Initialement concentrée sur la rénovation du château, l’association des Amis du Château de Montaigut est née dans les années 1960. À l’origine, l’association a bénéficié de l’aide de bénévoles de l’Union REMPART, célèbre organisation de sauvegarde du patrimoine.

Petit à petit, des équipes de salariées se sont chargées du chantier à temps plein, toujours avec l’aide de bénévoles, jusqu’à ce que le château soit complètement rénové à la fin des années 1980. 

En parallèle, dès 1976, les chantiers de restauration se sont étendus vers l’extérieur du château, afin d’aider les communes aux alentours. Depuis 1993, l’association agit en tant qu’ACI sur tout ce territoire, avec le soutien de divers acteurs :

– L’Etat

– Le Conseil départemental

– La mission locale

– Pôle Emploi

– Le FSE

L’ACI a deux objectifs : 

  1. Recruter des personnes rencontrant des difficultés d’accès à l’emploi en raison de leur état de santé, de leur situation sociale, familiale ou matérielle.
  2. Participer au développement local par la valorisation du patrimoine bâti. En effet, le chantier de restauration œuvre à la fois à la restauration d’anciens monuments et du petit patrimoine.

Parmi les exemples de chantiers d’insertions réalisés par l’association, la rénovation, l’animation du village écomusée Château de Montaigut démontre la pluralité des supports d’activités de ces chantiers : 

– Réhabilitation du patrimoine 

– Entretien des espaces verts 

– Accueil et guidage des visiteurs 

– Entretien des locaux

Au-delà de la dimension sociale primordiale portée par ces chantiers, les impacts touristiques et économiques ne doivent pas être oublier. En effet, le village écomusée Château de Montaigut est considéré comme un site remarquable de France et d’Europe. Il accueille chaque année des dizaines de milliers de visiteurs, qui bénéficient directement ou indirectement des projets mis en place par les chantiers d’insertions.

L’association FAIRE

L’association FAIRE est une structure ACI située dans le département du Gard. À l’instar de l’association des Amis du Château de Montaigut, elle développe ses activités et restaure le patrimoine bâti et naturel des zones rurales et périurbaines. 

« Rendre au Patrimoine son sens et à l’Homme sa fierté »

Tel est leur slogan. L’Homme est indissociable du patrimoine, tout comme ce dernier est indispensable à l’humanité. Ainsi pour le sauvegarder et le valoriser, l’association réalise des chantiers d’insertions, qu’elle nomme des chantiers d’utilité sociale, soit CUS. Les objectifs de FAIRE sont les suivants : 

– La restauration du patrimoine, la mise en valeur des communes et des territoires d’accueil 

– L’accompagnement des publics en difficultés socioprofessionnelle à travers des chantiers d’utilité sociale

L’association intervient sur les domaines de compétences suivants : la pierre sèche, la restauration de petit patrimoine et des aménagements divers comme la signalétique, le mobilier en bois ou la mise en place de sentier de randonnés. Les chantiers sont destinés à des lieux oubliés qui tomberaient en désuétude sans l’intervention de l’association. 

Par ailleurs, les travaux sont effectués de manière traditionnelle, afin de valoriser l’authenticité des paysages et des techniques artisanales. Les chantiers ont lieu sur la totalité de l’agglomération d’Alès, comportant 73 communes.

Le réseau ACTA VISTA

Située à Marseille, ACTA VISTA fait partie des pionniers de l’insertion sociale grâce au patrimoine. Après s’être limité à des chantiers en région Provence-Alpes-Côtes-d’Azur, l’association s’est exportée pour la première fois hors région en 2017 pour le chantier de rénovation du Château de la Morinière à Mur de Sologne, en Centre-Val-de-Loire. Toujours en cours, le chantier emploi chaque année une nouvelle équipe. À l’issus de l’année, les travailleurs acquièrent une certification professionnelle reconnue par le Ministère du Travail.  

Le chantier du Château de la Morinière a commencé par la restauration de la chapelle, avant de s’étendre au bâtiment principal et à l’aile. Grâce aux rénovations, les propriétaires du château prévoient d’accueillir des artistes en résidence. 

2. Les chantiers d’insertions, un outil idéal pour la sauvegarde et la valorisation du patrimoine

Les ACI travaillent main dans la main avec les institutions publiques et les collectivités territoriales pour la sauvegarde du patrimoine, qu’il s’agisse de patrimoine naturel, immatériel ou bâti. En effet les chantiers d’insertions peuvent intervenir dans des domaines très variés, comme le secteur agricole, environnemental ou la rénovation d’un monument. 

Les chantiers d’insertions ont plusieurs atout pour un propriétaire ou un gestionnaire de lieu patrimonial : 

– Sur le plan économique, car les chantiers d’insertions sont financés par l’Etat, la main d’œuvre est donc peu coûteuse voir gratuite 

Socialement, car cela permet de valoriser l’humain, ses compétences et son travail

De plus, faire appel à un chantier d’insertion est un atout de communication et d’image, permettant de créer une communauté autour du lieu. 

SI un propriétaire ou gestionnaire de lieu patrimonial souhaite faire intervenir un ACI sur son terrain, il peut se rapprocher des associations nationales ou de sa région.

Les chantiers « nature et patrimoine » de l’agglomération de Vannes

Dans l’agglomération de Vannes, dans le Golfe du Morbihan, les ACI « nature et patrimoine » sont en charge de la mise en valeur des sites touristiques et espaces naturels, de l’ouverture et l’entretien de sentiers de randonnées. Grâce à ces chantiers, les personnes en difficulté d’insertion socio-professionnelles se sentent valoriser dans leur travail, découvrent et développent de nouvelles compétences professionnelles. 

Vue du Golfe du Morbihan 

Pour la mise en place de ces chantiers de valorisation du patrimoine naturel au sein du Golfe du Morbihan, les ACI « nature et patrimoine » bénéficient d’une aide financière de l’État, du département et du FSE. 

D’ailleurs, la Région Bretagne soutien les travaux réalisés sur des bâtiments d’intérêt général, non protégés au titre des Monuments Historiques, et étant effectués dans le cadre de chantiers de jeunes bénévoles ou de personnes en insertion. Pour cela, la Région propose une subvention d’un montant maximum de 5 000€ par chantier.

Le chantier d’insertion Nature Solidaire à vocation environnementale dans le Marais Poitevin

Nature Solidaire – AIPEMP (pour Association d’Insertion par la Protection et l’Entretien du Marais Poitevin) est un ACI situé en Nouvelle Aquitaine. Nature Solidaire dirige deux types de chantiers d’insertions : en premier lieu des chantiers environnementaux, en second lieu des chantiers axés sur le maraichage bio.

Marais Poitevin

À travers les différents chantiers d’insertions, Nature Solidaire valorise l’environnement et le terroir du Marais Poitevin :

– Production de légumes issus du maraichage bio, dont production est commercialisée en circuit court et participe ainsi à l’économie locale 

– Restauration, entretien et protection des espaces naturels sur le territoire du Marais Poitevin

La surveillance et l’entretien des itinéraires cyclables assure aussi la qualité des trajets des cyclistes, dont les touristes pratiquant le cyclotourisme, une forme de slow tourisme dont les voyageurs sont de plus en plus friands.

La restauration d’un théâtre antique sur le site de Lillebonne, en Normandie

Le théâtre antique du site de Lillebonne nécessitait quelques travaux. Par conséquent, le Département de la Seine-Maritime a conjugué le besoin de personnels pour la réalisation de ces travaux avec la mise en place d’une structure d’insertions pour les personnes en difficulté.

Cette initiative, soutenue notamment par le FSE à hauteur de 95 000€, a ainsi permis de préserver le patrimoine bâti du site de Lillebonne tout en ayant un impact social positif. 

Les actions développées par le chantier sont variées : 

– Préparation du terrain au chantier de fouilles archéologiques 

– Mise en valeur et consolidation des vestiges mis à jour par ces fouilles 

– Création d’espace de jardins et de zones d’agréments 

– Participation à la mise en œuvre des parcours de visites au sein du théâtre

À cela s’ajoute le nettoyage et l’entretien de l’accueil, notamment des sols, ainsi qu’une équipe recrutée pour s’occuper de l’accueil des visiteurs sur le site. Depuis sa réhabilitation, le théâtre antique de Lillebonne est le premier site touristique de la ville.

Chantier école du patrimoine au Château de Fabrégoules

Situé dans les Bouches du Rhône, le Château de Fabrégoules a reçu un chantier école du patrimoine de l’association ACTA VISTA. Au cœur d’un immense parc naturel, comprenant des écuries et une chapelle, le Château de Fabrégoules est un lieu d’exception, fort apprécié des locaux.

Les actions mises en place par le chantier étaient axées autour de la restauration de divers éléments du château : 

– Couverture et charpente 

– Façades 

– Dépendances du château

Les travaux de restauration ont duré deux ans, ce qui a permis à ACTA VISTA de former deux promotions de salariés. L’intérêt des chantiers de longue durée est donc de permettre à plus d’individus d’être formés à de nouveaux métiers. Pour un propriétaire qui souhaiterait faire rénover l’entièreté des extérieurs de son bâtiment, le chantier d’insertion est une aubaine :

– Main d’œuvre assurée sur la longueur des travaux 

– Possibilité de faire rénover plusieurs parties du bâtiment grâce à la pluralité des métiers auxquels forment les chantiers d’insertions

Ce chantier a offert une seconde vie à ce bâtiment du 19ème siècle. Lieu mythique de la région marseillaise, le chantier a ainsi contribué à la sauvegarde d’un patrimoine unique.

Conclusion : 

Ces chantiers présentent de nombreux atouts pour la sauvegarde du patrimoine :

– L’assurance de techniques traditionnelles et durable

– Une main d’œuvre motivée, car valorisée par son travail

– La dimension éthique et responsable, bénéfique pour l’image du lieu

De plus, les chantiers d’insertions bénéficient de l’aide de nombreux acteurs : 

– A l’échelle européenne, le FSE 

– À l’échelle nationale à travers des aides de l’Etat 

– Et à l’échelle locale grâce aux collectivités territoriales et diverses institutions. 

Il peut donc être intéressant à la fois, éthiquement et économiquement, pour un gestionnaire ou propriétaire d’un lieu patrimonial nécessitant des travaux de rénovation ou d’aménagement d’y mettre en place un ACI.

Pour aller plus loin : 

Historique et enjeux actuels du patrimoine

Comment rendre utile le patrimoine français ?

Hephata_teambuilding_chateau

Hephata_teambuilding_chateau

KR Wavemaker organise un team-building médiéval dans un château… « Chers Wavemakers, bienvenue aux confins de l’Hurepoix et du Gâtinais, aux portes de la Beauce ; sur l’ancienne terre des Sénons … » C’est à ces mots qu’a débutée l’extraordinaire journée de notre agence de média en ce début du mois d’octobre de l’An Deux Mil Dix-neuf.

Une véritable plongée dans l’histoire pour un team-building d’exception

Habitués aux campagnes publicitaires, c’est dans un univers de campagnes militaires et diplomatiques qu’Hephata plonge nos participants ! Mais ici pas de logo ni de marque, et pas non plus de réseaux sociaux. Place à une atmosphère où le blason, la chanson de geste et la peinture ont marqué les lieux. Le temps d’une journée, le monde des corporations les accueille. Chaudronniers, ébénistes, charpentiers, maçons, fondeurs, carreleurs, plâtriers, menuisiers, bûcherons, orfèvres et tailleurs rentrent alors en compétition.

Quels compagnons allaient devenir les Bâtisseurs de céans pour bâtir la plus belle merveille du monde ?

Les épreuves sont décisives ! Car à la fin de la journée, un podium et une remise de cadeaux viendront clôturer la journée. Mais pas question de repartir le ventre creux. Un cocktail champêtre est installé dans la cour fermée du château pour un moment convivial inter équipe. Chacun se retrouve alors et débriefe des jeux et des gains. La joie des participants est si manifeste. Elle s’illustre en effet par des danses endiablées avant que chacun ne quitte les lieux à la nuit tombante voire tombée…

Une construction Hephata sur mesure, autour d’ateliers incentive travaillant la cohésion et l’esprit d’équipe

Le but du jeu est clair. Il faut participer aux ateliers que le roi a préparé pour gagner des ressources (PIERRE, BOIS et FER). Chaque corporation doit atteindre des objectifs spécifiques, et ne pas oublier d’accumuler le plus d’OR possible ! Le Challenge de Robin, le Tournoi des Maîtres, la Joute de Lancelot, le Dallage Piégé, le Mariage du Prince, la Poule aux Œufs d’Or, autant de noms d’ateliers qui font rentrer dans l’univers de la journée.

A chaque atelier les corporations sont invitées à travailler leur habileté physique ou leur stratégie de conquête, leur rapidité, leur harmonie de groupe ou leur anticipation, leur communication ou leur organisation de groupe. Tant de qualités qui leur servira dans leur vie de bureaux !

La finalité du team-building ?

Remonter le fil de la grande Histoire pour remonter l’histoire du Groupe et de ses filiales. Un grand moment fédérateur pour contribuer à construire la mémoire collective du groupe. Chaque jeu pousse les équipes à s’organiser et à mieux se connaître afin de remporter la partie. Ainsi, les équipes sont dynamisées par un jeu à fort impact social.

Le choix de KR de financer le patrimoine en organisant une journée historique avec Hephata

Mais pourquoi dans un château ? Entouré de remparts de plus de 700 ans, les dirigeants de KR ont décidé d’organiser cette journée avec Hephata qui finance la restauration des monuments historiques en y organisant des évènements. Ouvrir ce château a en effet permis de le faire vivre et de le faire connaître. En outre, Hephata reverse 10% des bénéfices de cette journée à des monuments en péril sous la forme de mécénat de compétences.

MERCI KR d’avoir laissé parler les pierres à travers vos jeux d’équipe ! MERCI KR d’avoir financé le patrimoine historique !

Le patrimoine historique pour transmettre et partager des valeurs : exemple de la Forteresse de Saint-Vidal

L’important à retenir dans cet article :

 Nos châteaux et monuments ont été les témoins privilégiés de l’Histoire de France. Ils forment notre héritage, notre patrimoine commun et font partie intégrante de notre histoire à tous. Ces lieux constituent les parfaits supports pour transmettre l’histoire et véhiculer des valeurs. 

À travers cet article, vous comprendrez comment le patrimoine historique permet de partager des valeurs et de transmettre l’histoire. La forteresse de Saint-Vidal et son instigateur, Vianney d’Alançon, qui sait porter haut ses convictions, en est un bel exemple.

L’important à retenir :
– Les qualités d’un bon chef de projet pour mettre en oeuvre un projet de telle ampleur, proches de celles du chef d’entreprise ;
– Les contours techniques, financiers et politiques d’un tel projet ;
– Le rayonnement de son impact sur le territoire.

À l’origine du projet : le parcours original d’un chef d’entreprise au service de l’histoire et des savoir-faire français

Vianney d’Alançon, de la joaillerie au spectacle culturel : une volonté d’entreprendre pour retrouver la fierté de l’Histoire de France

Jeune entrepreneur tout juste trentenaire, Vianney d’Alançon n’est pas du genre à avoir froid aux yeux. Il n’a d’ailleurs pas l’habitude de se laisser décourager par l’ampleur de la tâche. Son dernier projet en témoigne. Il a racheté la forteresse médiévale de Saint-Vidal, lieu emblématique de la Haute-Loire et proche du Puy-en-Velay. 

Il y développe un ambitieux projet de spectacle, avec pour thème central la transmission de l’histoire française. La forteresse a déjà accueilli près de 40 000 visiteurs lors de sa première année d’exploitation en 2018.

Vianney d’Alançon a un parcours original. Il entre très tôt dans la vie professionnelle, à l’âge de 17 ans. Ensuite, il crée une première entreprise dans le domaine du web et de la communication. Enfin, en 2010, il lance une première maison de joaillerie où il collabore avec le couturier et designer Kenzo Takada. Le jeune entrepreneur rebondit rapidement après ce premier projet qui fait faillite. Avec sa femme, il lance donc une deuxième entreprise dans le secteur de la bijouterie familiale et des médailles, Laudate. Il rencontre un franc succès.  

Un chef ambitieux dont l’engagement est cohérent avec une volonté forte de retrouver la fierté de notre histoire et de notre culture : une des clés du succès, mais pas que…

A mesure que Laudate se développe, semble grandir chez Vianney la volonté d’incarner la richesse des valeurs et des savoir-faire français dans un projet de grande ampleur. En effet, la promotion et la transmission d’un savoir-faire historique que constitue la fabrication d’une médaille se retrouve aussi dans un projet de réhabilitation de Saint-Vidal… Ce dernier permettant de partager et de mettre en valeur une histoire, l’héritage d’un passé commun qui forge le présent. 

Pour Vianney, il s’agit de répondre à une culture mondialisée dans laquelle on peut observer une uniformisation des modes de vie et une certaine forme de standardisation. Face à la perte de valeurs et de repères, le projet cherche à relier les bénévoles et les spectateurs avec leurs racines, leurs origines et leur histoire.

Certains pourront se poser la question de la légitimité de Vianney d’Alançon en tant qu’acteur engagé dans le patrimoine… Mais il a su montrer que ses qualités de chef d’entreprise sont indispensables et que la connaissance du secteur s’acquiert par le travail. Curieux et passionné d’histoire, il finit par racheter la forteresse de Saint-Vidal ayant appartenu à la famille de sa mère. Elle est située au cœur d’un territoire qui lui est cher, non loin de là où il a grandi. 

Comme pour la création d’une entreprise, au centre de son travail se trouve la vision de ce qu’il souhaite entreprendre et des problématiques similaires : 
– financements, 
– optimisation des coûts et des ressources, 
– gestion des salariés (et des bénévoles), 
– management et gestion de projet, 
– relations presse, 
– réalisation de la communication. 

Par ailleurs, pour avancer et se former il a su s’entourer d’experts compétents. Une manière de compenser ses lacunes dans certains domaines et réaliser son projet.

Le projet : une forteresse progressivement restaurée pour y accueillir, notamment, un « petit Puy-du-fou »

En 2016, Vianney rachète la forteresse médiévale de Saint-Vidal, un lieu emblématique de la Haute-Loire. Il le restaure en faisant le pari de réussir le projet ambitieux d’en faire « un des premiers lieux touristiques d’Auvergne. Inspiré du Puy-du-fou, ce lieu est au service de la transmission de l’histoire de la forteresse. Une histoire profondément liée à celle du territoire. »

Ce en quoi consistent les spectacles de la forteresse de Saint Vidal

La forteresse laissée à l’abandon depuis des années s’est transformée en un lieu de spectacles immersifs. Son objectif est de transmettre l’histoire du lieu à travers deux spectacles :

« La Mémoire d’un peuple », spectacle déambulatoire à travers la vingtaine de pièces du monument, où des mises en scène, décors, projections, illusions et comédiens professionnels, racontent l’histoire du site au fil des siècles à travers les dates clés et événements marquants. Les nouvelles technologies, statues et portraits parlants, sont mis à la disposition de la narration. Le visiteur peut, par exemple, y découvrir l’épopée gauloise des Arvernes, avec Vercingétorix (originaire de la région), puis les Francs et le baptême de Clovis, fondateur du royaume, la création de l’empire de Charlemagne…

« La Forteresse imprenable », spectacle nocturne de son et lumière avec pyromanie et 120 bénévoles métamorphosés en acteurs façon Puy du Fou pour créer une fresque historique illustrant les guerres de religion, le siège du château par Henri IV, ou encore la vie paysanne. 

La Mémoire d’une Peuple est un spectacle permanent. Il se joue tous les jours de 10h à 19h. La Forteresse Imprenable se joue le vendredi et samedi soir durant l’été. En 2019, la forteresse organisera entre juin et août 15 à 18 représentations de son spectacle nocturne.

Dans les coulisses du spectacle : la préparation et les compétences indispensables à sa réalisation 

Avant de pouvoir mettre en place le spectacle, différentes étapes ont eu lieu :

1- Les travaux de réhabilitation

Ils sont réalisés en partenariat avec la DRAC, le site étant classé Monument Historique. 

2- L’aménagement paysagé des jardins

Il a été réalisé par Vianney d’Alançon et le prince François d’Orléans, ami de l’entrepreneur et paysagiste de profession. Ils ont réalisé l’ensemble des jardins (français, italien, et jardin d’eau) qui environnent la forteresse sur près d’un hectare.

3- L’écriture du scénario pour les différents spectacles


Vianney d’Alançon a écrit lui-même l’ensemble des scénarios qui ont été corrigé par Jean Piat. Vianney d’Alançon a réalisé seul la mise en scène du spectacle la mémoire d’un peuple. En revanche Urbain Cancelier a coréalisé avec Vianney le spectacle la Forteresse Imprenable.
Le spectacle « La Mémoire d’un peuple » emploie sept comédiens professionnels tandis que le spectacle nocturne fait appel à 120 bénévoles. Sans leur aide, le coût de réalisation aurait été astronomique et le projet presque impossible. Ce modèle de développement s’inspire du modèle du Puy-du-Fou qui fait appel chaque année à des milliers de bénévoles pour sa grande Cinéscénie. 

4- La recherche de ressources financières

Au total, le projet a été soutenu par une levée de fonds de près de 2,5 millions d’euros dont :
– 600 000 € provenant de la Région Auvergne-Rhône-Alpes ;
– 300 000 € par le Département de la Haute-Loire ;
– 300 000 € par la Communauté d’Agglomération du Puy-en-Velay ;
– des enveloppes de mécènes, dont la Fondation d’entreprise Michelin, le fonds jeune et innovant de Dassault ou le groupe Novelty, spécialiste et fournisseur d’équipements techniques pour spectacles.

Sur le budget total : 
– 500 000 € ont été investis dans les divers travaux de restauration ;
– 2 000 000 € ont servi à la réalisation des attractions et des spectacles.

5- La mise en place d’une communication intensive pour faire connaître le projet


La forteresse de Saint-Vidal a bénéficié d’un soutien médiatique important grâce au carnet d’adresses de Vianney d’Alançon. Ainsi, on a pu voir Stéphane Bern, l’acteur Lorànt Deutsch, l’animateur de radio Sébastien Cauet ou encore le journaliste Bernard de La Villardière faire la publicité du projet. Un choix de personnalités qui confirme l’intention de toucher un large public, plus ou moins proche du patrimoine. Par ailleurs, à deux reprises, Vianney d’Alançon a été invité par Emmanuel Macron qui l’a assuré de son soutien.

Bon communiquant, Vianney d’Alançon a su rendre visible la forteresse restaurée et enrichie de ses spectacles grâce à une communication intensive sur les réseaux sociaux, Facebook, Instagram, Twitter. La page Facebook est rapidement devenue la deuxième page touristique la plus consultée du département de Haute-Loire. 
La presse a également fortement soutenu le projet. Cela n’a pas empêché Vianney d’Alançon d’effectuer un travail de communication de proximité en collant des affiches et en distribuant des tracts aux alentours de la forteresse. Il a aussi acheter des espaces publicitaires JC Decaux et Clear Channel.
 Néanmoins, pour lui, le bouche-à-oreille reste primordial et complémentaire aux réseaux sociaux. En effet, si l’un s’adresse à une large audience, mais avec de faibles retombées, l’autre ne touche qu’un public restreint, mais bien plus efficacement.  

En ce qui concerne le contenu de la communication, il s’est concentré sur les valeurs soutenues par le projet telles que le lien unissant le site avec son territoire, son implication dans la transmission d’un savoir, d’une histoire régionale et d’une culture nationale. Et, la forteresse a fait l’objet d’un véritable storytelling autour de sa résurrection. 

Les bénéfices du projet et les retombées

Pour qu’un projet puisse recevoir de telles aides, il doit pouvoir démontrer en quoi sa réalisation est source de valeur ajoutée et de retombées positives, économiques et sociales. 

Un projet d’une si grande envergure, ayant accueilli durant sa première année près de 40 000 visiteurs, génère nécessairement des externalités positives, sur son environnement immédiat, à court et à long terme. 

À titre indicatif, voici quelques externalités positives immédiates :
– Création d’emplois directs et indirects
– Hausse de la fréquentation touristique ;
– Hausse de la réservation d’hôtels et de restaurants, ce qui signifie une création de richesse pour la population ;
– Retombées médiatiques, communication et publicité pour la ville ;
– Accroissement de la notoriété du territoire et de ses acteurs notamment culturels…
Cela s’accompagne aussi de nuisances sonores et de dérangements multiples pour un village de 600 habitants qui se retrouve, d’un seul coup, traversé par près de 40 000 personnes.

Quel avenir pour la forteresse de Saint-Vidal ? 

D’abord, les spectacles devraient être revus et modifiés régulièrement tous les deux ans et de nouvelles attractions devraient voir le jour. Des ateliers d’artisans et une brasserie artisanale historique. 

Puis, Vianney évoque le projet d’une activité hôtelière avec la création d’une vingtaine de chambres. Chaque chambre suit un thème historique, issu de différentes époques. 

Ce qui montre à quel point il est important de tenir compte de la population locale dans tout projet à fort impact territorial. Ils peuvent représenter une opportunité comme une menace. 

Conclusion

Le patrimoine est un support privilégié pour transmettre histoire et savoir. Sa préservation est indubitablement liée à son mode de gestion. Il faut parfois oser des projets étonnants et ambitieux pour le financer différemment. 

Un projet capable de produire des externalités positives à la fois d’un point de vue économique et social a nettement plus de chances d’obtenir des subventions. 

Véritable enjeu touristique, il peut faire l’objet d’une politique engagée pour l’action culturelle. Il peut également mobiliser les pouvoirs publics à bien des échelons. Son impact sur le territoire est réel. Il ne faut donc pas oublier que le dialogue avec les habitants est primordial. Leur bien-être doit être pris en compte dans la démarche. En effet, s’ils représentent une potentielle opposition, ils peuvent également devenir des ambassadeurs du projet.

Pour aller plus loin :

 COMMUNIQUER DIFFÉREMMENT DANS LA CULTURE ET LE PATRIMOINE – 8 exemples de campagnes de communication originales et décalés pour trouver l’inspiration dans votre château.

 METTRE EN VALEUR SON PATRIMOINE CULTUREL AVEC LE NUMERIQUE – Interview avec Charlotte Didier (Cent Millions de Pixels) et Lydia Labalette (Château des Ducs de Bretagne) 

 DEVELOPPER DES ACTIVITES COHERENTES AVEC SON HISTOIRE ET SON TERRITOIRE – Les masters class de cuisine ressuscitent le château du Feÿ – Interview avec Sylvie Angel, propriétaire 

Formation et sensibilisation aux enjeux du patrimoine historique

Cette offre est particulièrement adaptée pour les entreprises et responsables politiques qui souhaitent fédérer, sensibiliser ou former leurs collaborateurs autour du patrimoine et de ses multiples enjeux territoriaux.

Pour soutenir l’activité de Conseil en communication autour des événements responsables, Hephata propose des formations et des sessions de sensibilisation aux enjeux du patrimoine qui s’appuient tant sur ses expériences et ses Publications que sur son Bureau d’expert. Ainsi, les formats de présentation et d’animation sont multiples : petit-déjeuner, journées de formation en immersion, jeux de teambuilding, visites de site, serious games, formations digitales…

Par ailleurs, en complément des Etudes d’impacts nous élaborons une communication pédagogique des rapports auprès d’un public institutionnel ou d’un public privé.

Enfin, le Bureau Hephata compte des Community Managers spécialisés sur la problématique du patrimoine, permettant à des acteurs privés ou publics d’animer un groupe de collaborateurs, de clients ou une communauté (mécènes, fans…) à travers une communication régulière (réseaux sociaux, newsletters, publications diverses).