Comment créer un musée ?

Ce qu’il faut retenir

La création d’un musée au sein d’un site patrimonial est une activité très courante.

Elle permet de :

– valoriser une propriété historique

– attirer plus facilement des publics cibles (passionnés d’art et d’histoire, familles, scolaires, étudiants, …)

Néanmoins créer un musée ne s’improvise pas et certaines démarches sont indispensables pour son bon fonctionnement et son rayonnement.

Introduction

Un musée est un espace qui se consacre à la présentation, l’entretien et la réserve d’objets présentant un intérêt artistique, culturel, historique, scientifique et technique.

Hôtel national des Invalides, Musée des Beaux-arts de Blois, Musée-Château d’Annecy, Musée de Boulogne-sur-mer dans le Château Comtal … Nombreux sont les musées qui prennent place dans un site patrimonial d’exception ! Ces situations sont assez régulières pour des monuments incontournables du territoire français. Cependant, elles peuvent aussi concerner des sites historiques plus modestes, de par leur taille ou leur histoire, appartenant à des acteurs publics ou privés.

Créer un musée au cœur d’un espace patrimonial permet, par la présence des collections, de renforcer l’attractivité du site . La présence d’objet d’art, de culture et d’histoire est en effet un atout et plaît beaucoup aux visiteurs. Ceux-ci ont soif de pouvoir connaître l’histoire du château. Ils souhaitent admirer à des œuvres d’art, assister à des reconstitutions historiques ou encore offrir à leurs enfants une expérience pédagogique et ludique ancrée dans l’histoire. Tous ont envie de se sentir pleinement intégrés dans le site d’exception qu’ils visitent.

Certains châteaux possèdent déjà des espaces d’exposition qu’ils mettent en place afin de proposer une activité supplémentaire à leurs visiteurs. C’est ce que fait par exemple le Château de Gizeux avec son exposition de calèches et d’attelages anciens disposés dans les écuries et communs du site.

Cependant, instituer un véritable musée au sein d’une propriété historique est également possible. Voici les démarches et étapes à suivre pour créer un musée et obtenir l’appellation « musée de France ».

I. Étapes pour créer un musée

Créer un musée ne se fait pas en un jour. Il faut répondre à un certain nombre de critères. Par ailleurs mener à bien un projet muséal requiert certaines démarches administratives .

1) Pré-requis pour créer un musée

Avant de se lancer dans le vaste projet de la conception d’un musée, il faut s’assurer de disposer de certains pré-requis essentiels. Tout d’abord, il est impératif de connaître les objets d’art dont on dispose pour l’élaboration des collections. Sont-ils suffisants et présentent-ils un certain intérêt ? Quelles acquisitions supplémentaires effectuer ? Il s’agit ainsi de constituer un inventaire. Celui-ci sera ensuite envoyé à la DMF (direction des musées de France) qui validera ou non le projet. Ainsi, le maire de Vannes compte transformer le Château de l’Hermine en musée en y transférant les collections du Musée des Beaux-arts de la Cohue situé au cœur de la ville et dont les espaces d’exposition sont actuellement insuffisants.

© Château de l’Hermine, Vannes

En ce qui concerne le Château de Mayenne, il est devenu un site d’exposition artistique dès les années 1990 suite à la découverte de vestiges archéologiques médiévaux. Au fil des découvertes qui furent nombreuses, l’espace du château fut progressivement aménagé. En 2008, il devint enfin un musée ouvert au public.

© Musée du Château de Mayenne

De même, la collection présentée doit nécessairement être en adéquation avec le territoire sur lequel s’inscrit le site historique. Le Musée de la Vénerie de Senlis répond à l’histoire de la forêt de Senlis où se sont déroulées tant de chasses.

Un des pré-requis est également d’indiquer et de justifier le statut de la collection. Par ailleurs, il sera opportun de chercher des professionnels pour veiller à l’entretien et à la gestion des collections et du musée. Si des travaux sont nécessaires pour réaménager les espaces afin qu’ils soient plus aptes à recevoir les collections et soient plus accessibles, ils devront être menés par un architecte et potentiellement d’un architecte du patrimoine si le bien est classé Monument historique.

2) Mise en place du projet culturel

Le projet culturel définit les grandes orientations du musée. Il prend en compte tout à la fois les collections, les espaces, les visiteurs et le personnel. L’objectif est de réfléchir sur le parcours, la muséographie mais aussi la signalétique. Il faut intégrer au programme des espaces d’exposition, des réserves, des salles pédagogiques … L’objectif sera également de définir une grille tarifaire ainsi qu’une stratégie pour rendre les collections attrayantes et accessibles afin de fidéliser les visiteurs et d’en attirer de nouveaux. Par ailleurs, il faudra prendre en compte la nécessité de mettre en place un dispositif de préservation, d’entretien et de conservation des collections. Bien entendu il est impératif que cette tâche soit confiée à des spécialistes en conservation-restauration.

L’analyse de tous ces critères permettra à un propriétaire de juger de la faisabilité du projet, de son coût, ainsi que des recettes qu’il pourrait générer grâce au musée. L’étude lui servira également d’indice pour connaître les aides financières dont il peut bénéficier. Une demande de subvention pourra être effectuée avant de lancer le projet.

3) Définir un public cible

Une des questions à poser lorsque l’on crée un musée est de savoir quel public l’on souhaite attirer. En effet, connaître les utilisateurs finaux facilite l’émergence d’une offre appropriée. S’agit-il d’approcher les touristes amateurs, les passionnés engagés ou les individus en recherche d’une expérience unique et originale ? Les familles, les groupes scolaires, les touristes étrangers ? Il faudra donc réfléchir à l’aménagement des collections, au choix des œuvres, des activités et expositions temporaires afin d’attirer tel ou tel public. Ainsi, le château de Senonches propose une exposition permanente pédagogique sur la gestion, l’entretien et la préservation du milieu forestier.

L’attraction d’un public dépend également des collections présentées. Il faut être fan de mode pour aller visiter le Palais Galliera de Paris. En revanche, le musée des archives nationales situé dans les Hôtels de Soubise et de Rohan ciblent davantage les intellectuels, chercheurs ou étudiants.

II. Comment obtenir l’appellation musée de France ?

On compte 1219 musées de France aujourd’hui. Parmi eux : le Musée Rodin, le Musée Mathurin Méheut, la Casa Buonaparte

© Casa Buonaparte à Ajaccio, Patrivia

Leur statut leur permet d’être intégrés au sein d’un service public dépendant directement de l’État, des collectivités territoriales (communes, communautés de commune, régions et départements) mais également de fondations et associations. Ils perçoivent ainsi une aide particulière pour leur développement, leur entretien et l’enrichissement de leurs collections. L’appellation a été créée par la loi du 4 janvier 2002 (Art. L. 410-1).

D’après le ministère de la culture, pour l’obtenir, un musée doit :

– s’engager à entretenir, restaurer, inventorier, enrichir et rendre accessibles les collections

– disposer d’actions de recherche sur les collections

– être géré par une équipe professionnelle spécialisée (conservateur ou attaché de conservation)

– proposer des activités pédagogiques et éducatives

– fixer ses principales lignes de conduite en rédigeant un PSC (projet scientifique et culturel)

En contrepartie, il pourra bénéficier :

– d’une signalisation routière particulière

– d’aides financières de l’État

– d’une inaliénabilité et insaisissabilité des collections

– d’échanges de collections possibles avec d’autres musées de France

– de disposer du dépôt des musées nationaux

– de faire appel aux conseils des experts au service de l’État

Conclusion

La création d’un musée au cœur d’un site historique peut donc être un type d’activité très bénéfique. Les collections seront mises en avant par leur emplacement dans un cadre patrimonial et de même, le château sera valorisé par les objets d’art qu’il présente. Il deviendra ainsi plus dynamique et attirera davantage de visiteurs. Il pourra également bénéficier du label « musée de France » et recevoir ainsi quelques aides de l’État.

Néanmoins, la tenue d’un musée fait l’objet d’une réglementation stricte et il est nécessaire de se faire accompagner d’une équipe spécialisée pour sa gestion (entretien des collections, accueil des visiteurs, garde des salles, gestion de la muséographie et de la signalétique, …).

Pour aller plus loin

Paris, la ville aux mille visages

Le numérique et les parcours de visite augmentés

La réalité virtuelle au service du parcours de visite

Comment améliorer la visibilité d’un monument ?

Stratégies efficaces pour une levée de fonds en mécénat

Le rachat à soi-même

Cet article permet de comprendre ce qu’est la stratégie financière du rachat à soi-même : générer des liquidités pour revaloriser son patrimoine.

Ce qu’il faut retenir

– Le rachat à soi-même est une stratégie financière permettant de générer des liquidités

– Elle peut être utile dans un projet de revalorisation du patrimoine

– C’est une opération délicate qui nécessite un accompagnement et une bonne connaissance de l’immobilier et de la fiscalité

Introduction

Le rachat à soi-même ou OBO (Owner buy out) est une opération financière immobilière pour générer des liquidités. Elle permet également de profiter du levier du crédit, de transmettre à ses enfants et de gérer sa fiscalité. Elle consiste à vendre son propre bien immobilier à une société dont le propriétaire est l’initiateur et l’actionnaire puis à destiner ce bien à la location.

La cession se déroulera comme une vente immobilière ordinaire. L’ intervention du notaire pour l’établissement de l’acte de propriété est obligatoire. Les droits de préemption par la commune ou la SAFER (Sociétés d’aménagement foncier et d’Établissement rural) sont maintenus. Pour acheter un bien immobilier, la société recourt à un prêt bancaire. Les rendements locatifs du bien immobilier rembourseront les intérêts (sachant que les intérêts du prêt seront déductibles du loyer). Parallèlement, le propriétaire du bien percevra le fruit de la cession. Il sera ainsi pourvu de liquidités. Le propriétaire pourra d’ailleurs investir le fruit e la vente dans le but de générer un profit supplémentaire.

L’opération est légale. Cependant, elle ne doit pas être menée uniquement pour la rentabilité financière. Dans cas l’administration fiscale se montrera certainement peu clémente avec le propriétaire.

Une opération délicate donc qui nécessite une bonne connaissance du sujet. Qui demande également un accompagnement personnalisé par des conseillers experts en la matière. Il s’agira surtout de mesurer les leviers dans le détail pour déterminer le bien-fondé de l’opération. Néanmoins, un individu peut tout à fait opter pour la stratégie du rachat à soi-même dans le cadre d’une revalorisation du patrimoine. Cette technique s’avère même être largement profitable. Prendre connaissance en détail de la stratégie du rachat à soi-même est impératif. Ce afin de générer des liquidités en vue de revaloriser son patrimoine !

Quel type de société créer ? Comment bien la gérer pour mettre à bien une stratégie financière de revente à soi-même ?

Le plus souvent, les acteurs de la stratégie de la revente à soi-même optent pour la création d’une SCI (Société civile immobilière) dont les membres sont généralement des individus de la même famille afin de garder un certain pouvoir de gestion.

Ensuite, il est préférable que le propriétaire opte pour une SCI à capital variable plutôt qu’une SCI à capital fixe. En effet, aucune formalité ne sera nécessaire en cas d’augmentation du capital (ce qui sera le cas ici dans la stratégie de rachat à soi-même).

Pour mener à bien la gestion de la SCI familiale, il est recommandé de :

– Choisir un gérant compétent dans l’immobilier

– Anticiper les potentiels problèmes familiaux (décès, divorce…)

– Laisser une certaine marche de manœuvre au gérant

– Éviter que les associés soient majoritaires et aient une trop grande marge de manoeuvre

– Consulter des professionnels pour bénéficier de leurs conseils et bien évaluer la valeur de son bien immobilier : avocat fiscaliste, banque, notaire, conseil en gestion du patrimoine, expert-comptable …

Quels sont les coûts générés par la stratégie financière du rachat à soi-même ?

Si la stratégie de revente à soi-même génère de fortes liquidités, elle implique aussi des coûts dont il faut bien être conscients. Il faudra faire face aux :

– Frais de constitution de la société (à moins que celle-ci ne fût déjà existante)

– Frais de vente du bien immobilier, droits de mutation, droits d’enregistrement (entre 7 et 10 % du montant de la vente)

– Impôts sur les plus-values immobilières, sur la fortune immobilière (IFI) et sur les revenus de la société (IS)

– Coûts du prêt, intérêts et frais de garantie demandés par la banque

Quels sont les potentiels risques fiscaux générés par la stratégie financière du rachat à soi-même ?

La stratégie de revente à soi-même est une opération délicate fortement surveillée par l’administration fiscale. Celle-ci se méfie en effet scrupuleusement de cette stratégie qu’elle a tendance à percevoir comme une évasion ou une optimisation fiscale. Ainsi, si un doute demeure quant aux objectifs portés par le propriétaire par le biais de l’OBO, il y a un risque de procédure de répression de l’abus de droit (article L64 du CGI). L’administration fiscale pourra alors sanctionner de 40 à 80 % des impôts éludés.

De même il faudra prouver l’existence réelle et légale de la société. Une société fictive sera en effet assimilée à un délit d’escroquerie et sera dissoute.

Quelles sont les dispositions à prendre pour être en règle avec l’administration fiscale ?

Pour éviter une poursuite judiciaire et fiscale lors de la pratique du rachat à soi-même il est conseillé de :

– Effectuer un changement de propriétaire bien réel (il ne doit être ni gérant, ni co-gérant)

– Éviter que le propriétaire ou qu’un membre de sa famille (dans le cas d’une SCI familiale) détienne la majorité des parts (moins de 50%)

– Se marier sous le régime de séparation des biens si le propriétaire est en couple (le bien vendu devra également lui appartenir personnellement)

– Estimer votre bien à sa juste valeur pour garder en crédibilité (ni de sous-évaluation, ni de surévaluation)

– Faire preuve d’une motivation non pas essentiellement fiscale mais aussi patrimoniale ou juridique (revaloriser un bien, éviter l’indivision entre héritiers en cas de transmission …)

Conclusion

Le rachat à soi-même est donc une stratégie financière. Elle vise à générer des liquidités pouvant servir de financement afin de revaloriser son patrimoine. L’OBO consiste à racheter son propre patrimoine. Cela permet de dégager des liquidités, profiter du levier du crédit, transmettre à ses enfants et maîtiser sa fiscalité. C’est une opération délicate, l’administration fiscale la surveille de près. Il faut donc être prudent. Ne pas suivre cette stratégie uniquement dans le but d’une évasion ou d’une optimisation financière par exemple. Pour plus de sécurité un propriétaire peut recourir à l’accompagnement de spécialistes et d’experts de l’immobilier.

Pour aller plus loin

Trouver un financement

Financement MH et ISMH auprès de la DRAC

Gagner de l’argent grâce à son château : les actions à mener

Programme Action coeur de ville : revitaliser les territoires

Comment revitaliser les territoires  : le Programme Action cœur de ville pour réinvestir les villes moyennes de leur dynamisme urbain

L’important à retenir

Le programme Action cœur de ville vise à revitaliser les centres des villes de taille moyenne. Une ville de taille moyenne compte entre 20 et 100 000 habitants. Ceci afin pour qu’elles réintègrent leurs places au niveau du maillage territorial. Les actions menées concernent notamment :

– le réaménagement urbain

– les restaurations et réhabilitations de bâtis anciens

– la mise aux normes des centres urbains en terme de sécurité, d’accessibilité et de transition énergétique

– la revalorisation du patrimoine

Introduction

L’État a initié le programme Action coeur de ville dans l’idée de réanimer la dynamique des centres-villes, notamment pour les bourgs de taille moyenne. Le Premier ministre Edouard Philippe aborde pour la première fois ce programme en public en décembre 2017. Il annonce que ce programme sera étendu sur cinq ans (2018-2022). Le plan ACV ensuite été lancé en avril 2018 par le Ministère de la Cohésion des territoires et les collectivités territoriales. Le programme a été conçu en partenariat avec les élus locaux et l’Association Ville de France mais aussi trois acteurs financiers : Action Logement, la Banque des territoires et l’Agence nationale de l’habitat.

Revitaliser les territoires : une enveloppe de 5 milliards d’euros

Le budget investi s’élève à cinq milliards d’euros injectés par le gouvernement afin de répondre à 7 enjeux prioritaires :

– Restructurer l’habitat (constructions neuves, restaurations/réhabilitations du bâti ancien)

– Redynamiser l’économie (favoriser l’installation et l’essor des commerces et entreprises)

– Augmenter les connexions physiques (accessibilité, mobilité) et numériques

– Valoriser le patrimoine et les sites publics

– Rendre plus attractifs les centres autour de services qualitatifs (loisirs, cultures, sport …)

– S’inscrire dans une politique environnementale respectueuse (gestion des déchets, réduction de la consommation d’énergies, biodiversité …)

– Aider à l’innovation notamment avec le développement de smart city (villes intelligentes)

Action cœur de ville (ACV) cible 222 villes de taille moyenne.

Carte des 222 villes françaises éligibles au Programme Action coeur de ville pour revitaliser les territoires

Ces villes concentrent environ le quart de la population française et jouent un rôle majeur dans le développement des régions. Certaines bénéficient d’un certain essor. D’autres subissent une chute de leur démographie, de leur économie et de leur dynamisme. Ainsi, un peu plus de la moitié des villes moyennes subissent un taux de vacance commerciale supérieure à 10 %. La vacance commerciale désigne la non-exploitation de locaux commerciaux. Ce taux de 10 % de non-exploitation commerciale est révélateur d’un certain déficit économique pour la plupart des villes moyennes.

C’est donc dans une volonté de relancer la dynamique de ces pôles urbains que le programme Action cœur de ville a été initié. L’objectif est de réduire la fracture territoriale et d’améliorer les conditions de vie des habitants.

Le programme Action cœur de ville : revitaliser les territoires

Au cœur de ce plan national ACV, on trouve aussi une dimension patrimoniale. Cela s’explique du fait que le vieux bâti fait partie intégrante des villes qui ont conservé leurs centres historiques. Parmi les 222 villes élues au programme ACV, 65% sont dotées d’un site patrimonial remarquable (SPR) ou ont engagé l’élaboration d’un SPR et 96 portent le label Villes et pays d’art et d’histoire (VPAH). Ainsi, le plan ACV permet de développer le territoire via la relance de projets patrimoniaux d’importance. L’investissement dans la restauration des centres historiques a un impact fort, tant au niveau :

– social et humain (création d’emplois non délocalisables, accroissement d’un sentiment d’appartenance et d’une identité patrimoniale forte chez les habitant, développement de liens sociaux, augmentation du bien-être)

– fiscal et économique (augmentation de la valeur des biens, création de richesse avec l’augmentation d’emplois locaux)

– écologique (transition énergétique, aménagement et entretien de parcs, jardins et zones vertes)

Revitaliser les territoires en alliant le patrimoine et l’humain

Avec la réhabilitation du patrimoine ancien, ACV cherche à embellir le cadre de vie des habitants. C’est un programme avant tout humain qui se concentre sur les conditions des individus. Ainsi, certaines villes proposent d’intégrer les citoyens aux actions directionnelles du plan ACV afin que tous puissent y prendre part dans une dimension co-participative. A Senlis, les habitants sont invités aux « Mardis Cœur de Ville » pendant lesquels ils peuvent proposer et adhérer ou non à des idées de développement de leur ville. La reconquête du centre-ville passe ainsi par une recherche d’unité entre les individus. Par exemple, grâce au « Mardi Coeur de Ville » du 13 octobre 2020, les habitants ont pu déambuler dans leur ville et analyser les différentes vitrines commerciales afin d’échanger sur les programmes d’entretien ou de réfection à mettre en place.

Revitaliser les territoirs : Programme Action coeur de ville - Senlis.
© Ville de Senlis

Néanmoins, certaines villes laissent de côté la dimension patrimoniale. Si le programme réussit à booster les projets de revalorisation déjà existants, il n’accorde pas forcément la priorité aux sites historiques. Ainsi, c’est surtout grâce à l’intervention d’acteurs de la sauvegarde du patrimoine tels que la Fondation du Patrimoine ou encore les Sites et Cités remarquables de France que l’on doit la prise en compte patrimoniale au sein du programme Action cœur de Ville.

Revitaliser les territoires en favorisant les restaurations et réhabilitations

Dans sa politique de réhabilitation des centres-villes le programme ACV s’attarde sur le réaménagement urbain. Les interventions de restauration, de réhabilitation, de reconversion, d’animation et de modernisation sont nombreuses.

D’après l’Agence nationale de la Cohésion des territoires, 545 actions (28 % des opérations) sont focalisées sur la restauration et la réhabilitation. Au premier semestre 2020, on pouvait compter 153 OPAH (Opérations programmées d’amélioration de l’habitat), 28 ORI (Opérations de restauration immobilière), RHI (résorption de l’habitat insalubre) et Thirori (restauration immobilière). Il y a également des travaux de mise aux normes pour la sécurité et l’accessibilité (personnes à mobilité réduite par exemple). Enfin des travaux sont menés pour satisfaire à la transition énergétique.

Les opérations sont lancées grâce à des plans de gestion dont disposent les villes lorsqu’elles sont dotées d’un site historique d’exception. Les études architecturales et historiques des villes ainsi que les inventaires artistiques, archéologiques, culturels et paysagers des villes permettent d’élaborer :

– le Plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV)

– le Plan de valorisation de l’architecture et du patrimoine (PVAP)

Les projets de réhabilitation des centres-villes sont orientés à partir de ces analyses.

Sélectionnée parmi les 222 villes du programme ACV, on trouve la ville d’Autun. Elle a justement mené plusieurs opérations en faveur de son patrimoine avec la restauration :

– du passage Balthus

– des remparts antiques

– de la rue Maladière

– du Musée Lapidaire

– des façade du théâtre municipal

Revitaliser les territoires avec le programme action coeur de ville à Autun
© Théâtre municipal de la ville d’Autun

Les restaurations du patrimoine concernent aussi les édifices religieux. La ville de Niort a investit une partie du budget alloué dans la restauration de l’église Notre-Dame classée Monument historique. Les architectes des bâtiments de France ont bien évidemment été en charge des travaux.

Programme Action coeur de ville : Ville de Niort
© Eglise Notre-Dame de Niort

Revitaliser les territoires : les limites du programme Action cœur de ville

Un des freins pour revitaliser les territoires est le surnombre de communes choisies pour bénéficier du plan ACV. En effet, répartis à l’ensemble des villes moyennes, les cinq milliards prévus pour l’aide au développement s’avèrent insuffisants. Or, il faut des budgets colossaux pour répondre aux défis de revalorisation patrimoniale des centres urbains. Il faut en effet répondre aux enjeux de sauvegarde et de protection, d’hygiène, de sécurité, d’accessibilité, de mixité sociale, … Ainsi, l’enveloppe des cinq milliards ne permet pas de couvrir l’ensemble des projets communaux. Cela restreint ainsi la revalorisation des centres-villes.

En outre, la politique de revitalisation des centres-villes peut se montrer quelque peu paradoxale. En effet, nombreuses sont les communes qui continuent à développer leurs zones commerciales en périphérie. Or, cet accroissement nuit aux centres eux-mêmes car ces zones font de la concurrence au rayonnement des centres-bourgs. Cependant, le décret d’application de la loi ELAN tente d’enrayer cette tendance. Celle-ci permet aux préfets de stopper les projets d’implantation dans les communes bénéficiant du plan Action cœur de ville. Ainsi, le préfet de l’Allier a pu interdire à deux grandes surfaces alimentaires de venir occuper les environs périphériques de la ville de Moulin.

Conclusion

L’État a lancé le Programme Action cœur de ville afin de redynamiser les centres des villes moyennes. L’objectif est que ces dernières réintègrent le maillage territorial en devenant des pôles urbains moteurs. Certaines villes délaissent cependant la place accordée à la valorisation du patrimoine. Pourtant, des acteurs du patrimoine tels que la Fondation du Patrimoine ou encore les Sites et Cités remarquables de France ont tout de même fortement encourage et soutenue cette revalorisation patrimoniale. Ainsi, de nombreuses interventions de restauration et de réhabilitation ont été menées. Elles concernent tout à la fois le bâti et les équipements anciens particuliers (maisons d’habitation) que collectifs (théâtres, mairies, églises, …).

Pour aller plus loin

L’insertion sociale et la sauvegarde du patrimoine

Le patrimoine des territoires, le patrimoine de proximité

Comment rendre utile le patrimoine français ?

Notre étude d’impact 2020

Comment entretenir et rénover sa toiture ? 

L’important à retenir de cet article :

La toiture est un élément fondamental du patrimoine bâti, indispensable à sa bonne conservation dans le temps. Il est donc nécessaire de l’entretenir et de la rénover en faisant appel à des spécialistes. Dans le cas d’un édifice protégé, une réglementation spécifique doit être respectée.

C’est un investissement financier important, pour lequel différentes aides financières ou fiscales peuvent être sollicitées. 

Introduction :

Sauvegarder son bien patrimonial en bon état nécessite des travaux. La toiture est un élément indispensable à la pérennité d’un monument. Composée de la charpente et de la couverture, la toiture protège l’ensemble de l’édifice contre les intempéries climatiques. Il est le garant du bon état sanitaire des bâtiments

Il convient donc d’en prendre grand soin, de l’entretenir et de la rénover. Chaque type de toiture possède ses particularités et nécessite des connaissances et savoir-faire différents. Ainsi, même si l’entretien peut être réalisé directement par les propriétaires, il est conseillé de faire appel à des professionnels : d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un site patrimonial de grande valeur. 

La toiture, élément utilitaire et esthétique

La toiture est un élément indispensable du patrimoine bâti, protégeant l’édifice des intempéries et assurant sa pérennité. Au delà de l’aspect utilitaire, une toiture est aussi un élément visible de tous, dont l’esthétique a son importance au sein du paysage. Une bonne toiture se doit donc d’être étanche et solide mais aussi esthétique.

En effet, la toiture est l’héritage des traditions régionales, témoin de l’évolution des techniques de construction et des matériaux utilisés. En fonction des régions, le type de toiture fétiche varie, selon les pratiques artisanales, les matériaux locaux et l’histoire architecturale de la région.

À titre d’exemple, en Bourgogne, les tuiles vernissées sont symboliques de l’artisanat d’art et l’architecture vernaculaire de la région. Fabriquées dans la région depuis des siècles, elles décorent les toitures de nombreux monuments historiques. Les Hospices de Beaune, monument emblématique de la région, possèdent des toits multicolores aux dessins losangés. L’utilisation de ces tuiles résulte d’une volonté de mêler l’utilitaire et l’esthétique.

Une image contenant terrain

Description générée automatiquement
Les tuiles vernissées des Hospices de Beaune ⓒburgondiart.wordpress.com

Dans la tradition bourguignonne, les toitures polychromes sont des symboles de prestige. D’abord utilisées pour couvrir les grandes cathédrales du XIIIème siècle, les tuiles vernissées servent ensuite à décorer les résidences de la haute-société.

Les principaux types de toitures :

Voici les toitures les plus répandues en France : 

– La tuile : utilisées depuis l’antiquité, les toitures en tuiles sont les plus courantes en France. Possédant un grand pouvoir isolant et une forte résistance aux intempéries, la toiture en tuile est aussi appréciée pour son aspect écologique et son esthétisme.

– L’ardoise : la toiture en ardoise est la plus répandue parmi les châteaux, pourtant l’ardoise est un matériau fragile, délicat et assez onéreux. Néanmoins, les ardoises peuvent être taillées et façonnées selon les spécificités de la toiture ;

– Le chaume, qui demande un savoir-faire particulier. Il s’agit d’une toiture constituée de différentes pailles et tiges de roseaux, ainsi que de genêts et de bruyères. Il est absolument nécessaire de faire appel à un spécialiste pour entretenir ce type de toiture.

À ces trois principaux types de toitures s’ajoutent d’autres moins courants, comme les toitures en lauze (pierre), en acier ou en fibrociment. Il existe aussi des tuiles solaires, une solution innovante pour remplacer les panneaux solaires classiques. Ces tuiles sont particulièrement adaptées pour les zones classées « Monuments historiques ». Discrètes, elles s’intègrent parfaitement aux toitures et peuvent ainsi être installées dans de nombreux secteurs sauvegardés. Toutefois, ce type d’installation doit être réalisée par les bons spécialiste. 

Depuis quelque temps, les toitures végétalisées se répandent. Proposant une bonne isolation thermique en été comme en hiver ainsi qu’une excellente isolation acoustique, les toitures végétalisées offrent aussi des avantages esthétiques.

La toiture végétalisée du Château de Beaufort

Installée sur un piton rocheux, la ruine classée du Château de Beaufort en Haute-Loire a été transformé en maison d’habitation. Dans le cadre de la réhabilitation du lieu, l’architecte et nouveau propriétaire des lieux a opté pour la végétalisation afin d’intégrer totalement le nouvel édifice dans le paysage. Il était aussi nécessaire que la construction ne dénature pas la forteresse de pierre qui l’abrite, afin que le projet soit accepté par les Monuments Historiques.

Toiture végétalisée au Château de Beaufort ⓒsoprema.fr

Entretenir sa toiture

L’entretien de sa toiture est important puisqu’il permet d’assurer sa durabilité et de repousser les travaux de rénovation plus lourds. Différentes actions peuvent être menées pour entretenir des toitures classiques : 

– Le nettoyage régulier ;

– Le demoussage, conseillé une à deux fois par an, afin d’éliminer les mousses, lichens et autres végétaux qui détériorent la toiture lorsqu’ils s’accumulent ;

– La pause d’un produit de protection de toiture hydrofuge. Il s’agit d’un produit spécifique destiné à protéger le toit des intempéries en réduisant sa porosité.

Toutes ces actions ont le même objectif : empêcher la détérioration de la toiture, prévenir les fissures, les tuiles cassés et les pénétrations d’eau. Il est aussi important de nettoyer les créneaux et les gouttières très régulièrement et de vérifier que les descentes d’eaux pluviales de sont pas bouchées. En effet, dans le cas contraire, le risque est le pourrissement des chevrons et l’usure accélérée des gouttières.

Néanmoins, parfois ces actions peuvent s’avérer insuffisantes. Il est aussi fréquent, dans le cas des monuments patrimoniaux, que ces actions n’aient pas été réalisées suffisamment régulièrement, ce qui atteint l’état général de la toiture. Il devient alors nécessaire de la rénover.

En ce qui concerne les toitures végétalisées, l’entretien est tout à fait différent. C’est le fournisseur de la toiture qui le prescrit. En général, les toitures végétalisées ne nécessitent que très peu d’entretien, une à deux fois par an :

L’arrosage et fertilisation ;

– Le nettoyage et désherbage, remplacement éventuel des végétaux morts ;

– La tonte, le fauchage ou la taille selon le type de végétation.

S’il y a un système d’arrosage automatique, il convient de l’entretenir également.

Rénover sa toiture

Plusieurs raisons peuvent expliquer la rénovation d’une toiture :

– Afin d’améliorer l’impact écologique et environnemental du lieu, en remplaçant les vieux matériaux par des nouveaux plus respectueux de l’environnement ;

– Pour bonifier la qualité de vie au sein du château ;

Lorsqu’il est nécessaire de le faire à cause de l’apparition de problèmes d’étanchéité se manifestant par des fuites d’eau, des moisissures, etc.

Dans cette dernière situation, il convient de traiter rapidement ces problèmes car dans le cas contraire, ils peuvent favoriser l’apparition de mérule. Il s’agit d’un champignon néfaste pour les biens immobilier. À termes, les problèmes de toiture peuvent engendrer de graves conséquences.

Si la rénovation de la toiture est envisagée en réponse à un problème, il est nécessaire d’identifier l’origine de ce problème avant d’entamer quelque démarche que ce soit. En effet, cela permet de savoir si l’entièreté de la toiture doit être rénovée ou si seul un périmètre précis est concerné.

Dans les grandes lignes, voici les différentes étapes d’une rénovation de toiture :

– Le charpentier peut au préalable vérifier l’état de la charpente. Cette étape n’est pas obligatoire mais elle permet aux propriétaires d’avoir une vue d’ensemble sur l’intégralité des éléments de leur toiture ;

– Ensuite, les travaux sur la couverture commencent, menés par un étancher, un couvreur ou un couvreur-zingueur. En fonction de la nature de la toiture et des travaux à réaliser, il faut choisir le spécialiste adapté.

Les spécificités dans le cadre des Monuments Historiques

Nombreux sont les biens patrimoniaux qui bénéficient de la protection au titre des Monuments Historiques (MH). En plus des édifices classés ou inscrits, la réglementation des MH s’applique aux abords des monuments historiques. Il s’agit d’un périmètre s’étendant sur un rayon de 500 mètres autour du bâtiment classé ou inscrit.

Les travaux sur les monuments historiques ou aux abords de ceux-ci sont soumis à des règles particulièresLa règlementation des Monuments Historiques impose des méthodes précisespour la réalisation des travaux, généralement plus couteuses que les techniques modernes. À titre d’exemple, dans le cas d’une toiture en ardoise, il est impératif de poser les nouvelles ardoises au clou, et non au crochet.  

Pose d’ardoise au clou ardoise-despagne.net

Ce fut le cas lors des travaux réalisés au château de Vaux-le-Vicomte entre 2006 et 2010. La rénovation concernait alors l’entièreté de la toiture. Le spécialiste de la couverture qui a pris en charge le chantier, déclare à propos des rénovations dans des MH : 

« La particularité des travaux de couverture « Monuments historiques » réside principalement en deux facteurs : le respect de l’identité et de l’histoire du bâtiment et la durabilité des travaux qui avoisine un siècle ». 

Une image contenant extérieur, ciel, herbe, route

Description générée automatiquement
Château de Vaux-le-Vicomte 

Un autre exemple de travaux dans un Monument historique est la rénovation de la toiture de la Chapelle Royale du Château de Versailles. Afin de garantir son isolation, son étanchéité et sa solidité, la toiture en ardoise est minutieusement remise à neuf avec une pose au clou. Le but de la manœuvre est de remplacer les ardoises en mauvais état par des nouvelles et de permettre la remise en place des créneaux en plomb et ornements sculptés.

Les aides financières pour rénover et entretenir sa toiture

Les travaux d’entretien et de rénovation impliquent des coûts importants, surtout les travaux de rénovation. L’agence immobilière Barnes, propriétés et châteaux estime qu’il faut compter entre 100€ et 200€ le m2 pour la rénovation de la toiture d’un château. Le budget varie selon divers critères :

L’état du toit, s’il est abîmé ou cassé ;

– Les matériaux utilisés ;

– Les éléments liés à la toiture : chéneaux, gouttières, etc. 

La présence de fenêtre de toit ainsi que l’état de la charpente, si elle doit être refaite en plus de la couverture, peuvent aussi augmenter le prix de la rénovation.

Néanmoins, il existe des aides pour entreprendre ces travaux. Premièrement, lorsqu’un bien est protégé, il y a des avantages fiscaux liés à la restauration de l’édifice. Ensuite, il existe des aides plus spécifiques comme, par exemple, la subvention du département  Haute-Loire concernant la restauration et l’entretien de toitures typiques.

Enfin, l’Etat peut aussi intervenir au travers de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC), comme dans le cas de l’Abbaye de Clairvaux, dans le Grand Est. En effet, la DRAC prend complètement en charge la restauration de la toiture du réfectoire-chapelle, dont le montant avoisine 900 000€.

Une image contenant bâtiment, ciel, extérieur, maison

Description générée automatiquement
Abbaye de Clairvaux ⓒabbayedeclairvaux.com

Conclusion :

Rénover et entretenir la toiture de son édifice patrimonial permet d’en assurer la pérennité et d’en améliorer la qualité. La rénovation est une étape indispensable et récurrente tout au long de la vie d’un bâtiment. De ce fait, tous les propriétaires ou gestionnaires de sites patrimoniaux y seront confrontés. Il est donc important d’en avoir conscience, de maximiser l’entretien afin de reculer l’échéance tout en anticipant le besoin financier. 

Pour aller plus loin :

Les enjeux de la sauvegarde du patrimoine français

Méthode pour restaurer un château et sa chapelle

Le métier d’AMO : expertise des chantiers de patrimoine

Comment choisir le bon architecte ?

Comment choisir le bon architecte ? Vaste question…

Ce qu’il faut retenir

Pour choisir un architecte, il faut faire attention :

– aux réglementations qui encadrent la profession

– aux qualités et compétences propres à chaque architecte

Introduction

Le Code de l’urbanisme (article L 431-1) rend obligatoire le recours à un architecte pour certains projets de construction, de rénovation ou d’extension d’un bien immobilier. Son intervention est indispensable dans de nombreux cas. Par exemple, le recours à un architecte est obligatoire dans tout projet de construction, de restauration ou d’extension qui excède les 150 m².

Il faut également recourir à un architecte pour tout projet nécessitant un permis de construire. En ce qui concerne les sites classés aux Monuments Historiques, les restaurations devront être menées par un architecte spécialiste du patrimoine. Quand un bâtiment à construire ou à rénover se situe en zone protégée (règle des abords des monuments historiques), il est nécessaire de faire appel à un architecte des bâtiments de France (ABF) qui est un architecte du patrimoine au service des collectivités territoriales.

Les missions de l’architecte s’étendent aussi bien à la construction qu’à l’extension ou à la restauration. Ses missions principales seront d’élaborer un projet en cohérence avec les besoins du porteur de projet, de veiller au bon déroulement du chantier ainsi qu’au bon fonctionnement matériel et technique du chantier. Il convient donc choisir un individu de qualité car un projet d’une telle ampleur nécessite de la rigueur et de la précision.

Ainsi, certains critères sont à prendre en compte afin de choisir un bon architecte notamment dans le cadre d’un chantier de restauration d’un site historique.

I. Choisir un architecte en s’assurant de respecter le code de l’urbanisme

Le Code de l’urbanisme encadre le recours à un architecte. Il faut donc respecter certains critères et certaines méthodes lorsque l’on souhaite mener des travaux de construction, de restauration ou d’extension. En effet, mener un chantier sans autorisations peut entraîner des sanctions voire la destruction des opérations menées.

Ainsi en est-il pour le Château de Diter situé sur la Côte d’Azur à Grasse. La destruction menace le château de style renaissance bâti entre les années 2000 et 2012. Son propriétaire, Patrick Diter n’a respecté aucune des formalités requises pour lancer le chantier. Sans permis de construire et après avoir déboisé une partie du domaine sans accord préalable, le château a vu le jour sans que les arrêtés d’interruption des travaux n’aient été entendus par le propriétaire. Bien que Patrick Diter s’acharne à maintenir sa propriété en état, la haute Cour de justice française a exigé sa destruction en 2019.

Le Château de Diter est passible de destruction car sa construction est illégale.
© Château de Diter, Le Monde

1) S’assurer que l’architecte est assuré et inscrit à l’ordre des architectes

Un architecte doit s’inscrire à l’ordre des architectes pour exercer son métier. Il s’engage à respecter un code de déontologie. N’est pas architecte qui veut ! Par exemple, un maître d’œuvre n’est pas un architecte. Le diplôme s’obtient à la suite d’au moins cinq années d’études au sein d’une école d’architecture.

Par ailleurs, en faisant appel à un architecte qui dépend de l’ordre des architectes, un propriétaire évite tous les risques en bénéficiant de trois garanties :

  • La garantie de parfait achèvement : elle certifie l’achèvement de la construction ou de la restauration et pourra exiger la poursuite des travaux en cas de constatation de défauts au niveau de la structure de l’édifice. Un procès verbal viendra consigner les vices par écrit.
  • La garantie de bon fonctionnement : d’une durée de deux ans, elle assurera le bon fonctionnent du bâtiment ainsi que celui de ses équipements.
  • L’assurance décennale pour réviser les éventuels endommagements dus aux travaux de gros œuvre à la fin du chantier viendra compléter les deux premières garanties.

En outre, l’ajout d’une assurance en dommages d’ouvrage peut parfaire la garantie décennale.

2) Choisir un architecte pour la restauration d’un bien classé monument historique

Il faut absolument avoir recours à un architecte spécialiste du patrimoine pour un bien est classé MH. Ce dernier pourra se charger de tous les sites historiques car il aura des compétences plus adaptées qu’un architecte ordinare. Recourir à un architecte du patrimoine pour un bien seulement inscrit n’est pas obligatoire, même si cela est fortement conseillé.

D’après Arch & Home, pour répondre à un projet, cet architecte devra obligatoirement constituer un dossier de candidature dans lequel il fera figurer les rénovations qu’il aura déjà conduites. Cette personne devra d’ailleurs avoir une expérience d’une dizaine d’années dans le domaine. La DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) étudiera ensuite le dossier et jugera de son acceptation ou de son refus.

La restauration sera jugée non conforme dans le cas où des travaux auraient été menés sans la direction d’un architecte du patrimoine. L’État sanctionnera le propriétaire en exigeant une remise en état du bâtiment selon son apparence originelle avec l’obligation d’avoir recours à un architecte spécialisé.

En ce qui concerne les monuments nationaux appartenant à l’État, il faut faire appel au nec plus ultra, à l’architecte en chef des monuments historiques (ACMH). Il n’en existe qu’une cinquantaine en France. Extrêmement compétent, ses qualifications dans le domaine de l’expertise, de la restauration et de la connaissance des monuments historiques en général, le placent au sommet de la hiérarchie des architectes.

3) Recourir à un architecte des bâtiment de France

Lorsqu’un projet de construction ou de restauration se situe en zone protégée (règle des abords des monuments historiques), il est impératif que le propriétaire s’adresse à un architecte des bâtiments de France (ABF). Afin de leur conserver un espace de visibilité, ces zones constituent les abords des monuments historiques. Elles sont donc soumises à une réglementation stricte. Les architectes des bâtiments de France (ABF) contrôlent donc ces périmètres aux abords des sites historiques.

4) Mettre en place un contrat avec l’architecte choisi

Un contrat unissant les parties autour d’un projet de construction, d’extension ou de restauration doit être signé préalablement au lancement du chantier. Différents contrats sont d’ailleurs consultables et téléchargeables sur le site de l’ordre des architecte. Il y a des modèles pour les commandes privées, les commandes publiques ou les contrats entre professionnels. Le contrat pourra sécuriser la situation du client comme celle de l’architecte. Il fixera les modalités de paiement, le budget maximal, les pénalités de retards, etc.

Travaux de l'abbaye Sainte-Marie de Longues-sur-Mer.
© Les travaux de l’Abbaye Sainte-Marie de Longues-sur-Mer, Franceinfo culture

II. Choisir un architecte d’après ses qualités et compétences

Une fois s’être imprégné des différentes exigences du code de l’urbanisme et des réglementations liées à la construction, la restauration ou l’extension, il est conseillé de s’attarder sur différents critères tels que :

– l’état d’esprit

– la proximité

– l’expérience

– le prix et la durée

1) Choisir un architecte cohérent avec ses attentes

Il est fortement conseillé de privilégier une personne avec qui les relations soient professionnelles, faciles et agréables pour tout projet architectural. Pour qu’un chantier soit mené à bien, l’architecte doit commencer par échanger avec son client. Dès lors, il pourra cerner plus rapidement ses attentes. La communication est un outils clé pour le bon déroulement du projet. Il faut bien être conscient que le propriétaire sera amené à évoquer ses souhaits et ses craintes.

De même, l’architecte devra faire part des contraintes techniques et financières éventuelles. Le projet risque d’être très compliqué si les deux parties ne s’entendent pas. Le choix d’un architecte doit donc s’orienter vers une personne de confiance. Celle-ci saura mieux s’adapter aux demandes de son client. Elle pourra le conseiller sur les aspects de faisabilité technique voire esthétique. Si l’architecte se montre pertinent dans ses propositions, le projet sera plus facilement en cohérence avec les désirs du propriétaire.

Comment choisir le bon architecte ?

2) Choisir un architecte à proximité du site

Choisir un architecte proche du bâtiment est un gros avantage car il pourra être présent sur le chantier. Cela lui permettra de mieux le contrôler mais aussi d’être présent plus facilement auprès du propriétaire afin d’optimiser la communication. Il pourra également accéder plus rapidement aux secteurs professionnels et administratifs locaux.

3) Réfléchir à l’expérience souhaitée de l’architecte

Un point important dans le choix de l’architecte, c’est son expérience des chantiers. Plus un architecte a acquis de l’expérience plus il est expert dans son domaine.

Néanmoins, un jeune architecte peut présenter l’avantage de se montrer plus innovant et entreprenant. Peut-être aussi plus moderne dans sa manière de fonctionner. Surtout, puisque que le propriétaire fera partie de ses premiers clients, il aura tout intérêt à se montrer dévoué et impliqué. Ainsi il proposera sans doute plus facilement de nouvelles idées. Il s’investira davantage et sera attentif aux attentes du client lors de chaque entretien. Par ailleurs, la notion de coût est également un critère qui peut jouer dans le choix d’un jeune architecte.

4) Choisir un architecte en fonction du prix et de la durée

Avant de faire appel à un architecte, il est important de connaître sa capacité d’investissement dans le projet. Il faut avoir en tête qu’un projet architectural est rentable dans la mesure où les travaux apportent une grande plus-value au bien immobilier. De plus, les prestations plus coûteuses sont mieux travaillées et peuvent donc s’avérer mieux conçues et plus efficaces. Il ne faut donc pas lésiner sur le budget.

Enfin, un regard sur les travaux de l’architecte peut être utile. Cela permettra de savoir s’il a l’habitude de respecter les délais ou non. En fonction de ce critère, le choix d’un architecte se dirigera vers l’un ou l’autre.

Conclusion

Choisir un bon architecte est une étape cruciale. En effet, il faut répondre aux règles en vigueur qui sont très rigoureuses pour les monuments historiques. En même temps, il est impératif de s’assurer de la mise à bien du projet pour qu’il respecte les contraintes techniques, matérielles et esthétiques envisagées.

Le choix d’un architecte peut se faire par le bouche à oreille, sur recommandation. Il peut aussi s’effectuer via la recherche sur des plateformes spécialisées. On trouve par exemple : Le tableau des architectes, Trouver mon architecte, Architectes pour tous, Architectes du patrimoine… Enfin, il peut également être judicieux de s’adresser aux différents services régionaux (DRAC, collectivités…).

Pour aller plus loin

Installer une structure éphémère à proximité de son château

Défiscaliser les charges liées à la restauration d’un monument

Le métier d’AMO : expertise des chantiers de patrimoine

Méthode pour restaurer un château et sa chapelle

Une image contenant arbre, extérieur, bâtiment

Description générée automatiquement

Séduire par le patrimoine gastronomique : découvrez ce patrimoine qui fait la fierté des français et renforce leur identité.

L’important à retenir de cet article :

La gastronomie est un pilier de l’identité française. Inscrite dans le patrimoine français au même titre que les monuments et sites historiques, la gastronomie plait aux touristes français et internationaux. De cet attrait pour la gastronomie est né le tourisme culinaire, qui permet aux individus de découvrir un territoire grâce à sa gastronomie et à ses produits du terroir.

Introduction :

Selon Jean-Yves Le Drian, actuel ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, « il n’y a pas meilleure porte d’entrée pour la France que ses saveurs et ses goûts ». La France est une terre de saveurs, jalonnée par l’opulence de produits issus des terroirs de chaque région. Ainsi, la gastronomie est une manière pour les touristes de découvrir un territoire, au gré de ses produits du terroir, et son patrimoine.

À titre informatif, le mot « restaurant » est l’un des mots français les plus utilisés à travers le monde. Cette information qui parait anecdotique révèle l’importance de la gastronomie française et le lien, conscient ou non, que font les étrangers entre la gastronomie et la France. Les deux sont indissociables : la gastronomie fait intégralement partie de l’identité française.

Ainsi, le « repas gastronomique des français » a été classé au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2010. La protection concerne le déroulement des repas, la qualité des recettes et produits, ainsi que son aspect social. En effet, en France, la gastronomie est au cœur de nos pratiques sociales, comme le raconte le podcast de Louie Media, « Manger ».

L’importance de la gastronomie française est telle qu’elle inspire les artistes et écrivains  depuis des siècles. De l’écrivain François Rabelais au peintre Gustave Caillebotte, les créateurs ont été inspirés par la gastronomie française. Tandis que le premier met en avant l’opulence de la cuisine française et des banquets d’antan, le second a retranscrit sur sa toile le raffinement et l’élégance du dîner à la française. 

Nature morte au homard, Gustave Caillebotte, 1883

Dans une huile sur toile intitulée Nature morte au homard, le peintre représente un homard, sobrement disposé sur une nappe blanche. Ce tableau, acheté par des collectionneurs américains, rend hommage à la gastronomie française.

La gastronomie, symbole indissociable de la France

La France est reconnue de par le monde pour de nombreuses richesses, à l’instar de son patrimoine. La plus symbolique est la gastronomie, mêlant raffinement et simplicité, savoir-faire, culture et patrimoine. 

Le patrimoine gastronomique en France rassemble divers éléments : les savoir-faire et techniques culinaires, les recettes et les produits, mais aussi les coutumes et légendes liées à l’histoire culinaire du pays. En France, chaque région possède au moins une spécialité gastronomique, qu’il s’agisse d’un produit du terroir ou d’une recette, qui fait intégralement partie de son identité. 

Certaines de ces spécialités régionales sont tellement réputées à travers le monde qu’elles sont devenues symboliques de la région, et plus largement de la France. Par exemple, la galette bretonne à base de sarrasin se mange dans tous les pays, et c’est un incontournable pour les touristes. D’autres plats français sont aussi réputés à l’étranger, à l’instar du gratin dauphinois, du bœuf bourguignon ou de la ratatouille. D’ailleurs, Ratatouille (2007) est le titre d’un célèbre film d’animation Disney Pixar, qui rend hommage à la gastronomie française. 

Les plats traditionnels de nos régions ont su conquérir le monde, attisant toujours plus la curiosité des touristes pour la gastronomie française. 

« Goût de / Good France », ou le rayonnement de la gastronomie française à l’international

Chaque année, l’évènement « Goût de / Good France », mets à l’honneur la gastronomie française à travers le monde. Initié en 2015 par le célèbre chef cuisinier Alain Ducasse, l’évènement reprend l’idée des Dîners d’Épicure du chef Auguste Escoffier. Ces dîners se sont déroulés de 1911 à 1914 avant d’être arrêtés par la Première guerre mondiale. Il s’agissait d’évènements mondiaux au cours desquels des chefs, répartis dans divers pays, préparaient un repas gastronomique français, pour célébrer la cuisine française. 

Lorsqu’Alain Ducasse fait renaitre ces dîners à travers l’évènement intitulé « Goût de / Good France », il choisit de mettre en avant la diversité du patrimoine gastronomique français en valorisant chaque année une région différente. Un grand dîner est organisé à Paris, tandis qu’une multitude d’autres sont parallèlement servis dans les ambassades et consulats à travers le monde, ainsi que dans des restaurants. La dernière édition, qui aurait dû avoir lieu en 2020, prévoyait de mettre en avant les cheffes et chefs du Centre-Val-de-Loire.

Une image contenant salle de conférence, salle à manger

Description générée automatiquement
Illustration ⓒlexpress.com

Ces évènements contribuent au rayonnement international de la gastronomie française.

La diversité du patrimoine gastronomique en France

Le patrimoine gastronomique englobe aussi des lieux liés à la culture culinaire : les jardins, potagers et vergers, ainsi que les restaurants, cafés, etc. À ce titre, près de 90 potagers sont protégés au titre des Monuments Historiques, dont une quinzaine sont classés tels que :

– Le Potager du Roi au Domaine de Versailles ;

– Le potager du Château de la Roche-Guyon ;

– Celui du Château de Villandry, qui accueille chaque année environ 350 000 visiteurs. 

Une image contenant herbe, ciel, extérieur, bâtiment

Description générée automatiquement
Les Jardins Potagers du Château de Villandry

Ces lieux sont à la fois du patrimoine historique, naturel et gastronomique. En effet, il n’est pas rare que ces trois domaines s’entremêlent, puisqu’ils sont tous intrinsèques à l’identité du pays. 

En plus des potagers protégés, nombreux sont les restaurants qui bénéficient d’une protection au titre des Monuments Historiques. Certains restaurants occupaient déjà les lieux avant d’être classés, tandis que d’autres se sont installés (a postériori) dans des monuments historiques. Parmi les restaurants installés dans des lieux historiques, en voici quelques-uns célèbres : 

– Le Jules Verne à Paris, au sein de l’emblématique Tour Eiffel ;

– La Cigale à Nantes, brasserie unique au décors somptueux, qui illumine le cœur de Nantes depuis 1895.

Sublimer le patrimoine historique grâce à la gastronomie

La gastronomie partage avec le patrimoine historique quelques caractéristiques. Tous les deux sont importants dans l’identité du pays et témoignent de son histoire, chacun à leur manière. Ils sont aussi les témoins de l’évolution du mode de vie des français, selon les époques et les territoires.

De plus, le patrimoine historique et le patrimoine gastronomique partagent des valeurs telles que l’authenticité, le raffinement mais aussi la simplicité, ainsi que le respect des matières premières.

Une image contenant chaise, fenêtre, meubles, ensemble

Description générée automatiquement
Le Jules Verne (à gauche) et La Cigale (à droite)

Ainsi, nombreux sont les chefs qui ont décidé de s’installer dans des lieux patrimoniaux afin d’y développer leurs restaurants.

L’Auberge du Père Bise du chef Jean Sulpice

Créée au début du XXème siècle, l’Auberge du Père Bise est une ancestrale maison de bien-être, théâtre du patrimoine culinaire de la région. En effet, l’Auberge est particulièrement réputée pour avoir été tenue par Marguerite Bise, grande cheffe française. Elle est la troisième femme ayant obtenu trois étoiles au Guide Michelin. L’Auberge a longtemps été tenue par la même famille, la famille Bise, avant d’être rachetée par le jeune chef Jean Sulpice.

Une image contenant montagne, extérieur, eau, ciel

Description générée automatiquement
L’Auberge du Père Bise ⓒbooking.com

Bordée par les eaux du Lac d’Annecy, l’Auberge est un lieu unique et intemporel, entre patrimoine gastronomique, historique et naturel. La beauté du lieu a séduit Jean Sulpice et sa compagne, qui ont repris l’Auberge en 2016. Depuis, le jeune chef laisse sa créativité s’épanouir, proposant une gastronomie qui se veut responsable et durable, alliant tradition et modernité.

L’Auberge propose deux types de restauration, un restaurant gastronomique 2 étoiles, ainsi qu’un espace bar. Dans ses restaurants, le chef propose une cuisine ancrée dans son terroir, à l’écoute des saisons et respectueuse des produits.

Une image contenant alimentation, assiette, bol, plat

Description générée automatiquement
Deux plats à la carte des restaurants de l’Auberge du Père Bise ⓒperebise.com

De par son histoire, l’Auberge du Père Bise est le lieu idéal pour l’épanouissement d’un chef. Toutefois, même des lieux patrimoniaux dont l’histoire n’est pas marquée par la gastronomie, c’est-à-dire qui ne sont pas des brasseries ou restaurants historiques, peuvent devenir de parfaits théâtres pour un restaurant.

La gastronomie au château de Fonscolombe

Situé au cœur d’un terrain de 12 hectares, près d’Aix-en-Provence, le Château de Fonscolombe est un sublime édifice construit au XVIIIème siècle dans le style Quattrocento. À l’issue d’une vingtaine d’années de restauration, l’édifice rouvre ses portes en 2017. 

Devenu un hôtel 5 étoiles, le lieu possède aussi deux restaurants ainsi que des vignes, véritable atout pour accueillir les amateurs d’oenotourisme, ce dernier étant intimement lié au tourisme gastronomique. De plus, le lieu possède un potager, dont les productions sont directement utilisés dans les restaurants. 

Classé parmi les Relais & Châteaux, le restaurant accueille les touristes , les locaux ainsi que les résidents du château, venus séjourner quelques jours en vacances.

Le Château de Fonscolombe ⓒfonscolombe.fr

Le restaurant principal du Château de Fonscolombe est le restaurant L’Orangerie, dont les terrasses offrent une vue imprenable sur le parc du domaine. Le chef du restaurant est Quentin Durand, jeune chef français ayant travaillé auprès des plus grands, comme Pierre Gagnaire, chef français mondialement connu.

Une image contenant fenêtre, table de salle à manger

Description générée automatiquement
La gastronomie à Fonscolombe ⓒfonscolombe.fr

Afin d’offrir une expérience unique à ses clients, ces derniers ont la possibilité d’échanger avec le chef à leur arrivée. Au cours de cette discussion, le chef prend connaissance de la « Madeleine de Proust » des clients, afin de leur faire revivre ce souvenir. À travers cette expérience, le moment au sein du restaurant s’imprime dans la mémoire sensorielle de la clientèle, créant un véritable lien émotionnel entre le lieu et le client. C’est une manière de pérenniser la clientèle grâce à une technique s’approchant du neuromarketing.

Charmer le public grâce au tourisme gastronomique

L’attrait des touristes pour la gastronomie a donné naissance à une branche du tourisme nommée le tourisme gastronomique ou tourisme culinaire. En France, environ 13 millions de touristes déclarent pratiquer le tourisme gastronomique. Pour certains touristes, il s’agit de la première motivation pour découvrir un lieu, premier critère de choix. Pour d’autres, le tourisme gastronomique est un atout supplémentaire, mais pas la raison de leur voyage. Les activités complémentaires appréciées par les touristes sont les visites culturelles et patrimoniales, ainsi que les activités de plein air.

Le tourisme gastronomique englobe différentes pratiques, prenant aussi en compte l’oenotourisme ou l’agritourisme. En effet, le tourisme culinaire ou gastronomique concerne toutes les pratiques qui vont mettre en avant le patrimoine gastronomique d’un lieu. 

Tandis que certains touristes désirent simplement découvrir les mets et recettes traditionnels d’un territoire, d’autres recherchent une véritable expérience culinaire mémorable. Ils ont alors le désir de s’initier à la cuisine, de s’immerger dans la culture et le patrimoine grâce à la gastronomie. Ainsi, les activités proposées dans le cadre du tourisme gastronomique sont variées :

– Atelier dégustation en compagnie d’un chef ;

– Stages de cuisine auprès d’un chef ;

– Visites de vignes, de fermes ou de marchés en compagnie d’un spécialiste.

Une image contenant assiette, table, alimentation, intérieur

Description générée automatiquement
ⓒgenerationvoyage.fr

Développer l’une de ces activités en complément de son restaurant est un bon moyen d’attirer les touristes en recherche d’expérience.

Le restaurant La Chapelle Saint-Martin de Gilles Dudognon

Installé dans une ancienne résidence de porcelainiers du XIXème siècle, caractéristique de la ville de Limoges, le restaurant La Chapelle Saint-Martin accueille les clients dans l’univers du chef Gilles Dudognon. Le restaurant de Gilles Dudognon met en valeur le patrimoine bâti de la région, notamment l’histoire de la porcelaine, ainsi que le patrimoine gastronomique.

Une image contenant bâtiment, villégiature

Description générée automatiquement
La Chapelle Saint-Martin ⓒgroupon.fr

Originaire de la région, Gilles Dudognon revendique fièrement son amour pour ce territoire et son patrimoine à travers sa cuisine. Il travaille principalement avec des artisans et producteurs locaux, créant ainsi une synergie entre le lieu et les autres acteurs du territoire.

Afin de diversifier l’expérience autour de la gastronomie locale, le lieu propose diverses activités thématiques :

– Des cours de cuisine ainsi qu’une expérience en immersion en cuisine avec le chef ;

– Un menu thématique « Grande Escapade », incluant une dégustation Accord Mets et Vins ;

– Les « Ruches à manger », déjeuner atypique au sein du parc.

Grâce à ces différentes expériences qui complètent les simples repas au restaurant, le lieu propose aux touristes amateurs de gastronomie un véritable panel d’activités adaptées aux envies et besoins de chacun. 

Conclusion :

 Le tourisme gastronomique est un véritable levier pour attirer des clients au sein d’un territoire ou d’un site patrimonial. Premièrement, il apporte de la visibilité au lieu ainsi qu’une rentabilité sur le long terme. Ensuite, il permet de créer un lien avec la clientèle grâce à la gastronomie, à travers une expérience sensorielle unique que seuls les plaisirs de la table peuvent procurer.

Que ce soit du côté des chefs cuisinier ou du côté des propriétaires et gestionnaires de sites patrimoniaux, mêler patrimoine historique et patrimoine gastronomique est une excellente manière d’offrir à la clientèle une expérience unique. De plus, le patrimoine historique est généralement lié au patrimoine naturel, qui est lui-même essentiel en gastronomie.

Pour aller plus loin :

Lancer des activités dans un site historique

Créer une école de cuisine dans un château

© Miel du Château de Selles-sur-Cher. Adopter le naming pour son site historiqe en créant sa marque.

L’objectif de cet article est de donner des explications et conseils pour adopter une stratégie de naming pour son site historique.

L’important à retenir de cet article

Dans cet artcicle, vous trouverez des explications et conseils pour adopter une stratégie de naming pour son site historique. Celle-ci implique deux méthodes de financement différentes mais efficaces :

– la création d’une marque affiliée à son site historique pour générer des recettes suite à la vente de produits griffés (signés) au nom du château

– l’apport de nouveaux mécènes en permettant l’inscription de leur nom dans l’histoire du château ou du site d’exception

Introduction

En marketing, le naming désigne deux réalités bien distinctes.

Il concerne, d’une part, la création d’une marque par une entreprise, une société ou une infrastructure afin de profiter directement des recettes liées à la vente des produits porteurs de la marque.

D’autre part, le terme de naming est utilisé lorsqu’une marque, une entreprise ou une personne donne son nom à une infrastructure afin de gagner en visibilité en échange de contreparties financières.

Voici nos explications et conseils pour adopter une stratégie de naming pour son site historique.

I. Adopter le naming pour son site historique en créant sa marque

Adopter une stratégie de naming pour son site historique peut consister à créer une marque affiliée à un site historique. Les châteaux étant des sites d’exception, ils bénéficient d’une image de haut prestige qu’il est essentiel de savoir exploiter.

1) Le naming dans les monuments nationaux

A Versailles, les caisses à orangers, les bancs ou vases monumentaux des jardins du château sont également vendus au public. Empreints d’un caractère historique fortement lié au Roi Soleil et à son célèbre jardinier le Nôtre, ces équipements extérieurs font l’objet d’une forte demande. Griffés « Château de Versailles », ils deviennent des produits de consommation extrêmement attractifs. Ce prestige entraîne des retombées financières bénéficiant directement au Château. Le domaine patrimonial de Versailles passe ainsi de nombreux contrats de licence avec plusieurs organismes afin de diversifier son offre. De même, toute une gamme de bougies odorantes et de parfums imprégnée du Château de Versailles et du raffinement à la française ont été conçues par Elisabeth de Feydeau sous la marque Arty Fragance. La reconstitution du parfum de la reine Marie-Antoinette a notamment contribué au prestige de la marque.

Outre Versailles, Chambord a su lui aussi exploiter son image. Les produits mis en vente dans les boutiques sont signés Chambord. Séduits, les visiteurs peuvent repartir avec des souvenirs fabriqués à partir des matières premières du site (bois, miel, andouillers de cerfs, …) sur lesquels est apposée la griffe du célèbre domaine patrimonial et naturel de Chambord.

2) Adopter le naming pour les abbayes et châteaux privés

Mais passons les grands châteaux nationaux, vous aussi propriétaires privés pouvez pratiquer le naming. Nombreux sont les châteaux, abbayes ou vieilles demeures qui mettent en vente des produits portant leurs noms. A Selles-sur-Cher, le miel du château est vendu au public. En ce qui concerne les abbayes, un concept de divine box a été mis en place. L’abonnement à la box permet de recevoir chaque mois des produits fabriqués par les abbayes. Il y anotamment des bières trappistes (Westmalle, Chimay, Spencer, …). Ainsi pour les petits propriétaires, la pratique du naming peut être salutaire. Elle permet de générer des revenus supplémentaires et de faire connaître le domaine. En effet, le produit devient ambassadeur du site historique sur le quel il est produit puis vendu.

Pour Jean d’Haussonville, directeur général du domaine national de Chambord,

« Chambord est passé d’une phase de défense de sa marque à une phase de valorisation, en particulier grâce au développement de produits. La signature de la France passe par des noms de lieux, par une séduction de ses territoires »

© Verre à pied griffé Chambord. Adopter le naming pour son site historiqe en créant sa marque.
© Verre à pied griffé Chambord

II. Adopter le naming pour son site historique dans une logique de sponsoring

Déjà pratiqué dans les secteurs du sport et du spectacle, le naming en tant que pratique de parrainage tend à s’appliquer désormais aux musées et sites historiques.

1) Adopter le naming pour son site historique : exemples de parrainages

Ainsi, la première salle du Musée d’Art Moderne de Paris s’est vue rebaptisée « Albert Amon ». Il s’agit du père de Maurice Amon, grand passionné et collectionneur d’art contemporain. C’est une grande première pour un musée d’art français qu’un mécène puisse apposer son nom au sein d’une structure muséale. Le conservateur du Mam de Paris souhaite poursuivre cette politique du naming. Il propose des salles à un million ou 500 000 euros en fonction de leurs dimensions. Cela lui permet d’élargir ses recettes en vue de l’embellissement du musée et de l’acquisition de nouvelles œuvres. Mis en place en 2017, le naming a ainsi permis de participer en partie au financement du réaménagement du musée.

« Cette opération a permis de participer à hauteur de 20% aux grands travaux de rénovation de 2019 »

© Salle Albert Amon, Musée d’art moderne de Paris. Adopter le naming pour son site historiqe comme pratique de parrainage et logique de mécénat.
© Salle Albert Amon, Musée d’art moderne de Paris

A Vaux-le-Vicomte, en récompense des dons effectués pour la plantation de tilleuls le long du grand canal, une plaque gravée au nom du mécène figure au pied de chaque arbre.

2) Adopter le naming pour son site historique : conseils

Pour un propriétaire de château ou un conservateur de musée, le naming est une opportunité de financement non négligeable à laquelle il peut être intéressant d’avoir recours. Néanmoins, le c’est une solution délicate encore mal implantée en France et quelquefois vilipendée. En effet, certains individus y voit une commercialisation voire une marchandisation du patrimoine muséal ou architectural et c’est en cela qu’ils dénoncent la pratique du naming. Par ailleurs il arrive souvent que les nouveaux noms affiliés à des entreprises ou des enseignes se substituent aux appellations traditionnelles et historiques. Le Centre d’interprétation de l’histoire du Loure et des ses collections, situé dans Pavillon de l’Horloge, a ainsi été renommé le Centre Sheikh Zayed bin Sultan al Nahyan (fondateur de la fédération des Emirats arabes unis).

Quoiqu’il en soit, il est possible d’user de cette stratégie de financement pour son site historique ou pour une institution muséale tout en respectant le patrimoine culturel. Il s’agit simplement de suivre un cadre réglementaire rigoureux et en cela nous vous invitons à suivre plusieurs conseils :

Bien réfléchir à l’affectation du don dans le naming

Avec le naming, il faut se montrer inventif afin que les contreparties soient attractives mais sans être trop contraignantes. Il est important de réfléchir à l’objet, à l’espace ou à l’évènement que l’on souhaite mettre à disposition des mécènes. Cela est sans doute plus avantageux de viser des objets, des salles ou des activités plutôt que le monument en lui-même. En effet, ce n’est pas très agréable de rebaptiser un château en lui supprimant son nom historique. C’est pourquoi il est certainement préférable de proposer aux mécènes de donner leur nom à un banc, une porte, une salle, etc … Cependant, il faut également préciser l’affectation du don afin que les contributeurs ne se sentent pas trompés. Leurs dons seront-ils destinés à la restauration, l’entretien ou l’embellissement du site ou encore à l’acquisition d’œuvres ou de meubles ?

Adopter et mettre en place une grille tarifaire et la respecter

Avant de procéder à la stratégie du naming, il est impératif de fixer une grille tarifaire et une durée après avoir choisi le montant envisagé de la collecte. Pour financer son déménagement sur le plateau de Saclay, Centrale Supélec a lancé un phase de collecte établie à 14 millions d’euros en 2014. Les mécènes peuvent choisir de sponsoriser une terrasse (250 000 €), une salle de cours (100 000 €), une salle de réunion (50 000 €) ou encore un fauteuil d’amphithéâtre (10 000 €) pour une durée de dix ou quarante ans (mise doublée). Ensuite, il s’agira de toujours respecter les tarifs en place. En effet, pour garder en crédibilité, aucune exception ne doit être admise, peu importe le degré d’affinité du donateur avec le site patrimonial.

Adopter et définir une charte éthique

Il est tout à fait possible d’adopter le naming pour son site historique mais il est conseillé de définir une charte éthique pour éviter de défigurer et dénaturaliser le lieu. Celle-ci fait l’objet d’une convention très précise entre les différents acteurs et parties prenantes en charge de la sauvegarde du patrimoine en question. Il faut à tout prix respecter la signalétique et l’architecture du bâti qui pourraient être menacés par une trop grande influence du donateur. Il est ainsi possible de veiller à l’interdiction de la présence de logos au sein du château ou du site d’exception.

Garder son indépendance dans le naming

Le plus compliqué dans la stratégie du naming de mécénat est de garder une certaine indépendance vis à vis des donateurs. Flattés de pouvoir être intégrés à l’histoire du château, ils pourront avoir l’ambition de participer à son aménagement et à sa politique de décoration et de restauration. Il convient donc de trouver un équilibre entre l’intégration des donateurs et la maîtrise de son bien.

Protéger son château et s’assurer de l’intérêt du naming

En adoptant le naming, il faut être vigilant sur l’identité des personnes ou entreprises qui souhaitent donner leurs noms. On peut notamment penser à la question des couples donateurs : les individus sont-ils tous deux d’accord pour donner leur nom en contrepartie d’un versement financier ? … Autre étude de cas : que faire si la personne ayant cédé son nom est condamnée pour cause judiciaire ? La mise en place d’une clause juridique particulière pour résilier le contrat de naming peut donc être une bonne option.

Conclusion

Le naming est une technique de marketing qui propose deux types de propositions. L’une vise à développer une marque affiliée directement au site historique pour attirer les clients prestigieux et générer des recettes. La seconde offre aux mécènes d’apposer leurs noms à des espaces, des objets, des lieux ou encore des activités. Ces deux alternatives peuvent être des sources de financement utiles et efficaces.

Pour aller plus loin

Utiliser le patrimoine naturel à des fins marketing

Le luxe et le patrimoine historique sont indissociables

Le mécénat patrimonial : fonctionnement et utilisation

Quels financements pour mon château

Dans cet article, découvrez Paris, la ville aux mille visages, la ville lumière, la ville mythique à travers le monde !

Introduction :

Réputée dans le monde entier pour sa beauté et son architecture, Paris rayonne à l’international. Chaque année, Paris est le théâtre de divers grands évènements à l’instar de la Foire Internationale d’Art Contemporain, la Fashion Week ou Roland Garros. Ces évènements participent à la renommée et l’attractivité de Paris, tout comme ses célèbres monuments.

Les monuments parisiens sont connus dans le monde entier, générant des flux touristiques impressionnants. La Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, par exemple, accueille chaque année près de 10 millions de visiteurs, la plaçant actuellement en tête du classement des lieux les plus visités de Paris. Néanmoins, depuis quelques années, les chiffres de la fréquentation ne sont plus communiqués. Elle ne figurera donc pas dans la sélection qui va suivre.  

Parmi les monuments dont les chiffres de fréquentation ne sont plus communiqués depuis quelques années se trouve aussi la Tour EiffelSymbole de la France et de Paris à travers le monde, les derniers chiffres datant de 2017 recensaient plus de 6 millions de visiteurs. 

Il existe mille et une façon de découvrir Paris . Voici les trésors de la capitale française, qui inspire et fascine.

Découvrir Paris au gré des arts et de la littérature

Depuis des siècles, Paris est une source d’inspiration pour les artistes, notamment au XIXème siècle. À titre d’exemple, Gustave CaillebotteClaude Monet ou encore Alfred Sisley ont peint plusieurs vues et monuments parisiens. 

Les rues et places de certains quartiers de Paris inspirent aussi le cinéma. L’un des films qui a beaucoup popularisé ces décors parisiens, et notamment Montmartre, est le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (réalisé par Jean-Pierre Jeunet, sorti en 2001, 23,11 millions de spectateurs dans le monde) . Succès planétaire du début des années 2000, le film a donné envie à des millions de spectateurs de découvrir Paris. Ce film culte a tellement marqué le public qu’un parcours thématique est proposé par l’Office de Tourisme de Paris pour permettre aux excursionnistes de marcher dans les pas d’Amélie. 

Paris est aussi une grande source d’inspiration dans la littérature. La ville inspire les écrivains français et étrangers, à l’instar du célèbre écrivain Ernest Hemingway qui écrit en 1920 Paris est une fête. Le titre du roman, œuvre autobiographique, retranscrit à lui seul l’état d’esprit de la vie à Paris.

Le roman le plus célèbre se déroulant à Paris est Notre-Dame-de-Paris écrit par Victor Hugo. Cette œuvre emblématique de l’écrivain prend place dans le cœur de Paris. La Cathédrale Notre-Dame-de-Paris est l’un des décors principaux du roman. Chef d’œuvre de la littérature, l’ouvrage a donné naissance à un dessin animé réalisé par Disney, Le Bossu de Notre-Dame, ainsi qu’à une comédie musicale, reprise à travers le monde. Ces adaptations ont renforcées la fascination pour Paris.

Une image contenant extérieur, bâtiment, cité, vieux

Description générée automatiquement
Façade et vue arrière de la Cathédrale Notre-Dame-de-Paris avant l’Incendie de 2019

Avant l’incendie survenu en 2019, la Cathédrale Notre-Dame-de-Paris enregistrait une fréquentation record. En effet, en 2018, ce sont 14 millions de touristes qui ont visité la cathédrale, ce qui en faisait le monument le plus visité d’Europe.

Le trio des plus célèbres musées d’art parisiens

Les musées d’art parisiens contribuent grandement à la renommée de la ville. Ce sont les monuments les plus visités dans le classement des sites parisiensLes trois grands musées de la ville retracent l’évolution de l’histoire de l’art de l’antiquité jusqu’à nos jours. 

Le Musée du Louvre, plus célèbre musée du monde

Le musée parisien le plus célèbre est le Musée du LouvrePlus grand musée d’art et d’antiquités au monde avec une superficie de 210 000m2, le Musée du Louvre est aussi le plus visité. En effet, le Louvre attire chaque année environ 10 millions de touristes, ce qui le place devant le Musée National de Chine ou encore le très célèbre Metropolitan Museum of Art (MET) de New York.  

Une image contenant ciel, extérieur, bâtiment, pierre

Description générée automatiquement
La Cour Napoléon avec la Pyramide du Louvre au centre ⓒlouvre.fr

La renommée du Louvre s’explique grâce à son impressionnante collection d’œuvres et d’objets d’arts. Parmi ces œuvres, la plus mondialement célèbre est la Joconde, peinte par le maître Léonard de Vinci. Néanmoins, le musée renferme beaucoup d’autres chefs d’œuvres, tels que :

– Les Noces de Cana, réalisé par le célèbre peintre Véronèse ;

– La Vierge au Chancelier Rolin peint par le maitre flamand Van Eyck :

– Le Serment des Horaces, réalisé par Jacques-Louis David. 

Le Serment des Horaces, Jacques-Louis David ⓒwikipedia.org

Ces quelques tableaux ne sont qu’une infime partie de tous les chefs d’œuvres que possède le Louvre. Grâce à sa renommée, qu’il doit aussi à la beauté de son architecture, le Louvre a accueilli divers tournages, tels que le fameux film Da Vinci Code réalisé par Dan Brown (2006) ou le clip Apeshit de Beyonce et Jay-Z (2018). 

Le lieu bénéficie aussi du Carrousel du Louvre, importante galerie commerciale située sous le musée. Les grandes marques, qui y sont installées, attirent énormément les touristes étrangers. L’ensemble formé par le musée et la galerie commerciale est un véritable levier économique pour la ville.

Le Musée d’Orsay

Hébergé dans l’ancienne gare d’Orsay, le Musée d’Orsay est le deuxième musée le plus visité de la capitale avec 3 651 616 visiteurs en 2019. Il abrite une impressionnante collection d’art consacrée à la période couvrant la seconde moitié du XIXème siècle, jusqu’aux premières années du XXème siècle. L’impressionnisme y est très présent. 

La collection est composée de chefs d’œuvres tels que :

– Les Raboteurs de parquet, tableau réalisé par Gustave Caillebotte ;

– Les Coquelicots, peint par Claude Monet ;

– Le Déjeuner sur l’herbe, réalisé par Édouard Manet. 

Une image contenant intérieur

Description générée automatiquement
Les Raboteurs de Parquet, Gustave Caillebotte ⓒwikipedia.org

Le Musée d’Orsay accueille aussi des expositions temporaires d’une grande qualité, à l’instar de l’exposition « Degas Danse Dessin ». En plus de ces expositions temporaires, le musée est le théâtre d’évènements grand public comme le spectacle « Degas Danse ». 

Une image contenant extérieur, ciel, bâtiment, jour

Description générée automatiquement
Le Musée d’Orsay ⓒconnaissancedesarts.com

Les deux musées sont très complémentaires. En effet, la collection du Musée d’Orsay s’inscrit dans la continuité temporelle des œuvres présentées au Louvre. Visiter ces deux musées permet aux touristes d’avoir une vision d’ensemble sur l’histoire de l’art ancien, de l’antiquité jusqu’au XIXème siècle.

Le Centre Pompidou, cœur de l’art moderne

Pour les amateurs d’art moderne et contemporain, le Centre Pompidou est un incontournable à voir à Paris. Le Centre Pompidou est le grand musée d’art moderne et contemporain parisien. Il possède la plus grande collection d’Europe. En 2019, le musée a accueilli près de 3,3 millions de visiteurs.

Une image contenant extérieur, bâtiment

Description générée automatiquement
Le Centre Pompidou ⓒsortiraparis.com

Parmi les chefs d’œuvre de la collection, regroupant plus de 120 000 œuvres modernes et contemporaines, il y a notamment :

– Avec l’arc noir, réalisé par le fondateur de l’abstraction Vassily Kandinsky ;

– Concetto Spaziale, Attese, par Lucio Fontana ;

– Violon, par Picasso.

En venant au Centre Pompidou, le public découvre toute la démarche créative née à la période moderne et qui se prolonge de nos jours. C’est une démarche complètement différente de l’art ancien, qui peut paraître abrupte ou difficile à comprendre. La médiation est donc primordiale, afin de guider le public dans la compréhension des œuvres.

Ainsi, le lieu propose des conférences, des spectacles et des projections. De plus, le musée renforce son attractivité pour le jeune public grâce à une aire entièrement qui leur est dédiée. L’objectif est de les sensibiliser à la création contemporaine.

Une image contenant intérieur, plancher, personne, chambre à coucher

Description générée automatiquement
Atelier pédagogique au Centre Pompidou ⓒcentrepompidou.fr

L’art innove et se diversifie à Paris

Les trois musées cités précédemment génèrent un important flux touristique dans la capitale. Avec les monuments historiques, ils sont de vrais atouts pour la ville. On retrouve également d’autres lieux dédiés à l’art, qui entrent dans le classement des lieux les plus fréquentés de la capitale.  

L’Atelier des Lumières

Situé dans une ancienne fonderie du XIXème siècle réhabilité en centre d’art numérique, l’Atelier des Lumières a attiré 1 392 000 visiteurs en 2019. Le lieu propose des expositions immersives qui rendent hommage à des maitres de la peinture, ainsi que des expositions plus contemporaines. Le centre organise chaque année une exposition longue, puis une courte, avant de donner la parole à des artistes de la création contemporaine.

Une image contenant lumière, nuit

Description générée automatiquement
Exposition Van Gogh à l’Atelier des Lumières ⓒlinternaute.com

Ici, le numérique permet aux visiteurs de découvrir les œuvres d’une autre manière. L’expérience proposée au spectateur est unique : au lieu d’être en contemplation face à une toile en deux dimensions, il est complètement immergé dans l’œuvre et l’univers d’un artiste.

Le Musée du Quai Branly

Ouvert en 2006, le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac est né d’un projet porté par le Président de la République qui lui a donné son nom. Centré sur l’ethnologie, le musée abrite différentes collections d’arts et d’objets africains, asiatiques, océaniens et américains. Grâce à cette collection, le musée encourage la curiosité et le dialogue entre les cultures des différents continents

Une image contenant texte, arbre, extérieur, ciel

Description générée automatiquement
Le Musée du Quai Branly ⓒmagny-les-hameaux.fr

Le site bénéficie aussi d’une architecture contemporaine unique et d’un impressionnant jardin. Au cœur de ce luxuriant jardin se trouve un restaurant panoramiqueLes Ombres, perché sur le toit-terrasse du musée. Cette table parisienne raffinée est un atout supplémentaire pour attirer les touristes au Musée du Quai Branly. En 2019, ce sont 1,1 million de touristes qui l’ont fréquenté.

Enfin, le lieu et surtout son restaurant, bénéficient aussi d’une vue imprenable sur la Seine et la Tour Eiffel. Le Musée du Quai Branly propose une expérience complète et unique à ses visiteurs, entre art, culture et gastronomie.

Vue panoramique depuis le restaurant Les Ombres ⓒtoitoimontoit.fr

L’importance du patrimoine historique à Paris

Les monuments historiques parisiens contribuent eux aussi à la renommée de la ville. Ces lieux retracent l’histoire de la ville et de la France au fils des siècles.

L’Arc de Triomphe

L’un des monuments historiques les plus célèbres est l’Arc de Triomphe, situé au sommet de la non moins célèbre avenue des Champs-Élysées. En 2019, le lieu a attiré environ 1,6 million de visiteurs. Passage incontournable pour tout touriste visitant la capitale, l’Arc de Triomphe fut érigé au XIXème siècle par l’architecte Jean-François Chalgrin. Ce dernier s’est inspiré des arcs de triomphes romains, notamment celui de Titus. 

Une image contenant ciel, extérieur, bâtiment, voûte

Description générée automatiquement
L’Arc de Triomphe ⓒimagesdoc.com

L’Arc de triomphe est un haut-lieu de l’histoire de France. Souhaité par Napoléon Ier, il est inauguré par Louis-Philipe, qui le dédie alors aux armées de la Révolution et de l’Empire. Le lieu sert ensuite à l’inhumation du Soldat inconnu en 1921. Chaque soir, la Flamme du souvenir, flamme éternelle, est ravivée en hommage aux soldats morts au combat. C’est un lieu de tourisme de mémoire, où les touristes viennent commémorer les héros du passé.

La Sainte-Chapelle

Destinée à accueillir la Couronne d’épines du Christ, la Sainte-Chapelle est un édifice religieux de style gothique. Impressionnant par son architecture, son décor et ses 1 113 vitraux, le lieu a attiré 1,4 million de touristes en 2019. 

Une image contenant bâtiment, intérieur, autel, plusieurs

Description générée automatiquement
Intérieur de la Sainte-Chapelle ⓒparissecret.com

La Sainte-Chapelle bénéficie ces dernières années d’un flux touristique plus important. Cette augmentation est notamment dûe à la fermeture au public de la cathédrale Notre-Dame.  

Avec la Conciergerie, la Sainte-Chapelle est l’unique vestige du Palais de la Cité, transformé par la suite en Palais de Justice.

Le musée de l’Armée au sein de l’Hôtel national des Invalides

Situé au sein du monument historique de l’Hôtel national des Invalidesle Musée de l’Armée abrite une collection impressionnante dédiée à l’armement et à l’histoire militaire française. À la fois monument historique et musée militaire, ce lieu a attiré 1,2 million de visiteurs en 2019. 

Une image contenant ciel, extérieur, bâtiment, vieux

Description générée automatiquement
Le Musée de l’Armée ⓒwikipedia.org

Chaque année depuis 2012, les Invalides accueillent l’évènement « la Nuit aux Invalides ». Cette soirée de spectacle son et lumière plonge les spectateurs dans l’histoire à travers un show immersif. Attirant petits et grands, parisiens et touristes, « la Nuit aux Invalides » est un incontournable.

Les Invalides accueillent aussi des évènements solennels, tels que les commémorations, hommages nationaux et honneurs funèbres rendus aux militaires morts lors d’Opérations Extérieures.

La culture sous toutes ses formes à Paris

La capitale regorge de sites culturels divers qui viennent compléter l’offre déjà existante grâce aux musées d’art et aux monuments historiques.

Le Muséum National d’Histoire Naturelle

Fondé en 1793, le Muséum National d’Histoire Naturelle est l’un des plus anciens établissements mondiaux de cette catégorie. Abritant plusieurs collections scientifiques, le lieu attire des publics curieux, amateurs d’histoire naturelle. En 2019, 2,4 millions de touristes ont visité le muséum. 

Une image contenant herbe, ciel, extérieur, jour

Description générée automatiquement
Le Muséum National d’Histoire Naturelle ⓒparisinfo.com

Au cœur du Jardin des Plantes de Paris, le Muséum est surtout connu, dans l’imaginaire collectif, pour son immense baleine et son dinosaure. Le Zoo du Jardin des Plantes contribue aussi à la renommée de ce lieu et à renforcer son attractivité.

La Cité des Sciences et de l’Industrie

Labellisée « Architecture Contemporaine Remarquable », la Cité des Sciences et de l’Industrie a accueilli près de 2,4 millions de visiteurs en 2019. Créée dans l’optique de populariser les connaissances scientifiques et techniques, la Cité des Sciences et de l’Industrie s’adresse à des publics variés.

Une image contenant ciel, extérieur, bateau, quai

Description générée automatiquement
La Cité des Sciences et de l’Industrie ⓒafjv.com

La Cité propose des ateliers pour enfants et pour adultes autours des jeux vidéo, de la science et des nouvelles technologies. Ces ateliers sont pour certains accessibles en ligne, ce qui a permis au lieu de maintenir le contact avec son public pendant la crise liée au coronavirus.

Conclusion :

Tous les grands monuments et grands évènements qui se déroulent à Paris contribuent à l’attractivité de la ville à sur le territoire français comme à l’international. Mais Paris, c’est aussi une balade unique, aux possibilités presque infinies, dans une ville hors-du-commun. Chaque quartier parisien possède sa propre identité : Saint-Germain et Montmartre pour les artistes, le Quartier latin et sa mixité culturelle, etc. 

En se baladant à Paris, les touristes peuvent découvrir des trésors à chaque coin de rue. Entre le vieux Paris poétique et la modernité que la capitale accueille en son sein, Paris est une ville pleine de surprises. 

Paris, c’est aussi le condensé de l’art de vivre à la française : l’art, la culture, l’élégance, la gastronomie … autant d’aspects qui fascinent les touristes étrangers comme les touristes  français.

Pour aller plus loin :

Historique et enjeux actuels du patrimoine

Le luxe et le patrimoine historique sont indissociables

À travers cet article, partons à la découverte des spécificités du tourisme dans les Hauts-de-France.

L’important à retenir de cet article

La région Hauts-de-France possèdent divers atouts qui lui permettent de proposer une offre touristique variée. Ainsi, grâce à son patrimoine et ses importants lieux culturels, la région attire des publics divers.

Ce qu’il faut retenir :

– Les sites culturels sont très importants pour renforcer l’attractivité de la région. Ils constituent son premier atout ;

– Le tourisme en Hauts-de-France est marqué par le tourisme de mémoire

– Il existe également un tourisme patrimonial et un tourisme orienté vers le bien-être.

Introduction : 

Idéalement située au cœur de l’Europe du Nord-Ouest, la région des Hauts de France bénéficie de sa proximité avec le Royaume-Uni et la Belgique. Sa position stratégique lui permet d’accueillir facilement des touristes étrangers. En 2019, ils ont représenté 3,5 millions de nuitées. 

La région attire surtout les touristes français (71%), notamment les touristes locaux et ceux issus des régions voisines. Ils viennent séjourner dans la région presque uniquement pour des séjours de vacances et de détente. En effet, les nuitées professionnelles sont peu présentes (seulement 7% de l’occupation des hébergements). 

La région des Hauts-de-France possède une offre touristique variée et riche composée de : 

– Patrimoine historique et naturel ;

– Patrimoine intégré au tourisme de mémoire ;

– Divers sites culturels et activités et artistiques.

En complément de ces divers sites touristiques, la région compte aussi de nombreux parcs à thèmes et bases de loisirs, générant un important flux touristique. En effet, le lieu le plus fréquenté de la région est le célèbre Parc Astérix, ayant accueilli 2,3 millions de visiteurs en 2019. Le flux touristique généré par ce type de lieux est un atout pour la région des Hauts-de-France. En effet, les touristes qui se déplacent pour les parcs de loisirs peuvent ensuite profiter des diverses offres touristiques de la région.

Avant de découvrir le classement des sites les plus visités de la région, il est important de parler de la place de la métropole lilloise. En effet, Lille attire beaucoup les touristes, les chiffres clés sont donc cannibalisés par Lille. Toutefois, comme le démontre le classement suivant, la région possède des atouts partout sur son territoire.

Les sites culturels, atouts majeurs des Hauts-de-France

Les sites artistiques et culturels sont très importants en région Hauts-de-France. En effet, la région possède plus de 900 sites culturels, englobant divers lieux comme l’Aquarium Nausicaà. Il s’agit du site culturel le plus visité de la région, avec 846 900 visiteurs en 2019. Lieu unique, plus grand aquarium d’Europe, Nausicaà participe largement à l’attractivité de la région et génère un important flux touristique. 

Le tunnel sous-marin de l’Aquarium Nausicaà ⓒlavoixdunord.fr

La région des Hauts-de-France bénéficie aussi de nombreux musées qui jalonnent son territoire, et qui attirent des touristes variés. Au Palais des Beaux-Arts de Lille, les visiteur  viennent admirer la plus grande collection muséale en dehors Paris. Dans ce bâtiment protégé au titre des Monuments Historiques, les visiteurs plongent dans une collection d’art initiée par le célèbre peintre Louis Joseph Watteau. Grâce à son architecture et son incroyable collection, le lieu a attiré 297 000 visiteurs en 2019.

Palais des Beaux-Arts de Lille ⓒwikipedia.org

Dans un autre registre, La Piscine, musée d’art et d’industrie André Diligent, propose aux visiteurs une collection constitué d’objets et d’œuvres diverses. Situé à Roubaix dans l’ancienne piscine Art Déco, réhabilitée afin de devenir un musée, ce lieu atypique intrigue et donc attire fortement par son aspect inédit. Cette attractivité est renforcée par le label  « Patrimoine du XXème siècle » du monument. En outre, c’est un lieu renommé chez les amateurs d’art. 

 Extérieur du musée (à gauche) et intérieur (à droite)

Le Musée du Louvre-Lens, musée le plus visité de la région

Pour les amateurs d’art et les curieux, le Musée du Louvre-Lens, situé dans la ville du même nom, est un incontournable. Fruit de la coopération culturelle entre des acteurs territoriaux et le Musée du Louvre, le Musée du Louvre-Lens est le symbole de la reconversion du bassin minier du Pas-de-Calais. En effet, le musée a été construit sur d’anciennes mines de Lens. Le Bassin Minier est lui aussi un symbole de la région des Hauts-de-France, reconnu au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Petit frère du Louvre de Paris, le musée est lié à ce dernier par une convention scientifique et culturelle. C’est un véritable atout pour l’attractivité du territoire. 

La renommée du Louvre se répercute sur le Louvre-Lens, qui a accueilli 530 000 visiteurs en 2019. Son architecture contemporaine contraste avec ses collections d’arts et d’objets. Extension du Louvre en dehors de la capitale, le lieu génère un important flux touristique sur le territoire, qu’ils s’agissent d’amateurs d’art ou de professionnels. 

Louvre Lens ⓒalheuredesreves.canalblog.com

Cet important flux touristique sur le territoire est une chance pour les propriétaires ou gestionnaire de sites patrimoniaux. En effet, les lieux culturels attirent des touristes mais ne leur propose généralement pas de service d’accueil. Il peut donc être judicieux de développer au sein de son bien une offre d’hébergement ou de restauration, en jouant aussi sur les activités artistiques et en proposant des séjours thématiques.

La Gare Saint-Sauveur de Lille, centre culturel très attractif

En complément des musées, la région bénéficie aussi du très attractif centre culturel de la Gare Saint-Sauveurà Lille. Ancienne gare ferroviaire, le lieu a été réhabilité afin d’y héberger un centre culturel. Accueillant des expositions et évènements culturels divers, le lieu dispose aussi de plusieurs équipements pour l’accueil des touristes.

Gare Saint-Sauveur ⓒm.artabsolument.com

La Gare Saint-Sauveur est l’un des sites les plus visités de la région, avec 695 000 visiteurs en 2019. Cet important flux touristique est bénéfique pour la région, complétant l’importante offre culturelle des Hauts-de-France.

Le patrimoine religieux, historique et naturel en Hauts-de-France

Le patrimoine bâti ainsi que le patrimoine naturel ont aussi un rôle majeur dans l’attractivité du territoire. Par exemple, le site patrimonial ayant attiré le plus de visiteurs en 2019 est la cathédrale Notre-Dame d’Amiens, visitée par 578 000 touristes. Classé Monument Historique, l’édifice bénéficie d’une double protection au Patrimoine mondial de l’UNESCO. La première concerne le monument en lui-même, et la seconde son appartenance au chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

La Cathédrale Notre-Dame d’Amiens ⓒnotredameamiens.fr

La région des Hauts-de-France possède aussi de nombreux châteaux qui participent à l’extension de sa renommée. Le Château de Compiègne, situé en bordure de la forêt domaniale, est l’un des trois palais royaux et impériaux les plus importants de France, après Versailles et Fontainebleau. Malheureusement, le lieu sa fréquentation est en baisse depuis quelques années. Cela s’explique notamment par une concurrence accrue par les autres châteaux de la région, qui se démarquent davantage. 

Château de Compiègne ⓒmamairieloue.fr

Non loin de là se dresse le Château de Pierrefonds, tel qu’il a été reconstruit par Viollet-le-Duc au Second Empire Le château de Pierrefonds a accueilli 153 400 visiteurs. Géré par le Centre des Monuments Nationaux, il s’agit du deuxième château le plus fréquenté de la région. 

Afin d’attirer les touristes, le château organise de nombreuses activités thématiques comme Le Bal de l’Impératrice, des concerts ou des ateliers ludiques. Le lieu utilise aussi le numérique et les diverses ressources qui sont à sa portée, notamment YouTube ainsi que des bornes interactives et un chatbot. 

Le Château de Pierrefonds ⓒfrancebleue.fr

Le numérique est un outil de plus en plus intéressant pour dynamiser un site patrimonial et le rendre attractif, surtout depuis le début de la crise sanitaire. En effet, le numérique est un support pour les sites patrimoniaux face à la situation actuelle.

Escapade au Domaine de Chantilly

Le château générant le plus important flux touristique est le Domaine de Chantilly. C’est un incontournable du tourisme dans les Hauts-de-France. S’étendant sur près de huit hectares, le Domaine de Chantilly est un véritable complexe incluant plusieurs édifices : 

– Le château de Chantilly et son musée ;

– Le parc du château ainsi que la forêt de Chantilly ;

– Divers monuments historiques, terres agricoles et terrains de golf. 

En 2019, le Domaine de Chantilly a accueilli 423 000 visiteurs. Cet impressionnant ensemble, labellisé site classé, attire aussi bien les amateurs d’histoire que les férus de nature.

Le domaine de Chantilly ⓒdomainedechantilly.com

Le domaine de Chantilly symbolise aussi le raffinement et le luxe, comme le démontre la célèbre course hippique le Prix de Diane. L’évènement se déroule au sein de l’hippodrome de Chantilly. Ce rendez-vous annuel créé en 1843 est considéré comme le prix de l’élégance et du raffinement. Cette image de prestige participe à l’attractivité de Chantilly.

Les espaces Henson à Chantilly

Le lieu bénéficie aussi de la renommée des Espaces Équestres Hensonun de leurs espaces étant installé en marge du domaine. Leur présence à Chantilly n’est pas hasardeuse, puisque le domaine possède des Grandes Écuries abritant le musée du cheval. Le lieu propose aussi des spectacles équestres. 

Réputés parmi les passionnés d’équitation, les Espaces Henson permettent aux cavaliers de découvrir la beauté du patrimoine aux alentours. À Chantilly, divers parcours sont proposés, incluant la découverte du château, du parc et de la forêt. Les Espaces Henson s’installent fréquemment à côté de sites patrimoniaux. Ils sont d’ailleurs actuellement en train de s’installer à Compiègne.  

Ballade équestre à Chantilly ⓒhenson.fr

Les activités équestres sont un excellent moyen d’attirer une clientèle variée dans son site patrimonial, grâce à une activité moins proposée, qui change de la simple visite à pied. Le tourisme équestre est une manière atypique pour découvrir le patrimoine des Hauts-de-France.

Les activités en lien avec les chevaux ne se limitent pas qu’aux promenades, il est aussi possible de mettre en place des ateliers bien-être renforçant le lien entre l’animal et l’homme. Il existe donc diverses opportunités, dotant plus en cette période où le bien-être devient un critère essentiel pour les touristes.

Le tourisme de mémoire en Hauts-de-France

Dans la pratique du tourisme de mémoire en France, la région des Hauts-de-France est un territoire incontournable. Deuxième région la plus visité dans ce domaine, les Hauts-de-France sont jalonnés de lieux de mémoire. 

L’histoire contemporaine des conflits qui se sont déroulés dans la région, notamment pendant la Première Guerre Mondiale, a marqué le territoire. Le département de la Somme garde les traces de la Grande Guerre. Les tranchées et trous de mines qui jalonnent le paysage évoquent les douloureux évènements qui s’y sont déroulés. Néanmoins, alors que certains lieux sont tristement célèbres, à l’image du Chemin des Dames, l’un des lieux les 

plus importants de la région est un symbole de paix. Il s’agit de la Clairière de l’Armistice en Forêt de Compiègne. Le lieu fut le théâtre d’un fait historique majeur : la négociation puis signature de l’armistice le 11 novembre 1918, qui mis fin à la première guerre mondiale.

Cet évènement s’est inscrit dans l’histoire de la région des Hauts-de-France. Symbole de la liberté et la paix retrouvées, les Hauts-de-France commémorent aussi leurs morts et les nombreux combattants tombés pendant la Grande Guerre.

Exemple de la nécropole nationale de Notre-Dame de Lorette

La nécropole nationale de Notre-Dame de Lorette en est un bon exemple. Située dans le département du Pas-de-Calais, le site a accueilli 275 000 visiteurs en 2019. La nécropole est un cimetière militaire et un mémorial français. Inauguré en 1925 en commémoration des combattants de la Première Guerre Mondiale, le site comprend : une basilique, une tour-lanterne, le cimetière ainsi qu’un musée. 

La nécropole nationale Notre-Dame de Lorette ⓒpinterest.fr

S’étendant sur une superficie de plus de 25 hectares, il s’agit de la plus grande nécropole française. Le site bénéficie de la protection au titre des Monuments Historiques. Ce lieu complète l’offre du tourisme dans les Hauts-de-France et accentue l’attractivité du territoire.

Néanmoins, même si le tourisme de mémoire est très développé dans les Hauts-de-France, la région leader dans ce domaine reste la Normandie.

Conclusion : 

La région des Hauts-de-France bénéficie d’une offre touristique diversifié, lié à l’histoire de son territoire ainsi qu’à son patrimoine. Sa proximité avec Paris est aussi un atout, notamment en période de coronavirus, où les touristes privilégient le tourisme de proximité. Voisine de la Belgique et proche du Royaume-Uni, la région bénéficie de son positionnement autant à l’échelle nationale qu’internationale. 

La diversité des univers touristiques de la région est un atout pour les propriétaires ou gestionnaires de sites patrimoniaux, qui peuvent s’en inspirer. Le large panel de thématiques permet de choisir celle qui s’adaptera le mieux au lieu, à sa configuration, à son environnement et aux besoins du territoire.

Pour aller plus loin :

Idées pour rentabiliser un monument historique

Sortir des activités hôtelières et culturelles dans un château

Comment rendre utile le patrimoine français ?

Une image contenant extérieur, herbe, bâtiment, pierre

Description générée automatiquement

À travers cet article, découvrez les sites les plus visités en Ile-de-France et programmez votre échappée touristique !

L’important à retenir de cet article :

La région Île-de-France possède tous les atouts pour être un haut lieu du tourisme en France. Bénéficiant évidemment de la renommée de Paris, l’Île-de-France est une région riche. 

Les sites touristiques en dehors de Paris possèdent tous un potentiel intéressant, séduisant les voyageurs. Néanmoins, il est important pour ces sites de développer des activités capables de concurrencer la forte attractivité des monuments parisiens.

Introduction : 

La région Île-de-France bénéficie de la renommée de Paris, capitale culturelle européenne. Attirant chaque année des millions de touristes français et étrangers, la capitale française rayonne à l’internationale. Ce rayonnement est profitable pour les sites touristiques situés hors Paris, bien qu’ils doivent se démarquer pour ne pas rester dans l’ombre des monuments parisiens. 

Le tourisme d’agrément est majoritaire dans la région. En effet, près de 60% des touristes français et 76% des touristes étrangers déclarent venir en Île-de-France pour des raisons personnelles. Plus de la moitié de ces touristes séjournent à Paris, concentrant leurs visites dans la capitale. Effectivement, les lieux qui les attirent le plus sont presque exclusivement parisien. En tête du classement des lieux les plus attractifs, il y a la Tour Eiffel, puis le Musée du LouvreDisneyland Paris et le Château de Versailles sont les deux seuls lieux hors capitale qui émergent dans le classement des sites les plus populaires auprès des touristes.

Pour le territoire de l’Île-de-France hors Paris, il peut donc être difficile de se faire une place au sein de l’importante offre touristique. Pourtant, la région regorge de trésors pour une échappée touristique unique.

Le patrimoine historique, leader du tourisme en Île-de-France

Avec plus de 2 000 monuments historiques, la capitale est un territoire majeur pour les touristes amateurs de patrimoine. Toutefois, la région Île-de-France possède elle aussi des sites patrimoniaux remarquables. 

Le domaine de Versailles et son rayonnement international

Le site le plus célèbre est le Domaine de Versailles, protégé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Réputé dans le monde entier, symbolique de la France et du rayonnement du Roi Soleil, le Domaine de Versailles est l’atout majeur de la région. 

Avec 8,2 millions de visiteurs en 2019, le domaine est le lieu le plus visité d’Île-de-France hors Paris. Célèbre grâce à l’impressionnant Château de Versailles, joyau de l’architecture classique classé Monument Historique, le Domaine de Versailles rayonne aussi par son patrimoine naturel. Les somptueux autres édifices du Domaine de Trianon ainsi que le charmant Hameau de la Reine contribuent également à la renommée du lieu. 

La beauté et la grandeur de Versailles transparaissent aussi à travers les Grandes Eaux Musicales et les Jardins Musicaux. Les Grandes Eaux Nocturnes sont aussi des incontournables à voir au Domaine de Versailles. Au gré des bosquets et des bassins, le public découvre avec émerveillement ce spectacle pensé par le Roi Soleil. Affirmant à leur tour la puissance du Roi Soleil, les jeux d’eau sont une prouesse esthétique et hydraulique qui contribuent à la grandeur de Versailles.

Les autres joyaux architecturaux d’Île-de-France

L’Île-de-France possède d’importants domaines et châteaux, témoins des prouesses architecturales et de l’histoire de France. Plus au Sud de la capitale, le château de Fontainebleau accueille les visiteurs dans les pas de François 1er, qui y était très attaché. Passionné d’art, François 1er fait venir des artistes pour travailler au château. 

Vue extérieure du château (à gauche) et Galerie François 1er (à droite)

C’est ainsi que le château voit naitre la célèbre École de Fontainebleau, regroupant deux périodes charnières dans l’histoire de l’art français. Témoin de la période la plus riche de l’art renaissant en France, le lieu conserve en son sein des chefs d’œuvre, notamment dans la galerie François 1er

Le château de Fontainebleau est un véritable atout qui attire à la fois les touristes passionnés de patrimoine et les amateurs d’art. Pour les passionnés d’architecture, le Château de Vaux-le-Vicomte est un autre incontournable de la région. 

Une image contenant herbe, extérieur, route, entouré

Description générée automatiquement
Le Château de Vaux-le-Vicomte ⓒviator.com

Chef d’œuvre de l’architecture classique, le château a servi de modèle pour la construction du Château de Versailles. Les extérieurs du Château de Vaux-le-Vicomte comptent autant que son architecture. En effet, c’est au cœur des jardins du château que le célèbre André Le Nôtre met en place la grammaire du jardin à la française : perspective, organisation et géométrie, dans des jardins ornés de jeux d’eau et de sculptures. 

Afin d’attirer les touristes dans ces somptueux jardins, des espaces de loisirs et équipements sont mis à la disposition des touristes : voiturettes, aires de jeux en bois, etc. De plus, des jeux de pistes ainsi qu’une chasse au trésor permettent aux enfants de découvrir le lieu tout en s’amusant. À Vaux-le-Vicomte, tout est fait pour que les touristes passent une journée agréable en profitant du patrimoine.

La Cité Médiévale de Provins, une échappée temporelle

Dans un tout autre univers, la Cité Médiévale de Provins attire les touristes. Alors que la ville de bénéficie pas de la même renommée que Versailles ou Fontainebleau, la Cité Médiévale se place en deuxième position dans le classement des lieux les plus visités. Pour les habitants de la région, c’est un fait étonnant et qui questionne.

Pourtant, la Cité Médiévale de Provins a attiré 1 million de visiteurs en 2019. Alors pourquoi un tel engouement pour ce lieu ? Valorisée par l’Office de Tourisme de Paris, la Cité Médiévale de Provins offre aux visiteurs une expérience immersive. Un véritable voyage dans le temps, à moins de deux heures de Paris, grâce à divers activités et animations :

– Des visites guidées, à pied, en vélo ou à bord d’un petit train, afin de découvrir les divers monuments historiques de la ville ;

– Le Banquet des Troubadours, animé comme à l’époque, pour découvrir la gastronomie du Moyen-Âge dans un décors unique. Il est même possible de louer des costumes pour plonger entièrement le public dans une autre époque. Afin de permettre d’accueillir un vaste public, les repas sont adaptables aux divers régimes alimentaires.

Une image contenant ciel, extérieur, roche, bâtiment

Description générée automatiquement
Visit with A+A in June 2014

En complément de ces activités, il y a aussi des spectacles thématiques, à la manière du Puy-du-Fou. Spectacles équestres, historiques ou autour de l’art de la fauconnerie, les spectacles dans la Cité Médiévale de Provins perfectionnent l’expérience.

Les sites culturels qui complètent l’échappée touristique en Île-de-France

 Le patrimoine historique est très important dans la région, néanmoins il n’est pas le seul atout de l’Île-de-France. Les touristes en baladent dans la région recherche souvent des activités familiales et ludiques qui peuvent séduire les enfants. Les divers sites touristiques de la région ont donc mis en place des activités pour les enfants, comme le démontre l’exemple précédent de Vaux-le-Vicomte. 

Les sites culturels pédagogiques et ludiques, pour plaire aux enfants et aux adultes

Certains lieux se prêtent particulièrement bien à la création d’activité ludiques et pédagogiques. Au Bourget, le Musée de l’Air et de l’Espace joue sur les ateliers et animations pour attirer sa clientèle. Mêlant patrimoine militaire, industriel et technique, le musée du Bourget est le plus grand musée aéronautique de France. Proposant des expositions permanentes et temporaires sur ces sujets, les touristes peuvent aussi profiter de diverses activités : 

– Le Boarding Pass, qui permet de monter dans quatre avions dont un Boeing, deux Concordes et un Dakota ;

– L’activité Simu Pilote, à destination des enfants et des adultes, pour apprendre à piloter en équipe ;

– L’espace Planète Pilote, espace ludo-éducatif dédié aux enfants.

Une image contenant ciel, extérieur, terrain, plane

Description générée automatiquement
Extérieur Musée de l’Air et de l’Espace ⓒmuseeairespace.fr

 Ces nombreuses activités séduisent petits et grands, pour une visite inoubliable. À la fois pédagogique et ludique, la visite du Musée du Bourget attire de nombreux touristes : près de 221 000 en 2019. 

La découverte est un aspect important à ne pas négliger dans une offre touristique. Le site touristique de France Miniature joue sur la curiosité du public, en leur proposant de découvrir les merveilles qui jalonnent le territoire français. L’aspect miniature est ludique et attractif, surtout pour les familles. De cette manière, France Miniature attire un panel de touristes larges.

Une image contenant arbre, ciel, extérieur, plante

Description générée automatiquement
Le Mont Saint-Michel miniature ⓒtimeout.fr

Hormis les activités familiales, un second aspect attire les touristes dans la région Île-de-France : l’art et la culture. Comme le démontre les exemples précédents, la culture en Île-de-France prend des formes très variées. Néanmoins, pour ce qui concerne l’intérêt artistique, un lieu en particulier émerge dans le classement.

 La Propriété Caillebotte, dans les pas d’un célèbre artiste collectionneur

Grande maison bourgeoise de style néoclassique, la Propriété Caillebotte tire son nom de celui de son illustre propriétaire, le peintre et collectionneur Gustave Caillebotte. Peintre français célèbre pour son importante collection de toiles impressionnistes et ses propres tableaux, Gustave Caillebotte a été très inspiré par son environnement. 

À l’instar de la Maison et des Jardins de Monet, la Propriété Caillebotte permet aux visiteurs de pénétrer dans l’univers de l’artiste. En 2019, ce sont environ 164 000 touristes qui ont marché dans les pas de Caillebotte. Pour les passionnés d’art, rencontrer l’univers intime d’un grand maître est une excellente raison de venir sur un territoire.

Une image contenant texte

Description générée automatiquement
Extérieur de la Propriété Caillebotte (à gauche) et intérieur (à droite)

Nichée au cœur d’un parc, la Propriété Caillebotte offre aussi aux visiteurs un moment hors du temps dans un écrin de verdure. Le patrimoine naturel est le dernier atout de l’Île-de-France.

Les sites touristiques autour de la faune et la flore en Île-de-France

Le patrimoine naturel en Île-de-France est un véritable atout pour le territoire. Divers sites touristiques utilisent ce patrimoine afin d’y développer des activités attractives, tournées autour de la faune et la flore. Le site le plus célèbre dans cette catégorie est le Zoo Safari du Château de Thoiry.

Le Château de Thoiry ⓒsortir-yvelines.fr

Entre patrimoine historique et parc zoologique, le site du Château et Zoo Safari de Thoiry a attiré plus de 560 000 touristes en 2019. De ce fait, le Zoo Safari de Thoiry est le cinquième zoo le plus visité de France, juste devant le Zoo de la Flèche. Le lieu propose diverses activités de loisirs à destination des enfants et des adultes, telles que :

– Les Rendez-vous avec les animaux et les soigneurs, pour profiter d’un moment privilégié, en immersion et dans le respect total de l’animal ;

– Le Safari Air Park, parcours en hauteur permettant d’admirer le Safari avec une vue imprenable.

Pour les plus curieux, le lieu propose aussi de passer une nuit au Zoo, afin de profiter le matin venu d’une visite privatisé. Les parcs zoologiques sont des atouts attractifs, plaisant à la fois aux enfants et aux adultes. Cette tendance, qui se retrouve partout en France, est surtout présente en Bretagne. La région Île-de-France possède deux autres parcs zoologiques, tous deux situés à Lumigny. Les parcs zoologiques de Lumigny se divisent en deux spécialisés, l’un accueillant des singes et l’autres des félins.

Une image contenant arbre, mammifère, extérieur, tigre

Description générée automatiquement
Tigres au Parc des Félins de Lumigny ⓒparcs-zoologiques-lumigny.fr

La découverte de la faune et la flore est une activité appréciée par les touristes. En complément des deux grands parcs zoologiques de la région, l’Île-de-France possède des grands domaines et parcs, la plupart étant liés aux sites historiques évoqués en début d’article. Cependant, il en existe un qui attire des visiteurs malgré la disparition de son château.

Le Domaine national de Saint-Cloud

Labellisé « Jardin Remarquable », le Domaine national de Saint-Cloud est un immense domaine de 460 hectares aux portes de Paris. Composé de jardins, de fontaines et de sculptures, le somptueux domaine est une ode à la beauté du patrimoine naturel. 

Une image contenant arbre, extérieur

Description générée automatiquement
Le Domaine national de Saint-Cloud

Géré par le Centre des Monuments Nationaux, le parc est aussi classé Monument Historique. Véritable bouffée d’air frais à proximité de la capitale, le lieu a attiré 144 758 excursionnistes en 2019.

Conclusion :

Avec une offre touristique très diversifiée, la région Île-de-France possède les atous pour attirer les touristes hors de la capitale. L’atout principal de la région est son important patrimoine historique, dont la renommée dépasse les frontières.

Les touristes qui sortent de la capitale pour découvrir la région francilienne génère un flux touristique sur le territoire. Ils créent de la demande à tous les niveaux : hébergements, restaurations, activités, etc. Pour l’instant, alors que Paris propose énormément d’hébergements hôtelier, le reste de l’Île-de-France doit encore se développer.

C’est un avantage pour les propriétaires ou gestionnaires de sites patrimoniaux, qui peuvent alors se positionner pour répondre aux demandes de la clientèle. Comprendre son territoire est essentiel pour y développer une activité.

De plus, à l’ère du coronavirus, les touristes désirent découvrir des grands espaces, au sein desquels ils peuvent se balader plus librement. L’Île-de-France est le territoire idéal pour offrir un tourisme différent.

Enfin, la région dispose aussi d’autres atouts attractifs pour les touristes, comme le célèbre parc à thème Disneyland Paris ou le complexe commercial de La Vallée Village, qui a accueilli 7 100 000 visiteurs en 2019. 

Pour aller plus loin :

Organiser une reconstitution historique dans un château

Le luxe et le patrimoine sont indissociables

Idées pour rentabiliser un monument historique

Organiser un évènement

Une image contenant ciel, montagne, extérieur, bâtiment

Description générée automatiquement

À la suite des articles qui dressent les différentes tendances touristiques de nos régions françaises, découvrez les multiples facettes du tourisme en Occitanie.

L’important à retenir de cet article : 

La région Occitanie attire des typologies de touristes multiples grâce à ses divers univers de destination, ses paysages variées et son patrimoine diversifié. De cette manière, l’offre touristique dans la région peut s’étendre et répondre à différentes demandes de la clientèle en termes d’hébergements ou d’activité. 

– La richesse du patrimoine historique est l’atout principal de la région, générant le plus important flux touristique ;

– L’Occitanie se place en tête des régions les plus fréquentées par les curistes ; 

– Les activités de plein air sont fortement appréciées et le tourisme vert est en plein essor ;

– La région bénéficie aussi de l’importance du pèlerinage sur son territoire.

Introduction :

La région Occitanie se distingue par une pluralité de paysages correspondants à quatre univers de destination : la montagne, le littoral, la campagne et les villes. Chaque univers possède des caractéristiques bien précises. De l’excursionniste pratiquant le slow tourisme au touriste amateur de patrimoine et d’histoire, l’Occitanie captive l’attention de divers publics. Cette diversité est une véritable richesse pour le territoire. 

En effet, l’Occitanie recense 208 millions de nuitées touristiques en 2019, dont 65% sont des touristes français et 35% des étrangers. Parmi les touristes français, les régionaux représentent un taux d’environ 20%.La région Occitanie est donc une destination pour le tourisme de proximité (moins de 2h30 du lieu de résidence). Une pratique qui continue de croitre à l’ère du coronavirus

L’un des autres atouts principaux de la région est sa place en tant que première destination du tourisme thermal. En effet, 183 000 curistes ont fréquenté la région en 2019, soit près d’un tiers des curistes français. En dehors de leur temps de cure, les curistes peuvent visiter les sites patrimoniaux aux alentours et découvrir le terroir local. Ils participent ainsi au développement économique du territoire

Pour les propriétaires et gestionnaires de sites patrimoniaux, il est intéressant de se positionner pour répondre au besoin de cette clientèle. Si vous vous situez à proximité d’une des 28 stations thermales d’Occitanie, vous pouvez notamment proposer de l’hébergement qui pourra attirer des curistes.

Les multiples univers de la région Occitanie font aussi écho à la diversité de son patrimoine historique, religieux et naturel

1. Découvrir l’Occitanie grâce à la richesse de son patrimoine historique et religieux

La région Occitanie compte six sites classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO. En plus de ces sites, l’Occitanie en partage deux avec d’autres régions. Ainsi, il s’agit de la région possédant le plus important nombre de sites protégés à l’UNESCO en France. Cette richesse patrimoniale participe à l’attractivité du territoire. En effet, les chiffres clés du tourisme démontrent qu’un touriste sur deux dans la région visite un site historique.

De plus, le patrimoine historique et religieux en Occitanie représente une grande diversité de périodes et de styles architecturaux.

La Cité Médiévale de Carcassonne, premier site touristique de l’Occitanie

Figurant parmi les sites classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO, la Cité Médiévale de Carcassonnegénère le plus important flux touristique du territoire. En 2019, la ville a accueilli près d’1,8 millions d’excursionnistes, dont le tiers ont visité les remparts et le Château Comtal. À titre d’exemple, la Cité Médiévale de Carcassonne est plus visitée que le Domaine de Chambord, en région Centre-Val-de-Loire.

Bien que Carcassonne soit célèbre pour sa Cité Médiévale, les origines de la ville remontent à l’époque gallo-romaine. Certaines traces de cette époque sont encore visibles, comme une partie des remparts construits au IIIème siècle. 

Une image contenant extérieur, herbe, ciel, arrière-plan

Description générée automatiquement
Cité de Carcassonne ⓒpayscathare.org

Le patrimoine antique et gallo-romain en Occitanie

L’Occitanie bénéficie d’un important patrimoine antique et gallo-romain, qui fait la particularité de la région. Il peut s’agir de quelques éléments architecturaux dilués dans une cité médiévale comme à Carcassonne ou dans la commune d’Aigues-Mortes. Cette dernière, visitée par un million d’excursionnistes en 2019, est à la croisée des époques. La commune dispose aussi d’un patrimoine naturel remarquable, idéal pour attirer les publics amateurs à la fois de patrimoine et de tourisme vert. 

Une image contenant herbe, extérieur, rive

Description générée automatiquement
Aigues-Mortes ⓒPascale Gueret

La région possède aussi des sites patrimoniaux antiques célèbres tels que :

– Le Pont du Gard, édifice destiné au passage d’un aqueduc romain. Ce vestige antique incroyablement bien conservé et classé Monument Historique a attiré près de 850 000 excursionnistes en 2019 ;

– Les Arènes de Nîmes, qui sont à l’image d’un petit Colisée. Illustration parfaite et bien conservée des amphithéâtres romains, l’édifice est classé Monument Historiques. En 2019, 407 000 touristes ont visité les Arènes de Nîmes.

Une image contenant ciel, bâtiment, extérieur, pont

Description générée automatiquement
Le Pont du Gard (à gauche) et les Arènes de Nîmes (à droite)

Le patrimoine à travers les époques dans le centre historique de Narbonne

La ville de Narbonne regorge de pépites architecturales historiques et religieuses. Les sites les plus visités sont le Pont des Marchands et la Cathédrale Saint-Just-et-Saint-Pasteurs, qui recensent 1 270 000 visiteurs en 2019. Cet important flux touristique est un avantage pour le développement économique et touristique local. Le Pont des Marchands est une particularité quasi-unique de la ville. Il s’agit d’un des deux derniers ponts de France encore habités, à l’image du célèbre Ponte Vecchio de Florence. L’originalité du lieu participe à renforcer l’attractivité du territoire. 

Une image contenant bâtiment, ciel, extérieur

Description générée automatiquement
La Cathédrale (à gauche) et le Pont des Marchands (à droite) 

En ce qui concerne la Cathédrale Saint-Just-et-Saint-Pasteur, il s’agit du monument le plus prestigieux de Narbonne. Caractéristique du style architectural gothique méridional, l’édifice possède deux particularités qui participent à sa renommée. La cathédrale est inachevée et sa hauteur sous voûte en fait la quatrième plus haute de France. Par sa grandeur, l’édifice, classé Monument Historique, se distingue dans le paysage urbain de Narbonne et attire de nombreux touristes.

2. L’importance du patrimoine religieux en Occitanie

Le patrimoine religieux en Occitanie représente une part importante du tourisme. La région possède de fantastiques édifices religieux, à l’image de la Cathédrale Sainte-Cécile au cœur de la cité épiscopale d’Albi. Classé Monument Historique, l’édifice est un joyau architectural. Il s’agit de la plus grande cathédrale en brique du monde. Le monument est aussi célèbre pour ses fresques et décorations qui en font la plus grande cathédrale peinte d’Europe. 

Toutes ces particularités prestigieuses attirent des publics variés, amateurs d’art ou d’architecture. Toutefois, en comparaison des autres grandes cathédrales de France, Albi n’est pas parmi les plus fréquentées. En effet, alors que la cathédrale de Reims a accueilli 1,6 millions de visiteurs en 2019, la cathédrale d’Albi en recense 600 000

Une image contenant bâtiment, extérieur, pierre, court

Description générée automatiquement
La Cathédrale Sainte-Cécile ⓒtourisme-tarn.com

En plus des touristes curieux qui visitent les édifices religieux, nombreux sont les pèlerins qui viennent dans la région

En effet, la région est traversée par les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, qui figurent dans la liste des sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. La Basilique Saint-Sernin dans le Tarn est une étape importante de ce pèlerinage. L’édifice abrite les reliques de Saint-Sernin, premier évêque de Toulouse, auprès desquelles les pèlerins viennent se recueillir. La Basilique est classée Monument Historique et protégée au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Le lieu attire les touristes tout comme les pèlerins, recensant 754 800 visiteurs en 2019.

Une image contenant ciel, extérieur, bâtiment, vieux

Description générée automatiquement
La Basilique Saint-Sernin ⓒfamiliscope.fr

Le Sanctuaire de Lourdes, grand site de pèlerinage français

La région Occitanie possède aussi le plus grand site de pèlerinage catholique français : le Sanctuaire de Notre-Dame de Lourdesfréquenté par 550 000 visiteurs en 2019. Néanmoins, le site ne figure pas parmi les lieux de pèlerinage les plus fréquentés. Par exemple, la Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay a attiré plus de 800 000 visiteurs en 2019.

Le lieu regroupe plusieurs édifices tels que la célèbre Grotte de Massabielle ou la Basilique de l’Immaculée-Conception, ainsi que plusieurs fontaines et un chemin de croix. Divers monuments religieux ou d’accueil complètent le sanctuaire. 

La Basilique de l’Immaculée-Conception ⓒfreepik.com

Pour les propriétaires ou gestionnaires de sites patrimoniaux souhaitant se lancer dans une activité d’hébergement ou de restauration, l’important flux généré par les pèlerins est une réelle opportunité.

3. La mise en avant du patrimoine régional grâce au tourisme vert

La région Occitanie possède un patrimoine naturel extrêmement riche et varié. À travers le dispositif « Grands Sites Occitanie / Sud de France », la région valorise 40 sites touristiques régionaux divers. Ces sites sont de véritables atouts pour le territoire. En effet, près de 80% des touristes qui visitent la région se rendent dans l’un de ces sites. De plus, on constate qu’un taux de 78% des visiteurs français restent une demi-journée ou une journée entière sur ces lieux. Les principales activités sont les suivantes : promenade à 80%, puis visite culturelle à 48%, et enfin randonnée à 22%. Il y a donc un véritable tournant à prendre au niveau du tourisme vert et durable et du slow tourisme pour attirer les publics qui y sont sensibles.

Parmi les grands sites se trouvent des sites patrimoniaux cités précédemment comme Albi ou Aigues-Mortes, ainsi que de nombreux sites naturels tels que : 

– Les Cévennes, parc national montagneux où se trouve le célèbre Pont du Gard ;

– La Vallée de la Dordogne, où se trouve le Gouffre de Padirac.

Une image contenant texte, peinture

Description générée automatiquement
Entrée du Gouffre (à gauche) et rivière souterraine (à droite)

Le Gouffre de Padirac s’ouvre sur une cavité naturelle exceptionnelle, au fond de laquelle coule une rivière souterraine. Le long de celle-ci, les excursionnistes peuvent découvrir deux lacs et une cathédrale souterraine. Ce lieu unique, entre nature et aventure, attire les touristes amateurs de découverte et de tourisme vert. En 2019, un demi-million d’excursionnistes sont venus admirer les lieux.

Le tourisme fluvial, le slow tourisme au fil de l’eau

Dans la veine du slow tourisme et des pratiques vertes et durables, le tourisme fluvial itinérant est fortement apprécié par les excursionnistes en Occitanie. Le long du Canal du Midi, les Écluses de Fonseranes ont attiré 400 000 excursionnistes en 2019

Vues des écluses de Fonséranes

Mêlant itinérance, découverte des paysages et du patrimoine, le tourisme fluvial présente de nombreux atouts pour le territoire et participe à sa désirabilité. L’office de tourisme de Béziers surf sur la popularité du tourisme fluvial en organisant des évènements attractifs, attirant toujours plus de public.

Conclusion : 

La région Occitanie attire des publics divers, se démarquant notamment par ses touristes curistes et ses pèlerins. Parmi les touristes qui fréquentent la région, nombreux sont aussi ceux qui sont attirés par le patrimoine historique et naturel du territoire.

Pour les propriétaires ou gestionnaires de sites patrimoniaux, connaitre les avantages de sa région ainsi que le type de public qu’elle attire permet de se positionner. De cette manière, l’activité développée au sein du site patrimonial est en adéquation avec les besoins de la potentielle clientèle. 

Les chiffres clés du tourisme de la région permettent d’obtenir des informations essentielles , comme le taux de fréquentation des typologies d’hébergement. En Occitanie, les chiffres démontrent que 65% de l’offre d’hébergement est de l’hébergement de plein air (campings). Ainsi, le gestionnaire d’un site historique, souhaitant se lancer dans une activités d’hébergement, devra  prendre en compte ce paramètre et réaliser une étude de marché.

Pour aller plus loin : 

Investir dans le patrimoine historique naturel

Les enjeux de la sauvegarde du patrimoine français

Comment rendre utile le patrimoine français ?

Une image contenant extérieur, bâtiment, lieu de culte

Description générée automatiquement

Amateurs de patrimoine, voici le top 10 des sites les plus visités de la Bourgogne-Franche-Comté.

Introduction : 

La région Bourgogne-Franche-Comté possède un grand nombre de trésors patrimoniaux. Avec huit sites inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO et beaucoup de monuments classés, la région regorge d’édifices historiques. Ces édifices possèdent une architecture unique, attirant les curieux comme les passionnés.

En complément de cet important patrimoine bâti, la région possède un patrimoine naturel remarquable, idéal pour les amateurs de tourisme vert. En effet, la Bourgogne-Franche-Comté possède trois Parcs Naturels Régionaux (PNR) : le Morvan, le Haut-Jura et le Ballons des Vosges. Afin de mettre en valeur ce patrimoine, la région dispose de divers circuits de tourisme itinérant : 

– 1 350 km de vélos routes et voies vertes pour les cyclistes ;

– 1 330 km de voies navigables pour le tourisme fluvial ;

– De nombreux sentiers de randonnées, dont dix sentiers de Grande Randonnée (les GR). 

Grâce à ces circuits itinérants, les excursionnistes en balade dans la région peuvent découvrir les trésors du patrimoine de la région tout en pratiquant une activité de plein air. Ces activités sont de plus en plus recherchées par les touristes en tant de pandémie, ce sont donc des véritables leviers d’attractivité pour la région. 

Entre architecture et paysages remarquables, les sites touristiques de la région proposent aussi des activités variées, permettant ainsi d’attirer des publics très différents.

Découvrons ensemble la diversité des trésors qui jalonnent la région et attirent les touristes. 

Le patrimoine religieux en Bourgogne-Franche-Comté, leader du tourisme

Le patrimoine religieux est très important en Bourgogne-Franche-Comté. En effet, les sites les plus visités de la région sont tous des édifices du patrimoine religieux. Cela s’explique de plusieurs manières : 

– L’architecture de ces lieux, souvent impressionnante ;

– L’aspect spirituel, qui attire des pèlerins ;

– Les activités pédagogiques et culturelles mises en place au sein de ces lieux.

1.  La Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay

Avec près de 820 000 visiteurs en 2019, la Basilique Saint-Marie-Madeleine de Vézelay est le site le plus visité de la région Bourgogne-Franche-Comté. À l’échelle nationale, la basilique se place parmi les dix sites religieux les plus visités de France.

Visiter, prier ou séjourner, diverses sont les possibilités offertes aux visiteurs. Les frères et sœurs de la Fraternité de Jérusalem accueillent les visiteurs et leur proposent des moments de partage au sein de ce magnifique édifice. 

Une image contenant extérieur, ciel, église, bâtiment

Description générée automatiquement
Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay ⓒcityzeum.com

La Basilique est aussi une halte du chemin vers Saint-Jacques de Compostelle. Ainsi, les séjours proposés au sein de la Basilique concernent surtout les pèlerins. Toutefois, les familles ou encore les groupes de jeunes désirant vivre une expérience spirituelle sont aussi les bienvenus.

2. Les Hospices de Beaune

Situé en Côte-d’Or, les Hospices de Beaune se placent en deuxième position parmi les sites les plus visités de la région. En 2019, près de 441 250 touristes sont venus aux Hospices de Beaune. Ces chiffres ne concernent que l’Hôtel-Dieu et le domaine viticole, puisque le centre hospitalier actuel ne compte évidemment pas dans l’étude touristique.

Si l’architecture atypique du lieu attire les touristes, deux autres aspects participent à la renommée du lieu. D’une part, l’important patrimoine viticole des Hospices, s’étendant sur soixante hectares. Composé des plus grands crus de Bourgogne, le patrimoine œnologique du lieu génère de l’intérêt auprès des touristes, notamment les amateurs d’oenotourisme.

Une image contenant bâtiment, extérieur, vieux, toit

Description générée automatiquement
La cour intérieure des Hospices de Beaune ⓒvoyagerenphotos.com

D’autre part, et c’est sans doute l’aspect le plus populaire, le lieu a accueilli le tournage de la Grande Vadrouille, film français culte. En visitant les Hospices de Beaune, les touristes marchent sur les pas de Bourvil et Louis de Funès et revivent les scènes du film.

3. La Basilique du Sacré-Cœur de Paray-le-Monial

La Basilique du Sacré-Cœur de Paray-le-Monial recense 320 000 visiteurs pour l’année 2019. Les touristes viennent ici découvrir un parfait exemple de l’architecture. Inspiré de l’Abbaye de Cluny, l’édifice permet aux curieux comme aux passionnés d’imaginer ce que fut la fameuse Abbaye.

La communauté d’Emmanuel, qui est installée dans le lieu, accueille chaque année de nombreuses familles, des pèlerins ainsi que des groupes de jeunes. Forums, camps ou encore retraites spirituelles, la Basilique accueille les voyageurs en quête d’expérience spirituelle. Afin de séduire davantage les familles, le lieu a créée des activités dédiées à l’éveil des enfants, notamment deux jeux rallyes.

Une image contenant extérieur, ciel

Description générée automatiquement
Basilique du Sacré-Cœur de Paray-le-Monial ⓒmetz.catholique.fr

En Bourgogne-Franche-Comté, le patrimoine religieux est très important. Générant un important flux touristique sur le territoire, ce patrimoine touche à la fois les passionnés d’architecture et de culture et les voyageurs en quête d’expériences spirituelles. 

Néanmoins, le patrimoine religieux n’est pas le seul atout attractif de Bourgogne-Franche-Comté. Les sites historiques et culturels participent aussi à l’attractivité de la région

Les trésors historiques et culturels les plus visités de Bourgogne-Franche-Comté

4. Le Musée des Beaux-Arts de Dijon

Situé dans l’aile orientale de l’ancien palais des Ducs et de l’Etat de Bourgogne, le Musée des Beaux-Arts de Dijon dispose d’une riche collection d’art. De l’antiquité à nos jours, le musée présente des objets et œuvres d’art retraçant l’évolution de l’art au fil des siècles. 

Une image contenant bâtiment, ciel, extérieur, rue

Description générée automatiquement
Le Palais abritant le Musée des Beaux-Arts de Dijon ⓒbeaux-arts.dijon.fr

Grâce à cette collection, le musée se place parmi les plus importants de France, hors Paris. Le musée des Beaux-Arts de Dijon a attiré 315 600 visiteurs en 2019.

5. Le chantier médiéval de Guédelon

Le chantier médiéval de Guédelon dans l’Yonne œuvre pour la construction d’un château médiéval selon les techniques traditionnelles. L’idée est née d’une étude réalisée au Château de Saint-Fargeau qui a révélé la présence d’un château médiéval enfoui sous le château actuel. Le propriétaire des lieux a décidé que de reconstruire un château médiéval selon les techniques utilisées à l’époque. L’objectif est de recréer un nouveau château en s’inspirant des châteaux aux alentours.

Une image contenant arbre, herbe, extérieur, bâtiment

Description générée automatiquement
Chantier médiéval de Guédelon ⓒC.Guérard

Ce surprenant chantier attire chaque année des centaines de milliers de touriste. En 2019, ce sont près de 306 000 visiteurs qui sont venus au chantier. Entre savoir-faire et artisanat, le touriste a l’occasion unique d’observer la construction d’un château médiéval comme à l’époque et d’y participer. En effet, de nombreuses activités pédagogiques sont proposées. Par exemple, il est possible de d’apporter sa pierre à l’édifice grâce à un atelier de taille de pierre. Les visiteurs peuvent aussi échanger avec les divers artisans du chantier, pour découvrir leurs métiers.

6. La Citadelle Vauban à Besançon

Située dans le département du Doubs, la Citadelle Vauban à Besançon est une merveille d’ingénierie architecturale et militaire. Construite au XVIIème siècle par Sébastien Le Prestre de Vauban, elle constitue l’un de ses chefs d’œuvres. À ce titre, la Citadelle bénéficie de diverses protections : 

– Au titre des Monuments Historiques ;

– Au Patrimoine mondial de l’UNESCO ;

– En tant que site classé de France.

Une image contenant montagne, arbre, extérieur, nature

Description générée automatiquement
La Citadelle Vauban surplombant Besançon ⓒestrepublicain.fr

La reconnaissance du génie architectural de Vauban à l’échelle nationale et internationale participe à l’attractivité de la Citadelle. Cependant, la Citadelle attire aussi les visiteurs grâce aux trois musées qu’elle abrite : 

– Le Musée de la Résistance et de la Déportation ;

– Le Musée comtois ;

– Les espaces animaliers du Muséum.

Entre site culturel, historique et naturel, la Citadelle est un endroit unique qui a attiré près de 275 000 visiteurs. 

7. La Citadelle de Belfort

Dans un tout autre style architectural, la Citadelle de Belfort se place elle aussi parmi les lieux les plus visités de la région Bourgogne-Franche-Comté. 

En 2019, près de 219 000 touristes ont visités la Citadelle. En plus de l’architecture de la citadelle et du splendide panorama sur le paysage, les touristes peuvent aussi profiter :

– Du Musée d’Histoire de Belfort, situé au sommet de la Citadelle ;

– Du Lion de Bartholdi, emblème de la ville et de la Citadelle ;

– D’une expérience numérique inédite : la visite en réalité augmentée, incluant aussi des reconstitutions, des films et interviews.

Une image contenant herbe, extérieur, montagne, coteau

Description générée automatiquement
La citadelle de Belfort ⓒbelfort-tourisme.com

En plus de l’attrait historique et culturel, la Citadelle offre aussi un magnifique panorama sur le patrimoine naturel de Belfort. 

Le patrimoine naturel de la région attire lui aussi des touristes, surtout des excursionnistes en quête de nature. C’est un atout supplémentaire pour la Bourgogne-Franche-Comté.

Les sites naturels touristiques les plus visités de Bourgogne-Franche-Comté

8. Les Cascades du Hérisson dans le Jura

Au nombre de sept, les Cascades du Hérisson jalonnent le torrent du même nom. En pleine nature, sur un parcours de 4km, les cascades attirent les excursionnistes amateurs de randonnés et de nature. Néanmoins, afin de permettre au plus grand nombre de venir profiter du lieu, des accès ainsi qu’une plateforme PMR ont été aménagés. Avec 384 159 visiteurs en 2019, il s’agit du site naturel le plus fréquenté.

Ce site fait partie de l’ensemble « Vallée du Hérisson, Plateau des 7 lacs », inscrit au réseau des Grands Sites de France. Lors de la promenade au fils de l’eau, les touristes peuvent aussi admirer quelques vestiges historiques, témoins d’une époque où les populations utilisaient la force motrice de l’eau dans leur vie quotidienne. Par exemple, près de la Cascade du Moulin Jeunet se trouve les vestiges d’un ancien moulin du XVIIe siècle.

Une image contenant extérieur, nature, arbre, eau

Description générée automatiquement
La Vallée et les Cascades du Hérisson ⓒjura-tourism.com

9. Le Parc du Moulin à Tan

Classé « Jardin Remarquable », le magnifique parc du Moulin à Tan est le parc le plus visité de la région. En 2019, 246 440 visiteurs sont venus découvrir cet impressionnant site. Le parc est composé de divers espaces dédiés à l’observation de la faune et de la flore, parmi lesquels il y a :

– Des Serres Tropicales, offrant un dépaysement olfactif grâce aux multiples variétés exotiques de vanilliers, orangers et autres ;

– Une zone d’observation faunistique et des enclos animaliers ;

– Des aires de jeux pour enfants.

Une image contenant arbre, extérieur, eau, rivière

Description générée automatiquement
Parc du Moulin à Tan ⓒwikipedia.org

Tous ces espaces et équipements permettent d’accueillir un large public et de plaire, notamment, aux familles. En effet, le parc propose plusieurs parcours d’orientation afin d’éveiller la curiosité des enfants et des adultes. Les divers espaces aménagés permettent de passer une journée au vert, entre loisirs, nature et découverte.

10. Le Grand Site de Solutré Pouilly Vergisson en Saône-et-Loire

Le Grand Site de Solutré Pouilly Vergisson fait partie du réseau des Grands Sites de France.

Lieu emblématique du Sud de la Bourgogne, situé en Saône-et-Loire, le site présente plusieurs atouts qui en font un incontournable de la région : 

– Un patrimoine naturel remarquable ; 

– Un terroir exceptionnel ;

– De nombreuses espèces protégées. 

Le Grand Site de Solutré Pouilly Vergisson destination-saine-et-loire.fr

En complément de cela, le site possède l’un des plus grands gisements préhistoriques d’Europe.

Conclusion :

L’atout principal de la région Bourgogne-Franche-Comté est l’importance de son patrimoine religieux, qui attire de très nombreux visiteurs, touristes comme pèlerins. Tout comme la région Occitanie, la Bourgogne-Franche-Comté bénéficie de la présence des Chemins de Compostelle. Les diverses étapes, à l’instar de la Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay, attirent de nombreux pèlerins.

En complément du patrimoine religieux, la région bénéficie aussi d’un vaste patrimoine culturel et historique, ce qui complète l’offre touristique. Le patrimoine naturel de la région est un plus non négligeable. Toutefois, il ne s’agit pas de l’atout principal de la région, comme c’est le cas de l’Auvergne-Rhône-Alpes.

Pour les propriétaires ou gestionnaires de sites patrimoniaux, il est important d’avoir conscience des atouts principaux de son territoire. La forte affluence de pèlerins dans la région Bourgogne-Franche-Comté crée une demande au niveau des hébergements et de la restauration. Ainsi, développer une activité dans ces secteurs peut être un choix intéressant. Le lieu, s’il s’y prête, peut aussi devenir un espace d’accueil pour des conférences ou des rencontres thématiques.

Pour aller plus loin :

Historique et enjeux actuels du patrimoine

Les chantiers participatifs au service du patrimoine

Transformer un parc en jardin remarquable

Le slow tourisme, découvrir le patrimoine en flânant

Une image contenant ciel, eau, extérieur, nature

Description générée automatiquement

À travers cet article, explorons la Bretagne, terre d’évasion entre patrimoine et légendes.

L’important à retenir de cet article :

La Bretagne est une région célèbre en France et à travers le monde. Ses spécialités gastronomiques, ses légendes et icônes ainsi que son patrimoine attirent les touristes. Pour les excursionnistes en quête d’évasion, entre patrimoine et légendes, la Bretagne est le territoire idéal.  

Ce qu’il faut retenir : 

– Le patrimoine naturel remarquable de la Bretagne est son atout principal, notamment son important littoral ;

– L’aura mystique qui se dégage des sites patrimoniaux bretons attise la curiosité des touristes et participe à l’imaginaire public à propos de la région ;

– Les activités en lien avec la découverte de la faune et de la flore sont un véritable levier pour capter les flux de touristes .

Introduction : 

La Bretagne est une région possédant une identité marquée, qui s’est diffusée hors de ses frontières, notamment grâce à la gastronomie. Cela participe à l’attractivité du territoire et attise la curiosité des touristes. En 2019, les chiffres du tourisme enregistrent 12,8 millions de touristes pour près de 100 millions de nuitées. Parmi ces touristes, les français représentent un taux de 83%, pour 17% d’étrangers. 

Particulièrement appréciée par les touristes locaux et voisins, le flux touristique le plus élevé concerne la période estivale. La clientèle française est majoritairement issue du Nord-Ouest de la France et de la région parisienne. Les visites culturelles sont très appréciées par les français. En 2019, 6,8 millions de touristes ont fréquenté des sites culturels (et 9% d’étrangers). 

Afin de permettre aux touristes de découvrir au mieux les trésors de la Bretagne, une soixantaine d’offices de tourisme jalonnent le territoire. Ils mettent en avant les différents atouts de la région. En effet, le patrimoine et la culture en Bretagne possèdent diverses facettes : patrimoine naturel et historique, gastronomie, traditions et légendes. 

La gastronomie bretonne est largement appréciée et réputée. Galettes, crêpes, cidre breton ou kouign-amann, autant de produits locaux qui se sont exportés. Il n’est pas rare de retrouver des crêperies bretonnes dans les grandes villes de France. Par ailleurs, à l’étranger, les boutiques vendant des produits français proposent souvent des produits bretons. La gastronomie est véritablement un atout pour la renommée et l’attractivité de la région.

Cidre ⓒFrancebleu.fr

1. Le patrimoine naturel breton, décor idéal pour le tourisme vert

La Bretagne bénéficie d’un environnement remarquable et d’un important patrimoine naturel. Son littoral composé de 2 700km de côtes, représentant 42% du littoral français, en fait la région avec le plus grand littoral de France. C’est un atout majeur pour attirer les excursionnistes amateurs de tourisme itinérant, axé sur la nature. En outre, la région Bretagne bénéficie de la non-saturation ou surfréquentation de ses paysages. Son patrimoine naturel est resté très authentique malgré un territoire densément peuplé. Ainsi, même les plus grandes stations balnéaires de la région possèdent un charme unique, à l’instar de Saint-Malo.

En plus de son incroyable littoral, la Bretagne possède un patrimoine naturel varié et dont la qualité est reconnue. En effet, la région comtpe : 

– 2 Parcs Naturels Régionaux : l’Armorique et le Golfe du Morbihan ;

– 16 réserves naturelles, classées au niveau national ou régional ;

– Près de 700 sites classés ou inscrits au titre de la nature ou des paysages, dont trois Grands Sites.

Une image contenant eau, extérieur, ciel, maison

Description générée automatiquement
Golfe du Morbihan ⓒvedettes-du-golfe.fr

Sur son territoire, la région comtpe aussi 41 sites terrestres et 18 sites marins classés Natura 2000, tels que la Baie du Mont Saint-Michel , dont une partie se situe en terre bretonne, et l’autre en Normandie. Toutes ces protections garantissent la qualité du patrimoine naturel de la région et sont de véritables atouts pour renforcer la désirabilité du territoire auprès des amoureux de la nature.

Cap Fréhel dans la Baie du Mont Saint-Michel ⓒtourismebretagne.com

Le tourisme itinérant pour découvrir ce patrimoine naturel

Divers circuits itinérants sont particulièrement réputés en Bretagne, dont la Vélodyssée et le GR 34, aussi nommé Sentier des Douaniers. La Vélodyssée fait partie d’un circuit international prisé par les amateurs de slow tourisme.

Les touristes qui empruntent ces chemins sont majoritairement des excursionnistes de passage, qui ne restent pas plusieurs jours dans un même lieu. Ces excursionnistes itinérants  aiment découvrir des endroits différents tous les jours.

Qu’il s’agisse des cyclistes ou des piétons, ils réalisent plusieurs escales tout au long de leur périple. Ces escales peuvent être de nature culturelle ou pour séjourner et se reposer avant de reprendre la route. Ainsi, pour les propriétaires ou gestionnaires de sites patrimoniaux situés à proximité de ces circuits itinérants, il peut être intéressant de se positionner pour capter les flux de touristes en proposant une offre d’hébergement, de restauration ou de visite. 

Exemple : patrimoine et découverte au Domaine de la Bourbansais

Situé dans l’Ille-et-Vilaine, à proximité d’un circuit itinérant, le Domaine de la Bourbansais accueille les excursionnistes. Le château classé Monument Historique, fut construit entre le XVI et le XVIIIème siècle. Les extérieurs sont aménagés de jardins à la française, créés sous Louis XV, et d’un parc zoologique ouvert depuis 1965. 

Ici, les touristes viennent découvrir le patrimoine historique de la région tout en profitant du parc zoologique. Attirant toutes les générations, c’est un véritable atout d’attractivité pour le territoire. Le château a su tirer profit de son important patrimoine extérieur en y développant des activités auxquels les différents publics sont sensibles. De plus, la création d’un parc zoologique s’inscrit dans l’histoire du lieu, qui accueillait déjà des animaux auparavant, notamment un centre équestre. Le haras est d’ailleurs l’un des atouts phares du parc zoologique.

Le Domaine propose également deux gites, situés dans les anciennes dépendances du château, ainsi qu’une aire pour accueillir des camping-caristes. En complément de l’offre d’hébergement, le lieu dispose aussi d’un restaurant. Le domaine de la Bourbansais est un véritable complexe disposant de tous les équipements pour accueillir les touristes. En 2019, le lieu recense 137 000 visiteurs.

2. L’importance des sites culturels et parcs à thèmes axés sur la faune et la flore

Comme le démontre l’exemple précédent du Domaine de la Bourbansais, les touristes qui viennent en Bretagne apprécient les activités en lien avec la faune et la flore. Cette tendance n’est pas propre qu’à la Bretagne, néanmoins elle y est particulièrement importante. En effet, les trois lieux les plus visités de la région ont tous en rapport avec la faune la flore :

– L’Océanopolis de Brest, site le plus visité de la région, avec 391 000 visiteurs ;

– Le Grand Aquarium de Saint-Malo, tenant la deuxième place du podium avec une fréquentation de 359 800 visiteurs ;

– Le Parc Zoologique de Branféré et ses 222 800 visiteurs.

Château du parc de Branféré (à gauche) et deux kangourous dans le parc (à droite)

La faune et la flore sont des thématiques qui attirent des publics différents mais qui partagent une curiosité commune pour ces sujets.

3. Le patrimoine historique breton, entre histoire et légende

À côté de son patrimoine naturel, la Bretagne possède un patrimoine historique et religieux retraçant l’évolution de la région. Les plus célèbres constructions sont les constructions mégalithiques préhistoriques que sont les menhirs, dolmens, cairns ou tumulus. Parmi ces édifices, les alignements de Carnac, recensant des milliers de menhirs, constituent le plus grand site mégalithique du monde. Géré par le Centre des Monuments Nationaux, le site des alignements de Carnac est protégé au titre des Monuments Historiques.

Une image contenant herbe, extérieur, arbre, bâtiment

Description générée automatiquement
Les alignements de Carnac ⓒot-carnac.fr

Possédant une dimension mystique, ces mégalithes jalonnent le territoire et participent à son attractivité. En effet, la Bretagne est aussi une terre de légendes et de mythes.

Ces légendes entourent aussi les châteaux peuplant la Bretagne, à l’instar du château de Comper, au cœur de la forêt de Brocéliande. Inscrit Monument Historique, le château abrite le centre de l’imaginaire arthurien.

Le Château de Comper et son lac mythiqueⓒwikipedia.org

Ici, la célèbre légende arthurienne prend vie, s’entremêlant avec l’histoire véritable et l’architecture des lieux. Au cœur de la forêt de Brocéliande, c’est au château de Comper qu’est rédigée une charte relative aux us et coutumes de la forêt. Cette charte mentionne par exemple la Fontaine de Barenton, lieu légendaire connu pour son lien avec Merlin l’Enchanteur et la Dame du Lac.

Non loin du château de Comper se trouve le lac mythique dans lequel la Dame du Lac aurait vécu, élevé le chevalier Lancelot et forgé la plus légendaire des épées : Excalibur.

Bien que la légende arthurienne soit la plus célèbre de Bretagne, presque indissociable de ce territoire, nombreux sont les autres mythes qui sont liés au patrimoine historique de la région. 

Le Fort La Latte, plus célèbre site historique de la région

Premier site historique le plus fréquenté de Bretagne avec 180 000 visiteurs, le célèbre Fort La Latte ou Château de la Roche-Goyon possède lui aussi sa légende. Celle-ci met en scène le géant Gargantua, célèbre héros de François Rabelais. Figure majeure du folklore médiéval en France ainsi qu’en Grande-Bretagne, Gargantua serait passé par Fort La Latte pour traverser la Manche. Il serait encore possible aujourd’hui de voir les traces de son pied et de sa canne, imprimées dans le sol…

Vue aérienne de Fort La Latte ⓒrichesheures.net

En parallèle de cette légende, le Fort La Latte bénéficie aussi de son emplacement idéal, en bord de mer. Situé dans les Côtes d’Armor, au cœur de la Baie du Mont Saint-Michel, le panorama autour du château est époustouflant. Grâce à son architecture, son environnement et l’aura mythique des lieux, le Fort a accueilli plusieurs tournages de films, pubs ou clips.  Parmi ces derniers, le château a accueilli le clip du célèbre groupe Manau et leur plus fameuse musique, La Tribu de Dana, symbolique de la Bretagne.

Accueillir un tournage est une excellente manière de rentabiliser son bien patrimonial tout en lui apportant de la visibilité.

Les légendes attirent les touristes et ajoutent de la magie aux lieux qu’elles concernent.

Émerveillant les enfants et les adultes, l’univers légendaire qui cohabite avec l’histoire bretonne fait intégralement partie de l’identité du territoire. Les légendes et mythes bretons sont même plus célèbres et symboliques de la région que son histoire.

En Bretagne, tous les châteaux ont leur légende, et si tel n’est pas le cas, le territoire regorge de mythes desquels s’inspirer pour attirer l’intérêt du public. Pour les propriétaires ou gestionnaires de sites historiques, il peut être intéressant de se renseigner sur les légendes locales et de les valoriser.

Conclusion :

La Bretagne regorge de ressources à portée de main des propriétaires ou gestionnaires de sites patrimoniaux. En Bretagne, le patrimoine historique se mêle au patrimoine naturel et aux diverses légendes. Afin d’attirer les touristes, les propriétaires peuvent donc jouer sur la carte de l’imaginaire, sur la gastronomie bretonne ou valoriser le patrimoine naturel.

Il peut être intéressant aussi de proposer des hébergements, comme de l’hôtellerie ou des chambres d’hôtes. En effet, la région possède de nombreux sites d’hébergements de plein air, c’est-à-dire des campings. Ce type d’hébergement représente 66% des offres, ce qui signifie que le marché des autres hébergements reste à conquérir. 

Pour aller plus loin : 

Comment rendre utile le patrimoine français ?

Idées pour rentabiliser un monument historique

Concevoir une activité durable dans un château

Formation Diagnostic


Une image contenant ciel, herbe, extérieur, nature

Description générée automatiquement

À travers cet article, découvrons ensemble pourquoi acquérir un château en France et les enjeux que cela implique.

L’important à retenir de cet article :

Acquérir un château en France est une grande décision, qui nécessite un temps de réflexion. En effet, la vie de châtelain est une vie particulière, souvent à l’opposé de l’ancienne vie des nouveaux propriétaires. 

Ce qu’il faut retenir :

– L’achat d’un château est un choix de vie, avec d’importants impacts sur la vie personnelle et professionnelle ;

– Il est nécessaire de se poser les bonnes questions avant de se lancer et de s’entourer d’experts, comme Hephata qui accompagne ce type de projet ;

– Il existe des aides financières diverses pour réaliser votre projet.

Introduction : 

Le patrimoine historique est un pilier du territoire français. La France dénombre près de 45 000 châteaux, soit plus d’un par commune. Certains de ces châteaux appartiennent à l’État, d’autres à des institutions ou propriétaires privés. Cependant, parmi les châteaux qui jalonnent notre territoire, nombreux sont ceux qui attendent un nouveau propriétaire

En effet, une enquête réalisée par le journal Le Figaro en 2019 auprès d’agences immobilières spécialisées dénombrait plus de 1 500 châteaux à vendre sur le territoire. Les châteaux sont des lieux uniques et possédant un potentiel intéressant. Investir dans un site historique tel qu’un château, ce n’est pas seulement investir dans un bien immobilier. Certes, les acquéreurs sont à la recherche d’un bien immobilier, néanmoins il y a des enjeux spécifiques qui sont liés à l’achat d’un château. Il est nécessaire d’en avoir conscience et de les comprendre.

Pour cela, les futurs acquéreurs peuvent faire appel à des experts qui les accompagneront lors de l’achat, comme des agences immobilières spécialisées, et par la suite, à une entreprise de valorisation comme Hephata

Toutefois, avant de commencer toute démarche de recherche du bien idéal, les futurs acquéreurs doivent connaitre leur projet et toutes les implications liées à l’achat d’un château. Il est important d’en définir les limites afin de ne pas acheter un château uniquement par coup de cœur, mais aussi en ayant conscience de tout ce que cela implique.

1. Contextualiser son projet : un prérequis indispensable

Replacer son projet d’achat dans son contexte permet de déterminer clairement ses motivations

Acquérir un château est une décision importante, impliquant un changement de vie parfois radical. Avant d’acquérir un bien immobilier de cette importance, il faut donc être certain de ses motivations. Ces dernières varient selon vos ressources, besoins et envies. Voici différentes options. 

1- Le porteur de projet a suffisamment de ressources financières propres pour acheter et entretenir le bien sur du long terme : il peut alors en faire l’usage qu’il souhaite sans devoir élaborer un modèle économique particulier. Mais le besoin de financements pourrait néanmoins se faire sentir.

2- Le porteur de projet souhaite investir dans un château en France afin d’y développer un projet professionnel personnel. Dans ce cas de figure, le business est la première finalité de l’investissement. Il lui faudra alors être certain que son projet est compatible avec le bien choisi et son territoire, afin de penser un projet qui permette de financer l’entretien du site et tous les frais annexes ;

3- Le porteur de projet est un passionné du patrimoine et sa finalité première est de le valoriser. Dans ce dernier cas de figure, le développement d’activité est avant tout une manière de valoriser le patrimoine pour ce qu’il est. Contrairement à la seconde situation, c’est l’activité qui sert le patrimoine.

En outre, la crise sanitaire a renforcé l’envie de sortir des villes, d’adopter un mode de vie plus qualitatif, en accord avec ses envies, le besoin d’espace et d’extérieur. C’est un quatrième moteur pour acheter un château.

Les enjeux d’un investissement dans un château pour développer une activité professionnelle 

Dans les deux derniers cas de figure, impliquant le développement d’un projet professionnel au sein du lieu, il faut avoir conscience de :

L’importance de l’intégration au territoire : cela permet de renforcer l’attractivité du territoire, de créer un dynamisme territorial en devenant un véritable acteur, créateur de valeurs (économique, sociale, environnementale…). De cette manière, il sera d’ailleurs possible d’accéder plus facilement à des aides financières locales ;

La nécessité d’avoir un projet qui ressemble au porteur de projet, ce qui le rendra authentique ;

L’importance de s’adapter au lieu, à ses spécificités, à sa configuration et de connaitre ses limites. Par exemple, si un lieu est protégé au titre des Monuments Historiques (MH), il ne sera pas possible d’y effectuer tous types de travaux car il y a une réglementation spécifique.

Il peut alors être pertinent de s’entourer d’experts ou de se former. Se faire accompagner, notamment dans le cadre d’un développement d’activités, permet d’incarner la posture d’entrepreneur, parfaitement compatible avec le respect et l’amour du patrimoine. Accepter l’approche business c’est aussi comprendre le potentiel de son château

Etre conscient de l’impact sur sa vie personnelle

Un acquéreur qui choisit d’investir dans un lieu patrimoniale, que ce soit en famille, en couple ou pour des raisons professionnelles, doit discuter avec toutes les personnes concernées par le projet. D’ailleurs, qu’il s’agisse d’un investissement pour des raisons personnelles ou professionnelles, l’achat peut impliquer un déménagement dans le château – à moins d’investir pour en faire une résidence secondaire, ou d’externaliser la gestion du lieu.

Déménager dans un château, souvent doté d’un grand terrain et situé à la campagne, implique un changement de vie qui peut être radical. Vivre en châtelain est un mode de vie particulier : moins d’accessibilité, éloignement des villes, de ses proches, etc. Quitter une vie citadine peut s’avérer plus difficile que prévu.

Si l’acquéreur souhaite s’installer sur place et gérer le château en famille, il faut avoir conscience de la part que chacun veut prendre dans ce projet et les concessions que chacun est prêt à faire.

2. Les agences immobilières spécialisées, actrices essentielles dans l’achat d’un château

À l’instar de tout achat de bien immobilier, il est judicieux de faire appel à une agence immobilière pour être accompagné dans sa démarche. De plus, les châteaux ne sont pas des biens immobiliers comme les autres, il est donc essentiel de s’entourer d’experts qui portent un véritable intérêt pour le patrimoine, ainsi qu’à sa sauvegarde et son développement. Leur expertise vous aidera aussi à trouver le bien idéal.

Il existe de nombreuses agences immobilières spécialisées dans les lieux patrimoniaux telles que Maisons & Châteaux,  Belles Demeures et le Groupe Mercure. Parmi ces agences, l’une des pionnières est l’agence Patrice Besse. Pour beaucoup d’entre elles, ces agences agissent sur le territoire français ainsi qu’à l’international, à l’instar de l’agence BARNES.

Focus sur l’agence Patrice Besse

Agence immobilière spécialisée en biens d’exceptions et en monuments historiques, l’agence Patrice Besse agit sur le territoire français ainsi qu’à l’international. Il s’agit d’une des agences les plus essentielles dans le secteur patrimonial et culturel.

Le travail fournit par les agents et leurs collaborateurs garantit aux acheteurs une connaissance des lieux, de leur histoire et de leur particularité architecturale. Ce sont des critères importants concernant l’achat d’un château

Au-delà de son rôle d’agence immobilière, l’agence Patrice Besse agit véritablement en tant qu’acteur de la sauvegarde et de la valorisation du patrimoine. En effet, l’agence s’occupe de divers sites, s’intéressant aussi bien à des châteaux en bon état qu’à des bâtiments en périls ou des ruines. 

Le Château de Lauragais et sa ferme

Parmi les châteaux disponibles à la vente, certains ont été entièrement rénovés, ce qui peut être un premier atout pour les futurs propriétaires qui n’auront donc pas à investir dans des travaux de rénovation. Néanmoins, cela augmente le prix du bien.

Sur son site internet, l’agence Patrice Besse propose à la vente le Château de Lauragais et sa ferme. Édifice atypique mélangeant l’architecture locale du 16ème siècle et le style néo-roman du 19ème, le Château de Lauragais est en vente pour près d’1,6 millions d’euros. Entièrement rénové et modernisé, tout en respectant les éléments architecturaux et mobiliers originaux qui font le charme du lieu, l’endroit possède un fort potentiel.

– Un charme authentique ;

– Un patrimoine historique et naturel ;

– Plusieurs bâtiments, donnant la possibilité d’y développer plusieurs activités.

Une image contenant extérieur, bâtiment, vieux, pierre

Description générée automatiquement
 Château de Lauragais ⓒpatrice-besse.com

Le château médiéval et ses ruines romantiques 

Situé dans le Parc Naturel Régional Périgord-Limousin, au cœur de la Dordogne près de la ville de La Coquille, ce château médiéval aux ruines romantiques fait partie des biens proposés par l’agence dans la catégorie « ruines ». Mais pourquoi acheter un édifice en partie ou totalement en ruines ?

Façade du château (à gauche) & ruines (à droite) ⓒpatrice-besse.com

Ici, le château n’est pas complètement en ruine. Les deux pavillons principaux, qui constituent actuellement la partie habitée du château, sont reliés par un porche qui s’ouvre sur une cour intérieure. C’est là que se trouvent les ruines, entourant la cour et évoquant les pavillons d’autrefois. Ces ruines doivent être envisagées comme un plus pour l’acquéreur :

– Possibilité de les aménager pour y développer une activité culturelle ou historique ;

– Rénovation et réhabilitation des ruines ;

– Aménager les ruines qui peuvent l’être, ou reconstruire.

Acheter un château en partie ou totalement en ruines, c’est à la fois :

– Sauver un patrimoine précieux en péril ;

– Participer à l’histoire de France en veillant à sa sauvegarde ;

– S’offrir un terrain pour le plaisir ou pour y développer sa créativité ;

– Impacter durablement un lieu en y laissant sa trace.

Le défi d’un château en ruines annonce aussi le commencement d’une belle aventure pour les passionnés. La fierté qui en découle est inestimable pour les amoureux du patrimoine.

Focus sur l’agence Barnes, propriétés et châteaux

L’agence Barnes est la première société internationale d’immobilier haut-de-gamme. L’entreprise propose de nombreux biens à la vente, dont notamment des châteaux. Avec 18 bureaux en France, 14 à l’étranger et plus de 250 collaborateurs, l’agence immobilière Barnes est véritablement un leader du marché immobilier de biens d’exceptions.

Afin d’offrir à sa clientèle un véritable accompagnement, l’entreprise s’est calquée sur le modèle anglo-saxon et le service globale, c’est-à-dire couvrant un maximum de compétences professionnelles. Ainsi, l’agence Barnes met aussi à disposition de ses clients des services et compétences pour un suivi sur mesure, allant de l’expertise au conseil dans divers domaines : art, agriculture, viticulture, etc. 

Néanmoins, le rôle principal des agences immobilières telles que Patrice Besse ou Barnes est avant tout d’accompagner le futur propriétaire dans l’achat de son bien. Ensuite, ce sont plutôt des entreprises comme Hephata qui vont vous accompagner dans votre démarche de valorisation et de développement d’activité. L’entreprise vient aussi en aide à ses clients dans la recherche de financements.

3. Anticiper les financements disponibles pour vous aider dans votre projet

Il existe de nombreuses aides pour les propriétaires de châteaux. Ces aides peuvent venir d’organismes privés, sous formes des prix ou de mécénat, et d’organismes publics.

Les aides publiques : 

I) La DRAC 

La Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) est un service déconcentré du ministère de la culture, intervenant sur le territoire. Les DRAC mettent en place diverses subventions destinées aux châteaux protégés au titre des Monuments Historiques et concernent différents projets : 

– Travaux de restauration ;

– Travaux d’entretien ou de réparation ;

Étude ou prestation intellectuelle.

En ce qui concerne les travaux, le taux de la subvention varie :

– Pour les monuments inscrits, le taux est entre 10% de 40% du montant hors-taxe des travaux ;

– Pour les monuments classés, le taux peut aller jusqu’à 50% du montant. 

En complément des subventions de la DRAC dont peuvent bénéficier les Monuments Historiques, la protection au titre des MH donne aussi accès à des avantages fiscaux.

II) Les collectivités territoriales 

Elles peuvent agir sur différents projets, selon les priorités définies par les politiques locales : 

– Développement d’activités créatrices de valeurs en accord avec le territoire ;

– Rénovation énergétique ;

– Etc. 

L’ancrage territorial du château à travers le projet que vous souhaitez développer est un point essentiel pour bénéficier de l’aide des collectivités territoriales. Pour savoir si votre projet s’ancre dans votre territoire et répond à ses besoins spécifiques, il peut être intéressant de faire appel à Hephata qui vous aidera à réaliser un diagnostic du territoire

Parmi les différentes collectivités territoriales qui peuvent intervenir, les conseils départementaux ont mis en place une convention avec la Fondation du Patrimoine. Cette convention concerne les monuments bénéficiant du Label de la Fondation du Patrimoine, et leur donne droit à des avantages financiers particuliers (variables selon les départements).

III) Les subventions des fonds européens

L’Union Européenne s’engage dans la sauvegarde et la valorisation du patrimoine à travers des fonds tels que le FEDER ou le FSE, qui soutiennent des projets comprenant, par exemple ;

– Un projet solidaire comme un chantier d’insertion ;

– Une dimension écologique à travers la mise en place d’action de valorisation du patrimoine naturel, des travaux écoresponsables et/ou participant à la transition énergétique ;

– Une dimension culturelle et innovante, comme la numérisation d’un lieu patrimonial.

Les projets soutenus peuvent aussi avoir une dimension pédagogique ou de formation. 

Les financements privés comme le mécénat 

Le mécénat permet de bénéficier de financements privés, souvent en complément d’un financement public

Les mécènes peuvent être des entreprises, des associations, fondations ou des particuliers. Il y a différentes manières de trouver des mécènes : 

Faire appel à une entreprise qui vous accompagnera dans vos recherches et vous aiguillera, comme le ferait Hephata ;

Utiliser des sites spécialisés, comme le site de mécénat dédié aux Monuments Historiques ;

Contacter spontanément des acteurs privés susceptibles d’être sensibles à votre projet.

Pour bénéficier de financements semblables au mécénat, vous pouvez aussi utiliser le financement participatif ou participer à des concours organiser par des institutions du patrimoine. Les dotations de ces concours peuvent être financières ou en nature, comme du mécénat de compétences.

Les fonds et l’emprunt

Afin de financer votre projet, vous pouvez aussi bénéficier d’un prêt bancaire ou faire appel à des fonds d’investissement ou de dette dédiés au patrimoine, comme les fonds de Hausmann Patrimoine.

Conclusion : 

L’achat d’un château nécessite de bien connaitre ses motivations ainsi que le cadre de son projet. Il est important d’avoir un projet précis, même s’il s’agit d’un achat purement personnel, car il faut prendre en compte l’environnement particulier du château et le mode de vie qui en découle.

Il est donc important de ne pas se précipiter dans son achat, de bien réfléchir même s’il s’agit d’un coup de coeur. Ce coup de cœur est très important dans l’achat d’un bien patrimonial, mais il doit correspondre aussi à ses besoins personnels.

Acquérir un château est un projet complexe, aux multiples facettes et enjeux, qui peuvent parfois décourager les futurs acquéreurs. La peur d’être seuls après l’achat, peut être paralysante. Toutefois, il est important d’être conscient que nombreuses sont les associations et entreprises, comme l’association Patrimoine Aurhalpin, qui accompagnent les nouveaux propriétaires dans leurs projets. S’entourer des bons experts et se faire accompagner dans sa démarche est indispensable pour acquérir un château en France.

Pour aller plus loin :

Défiscaliser les charges liées à la restauration d’un monument

Sortir des activités hôtelières et culturelles dans un château

Combien coûte un château en France

Formation Diagnostic

Une image contenant eau, nature, extérieur, rive

Description générée automatiquement

Dans cet article, Hephata présente le TOP 10 des sites les plus visités en Normandie en 2019.

Introduction : 

La région Normandie se décompose en cinq départements : le Calvados, l’Eure, la Manche, l’Orne et la Seine-Maritime. Sur ces cinq départements, trois se situent en bord de mer et bénéficient du tourisme côtier. 

La région Normandie possède un patrimoine varié et un atout particulier : le patrimoine militaire et de mémoireLe tourisme de mémoire est très développé dans la région, grâce aux différents sites retraçant l’histoire du XXème siècle et notamment de la seconde guerre mondiale. Les plages du débarquement, les cimetières militaires français et étrangers ainsi que les divers mémoriaux et musées sont des atouts majeurs de l’attractivité du territoire.

Infographie ⓒpronormandietourisme.fr

En complément de ces sites de mémoire, la région est dotée d’un patrimoine naturel remarquable, notamment au niveau du littoral, ainsi que d’un patrimoine historique, religieux et culturel. Tous ces éléments réunis font de la région Normandie un territoire très attractif touristiquement 

Cependant, parmi les cinq départements qui composent la région, un département n’apparait pas dans la sélection à venir. Il s’agit du département de l’Orne, au sein duquel ne figure aucun des sites touristiques les plus fréquentés de la région.

Les sites les plus visités du patrimoine religieux et historique en Normandie

1. Le Mont Saint-Michel et son abbaye, premier site touristique de la région

Cumulant 2 410 000 visiteurs en 2019, le Mont Saint-Michel est le site le plus fréquenté de la région Normandie. Parmi ces millions de visiteurs, 1,4 millions environ ont aussi visité l’Abbaye du Mont Saint-Michel.

Situé dans le département de la Manche, le Mont Saint-Michel est le premier site touristique en dehors de l’Ile de France. La richesse de l’architecture du lieu, son histoire ainsi que le remarquable patrimoine naturel qui compose la Baie du Mont Saint-Michel sont des atouts qui rendent le site très attractif. Chaque année, le site attire des publics divers, composés d’excursionnistes nationaux et internationaux. Le site est classé au titre des monuments historiques et bénéficie aussi d’une protection au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Une image contenant eau, extérieur, nature, rive

Description générée automatiquement
Mont Saint-Michel ⓒfutura-sciences.com

2. La Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux dans le Calvados, mêlant tourisme et pèlerinage

Avec 836 665 visiteurs en 2019, la Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux est le deuxième site patrimonial et religieux le plus visité de la région Normandie. Situé dans le département du Calvados, la Basilique est un édifice du XXème siècle labellisé « Patrimoine du XXème siècle ». Classé au titre des monuments historiques, l’architecture de l’édifice de style néo-byzantin est inspirée de la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. 

La Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux a été érigée en l’honneur de Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus. L’impressionnant édifice attire des publics divers, des passionnés d’architecture et de patrimoine aux nombreux pèlerins.

Une image contenant extérieur, ciel, église, bâtiment

Description générée automatiquement
Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux ⓒfrenchvadrouilleur.fr

3. L’Église Jeanne d’Arc à Rouen premier site touristique religieux en Seine-Maritime.

Située à Rouen, l’Église Jeanne d’Arc est inscrite au titre des monuments historiques. L’édifice religieux construit au XXème siècle possède une architecture audacieuse qui attire les touristes et participe à la désirabilité du territoireEn 2019, 234 699 visiteurs ont fréquenté le lieu. 

Une image contenant ciel, extérieur

Description générée automatiquement
L’Église Jeanne d’Arc ⓒrouen.fr

L’Église Jeanne d’Arc est le premier site touristique situé dans le département de la Seine-Maritime, qui n’en compte pas d’autre au classement des 20 sites les plus fréquentés de la région Normandie.

4. Le patrimoine historique attire les touristes au Château de Caen

Construit au XIème siècle, le Château de Caen dans le Calvados est une forteresse qui témoigne de la grande épopée de Guillaume le Conquérant, commanditaire du lieu. Au fil des siècles, le château ducal est devenu l’une des résidences favorites des ducs de Normandie. L’architecture du lieu témoigne de son prestigieux passé. 

Une image contenant herbe, extérieur, bâtiment, pierre

Description générée automatiquement
Château de Caen ⓒdrakodrone.fr

Cette histoire attire les excursionnistes. Le Château de Caen a accueilli 236 054 visiteurs en 2019. C’est un atout complémentaire pour la région et le département qui possèdent avant tout un important patrimoine militaire et de mémoire.

Les sites les plus visités du patrimoine militaire et de mémoire en Normandie

5. Le Cimetière Militaire Omaha Beach dans le Calvados, premier site le plus visité du tourisme de mémoire

Situé à Colleville-sur-Mer, le Cimetière Militaire Omaha Beach est le premier site touristique du tourisme de mémoire. Fréquenté par 1 709 812 visiteurs en 2019, il s’agit d’un cimetière militaire américain. Composé d’un majestueux mémorial au centre duquel se trouve une statue en Bronze, le site est un lieu de recueillement et de mémoire. Dans la région Normandie, et plus fortement dans le Calvados, le tourisme de mémoire est incontournable.

Une image contenant ciel, extérieur, nature, vert

Description générée automatiquement
Cimetière Militaire Omaha Beach ⓒfrance3-regions.francetvinfo.fr

6. Le site très visité du Visitor Center de la Pointe du Hoc dans la Manche

La Pointe du Hoc est l’un des sites les plus visités parmi les célèbres plages du débarquement, notamment en raison de son importance historique, militaire et de la beauté naturelle du lieu. Le tourisme de mémoire crée un flux touristique important pour la région.

Le Visitor Centre de la Pointe du Hoc a été construit pour offrir aux touristes un lieu de recueillement et de mémoire tout en retraçant l’histoire qui s’est déroulée en ces lieux. Son architecture sobre et moderne s’insère discrètement dans le paysage. En 2019, le site a accueilli 1 069 591 visiteurs.

Une image contenant ciel, extérieur, herbe, bâtiment

Description générée automatiquement
Visitor Center de la Pointe du Hoc ⓒnka.fr

7. Le tourisme de mémoire au Mémorial de Caen dans le Calvados 

Labellisé « Musée de France » le Mémorial de Caen abrite un musée consacré à l’histoire du XXème siècle. La thématique principale du musée est la fragilité de la paix, mais il s’agit avant tout d’un musée d’histoire, notamment des grandes guerres qui ont marquées le XXème siècle. C’est un lieu incontournable du tourisme de mémoire dans le Calvados, qui attire des publics nombreux. En 2019, le site a recensé 466 252 visiteurs

Une image contenant texte, herbe, ciel, extérieur

Description générée automatiquement
Mémorial de Caen ⓒwikipedia.org

Les sites touristiques les plus visités du patrimoine culturel

8. Le site touristique de la Maison et les Jardins de Claude Monet à Giverny

Le célèbre peintre impressionniste Claude Monet vouait une passion à la couleur, passion qui s’est répercutée dans sa peinture et qui se retrouvait aussi dans sa vie quotidienne. La Maison et les Jardins de Claude Monetà Giverny sont imprégnés de l’atmosphère qui a inspiré au peintre sa célèbre série de tableau Les Nymphéas

Le Jardin d’eau et la Maison de Claude Monet ⓒfondation-monet.com

La beauté des lieux attire des publics divers, des simples curieux aux passionnés d’art. En 2019, 717 271 visiteurs ont fréquenté le site. La Maison et les Jardins de Claude Monet renferment un patrimoine culturel et naturel incroyable qui participe activement à la désirabilité du département de l’EureIl s’agit du lieu le plus visité du département. C’est aussi le seul à figurer au classement des sites et monuments les plus touristiques de la région Normandie.

9. La Tapisserie de Bayeux dans le Calvados

Le musée de la Tapisserie de Bayeux fait partie de « Bayeux Museum », un ensemble de trois musées retraçant l’histoire de la ville. Le musée tire son nom de l’incroyable ouvrage qu’il présente au public. En dépit de son nom, il s’agit d’une broderie de laine sur une toile de lin. Long de soixante-dix mètres, l’ouvrage raconte l’épopée de Guillaume le Conquérant, célèbre duc de Normandie devenu roi d’Angleterre au XIème siècle.

Une image contenant texte

Description générée automatiquement
La Tapisserie de Bayeux ⓒfrance.fr

Le site attire un flux touristique important, et complète l’offre touristique du territoire en valorisant un savoir-faire ancestral de la région. En 2019, la Tapisserie de Bayeux a accueilli 417 793 visiteurs.

Le patrimoine naturel 

10. Le site touristique très visité de la Colline aux oiseaux

Ancienne carrière, devenue décharge avant d’être réhabilitée en un magnifique parc de 17 hectares, la Colline aux oiseaux est un bel exemple d’aménagement paysager. Le parc comprend différents aménagements extérieurs comme un jardin de vivaces ou un parc animalier. En 2019, le lieu a attiré 419 000 excursionnistes en recherche de nature.

La Colline aux Oiseaux est un écrin de verdure au cœur duquel se situe le Mémorial de Caen, abordé précédemment dans l’article. Ainsi, le parc profite de l’afflux touristique lié au mémorial tout en diversifiant les activités touristiques de la ville. C’est un lieu idéal pour les excursionnistes amateurs de tourisme vert.

Colline aux Oiseaux ⓒtendanceouest.com

Conclusion : 

Comme le démontre ce TOP 10 des sites les plus visités de la région Normandie en 2019, la région possède des atouts variés. Qu’ils soient historiques, patrimoniaux, culturels ou de mémoire, la région bénéficie de la réputation de ces sites touristiques. De plus, cette diversité attire des publics variés et de tous types. 

Il peut être judicieux pour un propriétaire ou gestionnaire de site patrimonial de profiter de ce flux touristique en proposant une offre complémentaire : hébergement, activité historique, restauration, etc. Les possibilités sont nombreuses pour répondre aux besoins des excursionnistes en voyage dans la région.

Pour aller plus loin :

Historique et enjeux actuels du patrimoine

Comment rendre utile le patrimoine français ?

Transformer un parc en jardin remarquable

Dans cet article, Hephata présente quelques initiatives des acteurs du patrimoine pour le dynamiser à l’ère du covid.

L’important à retenir de cet article : 

Bien que la crise sanitaire impacte le secteur culturel, et par extension le patrimoine, c’est aussi l’opportunité pour les sites patrimoniaux de se réinventer. En étudiant les changements sociétaux liés à la crise du covid-19, en appréhendant la nouvelle ère liée à l’arrivée du covid avec créativité, le patrimoine peut renaitre. Diversifié, il regorge d’atouts pour permettre aux sites historiques de survivre à la crise. 

Ce qu’il faut retenir : 

– La crise sanitaire a eu et aura un impact sur la société, et par extension la culture qui va devoir se réinventer ;

– Il faut utiliser des biais détournés et adapter son activité pour permettre au public de revenir dans les lieux culturels ;

– Le patrimoine possède des atouts lui permettant de survivre en temps de crise.

Introduction : 

La crise sanitaire liée au covid-19 impacte de nombreux secteurs professionnels, parmi lesquels le secteur culturel. En stand-by depuis près d’un an, la culture souffre de divers maux liés à la pandémie : baisse de fréquentation, voir impossibilité d’accueillir du public dans certains cas, et pertes économiques. 

Selon une étude réalisée par le ministère de la culture, le patrimoine est l’un des secteurs de la culture qui sera le plus impacté par cette crise. Pour pallier à cela, certains acteurs du patrimoine ont mis en place des initiatives innovantes, en s’appuyant sur les outils à leur disposition. Ils ont aussi su appréhender la crise sanitaire et saisir de nouvelles opportunités. 

1. Adapter son activité pour continuer à accueillir le public en présentiel à l’ère du covid

Le numérique est un excellent outil de promotion et de valorisation. Cependant, il n’apporte ni bénéfices économiques directs ni lien social. 

Pour le moment, les visites de lieux culturels ne sont pas autorisées. Néanmoins, des activités restent autorisées. C’est le cas de l’hôtellerie qui reste la solution la plus rentable, d’autant qu’elle est autorisée même en temps de confinement. À l’ère du covid, une activité particulière voit le jour : proposer une offre hôtelière pour le télétravail. L’idée est d’offrir aux salariés pratiquant le télétravail un cadre idéal, calme et reposant. 

Le télétravail est le grand changement impulsé par la pandémie. Alors que la formule du télétravail existe depuis plusieurs années, elle n’a jamais été aussi pratiquée qu’aujourd’hui. Possédant un grand nombre d’avantages, beaucoup d’individus envisagent de continuer à pratiquer le télétravail de temps en temps, même lorsqu’un retour au bureau sera possible.

Cependant, le télétravail présente des désavantages, comme la monotonie ou l’angoisse liée à l’enfermement.

À l’ère du covid, le patrimoine regorge d’atouts pour offrir une expérience inédite aux adeptes du télétravail.

S’échapper au Château de Quinéville pour télétravailler

Le Château de Quinéville dans le Cotentin souhaite faire du télétravail une expérience à part entière. Disposant d’un patrimoine historique et naturel impressionnant, le Château possède des atouts non négligeables en temps de crise. En effet, les individus ressentent de plus en plus le besoin de sortir de leur quotidien, de prendre l’air et profiter des merveilles que la nature a à offrir. 

Vue aérienne du Château de Quinéville booking.com

Dans cet optique, le château propose des séjours à destination des télétravailleurs, adaptés à leurs besoins : chambres toutes équipées avec bureau spécialement aménagé, accès internet haut débit, wifi … Tout est fait pour offrir un véritable confort de travail. 

Par ailleurs, le château se charge des repas, du petit déjeuner au dîner, concoctés avec des produits frais et locaux.

Le Château de Quinéville propose deux modèles d’offres : 

– La location à la semaine, au tarif de 750€ par personne en tout inclus ;

– La location au mois, au tarif de 2750€ par personne en tout inclus.

Situé sur un vaste domaine de quatre hectares, le château dispose d’un patrimoine naturel idéal pour s’aérer l’esprit. Parc, piscine, étang, jardin biologique et serre, les extérieurs du château sont variés. La plage à 800 mètres vient compléter l’offre. 

Expérimenter le télétravail grâce au Château de Craon

Surnommé « Le Petit Versailles de la Mayenne », le Château de Craon est un palais à l’architecture classique du 18ème, situé en pleine campagne. Au cœur de 47 hectares de terrain, le Château de Craon s’est lancé dans l’hébergement à destination des télétravailleurs.

Le Château de Craon ⓒchateaudecraon.fr

Habituellement, le château accueille des touristes dans ses chambres d’hôtes et gîtes. Désormais, le château adapte son offre pour recevoir aussi des télétravailleurs grâce à la mise à disposition en libre accès de la wifi, gratuite et illimitée. En termes d’hébergements, le lieu propose : 

– Trois gîtes dispersés sur le domaine ;

– Six chambres d’hôtes à l’intérieur du château.

Le château de Craon dispose aussi d’un restaurant pour la confection des repas.

Le château dispose d’équipements de loisirs et de bien-être qui lui permettent de se démarquer. En venant au château de Craon, les télétravailleurs pourront faire des pauses en profitant des activités extérieures :

– Se promener dans le jardin à la française ;

– Faire un footing au sein du parc à l’anglaise ;

– Découvrir le petit patrimoine qui décore les extérieurs du domaine : glacière, fournil, pigeonnier et lavoir.

– Pratiquer le yoga sur la terrasse du domaine ou dans les jardins.

Grâce à la richesse de son patrimoine historique et naturel, ses équipements et services mis à la disposition des clients, le Château de Craon est un lieu idéal pour pratiquer le télétravail. Le lieu a su tirer avantage de la situation en valorisant ses atouts, à destination d’une nouvelle clientèle. 

2. La solidarité entre acteurs du patrimoine pour survivre à l’ère du covid

Alors que le patrimoine est durement touché par la crise sanitaire, la solidarité entre propriétaires et gestionnaires de sites historiques peut donner naissance à des initiatives intéressantes.

« Les châteaux privés de Haute-Loire ouvrent leurs portes »

En Haute-Loire, quelques propriétaires de châteaux privés se sont ainsi regroupés avec deux objectifs communs : 

– Valoriser le patrimoine local ;

– Réussir à faire venir plus de visiteurs, lorsque les règles sanitaires le permettront.

Adhérents à La Demeure Historique, ils travaillent ensemble pour valoriser leurs monuments. Dans cet objectif s’est déroulé à l’été 2020 l’évènement « Les châteaux privés de Haute-Loire ouvrent leurs portes », porté par le groupe de propriétaires, à l’initiative de la délégation départementale de La Demeure Historique.

C’est dans ce cadre qu’Arkhes, studio de communication spécialisé dans le patrimoine géré par Juliette Crouzet, a été créé.

Afin de mettre en valeur l’initiative collective des propriétaires et leurs châteaux, Arkhes met à leur disposition plusieurs outils et savoir-faire : 

– Flyers ;

– Dépliants, avec la création d’un prospectus commun aux treize châteaux ;

– Création de sites internet et community management.

Le studio de communication crée pour les châteaux de outils de communication offline et online, c’est-à-dire à la fois papier et digitale. Cependant, avec l’évolution de la situation, il pourrait être judicieux d’envisager d’axer d’avantage sa communication et la diffusion de l’information autour du numérique et du digital, afin d’éviter la manipulation de papier.

Pour se faire, le secteur du patrimoine pourrait s’inspirer des restaurants et des bars, qui avaient mis en place dès leur réouverture des menus sous forme de QR code, scannés par les clients grâce à leurs téléphones. Cette solution est adaptable aux châteaux et divers lieux patrimoniaux, qui peuvent ainsi digitaliser leurs flyers et dépliants.

Le groupe est ouvert à tous les propriétaires de la région, pour peu qu’ils soient prêts à ouvrir leur porte pour accueillir du public. C’est la seule condition pour rejoindre le groupe, qui pourrait devenir un réseau local de lieux à découvrir. 

3. Le numérique ou comment valoriser le patrimoine en distanciel

À l’ère du covid, à cause des divers confinements et mesures sanitaires, les lieux patrimoniaux peuvent être fermés pendant de longues périodes et ne recevoir donc aucun public, à moins de proposer un service d’hôtellerie. Pour les lieux dont ce n’est pas l’activité, il est nécessaire de trouver une autre solution pour continuer à exister auprès du public. 

Les outils numériques et digitaux sont des atouts pour valoriser un lieu et en faire la promotion auprès du grand public. Le numérique est accessible de tous et depuis l’intérieur des foyers. Cela permet de pallier l’interdiction de présentiel dans un cadre culturel ou de loisir. 

La communication digitale est un premier palier, une ressource déjà existante pour de nombreux sites historiques. À portée de main, la communication digitale passe principalement par l’animation des réseaux sociaux. 

Un réseau est souvent oublié des propriétaires de patrimoine, il s’agit de YouTube. Pourtant, le format du réseau est idéal. En effet, grâce aux vidéos, le propriétaire ou gestionnaire du lieu peut créer des visites virtuelles, des conférences, des vidéos thématiques, …. 

Découvrir le patrimoine du Domaine de Chantilly depuis son canapé

Les vidéos sont comme des échantillons, qui suscitent ou entretiennent l’intérêt du public pour un lieu, lui donnant par la suite l’envie de s’y rendre lorsque cela sera de nouveau possible. Ainsi, créer un panel de vidéos thématiques mettant en valeur son site historique permet d’en faire la promotion en attisant la curiosité du public.

Le Domaine de Chantilly dans les Hauts-de-France utilise beaucoup ses ressources numériques. Chaque mardi depuis avril 2020, le conservateur du patrimoine au musée de Condé, Mathieu Deldicque, réalise des vidéos thématiques. Diffusées sur les réseaux sociaux et la chaine YouTube du domaine. Les vidéos mettent en avant tour à tour une salle du château, une œuvre ou un pan de l’histoire du musée. 

Grâce à ces vidéos, le Domaine de Chantilly maintient l’intérêt du public tout en lui offrant des contenus exclusifs. La chaine propose des visites privées ou des ballades inédites dans un château complètement vide. De cette manière, le patrimoine continue d’exister et d’intriguer en s’adaptant aux enjeux de l’ère du covid.

Découvrir un lieu en vidéo présente des avantages :

– Le visiteur peut pleinement profiter de la beauté du lieu, sans l’afflux de touristes qui dénature parfois l’espace ;

– N’importe qui peut profiter des vidéos, du néophyte au connaisseur, en prenant son temps.

Accessible n’importe où grâce à son téléphone ou son ordinateur, les réseaux sociaux sont un atout non négligeable pour maintenir un lien avec le public. En effet, une personne qui aura développé un intérêt virtuel pour un site historique sera plus à même de s’y rendre ensuite. De plus, cette personne sera prête à dépenser dans la boutique du lieu ou pour une visite guidée.

Le patrimoine pour les enfants : le conte virtuel made-in Chambord

Les outils numériques permettent aussi de s’adresser à un public plus jeune en développant un contenu plus créatif. Pour cela, il est idéal d’inclure une part d’imaginaire, alliant découverte, émerveillement et apprentissage.

Dans cet objectif, Virginie Berdal, chargée de recherches à la Direction du patrimoine et de la programmation culturelle au Domaine de Chambord, a créé un conte pour enfant intitulé « Jehan et le grand chêne ». Ce dernier est inspiré de l’histoire de Chambord et de la Marine royale au 18ème siècle. Le conte s’est d’abord décliné sur les réseaux sociaux et la chaîne YouTube du Domaine de Chambord.

Domaine de Chambord ⓒeuro-connection.com

Le conte suit l’histoire d’un jeune garçon de 8 ans, vivant dans une ferme du parc de Chambord au 18èmesiècle. L’âge du personnage principal permet aux enfants de s’identifier à lui, ce qui leur permet de rentrer plus aisément dans l’histoire. Grâce à ce conte, richement illustré, documenté et suivi d’un petit documentaire, le Domaine de Chambord peut raconter son histoire à un jeune public, parfois moins accessible.

De plus, pendant le premier confinement les enfants ont été très isolés. Leur donner accès à ce type de contenu leur permet de s’évader, de rêver et de faire face à une période compliquée. À l’ère du covid, la culture et le patrimoine sont des acteurs essentiels pour continuer à rêver.

Le succès du conte est tel qu’il a été décliné sous forme de podcast. Puis, il a été autoédité au format papier par le Domaine de Chambord. L’initiative virtuelle a donné naissance à une nouvelle activité économique pour le Domaine, à travers la vente de l’album imprimé. Afin de se différencier du contenu virtuel, l’album contient des illustrations inédites.

Le conte pour enfant est aussi un atout pour attirer des familles sur son site historique. En effet, le conte suscite chez l’enfant un intérêt et de la curiosité pour le lieu. Il aura donc envie d’y aller pour marcher sur les traces du personnage principal.

Conclusion

La pandémie a impacté les secteurs touristique et culturel, et plus globalement la société. Les besoins et habitudes des individus ont changé. Afin de faire face à la crise, les propriétaires ou gestionnaires de lieux patrimoniaux doivent prendre en compte ces changements et les nouvelles attentes du public.

Pour cela, les gestionnaires de lieux patrimoniaux peuvent s’appuyer sur les ressources déjà à leur portée. Ils peuvent aussi transformer leurs offres afin de viser un nouveau public, en adaptant leur activité.

Pour aller plus loin : 

Historique et enjeux actuels du patrimoine

Installer une structure éphémère à proximité de son château

Quels financements pour lancer une activité touristique ?

Une image contenant ciel, extérieur, montagne, nature

Description générée automatiquement

Dans cet article, Hephata présente les différentes activités liées à l’oenotourisme pour découvrir le patrimoine. 

L’important à retenir de cet article : 

Le patrimoine français est varié et ne se limite pas au patrimoine bâti. L’œnotourisme met en avant différentes facettes du patrimoine : naturel, bâti, culturel et immatériel.

La France regorge d’atouts pour le développement de l’oenotourisme, dont l’impact économique positif est d’ores et déjà reconnu par les acteurs du tourisme. 

Ce qu’il faut retenir : 

– L’oenotourisme et le patrimoine sont intimement liés

– L’oenotourisme permet d’élargir son activité et d’attirer une nouvelle clientèle

– En temps de pandémie, alors que les frontières se ferment et qu’il est difficile de voyager à l’étranger, se positionner sur la thématique de l’oenotourisme est une réelle opportunité 

Introduction : 

Le patrimoine français est riche. Au-delà du patrimoine bâti, la France regorge de patrimoine naturel, culturel et immatériel. L’œnologie est l’un de ces patrimoines réputés dans le monde entier. En effet, trois vignobles français sont classés par l’UNESCO : Saint Emilion, la Champagne et la Bourgogne.

L’attrait pour ce savoir-faire ancestral et la curiosité des voyageurs ont participé à faire émerger depuis plusieurs années une nouvelle forme de tourisme centré sur l’activité viticole : l’oenotourisme. Cet intérêt porté par les touristes est grandissant. 

L’agence de développement touristique française Atout France comptabilisait en 2016 plus de 10 millions de touristes dans ce secteur, contre 7,5 millions en 2009. En termes économiques, l’oenotourisme génère 5,2 milliards d’euros de recettes / an. C’est un atout majeur pour les acteurs du territoire puisqu’il le structure  par des retombées économiques à court comme à long terme.

En France, l’oenotourisme fonctionne très bien. Le vin fait partie du patrimoine français et la France est reconnue à l’internationale pour ses excellents breuvages et ses savoir-faire. Selon les études d’Atout France, près de 60% des oenotouristes sont français. Les 40% restant sont composés principalement de voyageurs européens, venant majoritairement de pays frontaliers comme la Belgique et l’Angleterre. 

1. L’oenotourisme : faire découvrir des savoir-faire ancestraux

L’oenotourisme révèle les richesses des territoires français et permet aux voyageurs, étrangers ou non, de les découvrir. En France, le vignoble est présent dans de nombreuses régions. Chacune d’entre elle possède ses spécificités, autant en termes de culture, de paysage que d’architecture.

Par ailleurs, l’oenotourisme peut etre pratiqué en séjour de courte ou longue durée ainsi qu’en itinérance.

L’oenotourisme itinérant, découvrir une région au gré des vignobles

L’oenotourisme se prête particulièrement bien au tourisme en itinérance, permettant ainsi de découvrir plusieurs domaines viticoles et les subtilités de chaque terroir. Parmi les routes des vins célèbres, prenons l’exemple de la « Route des Vins d’Alsace », récemment labellisée Vignobles & Découverte. Cette dernière peut se parcourir grâce à des moyens de transports collectifs (bus), en voiture ou en vélo pour les voyageurs adeptes de cyclotourisme, mode de slow tourisme fort apprécié.

La « Route des Vins d’Alsace » parcourt 170km de territoire piémont viticole, du Nord au Sud, de Marlenheim à Thann.  Assurément, c’est un pilier du rayonnement de la région alsacienne. Créée dès le début des années 1950, la Route des Vins d’Alsace est une destination complexe, composées de diverses offres : 

– Sentiers viticoles ;

– Rallyes dans les vignobles ;

– École des vins ;

Sans compter les nombreux domaines viticoles proposant des activités de découverte, des visites de caves suivies de dégustation, de la restauration ainsi que des hébergements.

Une image contenant ciel, herbe, extérieur, champ

Description générée automatiquement
Vignes et villages d’Alsace ⓒvisit.alsace

L’évènement national « Pique-Nique chez le Vigneron Indépendant » se déroule depuis 25 ans dans la région alsacienne. Ayant lieu pendant trois jours, le principe est le suivant : aller déjeuner chez un vigneron en apportant son panier repas. 

Les « Vins du Val de Loire au fil de l’eau » : vins, croisière et patrimoine

Le « Pays des châteaux » est aussi le pays du vin. À bord d’une touée cabanée, embarcation fluviale typique de la Loire,  le voyageur découvre les merveilles du patrimoine bâti, naturel et immatériel de la région Centre Val de Loire.

En compagnie d’un vigneron, parfois aussi capitaine du bateau, les touristes dégustent produits du terroir et vins des domaines locaux.

Cet itinéraire regroupe différents circuits fluviaux, parmi lesquels la « Toue de Nantes » et la balade « Régal Vigneron ». Tout en naviguant sur l’Erdre, la plus belle rivière de France selon François 1er, les voyageurs peuvent ainsi échanger avec un vigneron du vignoble nantais.

Au cœur de l’Anjou, Loire Vins Aventure propose des excursions sur la Loire à bord de l’Etoile qui Rit, qui se décline en trois offres dont « La Loire Pittoresque ». Au départ de Montsoreau jusqu’à Saint Germain sur Vienne, les voyageurs ont alors l’occasion de découvrir villages et châteaux, comme celui de Montsoreau, transformé en musée d’art contemporain.

Château de Montsoreau G.Angibaud

En complément des excursions, Loire Vins Aventure propose restauration et dégustation de vins du Domaine des Champs Fleuris. Les touristes peuvent alors découvrir patrimoine bâti et patrimoine naturel , pour une expérience unique.  

2. L’oenotourisme : dynamiser l’évènementiel

L’œnologie entretient des liens étroits avec le patrimoine. Considérée elle-même comme un patrimoine immatériel, l’œnologie implique aussi le patrimoine naturel à travers les vignobles et le patrimoine historique via les différents monuments des domaines viticoles.

L’oenotourisme s’adresse à tous les publics, des néophytes aux passionnés. De nombreuses activités permettent de découvrir cet univers en famille, entre amis ainsi que dans le cadre de l’entreprise.

Rouge aux lèvres : agence spécialisée dans l’évènementiel œnologique auprès des entreprises

Créée par Margot Durancel, sommelière, journaliste et influenceuse vin, l’agence Rouge aux lèvres organise des évènements autour du vin pour les entreprises et leurs clientèles. Composée de sommeliers juniors et de sommeliers séniors, l’agence organise des masterclass, des dîners et voyages œnologiques, et propose la mise en place de bar à thèmes lors de cocktails professionnels.

Pour organiser ses évènements, l’agence dispose d’un carnet d’adresse exclusif composé de lieux prestigieux, parfois secrets, et souvent fermés au public. Pour les propriétaires ou gestionnaires de lieux patrimoniaux remarquables, accueillir un évènement œnologique haut de gamme peut être un bon moyen de développer son réseau tout en préservant son intimité.

En temps de pandémie, l’agence propose à ses clients des « E@Degustation », « les Virtual Wine Tour », sorte de masterclass à domicile en visioconférence. Pour se faire, l’agence se charge de tout organiser : la conception du coffret, la livraison auprès des clients et l’expérience digitale avec un sommelier de l’agence. Un format évènementiel intéressant en période de crise sanitaire !

La plateforme Visit French Wine, véritable guide oenotouristique recensant les acteurs du secteur

La plateforme Visit French Wine recense des dizaines d’activités, d’expériences et de lieux pour partir faire de l’oenotourisme. Le site permet de chercher une expérience personnalisée répondant à différents critères. Parmi les diverses expériences répertoriées et valorisées par la plateforme, nombreuses sont celles qui mêlent oenotourisme et patrimoine.

Grâce à une telle plateforme, un gestionnaire de site historique peut s’inspirer d’expériences existantes, analyser la concurrence locale et se positionner. Si son activité est recensée par la plateforme, c’est aussi un atout de visibilité non négligeable.

La Maison Rémy Martin à Cognac : le spiritourisme, petit frère de l’oenotourisme

Bien que l’oenotourisme soit principalement axé sur le vin, la France possède un autre savoir-faire : les spiritueux. Le cognac est l’une des eaux-de-vie les plus appréciées dans le monde. D’ailleurs, les savoir-faire de l’élaboration du cognac sont inscrits à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel français, première étape avant le classement au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

La Maison Rémy Martin à Cognac, labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant, est l’une des plus prestigieuses maisons de cognac. Fondée en 1724, le savoir-faire de la maison repose sur une distillation traditionnelle et l’utilisation de produits de grandes qualités. D’ailleurs, la Maison propose un large choix d’activités touristiques axées sur la gastronomie, la découverte du patrimoine et des savoir-faire. 

Une image contenant arbre, extérieur, ciel, terrain

Description générée automatiquement
Maison historique de Rémy Martin Stéphane Charbeau

L’intérêt pour les grandes maisons de spiritueux grandit en France, donnant naissance à une nouvelle forme de tourisme complémentaire de l’oenotourisme : le spiritourisme. Pour les propriétaires de lieux patrimoniaux, créer des évènements en lien avec l’oenotourisme ou le spiritourisme est le moyen d’attirer une nouvelle clientèle.

Afin d’impliquer encore plus le touriste dans la découverte des vignobles, la plateforme Visit French Wine recense aussi des activités dans la veine de l’agritourisme. L’agritourisme, forme de tourisme à la ferme, propose aux voyageurs de découvrir les savoir-faire agricoles. Dans l’oenotourisme, ce sont les savoir-faire viticoles qui sont mis en avant, notamment les vendanges.

Le Château Guipière, entre vendanges et séminaires d’entreprises

Situé à quelques kilomètres de Nantes dans le vignoble du muscadet, le Château Guipière propose une salle de réunion jouxtant le chai. Pour les séminaires se déroulant au mois de septembre, c’est l’occasion pour les visiteurs d’expérimenter l’art des vendanges en pratiquant cette activité l’après-midi.

Une image contenant herbe, extérieur, plante, arbre

Description générée automatiquement
Vignes en automne Château Guipière
L’expérience « Vendanges » au Château de Pommard

En Bourgogne, les curieux sont invités à venir observer, apprendre et participer aux vendanges du Château de Pommard. Après avoir découvert la méthode de récolte traditionnelle, c’est le moment de déguster des spécialités de la gastronomie bourguignonne tout en savourant des vins typiques de la région. Les activités proposées au château de Pommard sont idéales pour le team-building et les séminaires d’entreprises.

Château de Pommard ruedesvignerons.com

Ne disposant pas d’une offre d’hébergement, le château a cependant mis en place un système de conciergerie afin d’accompagner au mieux leur clientèle dans la préparation de leur séjour en Bourgogne. 

Il serait judicieux pour un propriétaire ou gestionnaire de site historique, situé à proximité d’un domaine viticole, de servir d’hébergement partenaire pour les vignobles ne proposant pas ce service, à l’instar du Château de Pommard. 

3. L’oenotourisme : offrir des lieux d’hébergements ressourçant pour des séjours uniques

Que ce soit pour un séjour de courte durée dans le cadre d’un circuit touristique ou pour un séjour de longue durée, les domaines viticoles sont des lieux d’accueil privilégiés. Idéalement situés au cœur des vignes, les hébergements touristiques dans les domaines viticoles permettent aux touristes d’être plongés en immersion dans la vie des vignerons . L’espace d’un instant, le voyageur plonge dans une nature exceptionnelle et découvre des savoirs-faire ancestraux.

Il est donc judicieux, lorsque cela est possible, de proposer une offre d’hébergement au sein de son vignoble. Gîtes de France réalise un classement par « épis », à l’instar des étoiles pour les hôtels et restaurants. Cette classification s’applique à différents types d’hébergements :

– Les gîtes, classés de 1 à 5 épis ;

– Les gîtes de groupe, de 1 à 4 épis ;

– La chambre d’hôtes, de 1 à 5 épis ;

– Les campings et chalets, de 1 à 4 épis. 

Nota Bene : les hébergements dit « insolites » ne font pas l’objet d’un classement.

Le Domaine de Verchant : proposer un hébergement de luxe au cœur des vignes 

À seulement quelques minutes du centre de Montpellier se trouve le Domaine de Verchant. Maison de maitre transformé en hôtel 5 étoiles proposant des chambres et des suites. Le lieu est classé Relais & Châteaux. Par ailleurs, Le Domaine de Verchant propose aussi un appartement privé ainsi que deux maisons privatives.

Le Domaine de Verchant propose divers services ;

– Le Restaurant « Verchant » ;

– La « Plage dans les vignes » composée d’une piscine, d’un restaurant et d’un bar tel une oasis au cœur des vignes ;

– Un SPA, proposant aussi des cabines privatives ;

– Une salle de fitness ;

– La boutique-caveau, pour déguster et acheter les vins du domaine.

Vidéo Domaine de Verchant domainedeverchant.com

La vue imprenable sur les vignes du Languedoc fait du Domaine de Verchant un véritable havre de paix, de calme et de volupté pour la clientèle en recherche d’expérience haut de gamme. 

Une image contenant ciel, extérieur, chaise, ensemble

Description générée automatiquement
Restaurant (à gauche) et vue sur la piscine (à droite) domainedeverchant.com

Camper chez le vigneron dans le Val de Loire, une offre d’hébergement plus accessible

Pour les touristes préférant l’itinérance et le camping, il est possible de faire étape chez le vigneron. En effet, dans le Val de Loire, plus particulièrement dans la région de Saumur, plusieurs vignerons proposent des emplacements à titre gratuit pour accueillir des campeurs comme au Clos des Cordeliers.

Conclusion 

Accessible à tous grâce à une diversité d’offres adaptées à un public très large, l’oenotourisme est un atout pour le patrimoine français. En effet, il permet d’étendre la vision du patrimoine, de penser plus large, en s’intéressant au patrimoine naturel, culturel et aux savoir-faire (patrimoine immatériel). 

L’oenotourisme est incontestablement un atout pour les propriétaires ou gestionnaires de domaines viticoles. Toutefois, il peut aussi s’adapter aux lieux historiques n’ayant visiblement aucun lien avec l’œnologie. Si la région où se situe le bien possède une histoire forte liée à l’œnologie ou est particulièrement réputée pour ses vins, un lieu historique peut en bénéficier et organiser des évènements autour de cette thématique.

Pour aller plus loin : 

Le slow tourisme, découvrir le patrimoine en flânant

Lancer des activités dans un site historique 

Quels financement pour lancer une activité touristique ?

Une image contenant ciel, herbe, arbre, extérieur

Description générée automatiquement

Comment développer des activités au cœur des abbayes ? Dans cet article, Hephata vous donne quelques inspirations et pistes de réflexions.

L’important à retenir de cet article : 

Dans cet article, nous vous présenterons différents développements d’activités mis en place dans des abbayes, à travers un focus sur les différentes propositions réalisées par l’association Propolis autour de l’Abbaye de Bonnecombe.

En effet, généralement, les abbayes sont des lieux spacieux et chargés d’histoire, souvent entourés d’un patrimoine naturel remarquable. Ainsi, les abbayes présentent des atouts majeurs pour la mise en place d’activités variées.

Introduction : 

Les abbayes sont intimement liées au monachisme. Initialement issues de l’Orient, elles se sont beaucoup développées en Occident au fil des siècles.

Avec l’avènement de la chrétienté, des abbayes furent construites par centaines. La vie monastique s’appuie sur différents piliers, parmi lesquels le travail, souvent agricole. En effet, « Ora et Labora », signifiant en français « prie et travaille », est une expression latine faisant référence à la vie monastique bénédictine. À travers le travail dans les champs, les abbayes avaient pour vocation d’être auto-suffisantes.

En janvier 2021, la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, s’est rendue dans le Calvados afin d’y signer une convention de partenariat de sauvegarde du patrimoine. Le premier édifice à bénéficier de ce programme est l’Abbaye de Mondaye, située à Saint-Martin-de-Mondaye.

Cette actualité démontre un intérêt toujours présent pour le patrimoine historique, notamment le patrimoine des abbayes. Assurément, la dimension humaine de ces lieux de vie particuliers les rend fascinants, tout comme leur architecture souvent remarquable. 

Au même titre que les châteaux, les abbayes sont des témoins de l’évolution des styles architecturaux en France et de l’histoire du pays. C’est un patrimoine reconnu et valorisé, à l’instar de l’Abbaye de Fontenay en Bourgogne-Franche-Comté, classée au Patrimoine Mondiale de l’Unesco.

Pour sauvegarder de tels lieux, il est nécessaire de mettre en place des activités afin de les animer. L’enjeu est de les rendre rentables financièrement, les bénéfices pouvant par la suite être réinjectés dans la mise en valeur, le développement et l’entretien du lieu.

Cependant, il est important de garder une cohérence entre l’histoire du lieu et les nouvelles activités. Pour cela, il est judicieux de s’orienter vers des activités ayant une dimension sociale, environnementale, de bien-être ou spirituelle.

Focus sur l’étude du projet Propolis à l’Abbaye de Bonnecombe

Pour la première édition du Prix du Patrimoine paysager et écologique, la Fondation Etrillard a sélectionné le projet de l’association Propolis pour la réhabilitation et la restauration des espaces paysagers de l’Abbaye de Bonnecombe.

Bien que tout ce que propose l’association Propolis est au stade de projet, il s’agit d’un travail d’étude très intéressant, axé autour de la construction d’un projet cohérent, qui peut être une excellente source d’inspiration. L’aboutissement sera par la suite décidé avec l’évêché de Rodez et Vabres, propriétaire des lieux.

Une image contenant herbe, arbre, extérieur, champ

Description générée automatiquement
Abbaye de Bonnecombe ⓒAssociation Propolis

L’Abbaye cistercienne de Bonnecombe dans l’Aveyron est un lieu patrimonial exceptionnel fondé au XIIème siècle. Inhabitée depuis 1965 et inoccupée depuis 2017, l’Abbaye est au cœur du travail d’étude réalisé pour le projet Propolis.

L’idée de l’association est d’implanter un centre de formation au sein de l’Abbaye ainsi qu’une pluralité d’autres activités axées sur les questions environnementales et sociétales. 

1. La valorisation des extérieurs de l’Abbaye

Les sites patrimoniaux sont généralement entourés d’une nature remarquable. C’est assurément un atout à valoriser pour les propriétaires et gestionnaires de lieux patrimoniaux. En effet, les visiteurs apprécient de plus en plus le patrimoine naturel. Par ailleurs, de nouvelles tendances touristiques attestent de cet attrait grandissant pour la nature, tels que l’agritourisme ou le slow tourisme, ainsi que toutes les formes de tourisme durable.

À travers la mise en place des différentes actions, l’association Propolis exprime un message fort et affirme l’importance des questions environnementales et sociétales à ses yeux.

Une image contenant herbe, extérieur, vieux, arme à feu

Description générée automatiquement
Vue aérienne de l’Abbaye de Bonnecombe et ses extérieurs comps-lagrandville.fr

Cadre naturel remarquable, le site de l’Abbaye, d’une dimension de 13000m2 bâtis, s’étend sur plus de 180 hectares comprenant de la forêt, un parc ainsi que des espaces au potentiel agricole comme un verger et un potager. Assurément, l’Abbaye de Bonnecombe possède les atouts nécessaires pour pratiquer une agriculture innovante et être le plus auto-suffisante possible.

Les extérieurs seront mis à profit pour y développer plusieurs activités et équipements, tels que :

– Un jardin ornemental ;

– Une pommeraie ;

– Un potager et jardin en agroécologie pour les visiteurs ; 

– Un potager en permaculture et un nouveau verger ; 

– Un espace dédié à la culture de plantes à parfum en agroécologie.

En effet, L’Abbaye de Bonnecombe prévoit d’expérimenter les méthodes de l’agroécologie en consacrant une partie de ses extérieurs à la production de plantes à parfums, aromatiques et médicinales, en proposant 300 espèces différentes.

Par ailleurs, des ateliers liés à la nature seront mis en place au sein de l’Abbaye, ainsi qu’un élevage de papillons. Un hangar agricole sera aussi créé. 

2. Une offre diversifiée permettant d’attirer différents publics

La superficie impressionnante de l’Abbaye de Bonnecombe est un atout pour y développer plusieurs activités variées permettant ainsi de s’adresser à un public plus large.

En tant que propriétaire ou gestionnaire de lieu patrimonial, il est important de réaliser un diagnostic avant de se lancer dans le développement d’activité.

Comprendre les atouts du lieu et de son territoire ;

Analyser les attentes et besoins du public, autant des touristes que des locaux ;

Se positionner en fonction des critères précédents.

Le projet Propolis à l’Abbaye de Bonnecombe utilise les atouts du lieu. Le premier atout est l’espace : en effet, un lieu aussi vaste que celui-ci permet d’y implanter différentes activités.

Chaque activité mise en place répond à une demande plus ou moins explicite du public.

a) Les activités culturelles pour attirer un large public

Les activités culturelles sont certainement celles qui attirent le plus de public. De ce fait, pour un propriétaire ou gestionnaire de site historique, inclure la culture dans son offre est une excellente idée. En effet, le secteur culturel, très diversifié, possède de nombreux atouts :

– Accessible à tous les âges, les activités culturelles plaisent autant aux enfants qu’aux adultes ;

– La culture est un des pans principaux de l’attractivité d’un territoire. En devenant un lieu culturel reconnu, le lieu participe au développement de son territoire.

Afin d’inclure un maximum d’individus et d’élargir encore son public, il est judicieux de mettre en place des activités destinées aux amateurs comme aux professionnels.

Ainsi, l’un des volets du projet Propolis est l’accueil d’artistes en résidence avec la création d’ateliers d’artistes, implantant ainsi un centre culturel sur le site de l’Abbaye. Afin de compléter l’offre culturelle, le projet prévoit : 

– Une salle de spectacle, ainsi que l’utilisation de l’Église en salle de célébrations et de concerts ; 

– Un cabinet de musique et de poésie. 

b) Les aménagements sociaux, le patrimoine au cœur de la vie quotidienne des habitants

Le patrimoine fait intégralement partie du territoire et de l’histoire d’une région. Pourtant, il est souvent oublié, laissé de côté. Pour les gestionnaires ou propriétaires de sites patrimoniaux, transformer son patrimoine en lieu de vie permet de l’inclure dans la vie de la commune. De cette manière, le lieu s’intègre dans le quotidien des habitants, qui, ne l’oublions pas, constituent son premier public.

Le projet Propolis à l’Abbaye de Bonnecombe inclut un volet social très important. De plus, en redevenant un lieu de vie à la fois pour les personnes qui viendront en formation ou en résidence et pour les locaux, l’Abbaye de Bonnecombe retrouve sa vocation initiale. Toujours dans une démarche sociale, l’Abbaye accueillera un lieu de vie et d’accueil pour une dizaine de jeune de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE).

De cette manière, l’Abbaye de Bonnecombe retrouve sa vocation d’accueil des personnes dans le besoin.

L’association Propolis prévoit aussi la mise en place d’un cabinet de médecine alternative, offre presque inexistante jusqu’alors sur le territoire, en proposant un lieu où penser la santé autrement. Cette démarche est en adéquation avec leur pensée générale de durabilité et de responsabilité.

3. Le cœur du projet : l’implication politique et sociétale du centre de formation

À travers cette activité qui constitue le cœur du projet, le patrimoine devient un acteur de la vie politique. En effet, le centre de formation aux questions environnementales répond à de grandes questions sociétales. En formant des individus à ces thématiques, ces problématiques qui gangrènent notre société, l’Abbaye de Bonnecombe prend une place très importante au sein de la politique, de l’éducation et de la société.

Il est important pour les propriétaires et gestionnaires de lieux patrimoniaux de comprendre les grands enjeux sociétaux. 

Le centre de formation est l’activité principale du projet Propolis. Le centre proposera un cursus intitulé « Penser la modernité ». Cette formation dispensera des enseignements et des activités pratiques en lien les questions environnementales et sociales.

Le cursus est divisé en trois modalités, se destinant chacun à une clientèle différente. Les cursus proposés vont d’une semaine à neuf mois de formations, se destinant autant aux particuliers qu’aux professionnels. 

Les étudiants du cursus seront logés, nourris et blanchis pour un forfait mensuel allant de 650€ à 800€. Les cours seront dispensés grâce aux subventions sollicitées, les participants n’auront donc pas à payer la formation.

Cependant, le centre de formation est un véritable atout économique pour la région. En effet, les individus venus en formation pourront :

Visiter la région et découvrir le territoire ;

Dépenser dans les activités et commerces de proximité ;

Participer à la vie économique de la région.

Le centre de formation constitue l’atout majeur du projet grâce sur plusieurs aspects : les loyers des étudiants assurent une rentabilité du lieu sur le long terme. De plus, le lieu constitue un écrin idéal pour une formation aux questions environnementales et sociales, ce qui en fait un rude concurrent face aux quelques rares écoles ou universités proposant ce type de cursus. 

4. Un grand projet au budget colossal

Afin d’accueillir toutes ces activités, l’Abbaye de Bonnecombe va être entièrement nettoyée et rénovée. L’association prévoit plusieurs années de nettoyage, de travaux et d’aménagement.

Pour un propriétaire ou gestionnaire de lieu patrimonial souhaitant le rénover afin d’y développer un nouveau projet, les chantiers d’insertions ou de bénévoles sont une bonne solution.

Il peut aussi lancer une campagne de financement participatif. En effet, les contributeurs peuvent aussi devenir acteurs du chantier s’ils le désirent.

Pour financer un tel projet, nécessitant la réhabilitation du lieu, des travaux de rénovation et d’aménagements, l’association Propolis a lancé des levées de fonds, bénéficiant ainsi de différentes aides : 

– Des subventions publiques, de la part des collectivités locales, de l’Etat et de l’Europe à hauteur de 30% du coût du projet ;

– Des financements privés, venant d’entreprises, de fondations et de particuliers, représentant 30% du financement du projet.

L’association Propolis a perçu les atouts majeurs de l’Abbaye de Bonnecombe et de son territoire. Leur étude donne des axes de réflexions aux propriétaires afin d’y créer une offre utile pour le territoire.  

5. D’autres exemples de développement d’activités

L’exemple de l’Abbaye de Bonnecombe nous a permis d’explorer divers secteurs d’activités : la formation, l’écologie, l’agriculture et la cohésion sociale. 

Cependant, le développement d’activité au sein d’une abbaye peut aussi concerner la mise en tourisme du lieu avec la création d’une offre d’hébergement comme à l’Abbaye des Capucins à Montauban. Enfin, le développement peut aussi être très diversifié et englober différents secteurs d’activité, comme au sein de l’Abbaye de Royaumont.

L’Abbaye des Capucins à Montauban

Située en Occitanie, cette abbaye du XVIIème siècle a été transformée en hôtel haut de gamme en 2006. L’établissement comprend un hôtel 4 étoiles d’une capacité de 116 chambres, un spa, une piscine et un restaurant.  

Une image contenant extérieur, ciel, arbre

Description générée automatiquement
Abbaye des Capucins abbayedescapucins.fr

En plein cœur de la ville, au bord du Tarn, l’Abbaye des Capucins présente tous les atouts d’un lieu d’hébergement touristique : 

– Accessibilité ;

– Localisation idéale ;

– Proximité des commerces, des lieux de loisirs et de culture avec notamment le Musée Ingres Bourdelle à moins de 5 minutes à pied.

Une image contenant intérieur, bâtiment, fenêtre, plancher

Description générée automatiquement
Intérieur Abbaye des Capucins abbayesdescapucins.fr

L’Abbaye des Capucins a de nouvelles ambitions, notamment la construction d’un nouveau bâtiment pour créer un véritable complexe hôtelier. Le projet devrait inclure : 

– Un amphithéâtre de 200 places ;

– Deux nouveaux restaurants panoramiques en roof-top ; 

– La création de 110 nouvelles chambres 3 étoiles, doublant ainsi la capacité d’accueil de l’hôtel. 

Ces aménagements viennent compléter le patrimoine existant pour créer un nouveau lieu unique, mêlant patrimoine et modernité. Ainsi, le lieu est capable de répondre à la demande grandissante de la clientèle.

L’Abbaye accueille des particuliers venus découvrir la région ainsi que des touristes d’affaires et des entreprises, le lieu disposant d’espaces pour recevoir séminaires et réunions. De cette manière, le propriétaire des lieux a transformé l’abbaye en un véritable acteur touristique du territoire, participant au développement local et à l’attractivité de la région. Les travaux d’extension de l’établissement permettent de pérenniser l’offre tout en préservant le monument historique.

L’Abbaye de Royaumont

L’Abbaye de Royaumont a été réhabilitée en 1938, devenant alors le Foyer de Royaumont. Lieu d’accueil et de repos pour artistes et intellectuels, le lieu évolue par la suite en centre culturel international.

Une image contenant arbre, ciel, montagne, extérieur

Description générée automatiquement
Vue aérienne Abbaye de Royaumont valdoise-tourisme.com

Forte de sa renommée acquise au cours des décennies, la Fondation gérant l’Abbaye de Royaumont a diversifié ses activités :

– un centre de formation et de recherche autour de la culture, des arts, des sciences humaines ainsi que l’environnement ;

– une libraire-boutique, ainsi qu’une bibliothèque musicale et une bibliothèque générale ;

– des espaces de séminaires et d’évènementiels ;

– un hôtel et un restaurant. 

L’Abbaye organise des évènements annuels tel que le festival de musique de Royaumont. Consacré à la musique classique, la fréquentation augmente chaque année. Entre l’édition de 2017 et 2018, la fréquentation avait augmenté de 21%.

Conclusion :

Le développement d’activités dans des abbayes peut prendre différentes formes, en fonction des besoins et envies du gestionnaire des lieux. Toutefois, il faut aussi prendre en compte le territoire autour du lieu, comprendre son écosystème et comment rendre le lieu utile.

Les projets de développement d’activité au sein d’une abbaye peuvent nécessiter des travaux d’aménagements et de rénovation. Cela représente un investissement financier, plus ou moins important. Ainsi, en fonction de l’orientation du projet, différents acteurs peuvent soutenir sa réalisation.  

Pour aller plus loin : 

 Les acteurs du patrimoine : le financement

Historique et enjeux actuels du patrimoine

Les enjeux de la sauvegarde du patrimoine français

Une image contenant arbre, montagne, extérieur, nature

Description générée automatiquement

Dans cet article, Hephata présente le lien entre l’insertion sociale, à travers les chantiers d’insertions, et la sauvegarde du patrimoine.

L’important à retenir de cet article : 

L’insertion sociale est une thématique très abordée sur le plan politique. Les institutions publiques et les collectivités débloquent des fonds afin de soutenir les projets favorisant l’inclusion sociale. Dans ce cadre, les chantiers d’insertions sont un bon outil pour le patrimoine en péril qui nécessitent de la main d’œuvre. 

Ce qu’il faut retenir de cet article : 

– Les chantiers d’insertion bénéficient d’aides financières diverses

– Le patrimoine est un terrain d’apprentissage parfait pour l’insertion sociale

– Les chantiers d’insertion apportent des ressources et de la main d’œuvre

Introduction :

La lutte contre l’exclusion sociale est une thématique qui prend de l’importance au sein de nombreux domaines professionnels.

Le patrimoine n’est pas en reste à ce sujet, bien au contraire. La sauvegarde du patrimoine possède elle aussi une dimension profondément humaine, sociale et territoriale. En effet, le patrimoine est le bien de tous, ce qui en fait un terrain parfait pour l’insertion sociale. 

En outre, il est parfois difficile pour les gestionnaires ou propriétaires de lieux patrimoniaux d’entretenir ces derniers, de les rénover et de les valoriser.

Les chantiers d’insertions sont généralement menés par des associations avec le soutient d’institutions publiques. Grâce à ces chantiers, les propriétaires ou gestionnaires de lieux patrimoniaux peuvent restaurer leur patrimoine.

1. Les ACI : Ateliers Chantiers d’Insertion, acteurs de l’insertion sociale en France

Selon les chiffres du Ministère du Travail, la France comptait 3 803 structures de l’insertion par l’activité économique, les SIAE (en 2018). Au sein de ces structures, il existe les Ateliers et Chantiers d’Insertions (ACI), parfois appelés « Chantiers d’Utilité Sociale ». Ces derniers sont à l’origine de la mise en place des chantiers d’insertion en France. 

Les ACI développement des activités d’utilités sociales qui sont organisées à échelle territoriale : quartier, commune, département, etc. Les acteurs financiers soutenant les chantiers d’insertions sont donc variés, allant de pôle emploi au Fonds Social Européen (FSE), en passant par l’État et les collectivités territoriales.

Des associations interviennent aussi dans le soutien et la mise en place de ces chantiers, notamment des associations reconnues comme structures ACI. 

L’association des Amis du Château de Montaigut dans l’Aveyron

Reconnue ACI depuis 1993. Initialement concentrée sur la rénovation du château, l’association des Amis du Château de Montaigut est née dans les années 1960. À l’origine, l’association a bénéficié de l’aide de bénévoles de l’Union REMPART, célèbre organisation de sauvegarde du patrimoine.

Petit à petit, des équipes de salariées se sont chargées du chantier à temps plein, toujours avec l’aide de bénévoles, jusqu’à ce que le château soit complètement rénové à la fin des années 1980. 

Une image contenant texte, vieux, château

Description générée automatiquement
Château de Montaigut avant et après travaux ⓒ château-de-montaigut.com

En parallèle, dès 1976, les chantiers de restauration se sont étendus vers l’extérieur du château, afin d’aider les communes aux alentours. Depuis 1993, l’association agit en tant qu’ACI sur tout ce territoire, avec le soutien de divers acteurs :

– L’Etat

– Le Conseil départemental

– La mission locale

– Pôle Emploi

– Le FSE

L’ACI a deux objectifs : 

  1. Recruter des personnes rencontrant des difficultés d’accès à l’emploi en raison de leur état de santé, de leur situation sociale, familiale ou matérielle.
  2. Participer au développement local par la valorisation du patrimoine bâti. En effet, le chantier de restauration œuvre à la fois à la restauration d’anciens monuments et du petit patrimoine.

Parmi les exemples de chantiers d’insertions réalisés par l’association, la rénovation, l’animation du village écomusée Château de Montaigut démontre la pluralité des supports d’activités de ces chantiers : 

– Réhabilitation du patrimoine 

– Entretien des espaces verts 

– Accueil et guidage des visiteurs 

– Entretien des locaux

Au-delà de la dimension sociale primordiale portée par ces chantiers, les impacts touristiques et économiques ne doivent pas être oublier. En effet, le village écomusée Château de Montaigut est considéré comme un site remarquable de France et d’Europe. Il accueille chaque année des dizaines de milliers de visiteurs, qui bénéficient directement ou indirectement des projets mis en place par les chantiers d’insertions.

Une image contenant ciel, extérieur, herbe, nature

Description générée automatiquement
Village écomusée Château de Montaigut @chateau-de-montaigut.com 

L’association FAIRE

L’association FAIRE est une structure ACI située dans le département du Gard. À l’instar de l’association des Amis du Château de Montaigut, elle développe ses activités et restaure le patrimoine bâti et naturel des zones rurales et périurbaines. 

« Rendre au Patrimoine son sens et à l’Homme sa fierté »

Tel est leur slogan. L’Homme est indissociable du patrimoine, tout comme ce dernier est indispensable à l’humanité. Ainsi pour le sauvegarder et le valoriser, l’association réalise des chantiers d’insertions, qu’elle nomme des chantiers d’utilité sociale, soit CUS. Les objectifs de FAIRE sont les suivants : 

– La restauration du patrimoine, la mise en valeur des communes et des territoires d’accueil 

– L’accompagnement des publics en difficultés socioprofessionnelle à travers des chantiers d’utilité sociale

L’association intervient sur les domaines de compétences suivants : la pierre sèche, la restauration de petit patrimoine et des aménagements divers comme la signalétique, le mobilier en bois ou la mise en place de sentier de randonnés. Les chantiers sont destinés à des lieux oubliés qui tomberaient en désuétude sans l’intervention de l’association. 

Par ailleurs, les travaux sont effectués de manière traditionnelle, afin de valoriser l’authenticité des paysages et des techniques artisanales. Les chantiers ont lieu sur la totalité de l’agglomération d’Alès, comportant 73 communes.

Le réseau ACTA VISTA

Située à Marseille, ACTA VISTA fait partie des pionniers de l’insertion sociale grâce au patrimoine. Après s’être limité à des chantiers en région Provence-Alpes-Côtes-d’Azur, l’association s’est exportée pour la première fois hors région en 2017 pour le chantier de rénovation du Château de la Morinière à Mur de Sologne, en Centre-Val-de-Loire. Toujours en cours, le chantier emploi chaque année une nouvelle équipe. À l’issus de l’année, les travailleurs acquièrent une certification professionnelle reconnue par le Ministère du Travail.  

Château de la Morinière ©Acta Vista

Le chantier du Château de la Morinière a commencé par la restauration de la chapelle, avant de s’étendre au bâtiment principal et à l’aile. Grâce aux rénovations, les propriétaires du château prévoient d’accueillir des artistes en résidence. 

2. Les chantiers d’insertions, un outil idéal pour la sauvegarde et la valorisation du patrimoine

Les ACI travaillent main dans la main avec les institutions publiques et les collectivités territoriales pour la sauvegarde du patrimoine, qu’il s’agisse de patrimoine naturel, immatériel ou bâti. En effet les chantiers d’insertions peuvent intervenir dans des domaines très variés, comme le secteur agricole, environnemental ou la rénovation d’un monument. 

Les chantiers d’insertions ont plusieurs atout pour un propriétaire ou un gestionnaire de lieu patrimonial : 

– Sur le plan économique, car les chantiers d’insertions sont financés par l’Etat, la main d’œuvre est donc peu coûteuse voir gratuite 

Socialement, car cela permet de valoriser l’humain, ses compétences et son travail

De plus, faire appel à un chantier d’insertion est un atout de communication et d’image, permettant de créer une communauté autour du lieu. 

SI un propriétaire ou gestionnaire de lieu patrimonial souhaite faire intervenir un ACI sur son terrain, il peut se rapprocher des associations nationales ou de sa région.

Les chantiers « nature et patrimoine » de l’agglomération de Vannes

Dans l’agglomération de Vannes, dans le Golfe du Morbihan, les ACI « nature et patrimoine » sont en charge de la mise en valeur des sites touristiques et espaces naturels, de l’ouverture et l’entretien de sentiers de randonnées. Grâce à ces chantiers, les personnes en difficulté d’insertion socio-professionnelles se sentent valoriser dans leur travail, découvrent et développent de nouvelles compétences professionnelles. 

Une image contenant ciel, herbe, extérieur, montagne

Description générée automatiquement
Vue du Golfe du Morbihan ©letelegramme.fr 

Pour la mise en place de ces chantiers de valorisation du patrimoine naturel au sein du Golfe du Morbihan, les ACI « nature et patrimoine » bénéficient d’une aide financière de l’État, du département et du FSE. 

D’ailleurs, la Région Bretagne soutien les travaux réalisés sur des bâtiments d’intérêt général, non protégés au titre des Monuments Historiques, et étant effectués dans le cadre de chantiers de jeunes bénévoles ou de personnes en insertion. Pour cela, la Région propose une subvention d’un montant maximum de 5 000€ par chantier.

Le chantier d’insertion Nature Solidaire à vocation environnementale dans le Marais Poitevin

Nature Solidaire – AIPEMP (pour Association d’Insertion par la Protection et l’Entretien du Marais Poitevin) est un ACI situé en Nouvelle Aquitaine. Nature Solidaire dirige deux types de chantiers d’insertions : en premier lieu des chantiers environnementaux, en second lieu des chantiers axés sur le maraichage bio.

Une image contenant arbre, extérieur, eau, herbe

Description générée automatiquement
Marais Poitevin ©restaurantscoulin.com

À travers les différents chantiers d’insertions, Nature Solidaire valorise l’environnement et le terroir du Marais Poitevin :

– Production de légumes issus du maraichage bio, dont production est commercialisée en circuit court et participe ainsi à l’économie locale 

– Restauration, entretien et protection des espaces naturels sur le territoire du Marais Poitevin

La surveillance et l’entretien des itinéraires cyclables assure aussi la qualité des trajets des cyclistes, dont les touristes pratiquant le cyclotourisme, une forme de slow tourisme dont les voyageurs sont de plus en plus friands.

La restauration d’un théâtre antique sur le site de Lillebonne, en Normandie

Le théâtre antique du site de Lillebonne nécessitait quelques travaux. Par conséquent, le Département de la Seine-Maritime a conjugué le besoin de personnels pour la réalisation de ces travaux avec la mise en place d’une structure d’insertions pour les personnes en difficulté.

Cette initiative, soutenue notamment par le FSE à hauteur de 95 000€, a ainsi permis de préserver le patrimoine bâti du site de Lillebonne tout en ayant un impact social positif. 

Les actions développées par le chantier sont variées : 

– Préparation du terrain au chantier de fouilles archéologiques 

– Mise en valeur et consolidation des vestiges mis à jour par ces fouilles 

– Création d’espace de jardins et de zones d’agréments 

– Participation à la mise en œuvre des parcours de visites au sein du théâtre

À cela s’ajoute le nettoyage et l’entretien de l’accueil, notamment des sols, ainsi qu’une équipe recrutée pour s’occuper de l’accueil des visiteurs sur le site. Depuis sa réhabilitation, le théâtre antique de Lillebonne est le premier site touristique de la ville.

Une image contenant herbe, ciel, extérieur, nature

Description générée automatiquement
Théâtre antique de Lillebonne ©jaimemonpatrimoine.fr 

Chantier école du patrimoine au Château de Fabrégoules

Situé dans les Bouches du Rhône, le Château de Fabrégoules a reçu un chantier école du patrimoine de l’association ACTA VISTA. Au cœur d’un immense parc naturel, comprenant des écuries et une chapelle, le Château de Fabrégoules est un lieu d’exception, fort apprécié des locaux.

Les actions mises en place par le chantier étaient axées autour de la restauration de divers éléments du château : 

– Couverture et charpente 

– Façades 

– Dépendances du château

Les travaux de restauration ont duré deux ans, ce qui a permis à ACTA VISTA de former deux promotions de salariés. L’intérêt des chantiers de longue durée est donc de permettre à plus d’individus d’être formés à de nouveaux métiers. Pour un propriétaire qui souhaiterait faire rénover l’entièreté des extérieurs de son bâtiment, le chantier d’insertion est une aubaine :

– Main d’œuvre assurée sur la longueur des travaux 

– Possibilité de faire rénover plusieurs parties du bâtiment grâce à la pluralité des métiers auxquels forment les chantiers d’insertions

Une image contenant texte, extérieur, ciel, arbre

Description générée automatiquement
Entrée du Domaine de Fabrégoules ⓒActavista.fr

Ce chantier a offert une seconde vie à ce bâtiment du 19ème siècle. Lieu mythique de la région marseillaise, le chantier a ainsi contribué à la sauvegarde d’un patrimoine unique.

Conclusion : 

Ces chantiers présentent de nombreux atouts pour la sauvegarde du patrimoine :

– L’assurance de techniques traditionnelles et durable

– Une main d’œuvre motivée, car valorisée par son travail

– La dimension éthique et responsable, bénéfique pour l’image du lieu

De plus, les chantiers d’insertions bénéficient de l’aide de nombreux acteurs : 

– A l’échelle européenne, le FSE 

– À l’échelle nationale à travers des aides de l’Etat 

– Et à l’échelle locale grâce aux collectivités territoriales et diverses institutions. 

Il peut donc être intéressant à la fois, éthiquement et économiquement, pour un gestionnaire ou propriétaire d’un lieu patrimonial nécessitant des travaux de rénovation ou d’aménagement d’y mettre en place un ACI.

Pour aller plus loin : 

Historique et enjeux actuels du patrimoine

Comment rendre utile le patrimoine français ?

Dans cet article, Hephata présente comment faire rayonner le patrimoine avec l’agritourisme.

L’important à retenir dans cet article :

L’agritourisme contribue à élargir la vision touristique du patrimoine. Le patrimoine ne renvoie pas seulement aux châteaux, maisons de maître ou abbayes. Il se compose aussi du patrimoine vernaculaire des petits villages, des anciens corps de ferme, des paysages naturels et des savoir-faire. 

Ce qu’il faut retenir de cet article : 

– L’agritourisme valorise le patrimoine naturel, culturel et immatériel

– Les collectivités territoriales ont un intérêt grandissant pour ce secteur et le soutienne financièrement

– L’agritourisme est particulièrement en vogue en période de crise sanitaire

Introduction : 

Le tourisme vert, tourné vers la découverte de la nature, est de plus en plus en vogue chez les voyageurs. Cette forme de tourisme, en rupture avec le tourisme de masse, se développe en plusieurs branches, parmi lesquelles on retrouve le tourisme rural. 

L’agritourisme est la forme la plus immersive du tourisme rural. Alors que ce dernier englobe toutes les activités touristiques en lien avec la ruralité, l’agritourisme s’axe autour de la vie à la ferme et des séjours en immersion complète.

Alors que la crise sanitaire a lourdement impacté le tourisme, notamment le tourisme de masse et le tourisme urbain ; le tourisme rural, dont l’agritourisme, est en plein essor. En effet, selon des études menées par Airbnb, la location en zone rurale a fortement augmenté. Les français ont besoin de prendre l’air, de sortir des grandes villes et de s’échapper le temps d’un bref voire long séjour.

L’agritourisme permet aux voyageurs de découvrir le patrimoine d’une autre façon, en s’intéressant au patrimoine naturel et culturel des régions. Destiné aux adeptes de la vie à la ferme aussi bien qu’aux curieux en recherche d’expérience, l’agritourisme se décline au gré des exploitations et des sites historiques.

1. Le patrimoine : un terreau fertile pour le développement d’activités touristiques

Aller vivre à la ferme est une expérience inédite pour la grande majorité des citadins. L’agritourisme permet de vivre un échange culturel et social entre les locaux et les touristes, dans un contexte intime.

Pour les propriétaires de domaines agricoles, cet intérêt pour les métiers de l’agriculture est une aubaine. L’agritourisme est l’opportunité pour eux de diversifier leur champ d’action grâce à des activités non agricoles comme de l’hébergement, de la restauration, des activités de loisirs et de la vente de produits directement à la ferme.

Le château du Colombier et sa ferme conservatoire

Du côté des propriétaires ou gestionnaire de lieux historiques possédant aussi des terres agricoles, l’agritourisme est un axe de développement intéressant. Par exemple, le domaine du Château du Colombier dans l’Aveyron dispose d’un jardin et d’une ferme-conservatoire, unique en Europe. 

En effet, sur les terres du domaine, la ferme-conservatoire permet aux touristes de découvrir des plusieurs espèces et races animales différentes, parmi lesquelles la Brebis Marron des Aravis. Le Château du Colombier a mis en place un plan de sauvegarde pour sauver cette espèce au bord de l’extinction.

Une image contenant bâtiment, ciel, arbre, extérieur

Description générée automatiquement
Château du Colombier ⓒ France Voyage

Le Château du Colombier a su tirer avantage de ses terres agricoles pour offrir à sa clientèle une offre diversifié, alliant la richesse du patrimoine historique à celle du patrimoine naturel.

2. L’agritourisme en France : une offre très diversifiée 

L’agritourisme se développe de plus en plus en France et l’offre touristique est très diversifiée. En effet, chaque exploitation possède ses caractéristiques propres. 

Deux marques ont été créées dans le but de valoriser et mettre en avant les agriculteurs ayant choisi de diversifier leur activité. Ces marques sont des gages de qualité pour les touristes en recherche d’expériences et de destinations uniques : Bienvenue à la ferme et Accueil Paysan.

a) Bienvenue à la ferme

L’une de ces marques, « Bienvenue à la Ferme » est coordonnée par le service des chambres d’agriculture de France. Les Chambres d’agriculture sont présentes dans tous les départements et régions. Ce sont des établissements publics, animés en lien avec les élus locaux. Les chambres d’agriculture contribuent au dynamisme de chaque département et région dans une démarche de développement durable. 

Créé en 1988, Bienvenue à la ferme est un réseau de près de 8 000 agriculteurs adhérents. Au sein de chaque région et département, des conseillers accompagnent les agriculteurs dans leur activité. Ils agissent pour la promotion de la marque localement et s’assurent de la qualité des services et activités proposés. 

Le réseau Bienvenue à la ferme promeut des expériences axées sur divers thèmes : « Mangez fermier », à travers la vente et la dégustation de produits fermiers, et « Vivez fermier » qui se décline comme ceci :

Se restaurer : repas préparés par les fermiers, activités pour découvrir et savourer la gastronomie et les produits du terroir ;

–  Dormir : séjours à la ferme dans un cadre authentique et naturel le temps d’un week-end, d’une semaine, d’une nuit. 

– Découvrir et s’amuser : découverte des savoir-faire de la ferme à travers des activités pédagogiques et ludiques.

Par ailleurs, le réseau propose aussi des offres « vacances d’enfants », spécialisées pour les séjours en famille, les voyages scolaires, les centres de loisirs, etc. 

Séjourner au Domaine Distaise

Situé aux portes de la Vallée de la Drôme, le mas provençal du Domaine Distaise accueille les visiteurs au cœur de son verger de 24 hectares. Recommandé par le Petit Futé et le Guide du Routard, le domaine dispose de plusieurs offres d’hébergement : 

– Quatre chambre d’hôtes, classées 3 épis au classement Gîtes de France ;

– Une aire d’accueil pour une dizaine de camping-car, labellisée aire d’accueil France Passion ;

– Trois gîtes ruraux, classés 3 épis et dispersés autour de l’exploitation agricole.

Le classement Gîtes de France auquel nous faisons référence dans cet article est expliqué dans l’article sur l’œnotourisme, forme très spécifique d’agritourisme, que nous vous invitons à aller lire afin de compléter ce sujet.

Le domaine Distaise dispose aussi d’une ferme-auberge, servant aussi de table d’hôtes pour les visiteurs. La ferme-auberge propose un menu composé des produits de la ferme, spécialisée dans l’élevage de cochons en plein air et le maraichage biologique. L’offre de la ferme-auberge s’est adaptée à la crise sanitaire, en proposant des paniers repas à emporter, à déguster dans le confort de son hébergement ou lors d’un pique-nique en extérieur.

Vue aérienne du Domaine Distaise ⓒ Domaine Distaise

L’offre touristique du Domaine Distaise se complète avec une boutique et de nombreux services pour satisfaire les clients : piscine chauffée, billard, ping-pong, terrain de boules, etc. Les visiteurs peuvent aussi profiter de la proximité avec les animaux de la ferme et se balader dans l’exploitation.

S’éveiller au camping ferme pédagogique de Prunay

Au cœur des châteaux de la Loire, le camping ferme pédagogique de Prunay accueille les vacanciers, en famille et entre amis. Dans un cadre tranquille et authentique, le camping ferme pédagogique de Prunay offre aux touristes un lieu pour se ressourcer.

À travers diverses activités ludiques et pédagogiques, les vacanciers s’échappent de leur quotidien : 

– Fabrication du pain, activités autour des céréales de l’exploitation et de la farine ;

– Balade en tracteur remorque ;

– Nourrissage des animaux ;

– Construction de nichoirs et boules de graisses pour les oiseaux ;

– Etc. 

Ces activités sont aussi proposées dans le cadre de classes vertes ou de classes découvertes, afin de sensibiliser les plus jeunes au milieu agricole. Deux jardins d’enfants situés au cœur du camping offrent des équipements tels que des châteaux gonflables et des toboggans. 

Le camping dispose de plusieurs offres d’hébergements pour accueillir sa clientèle :

– Mobil-homes ;

– Chalets tout conforts et chauffés ;

– Emplacements pour tentes, caravanes et camping-car.

Mobil-home au camping ferme pédagogique de Prunay ⓒPrunay.fr

Au-delà des activités proposées par le camping ferme pédagogique, le lieu bénéficie d’atouts extérieurs grâce à sa localisation. Au cœur du Val de Loire, le « Pays des châteaux », le camping est un point de départ pour des visites culturelles, complétant la dimension patrimoniale du séjour.

La proximité avec la Loire à Vélo ouvre le lieu aux adeptes du cyclotourisme, forme de slow tourisme très en vogue en France depuis plusieurs années.

Comment intégrer le réseau Bienvenue à la ferme ?

Pour un propriétaire agricole désirant étendre son activité et bénéficier de la marque Bienvenue à la ferme, il faut rentrer en contact avec la Chambre d’Agriculture de son département.

Pour bénéficier de la marque, le porteur de projet doit s’engager à : 

Satisfaire les attentes du consommateur ;

Promouvoir le métier d’agriculteur ;

Valoriser les produits de l’exploitation et les savoir-faire ;

Etre l’ambassadeur d’une agriculture durable et responsable.

Il est aussi impératif qu’il propose la viste de l’exploitation, par souci de transparence sur les pratiques agricoles. Dans le même objectif, il s’engage aussi à inscrire les noms, adresse, date de productions sur ses produits.

b) Accueil Paysan 

L’association Accueil Paysan, qui promeut l’agriculture paysanne, est un réseau composé de près d’un millier d’adhérents en France ainsi que de 300 dans 32 autres pays.

Ce réseau est composé d’agriculteurs et d’acteurs ruraux engagés en faveur d’une agriculture paysanne et d’un tourisme durable, équitable et solidaire. Accueil Paysan est partenaire du ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt. 

Les objectifs du réseau Accueil Paysan : 

– Faire découvrir dans le partage et l’échange le milieu rural, les activités de la ferme, ses métiers et savoir-faire ;

– Permettre aux paysans de vivre décemment sur leurs terres, contribuant ainsi au développement local ;

– Participer à la construction d’un monde rural, écologique et durable.

Le site du réseau Accueil Paysan permet au touriste de découvrir une grande variété d’offres.  

Séjourner au Domaine du Fot dans les Côtes d’Armor

Situé au cœur d’un domaine boisé longeant une rivière, le Domaine du Fot est une ancienne hospitalière des moines de Saint-Jean de Jérusalem datant du 12ème siècle. À 25 km de la mer, le domaine dispose de deux hébergements chaleureux : une longère indépendante ainsi qu’un gîte d’étape.

Entre vergers et prairies, les touristes peuvent découvrir les chevaux de traits et les vaches bretonnes du domaine. Le Domaine du Fot propose diverses activités :

– Randonnées sur le chemin botanique qui passe sur le domaine ;

– Partage de savoir-faire : complicité entre l’humain et le cheval au travail, découverte de la race bovine bretonne pie noir, ateliers de transformation laitière et cuisine ;

Domaine du Fot ⓒaccueil-paysan-en-bretagne.fr

Les visiteurs ont aussi accès à un service de restauration, avec un menu élaboré sur place à partir de produits frais, bio, issus de la ferme et des productions locales.

le chateau partagé EN SAVOIE

Situé sur la commune de Dullin, en Savoie, le Château Partagé est un lieu regroupant habitations et activités autour de l’environnement et de l’agriculture.

Ancienne maison de maitre du 18ème siècle, le Château Partagé est divisé en plusieurs appartements individuels, habités par plusieurs familles. La rénovation du lieu et son aménagement ont été rendu possible grâce au soutient, notamment, de la NEF, banque éthique et solidaire.

Château Partagé ⓒpays-lac-aiguebelette.com

Le Château Partagé héberge un large panel d’activités professionnelles, toutes contribuant à la bio-diversité du lieu.

– Du maraichage biologique, selon la pratique de la traction équine ;

– Une boulangerie avec un fournil à pain en bois ;

– Un atelier de tournage sur bois artisanal.

Le Château Partagé est un exemple de réhabilitation totale et complexe, axée sur des activités durables et responsable. Afin de permettre au plus grand nombre de bénéficier de cet environnement unique, le Château Partagé proposent diverses prestations d’accueil :

Chambres et table d’hôtes ainsi que la possibilité de louer des locaux en gestion libre, en mode gîte ;

Résidences d’artistes et accueil d’évènements culturels ;

Accueil pédagogique et social ;

Accueil de stages, formations et séminaires.

Comment intégrer le réseau Accueil Paysan ? 

Si un propriétaire souhaite rejoindre le réseau Accueil Paysan, il peut pour se renseigner auprès de la FNAP, Fédération Nationale Accueil Paysan. Structurée sur trois niveaux, départemental, régional et national, le propriétaire peut rentrer en contact avec la délégation de son territoire.

En fonction de l’avancée du projet et de la motivation du porteur de projet, une ou plusieurs visites peuvent être effectuées ainsi qu’un entretien téléphonique. Lorsque la structure candidate est prête à accueillir, une visite est organisée à l’issue de laquelle commence une période probatoire d’un an. À la fin de la période probatoire, une ultime visite est réalisée pour confirmer ou infirmer la labellisation

3. Les collectivités territoriales s’impliquent dans l’agritourisme

Au-delà des acteurs comme Bienvenue à la ferme et Accueil Paysan, d’autres institutions s’impliquent dans l’agritourisme. La popularité grandissante de cette pratique touristique attire l’attention des collectivités territoriales, qui lancent des appels à projets pour soutenir le développement d’activités liées à l’agritourisme. 

La région Pays de la Loire lance un appel à projet Agritourisme & Oenotourisme, à destination des professionnels des filières de l’agriculture, de la viticulture, de la pêche, de l’aquaculture et de la saliculture. 

Cet appel à projet soutien des projets de modernisation des installations d’accueil touristiques ainsi que la création de nouveaux aménagements spécifiques. L’appel à candidature est ouvert jusqu’au 31 décembre 2021. 

En Occitanie, la région a mis en place le PASS Agritourisme. La Région Occitanie figure parmi les trois régions avec l’offre d’agritourisme la plus importante aux côtes de l’Auvergne et l’Aquitaine. À travers cette aide, d’un montant maximum de 20 000€, la Région Occitanie s’engage aux côtés des acteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire afin de soutenir le développement d’investissements agritouristiques. 

Les objectifs du PASS Agritourisme sont les suivants :

Accompagner des lancements d’activités sur ce secteur ;

Créer une nouvelle offre agritouristique dans un objectif de diversification des revenus ;

Mener des investissements de petite ampleur dans un objectif de professionnalisation, amélioration ou développement d’une offre existante.

4. MiiMOSA : le financement participatif pour aider l’agritourisme

La plateforme MiiMOSA propose des méthodes de financement participatif, le prêt rémunéré et le don avec contrepartie, pour soutenir l’agriculture et l’alimentation ainsi que l’agritourisme. 

Depuis 2018, la plateforme MiiMOSA organise un appel à projet Agritourisme, en partenariat avec Airbnb et Bienvenue à la ferme, et récompense une dizaine de lauréats. Les projets sélectionnés bénéficient d’une aide financière attribuée par Airbnb, pouvant aller jusqu’à 5 000€.

Les lauréats peuvent aussi profiter de l’accompagnement des conseillers du réseau Bienvenue à la ferme dans la mise en place de leur projet d’accueil. Ils deviennent alors adhérents au réseau pour une période d’un an.

Dormir dans une ruche géante à la Fontaine d’Airmeth

À Pontivy en Bretagne, la Fontaine d’Airmeth propose des chambres d’hôtes et un gîte au sein de deux corps de ferme entièrement rénovés. Le lieu dispose aussi d’un hébergement insolite, cœur du projet sélectionné lors de l’appel à projet.  

En effet, les propriétaires de la Fontaine d’Airmeth pratiquent l’apiculture. Ils souhaitent partager leur métier et passion avec les visiteurs, en créant un lien unique entre l’humain et les abeilles. 

Pour se faire, ils ont créé un chalet atypique et écologique, une tiny house, en forme de ruche. À l’intérieur se trouve une ruche pédagogique. Les abeilles entrent et sortent par une cheminée vitrée, à l’arrière de la tiny house, sans danger pour les habitants du chalet.

Par mesure de sécurité, des loquets cadenassés ont été installés. Ainsi, les habitants de la petite maison pourront observer grâce aux vitres la vie des abeilles, comprendre leur mode de vie.

Tiny House Ruche géante ⓒgites-de-france.com

Dans une démarche solidaire et responsable, le chalet a été entièrement aménagé et décoré grâce aux artisans locaux. 

Conclusion :

Le patrimoine agricole regorge de richesses culturelles, naturelles et immatérielles qui sont des atouts pour le tourisme. L’agritourisme répond aux envies d’ailleurs et d’authenticité de la clientèle tout en permettant aux agriculteurs de diversifier leur activité. En créant du dynamisme dans les territoires, l’agritourisme est un atout pour les collectivités territoriales qui peuvent y voir un nouvel axe de développement du territoire.

À l’instar du Château du Colombier qui a su tiré avantage de son terrain agricole pour y développer une ferme-conservatoire, un lieu historique possédant un patrimoine naturel peut se lancer dans l’agritourisme.

L’agritourisme est un véritable atout pour les propriétaires de sites historiques entourés de terrains agricoles, ou possédant un potentiel agricole. En effet, c’est un moyen pour eux d’attirer une nouvelle clientèle appréciant à la fois le patrimoine et l’agriculture.

Pour aller plus loin : 

– Investir dans le patrimoine historique naturel

– Quels financements pour lancer une activité touristique ?

– Le programme européen LEADER

Comment organiser une reconstitution historique dans un château ?

Introduction

En matière d’évènements de grande ampleur, la reconstitution historique sied tout particulièrement aux châteaux et sites d’exception, chargés d’histoire et porteurs d’une identité territoriale marquée. Se lancer dans la valorisation de son patrimoine en développant ce type de projet c’est à la fois attirer des mécènes qui partagent ses valeurs et produire des externalités positives sur l’ensemble du territoire.

Nous avons rencontré Bertrand Bailleul, délégué régional de la Fédération Patrimoine Environnement, qui est à l’initiative de la création du Camp de Vaussieux, dans le Bessin.

L’important à retenir dans cet article :

– La reconstitution historique permet de fédérer une multiplicité d’acteurs locaux et de mécènes autour d’un projet porteur de valeurs communes ;

– Le choix d’un thème fort et unique est essentiel afin de construire son évènement historique ;

– L’appui sur un ensemble d’acteurs locaux (financeurs, bénévoles, médiateurs) est nécessaire pour développer son projet de reconstitution historique ;

– La recherche de financements et la communication sont des points essentiels dans l’élaboration de son projet.

Focus sur la reconstitution historique au Camp de Vaussieux

En 2017, cinq passionnés d’Histoire et de la Normandie fondent l’association Un Nouveau Monde dans l’idée de faire connaître et revivre le patrimoine historique et militaire du XVIIIe siècle dans le Bessin. Parmi les diverses manifestations organisées par l’association, il en est une qui ne passe pas inaperçue. Des troupes de soldats tirent à l’artillerie, la cavalerie fonce vers leurs ennemis (comédiens), le tout au son des tambours et dans une clameur générale ! Pour un ticket d’entrée à 3 €, les visiteurs sont totalement plongés dans un univers haut en couleurs.

La reconstitution au Château de Vaussieux commémore un épisode de l’histoire commune des États-Unis et de la France et vise à faire connaître une histoire peu connue de la population locale. Plutôt que de reconstituer des thèmes phares de la Normandie (les Anglais, Guillaume le Conquérant, le débarquement), Un Nouveau Monde a choisi un thème tout à fait singulier et authentique.

L’évènement régional est rendu possible par la participation des bénévoles. Ce n’est pas moins d’une centaine de militaires et environ 80 civils qui sont impliqués dans la reconstitution. Nombreuses sont les associations qui soutiennent l’événement comme Un Nouveau Monde, la société des “Sons of the American Revolution”, Les Amis du musée du Baron Gérard, Patrimoine rural et Société des arts et des sciences de Bayeux. Les instances locales (la région, le département, les intercommunalités) soutiennent également le projet financièrement par des aides de 500 à 5.000 €.

La reconstitution du Camp de Vaussieux est un projet unique qui participe au rayonnement territorial.

1. Le choix d’un thème unique : une clef pour développer un projet innovant à fort impact

Pour que le projet soit viable, il est nécessaire de cibler un thème qui soit original et singulier. Ce thème est la clé de l’élaboration d’un projet de reconstitution.

La reconstitution du Camp de Vaussieux est centrée autour d’un évènement précis d’août 1778. Il s’agit de l’entraînement de troupes militaires françaises au Camp de Vaussieux avant leur envoi en Amérique. Elles allaient ensuite soutenir la guerre d’indépendance des futurs États-Unis contre l’Angleterre.

En Alsace, le château de Lichtenberg a accueilli en 2018 une reconstitution de la vie quotidienne des soldats entre 1940 et 1945. Le thème de la reconstitution a été choisi pour son originalité et son rapport direct avec l’histoire du château. Situé non loin de la frontière avec le territoire allemand, le château alors en ruines, était au plus près du théâtre de la guerre. Pendant cette période, il a été investi par les habitants du village de Lichtenberg et par quelques soldats.

Ces choix de thème ont permis à ces deux châteaux de rayonner sur leurs territoires respectifs en développant leur attractivité et en faisant travailler de multiples acteurs locaux (bénévoles, annonceurs, associations, costumiers, équipementiers). Par ailleurs, l’annualité de l’évènement permet de renforcer l’attractivité du site.

2. Sur quels financements s’appuyer ?

L’organisation d’une reconstitution est coûteuse matériellement et financièrement étant donné qu’il faut prévoir des costumes et accessoires d’époque pour les figurants, agencer le lieu avec des stands éphémères, des affichages, des outils prévus pour les activités sur le site (ateliers, démonstrations) en plus de divers équipements (électriques, sonores, de sécurité, publicité).

A titre d’exemple, la reconstitution du Camp de Vaussieux a nécessité entre 60.000 et 80.000 €. Le coût d’un seul costume de paysan s’élevait déjà à 200 € !

S’il est possible de s’appuyer sur de nombreux bénévoles, il faut toutefois prévoir des soutiens financiers. Un tel évènement est aussi un moyen d’attirer des mécènes.

Des financements dédiés aux territoires 

Une première solution efficace est de s’adresser aux acteurs qui financent directement les initiatives des territoires :

Régions et départements à travers des appels à projet ou des demandes de subventions.

L’Union Européenne à travers les aides du FEADER et le projet LEADER.

Pour la reconstitution du Camp de Vaussieux, l’association Un Nouveau Monde a sollicité les fonds européens. Ces fonds cofinancent des projets qui participent au développement des zones rurales et disposent d’une stratégie de développement du territoire. L’association s’est également appuyée sur des aides diverses provenant de la région, du département et des intercommunalités.

Des financements locaux

Les demandes de financement auprès des acteurs locaux (administrations, associations et particuliers) sont un mode de financement particulièrement adapté pour les projets de reconstitutions historiques. En raison du caractère local, les meilleurs soutiens sont en effet ceux qui se sentent concernés par un tel projet. La création d’une identité locale forte est vectrice de participations financières.

La reconstitution au château de Lassay en Mayenne consistait en une recréation de l’ambiance Second Empire en 2019. Elle a notamment pu avoir lieu grâce à l’association des Amis du château de Lassay et les comédiens de l’association Virges Armes. Avec un succès qui a été au rendez-vous, l’association s’est lancée dans l’élaboration d’une prochaine reconstitution.

Des financements participatifs en complément

Comme dans le cas de la reconstitution historique au Château de Vaussieux, le crowdfunding est une solution à adopter en complément des financements principaux. Il s’agit de faire appel à la générosité de particuliers, futurs visiteurs ou curieux par le biais de plateformes tel que Commeon ou Dartagnans.

Ils ont par exemple permis de lever près de 3 000 € supplémentaires pour la réalisation du Camp de Vaussieux, un complément non négligeable.

3. Un ancrage local qui bénéficie au site et au territoire

Les exemples de reconstitutions historiques dans des châteaux le montrent, l’ancrage dans le territoire est primordial avant et pendant le développement du projet. C’est la mobilisation des acteurs locaux qui participent largement du succès de l’évènement. Elle génère recettes, notoriété du lieu et externalités positives sur le territoire.

S’appuyer sur un réseau d’acteurs locaux

Les acteurs locaux représentent un réseau solide sur lequel il est pertinent de s’appuyer. Ils peuvent intervenir à l’échelle du financement comme à celle de la participation au projet (dons matériels et humains). Les bénévoles ont en effet participé à toutes les étapes de la reconstitution. Ils sont intervenus du montage du site à la tenue des stands en passant par la participation en tant qu’acteurs et la réalisation des costumes et accessoires.

Dans le cas du Camp de Vaussieux, l’association Un Nouveau Monde a fait appel à de nombreux acteurs locaux :

– Bénévoles comédiens, techniciens (pour le son et la lumière), personnels d’accueil

– Associations donatrices

– Collectivités territoriales et entreprises partenaires

– Les propriétaires du château de Vaussieux

Lors de la reconstitution militaire au château de Breteuil qui traversait l’histoire de France par le XIIIe siècle jusqu’à la seconde guerre mondiale en 2020, la participation de nombreux figurants de la région relève du même mode de gestion locale de l’évènement.

Miser sur la communication pour attirer visiteurs et financeurs

Après l’élaboration du projet de reconstitution, il est essentiel de penser à la communication de l’évènement (publicités locales, communication digitale). Cette communication doit avoir lieu avant le lancement du projet mais également après que la reconstitution ait eu lieu. Cela permet d’attirer visiteurs et futurs soutiens, financiers ou matériels, qui pourront participer au développement et à la valorisation futurs du site.

Il est nécessaire de miser d’abord sur la publicité ultralocale. Le public privilégié est en effet majoritairement issu des territoires très proches de l’évènement.

L’équipe du Camp de Vaussieux s’est d’abord appuyée sur la presse locale (Ouest France, Le Bessin libre, La renaissance du Bessin). Par la suite, le tractage et le bouche à oreille ont été indispensables. Pour le tractage, il a fallu éditer des documents publicitaires.

Quelques conseils pour se lancer dans l’aventure

Prendre conseil auprès des personnes réalisant des reconstitutions historiques, de préférence sur un thème proche du sien. Se rapprocher par exemple de la Fédération française des fêtes et spectacles historiques

Mobiliser au minimum une centaine de personnes sur un projet de ce type

– Se rapprocher des associations des Amis de… monuments, musées, etc.

Prendre de l’avance pour développer son projet, d’un à deux ans.

En savoir plus :

Le fond LEADER

Lancer des activités dans un site historique

Quelles associations autour des monuments historiques ?

chateau_hephata

chateau_hephata

Le patrimoine culturel français – Hephata vous propose un historique de sa protection et une présentation des enjeux actuels de modernisation.

L’important à retenir dans cet article :

La protection du patrimoine est une notion qui a beaucoup évolué. C’est sous la Révolution de 1789 que la notion de monument historique se précise en devenant un élément de l’identité nationale. La nationalisation des biens du clergé, des nobles émigrés et de la Couronne, l’État se dote d’une nouvelle mission : sélectionner les biens qui méritent d’être conservés.

En 1830, une politique dédiée au patrimoine commence à apparaître avec notamment la création du poste d’inspecteur général des monuments historiques, qui consiste à recenser les édifices du royaume et à veiller à leur restauration.

Ce poste sera confié en 1834 à Prosper Mérimée qui instituera la commission des monuments historiques. Cette dernière accomplit un travail d’inventaire, de classement et de répartition des fonds consacrés à la sauvegarde des monuments jugés intéressants. En 1840, la commission publie une liste de près de mille édifices qui nécessitent un classement urgent. En 1849, grâce à son travail, le nombre de monuments historiques est triplé.

Cet article permettra de :

– Connaître les différentes lois qui ont créé la base juridique actuelle

– Saisir les différents enjeux de modernisation du patrimoine

Introduction

Selon le ministère de la Culture, la France compte plus de 45 000 monuments historiques protégés (inscrits et classés). La propriété se répartie entre les particuliers (44%), les communes (41%) et l’État (4%).

En 2019, le ministère de la culture a alloué au patrimoine un budget de 326 millions d’euros pour la rénovation et l’entretien des monuments soit 6 millions d’euros de plus qu’en 2018 (Source : article publié sur Challenges « Budget, emplois … les chiffres clés du patrimoine en France » https://www.challenges.fr/patrimoine/journees-du-patrimoine-2019-les-chiffres-cles-du-patrimoine-en-france_675295).

À côté de l’État, on retrouve d’autres acteurs qui financent le patrimoine (lien vers article Acteurs du patrimoine) comme les associations et les entreprises. En 2017, selon ADMICAL, près de 82 000 entreprises se sont investis dans le mécénat  d’entreprises en France pour un budget total de 2 milliards d’euros. La part d’entreprises qui s’engagent dans la préservation du patrimoine est en hausse : 38 % soutiennent aujourd’hui le patrimoine contre 26 % en 2015. Néanmoins, le budget qui leur est consacré est en baisse. La part du patrimoine dans le budget culturel est passé de 35 % en 2015 à 5 % aujourd’hui.

1. Petite historique de la protection du patrimoine en France

Tout au long du XIXème siècle, une série de lois sont venues protéger le patrimoine monumental français pour aboutir au système juridique actuel.   

La loi du 30 mars 1887 : conservation des monuments historiques et objets d’art

Il s’agit de la première grande loi qui vise à protéger le patrimoine. Sont classés d’office : les immeubles et meubles qui sont la propriété de l’État et ceux qui ont un intérêt national historique et artistique.

Pour les restaurer, ou les détruire, le consentement de l’État est obligatoire. Le classement des immeubles appartenant à des propriétaires privés n’est possible qu’avec leur consentement.

La loi du 9 décembre 1905 : séparation des Églises et de l’État

Cette loi confie aux collectivités locales et à l’État la responsabilité des édifices cultuels. La protection patrimoniale des églises devient alors responsabilité publique.

La loi du 31 décembre 1913 : fondement du système d’intervention de l’État pour la protection et la sauvegarde des monuments historiques

Cette loi est le fondement du système juridique actuel en matière de protection et de sauvegarde du patrimoine historique. Pour justifier le classement d’un bien, cette loi remplace la notion d’intérêt public à celle d’intérêt national d’art ou d’histoire. Par ailleurs, elle institue la possibilité de classer des biens immeubles ou meubles même en l’absence de consentement du propriétaire. Elle crée également l’inscription à l’inventaire supplémentaire pour les édifices qui, sans justifier un classement immédiat, présentent cependant un intérêt archéologique suffisant pour en rendre désirable la préservation. Les objets classés deviennent imprescriptibles.

La loi du 2 mai 1930 : protection des monuments naturels, des sites et de leurs abords

Cette loi considère le paysage et les sites d’un point de vue culturel. Par ailleurs, elle étend la notion de monument historique, et donc la protection qui en découle, à d’autres sites en prenant en compte les caractères artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque. Les sites naturels bénéficient désormais de l’inscription et du classement. Enfin, les abords de ces sites peuvent être protégés.

Plusieurs fois modifié, la loi a été codifiée en 2000 aux articles L. 341-1 à L. 341-15 du Code de l’environnement.

La loi du 25 février 1943 : institution d’une autorisation pour les travaux situés dans le champ de visibilité des monuments historiques

La loi instaure un champ de visibilité de 500 mètres, autour des monuments historiques. À l’intérieur de ce périmètre, aucune construction nouvelle ou modification ne peut être réalisée sans autorisation.

La loi du 4 août 1962 – loi Malraux : facilitation de la restauration immobilière

Plus communément appelée « loi Malraux » en raison du nom du ministre des Affaires culturelles qui en a porté le projet, la loi du 4 août 1962 introduit la notion de secteurs sauvegardés : délimités par arrêté ministériel, ils permettent d’assurer la sauvegarde et la mise en valeur d’ensembles urbains cohérents. Ils deviendront en 2016 les « sites patrimoniaux remarquables ». Par ailleurs, elle défiscalise la restauration immobilière. Les propriétaires d’immeubles anciens peuvent déduire de leur revenu global le déficit foncier résultant des travaux de restauration et des dépenses nécessaires à cette restauration. Leur montant n’est pas plafonné. Cette défiscalisation est applicable sous trois conditions. L’immeuble doit :

– Avoir fait l’objet d’une restauration complète

– Être donné en location pendant au moins neuf ans

– Se situer dans une zone entrant dans le cadre de la loi Malraux

Depuis le 1er janvier 2009, l’avantage fiscal ne concerne plus que les primes d’assurances, les travaux d’entretien et les taxes locales.

La loi du 7 janvier 1983 : institution des zones de protection

La loi du 7 janvier 1983 répartit les compétences entre les communes, les départements, les régions et l’État. En outre, elle institue des zones de protection du patrimoine architectural et urbain (ZPPAU) qui deviennent des zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) en 1993 puis des AVAP en 2010.

La loi du 7 juillet 2016 : liberté de la création, de l’architecture et du patrimoine

La loi modernise les modalités de protection du patrimoine culturel et architectural. Elle présent désormais en compte la dimension scientifique de la protection du patrimoine archéologique et renforcement des dispositions en matière d’archéologie préventive. Par ailleurs, elle réforme les instances consultatives nationales et locales du patrimoine. Enfin, cette loi crée les sites patrimoniaux remarquables : il s’agit d’un site d’une ville, d’un village ou d’un quartier dont la conservation, la restauration, la réhabilitation ou la mise en valeur présente, au point de vue architectural, archéologique, artistique ou paysager, un intérêt public. Ce classement a le caractère juridique d’une servitude d’utilité publique et affecte l’utilisation des sols. Il se substitue aux secteurs sauvegardés, zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) et aires de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine (AVAP).

2. Les enjeux du patrimoine moderne : la place du numérique

Aujourd’hui plus que jamais, le patrimoine touristique et culturel a besoin de se réinventer pour s’ancrer d’avantage dans son époque. Indémodables, les châteaux continuent à attirer les touristes mais la visite passive est peu à peu remplacée par l’immersif et le numérique.

Le constat actuel

Dans un monde où le numérique est omniprésent, le constat est que le secteur du patrimoine a très bien su s’adapter aux nouveaux modes de communication. Sites web, pré-réservations et achat de billets en ligne, promotion des lieux via les réseaux sociaux et les vidéos etc. En outre, les musées et les châteaux se tournent de plus en plus vers la réalité augmentée et proposent des visites virtuelles ou des reconstitutions historiques diverses.

On pourrait craindre que le monde virtuel ne prenne le pas sur le monde réel et entraîne les visiteurs à visiter les lieux historiques depuis chez eux. Il n’en est rien. Les familles, couples, individuels, groupes, continuent à se déplacer pour venir vivre une expérience. Les visites de sites historiques demeurent des occasions de retrouvailles, de partages d’émotions et de moments de convivialité.

Le numérique reste un outil de communication qui, certes, facilite la diffusion des informations et des connaissances mais qui ne remplace en rien le lien humain. Beaucoup de propriétaires privés affirment que les visites libres sont moins appréciées que les visites guidées puisqu’il manque justement cette présence humaine. Le propre des guides-conférenciers touristiques est de retransmettre l’histoire et l’atmosphère des lieux. Le numérique vient en deuxième plan et permet de rendre les visites plus interactives. La simple visite, dites passive, laisse de plus en plus place à l’immersif et à la connexion pour offrir des formats de visites inédits. Il faut donc savoir concilier les deux !

Les exemples en France

En France, les innovations sont nombreuses. Elles allient digital et patrimoine pour la plus grande satisfaction de tous.

À Avignon, par exemple, « le Palais des Papes peut se découvrir tablette à la main ». Réalité augmentée et technologie 3D, voilà ce que propose le nouveau support de visite, l’HistoPad. Le Palais des Papes est le 1er Patrimoine Mondial de l’Unesco à l’avoir mis en place pour permettre aux visiteurs de découvrir les espaces reconstitués comme au XIVème siècle.

A Metz, le festival Constellations  a mis en place un parcours nocturne inédit, les Pierres Numériques. Installé au cœur historique de la ville, une vingtaine d’œuvres sont à explorer. En outre, le festival propose :

– Un concours international entre 10 vidéos mappings, projetés à la suite sur la façade de l’église Saint-Clément

– Un vote du public entre 12 créations d’arts numériques dans divers lieux patrimoniaux de Metz et sur la Moselle

Enfin, au château d’Amboise, un escape game dans les souterrains du château invitent les visiteurs à « percer, en moins d’une heure, les secrets de ces deux mystérieux émissaires du Saint Empire, reçus au château en ce mois de mai 1518 ».

Conclusion

Au XIXème siècle, la France a connu un long processus de reconnaissance du patrimoine bâti comme élément de l’identité culturelle nationale. Peu à peu des lois sont venues créer et encadrer la protection des monuments historiques. Aujourd’hui, de nombreuses entreprises et associations travaillent, à côté de l’État, à financer ce patrimoine culturel si riche. Par ailleurs, le numérique vient faciliter la communication et la découverte des monuments tout en ne remplaçant pas l’aspect inévitablement humain des visites, moments de partage d’émotions et de convivialité.

A vous de jouer ! Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à nous écrire : contact@hephata.fr

Pour aller plus loin

Les enjeux de la sauvegarde du patrimoine français

Comment rendre utile le patrimoine français

Histoire du financement des châteaux d’hier et d’aujourd’hui

orangerie_ephemere_chateau

orangerie_ephemere_chateau

Installer une structure éphémère à proximité de son château : cadre juridique et formalités administratives

L’important à retenir dans cet article :

Beaucoup de propriétaires de châteaux, protégés ou non, cherchent à diversifier leurs revenus par l’accueil d’évènements (séminaires, soirées de gala, mariages etc.). Mais il est souvent difficile de recevoir de tels évènements dans des lieux historiques. Les questions de normes ERP, de superficie des espaces, de chauffage, de nuisances sonores et visuelles viennent complexifier la tâche.

L’orangerie éphémère peut donc apparaître comme une solution pour recevoir de grands évènements toute l’année sans abîmer le mobilier d’époque.

Mais loin, d’être facile, l’installation d’une orangerie éphémère implique de nombreuses démarches. Cet article permettre d’y voir plus clair sur : 

– Les formalités administratives relatives à l’installation des structures éphémères

– La soumission des structures éphémères à la réglementation des CTS

– Les particularités liées à la protection du monument ou de la zone dans laquelle il se situe

– Les tarifs et revenus espérés ainsi que les acteurs spécialisés dans leur installation

Introduction

Le droit de l’urbanisme français est assez récent. Il a connu un développement incroyable tout au long du XXème siècle avec un accroissement formidable de textes législatifs. La loi Cornudet du 14 mars 1919 entame une planification de l’organisation urbaine. Avant cette loi, seuls la voirie, l’organisation communale, l’alignement ou les procédures d’expropriation étaient réglementés. Aujourd’hui les textes législatifs et réglementaires relatifs à l’urbanisme sont tellement nombreux qu’il est difficile de s’y retrouver.

En outre, l’urbanisme éphémère prend une place de plus en plus importante. Désormais on construit puis on démonte très facilement. C’est une aubaine pour les monuments historiques qui ne peuvent pas construire comme ils le souhaitent. Quelles sont les règles qui s’appliquent en matière de structures éphémères ?

1. Les formalités administratives relatives à l’installation de structures éphémères

a) La règle : toutes les constructions sont soumises à permis de construire (PC)

L’article L. 421-1 du code de l’Urbanisme soumet toutes les constructions, y compris celles qui n’ont pas de fondation, au permis de construire : « quiconque désire entreprendre ou implanter une construction à usage d’habitation ou non, même ne comportant pas de fondations, doit, au préalable, obtenir un permis de construire. Cette obligation s’impose aux services publics et concessionnaires de services publics de l’État, des départements et des communes comme aux personnes privées. »

La demande de PC ne peut être instruite (article 3 de la loi n. 77-2 du 3 janvier 1977 sur l’architecture) que si la personne qui désire entreprendre des travaux soumis à une autorisation de construire a fait appel à un architecte pour établir le projet architectural.

Le projet architectural doit définir, par des plans et des documents écrits, l’implantation des bâtiments, leur composition, leur organisation, l’expression de leur volume, le choix des matériaux et des couleurs.

En outre, pour les immeubles de grande hauteur ou les établissements recevant du public (ERP), le permis de construire ne peut être délivré que si les constructions ou les travaux projetés sont conformes aux règles de sécurité propres à cet type d’immeubles ou d’établissements.

Cette règle concerne tous les locaux, qu’ils soient ou non à usage d’habitation.

b) Les exceptions : les constructions non soumises à PC

Ouvrages exemptés

Au regard des articles R.422-1 et R.422-2 du code de l’urbanisme, certains ouvrages devraient être soumis à PC mais en sont exemptés par mesure de simplification. Ils sont alors soumis à la procédure de déclaration préalable de travaux.

Ouvrages exclus

Au regard de l’article L. 421-1 alinéa 3 et alinéa 4 du code de l’urbanisme, certains ouvrages ne sont pas soumis à PC parce qu’un texte particulier en a spécifiquement décidé ou une autre législation en assure le contrôle.

D’autres ouvrages, que l’on appelle parfois « ouvrages atypiques » ne sont pas soumis à PC parce qu’ils ne peuvent être qualifiés de constructions au sens du code en raison de leur nature ou leurs très faibles dimensions.

une conception restrictive DE LA JURISPRUDENCE

L’appréciation des critères de « nature » et de « faibles dimensions » est néanmoins très subjective. On note d’ailleurs une absence de doctrine stable. Il appartient donc au juge de décider. Ainsi, la nature des matériaux, le caractère démontable ou le caractère saisonnier d’une installation ne peuvent, à eux seuls, écarter l’application du PC. En revanche, l’installation et le raccordement aux réseaux sont des critères suffisants pour déterminer le champ d’application du permis de construire.

CE, 24 juillet 1987, ville de Lyon : un chapiteau pouvant accueillir 8 000 personnes assises, solidement ancré au sol et bénéficiant d’importantes installations sanitaires et techniques, constitue une construction soumise à PC, en dépit « du caractère en principe temporaire de son implantation ».

CE, 9 janvier 1991, M. Selier : une crêperie sous tente démontable installée tous les ans pour les cinq mois de la saison balnéaire est soumise à PC au regard de ses conditions d’alimentation aux réseaux d’assainissement, d’eau et d’énergie. 

Nb : le critère de l’implantation

Est considérée provisoire toute structure installée en l’absence de fixation durable sur le terrain. Une simple autorisation préalable est demandée si l’installation ne dépasse pas 20 m² et si la durée d’implantation ne dépasse pas trois mois.

Au-delà de ces critères, l’implantation est donc considérée comme permanente. Il faut alors vérifier le critère « surface / hauteur » qui soumet ou non à PC.

Dans les périmètres des monuments historiques, le délai est raccourci à un mois. Il est néanmoins possible de demander des dérogations à la DRAC.

Cas particuliers

Les cabanes en bois

Elles nécessitent une simple déclaration de travaux lorsque la surface de plancher est inférieure ou égale à 5 m² et la hauteur sous toit est supérieure à 12 mètres. Il en est de même lorsque la surface de plancher est comprise entre 5 et 20 m² et la hauteur est inférieure à 12 mètres.

Les mobile home

Privé de ses roues, il est requalifié en habitation légère de loisirs, car il a perdu sa mobilité à considéré comme une construction légère, et soumis au droit des constructions. Si l’implantation dure moins de 3 mois/ an, aucune formalité n’est nécessaire. En revanche, il est interdit d’y loger et le mobile home doit conserver ses moyens de traction.

Si l’implantation dure plus de 3 mois/ an, une déclaration préalable est nécessaire pour une surface au sol de moins de 20 m² (R. 421-23). Pour une surface au sol de plus de 20 m², il faudra un permis de construire (R. 421-14).

Les yourtes et tipis

La réglementation applicable en matière d’urbanisme dépend des équipements dont la structure est pourvue. Si elle est non équipée, la structure est qualifiée de tente. Il faut une déclaration préalable dès que la surface hors œuvre nette (Shon) dépasse 35 m²

En revanche, si elle dispose d’équipements intérieurs (blocs cuisine ou sanitaires), la structure est qualifiée d’habitation légère de loisirs et relève du droit commun des constructions.

2. Les particularités liées à la protection des monuments

Lorsque on dépose d’un permis de construire à proximité d’un classement (le périmètre des abords), le dossier est déposé directement chez l’architecte des bâtiments de France (ABF). En dehors de ce périmètre, le dossier est déposé uniquement chez le service d’urbanisme de la mairie.

Pour les sites protégés comme le Mont-Saint-Michel où, en plus du bâti, l’environnement est classé, la demande de permis est examinée par le ministère de la culture.

Si le projet se situe dans une zone protégée, il y a un fort risque de blocage au niveau du service d’urbanisme. Il est donc nécessaire de présenter un plan de sauvegarde de la faune et de la flore. L’idée est de prouver comment votre projet inclue le passage des animaux et ne détruit pas la flore. Ce travail revient à l’architecte.

Château de Farcheville (Essonne)

Si le domaine comporte des zones classées, des protégées, ou sans protection, il n’est pas toujours aisé de savoir où implanter la structure. Aussi, pour savoir dans quelle zone le projet a le droit d’être installé, il est conseillé de consulter le site atlas.patrimoine.culture.fr.

S’il s’agit d’une zone naturelle, les contraintes proviennent alors du PLU (plan local d’urbanisme). Il est possible de le retrouver sur le site internet de sa mairie ou directement sur place.

a) Protection au titres des abords – le rôle de l’ABF

La protection au titre des abords s’applique aux immeubles qui forment avec un monument historique un ensemble cohérent ou contribuent à sa conservation ou à sa mise en valeur.

La protection au titre des abords est une servitude d’utilité publique. Son but est de protéger, conserver et mettre en valeur le patrimoine culturel. Les travaux susceptibles de modifier l’aspect extérieur d’un immeuble protégé au titre des abords sont soumis à une autorisation préalable nécessitant l’accord de l’ABF.

Dans les périmètres délimités des abords, tous les travaux sur les immeubles protégés sont soumis à l’accord de l’ABF.

À défaut de périmètre délimité, seuls les travaux sur les immeubles situés dans le champ de visibilité d’un monument historique, à moins de 500 mètres de celui-ci, sont soumis à l’accord de l’ABF.

L’ABF s’assure que les travaux ne portent pas atteinte au monument historique ou à ses abords. Il s’assure également du respect de l’intérêt public attaché au patrimoine, à l’architecture, au paysage naturel ou urbain. Il contrôle la qualité des constructions et leur insertion harmonieuse dans le milieu environnant.

Les travaux en abords des monuments historiques et dans les sites patrimoniaux remarquables relèvent du même régime d’autorisation de travaux.

conseils

Dans un premier temps, il est conseillé de se fixer une enveloppe budgétaire concernant l’implantation de la structure éphémère. Ensuite, il est vivement conseillé de se rapprocher d’un architecte qui fera toutes les demandes auprès de l’ABF. Dans bien des cas, ce-dernier préfère discuter avec un architecte plutôt qu’un propriétaire.

En outre, il est particulièrement bien vu de contacter l’ABF en amont du projet et de l’associer à la démarche. Et pourquoi ne pas le faire venir ? Beaucoup d’ABF sont sensibles à ce geste. Ensuite, il est indispensable de présenter le projet de manière architecturale. Seront notamment regardés l’esthétique du projet, le respect du patrimoine et de l’histoire du lieu. En outre, il est nécessaire d’être exigent au niveau de l’aménagement. Certains ABF sont d’ailleurs très ouverts au développement économique des lieux historiques.

Ensuite enfin, il sera possible de déposer le PC auprès de la commune.

Certains acteurs professionnels comme l’Orangerie Éphémère gèrent toute la partie administrative : dépôt de permis etc.

L’Orangerie Éphémère

b) Procédures et délais d’instruction des travaux

Les procédures et délais d’instruction des autorisations de travaux ont été harmonisés par la loi n° 2016-925 du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine. Toute demande d’autorisation de travaux doit être déposée à la mairie de la commune où sont projetés les travaux. Les délais d’instruction des dossiers de demande d’autorisation de travaux sont de deux mois pour les déclarations préalables. Elles sont de quatre mois pour les permis de construire, autres que maisons individuelles.

Le délai à disposition de l’ABF pour donner son accord est de 1 mois pour les déclarations préalables et de 2 mois pour tous les permis. Son accord peut être assorti de prescriptions afin que le projet ne porte pas atteinte à la conservation ou à la mise en valeur du monument historique ou des abords.

À défaut d’accord de l’ABF, la demande d’autorisation de travaux ne peut être accordée. Néanmoins, un recours contre le refus de l’ABF peut être exercé par les demandeurs ou l’autorité compétente chargée de délivrer l’autorisation de travaux (commune ou intercommunalité généralement).

Si l’ABF participe à l’instruction des demandes d’autorisation de travaux, il tient également un rôle prépondérant en amont de la réalisation des projets. Il peut être à ce titre consulté sur un avant-projet et formuler des observations qui permettront aux demandeurs d’adapter leur projet en fonction des enjeux patrimoniaux.

3. La réglementation des CTS

Cette réglementation concerne les « Chapiteaux, Tentes, Structures » qui relèvent de la législation de l’Arrêté du 23/01/85. Il s’agit d’une réglementation spécifique qui affranchit de toute réglementation sismique, thermique applicable au bâtiments en dur.

Les structures éphémères de plus de 50m² pouvant recevoir plus de 50 personnes sont réglementées par la réglementation des « Établissements Recevant du Public type CTS ». Les normes de sécurité CTS s’appliquent pour toutes les structures qui accueillent des convives mais qui ne sont pas considérées comme des constructions.

Les orangeries éphémère relèvent de cette réglementation. Il convient donc déposer un permis de construire de type CTS. On considère qu’il s’agit d’une salle de réception nomade (même si ce n’est pas le cas) car facilement démontable.

Les ateliers Delattre
FOCUS : le registre de sécurité

Chaque propriétaire d’une structure type CTS de plus de 50 m² et pouvant accueillir au moins 50 personnes,  doit tenir à jour un registre de sécurité propre à sa structure. Le registre de sécurité d’une structure représente d’ailleurs la preuve de la réalisation de la procédure d’homologation par la Préfet.

Ce document comporte : 

– L’attestation de conformité (Article CTS 3)

– Une partie qui concerne l’exploitation et qui se doit d’être tenue à jour par le propriétaire

– Le plan de base et une photographie de la structure (avec les extensions)

Si la structure est concernée par ce registre de sécurité, il convient de déposer son dossier de demande de conformité auprès de la Préfecture de son département.

4. Tarifs et revenus espérés

Plus la tente est grande moins son installation est coûteuse. Une tente de 500 m² coûte aux alentours de 500€/ m² (hors aménagement intérieur).

Avec une orangerie, on peut espérer accueillir entre 15 et 25 évènements d’entreprise/ an et entre 15 et 50 mariages/ an (à partir de 2 500€/ mariage).

Conseils

Pour garantir une bonne commercialisation de sa structure éphémère, il faut l’inaugurer en invitant les parties prenantes locales et les agences évènementielles. En outre, communiquer dans la presse locale et auprès des acteurs spécialisés (wedding planner, traiteurs) est recommandé.

Conclusion

Installer des constructions éphémères nécessite d’être très au clair sur la réglementation qui leur est applicable. Pour les orangeries éphémères, il faut rester vigilent sur le permis de construire et prouver aux ABF que le projet ne dénature pas le site mais, qu’au contraire, il le valorise.

Lorsque l’installation n’est pas soumise à PC ou à déclaration de travaux (code de l’urbanisme), elle peut néanmoins être soumise à d’autres autorisations comme celles liées à l’occupation du domaine public, à l’équipement commercial, aux sites et monuments protégés ou au respect des normes de sécurité et d’accessibilité du public. C’est au maître d’ouvrage d’obtenir les autorisations nécessaires.

A vous de jouer ! Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à nous écrire : contact@hephata.fr

Pour aller plus loin

La réglementation ERP dans les MH

Idées pour rentabiliser un monument historique

Recevoir du public dans les jardins classés

acteurs_patrimoine

acteurs_patrimoine

Les acteurs du patrimoine : le financement. Deuxième volet du « Guide pratique pour savoir vers qui se tourner ».

L’important à retenir dans cet article :

Dans le premier volet du Guide pratique pour savoir vers qui se tourner, ont été présentés les acteurs spécialisés dans le conseil juridique et fiscal, dans l’information et la sensibilisation du public et ceux qui sont impliqués dans la sphère publique. Dans cette deuxième partie, retrouvez les acteurs du patrimoine qui proposent des financements ou accompagnent la recherche de financements.

Introduction

Quand on est propriétaire d’un site patrimonial, son entretien et sa restauration constituent une réelle priorité ! Bien souvent, il y a même urgence à agir. Un très grand nombre d’organismes dédient l’essentiel de leur activité à cette mission fondamentale : trouver des fonds. Il n’est pourtant pas toujours facile de savoir à quelle porte toquer.

Dans cet article découvrez :

– Les organismes entièrement dédiés au patrimoine

– Les institutions qui consacrent une partie de leur activité au patrimoine

– Les nouveaux acteurs qui innovent dans la recherche de financements

1. Les organismes entièrement dédiés au patrimoine

Certains organismes ont été créés dans le but unique de préserver le patrimoine, qu’il soit naturel ou bâti, et de favoriser sa sauvegarde et sa restauration.

a) La Fondation Mérimée : restauration et accessibilité du patrimoine

La Fondation Mérimée est un organisme à but non lucratif reconnu d’utilité publique en 2018. Elle favorise la restauration et l’accessibilité à tous du patrimoine.

Sa principale mission est de financer des projets de restauration par différents biais. En premier lieu, on retrouve les aides à projets « Restauration ». Ces aides concernent les travaux de restauration des édifices publics et privés. En deuxième lieu, la Fondation a créé les aides à projets « Accessibilité ». Celles-ci ciblent les programmes de mise en accessibilité des sites pour favoriser l’accueil des personnes en situation de handicap. Enfin, la Fondation distribue des prix.

Par ailleurs, la Fondation soutient le savoir-faire des métiers d’art et de recherche par l’octroi de bourses d’études

b) La Fondation du Patrimoine : préservation du patrimoine de proximité

La Fondation du Patrimoine, créée en 1996, est la première organisation privée en France dédiée à la préservation du patrimoine de proximité. Elle œuvre à la sauvegarde et la valorisation du patrimoine français et accompagne les particuliers, les collectivités et les associations dans leurs projets de restauration.

Pour cela, elle s’appuie sur trois mécanismes :

Le label : la Fondation du patrimoine est le seul organisme privé habilité par le ministère de l’Économie et des finances à octroyer un label à une opération de restauration d’un immeuble non protégé au titre des monuments historiques. En outre, ce label permet aux propriétaires privés de bénéficier de déductions fiscales.

La souscription publique : la Fondation engage des campagnes de souscriptions publiques et d’appel aux dons pour financer des projets de sauvegarde du patrimoine public et associatif. Elle collecte ensuite les dons qui ouvrent droit à des réductions d’impôts pour les donateurs.

Le mécénat d’entreprise : la Fondation sollicite les entreprises pour les investir de projets de sauvegarde et de valorisation du patrimoine de proximité.

Enfin, la Fondation du Patrimoine abrite la mission Stéphane Bern, qui identifie le patrimoine en péril et a pour objectif de sauver, en urgence, les lieux les plus « en danger ».

Vidéo de présentation de la mission Stéphane Bern

c) La fondation des Vieilles Maisons françaises : soutien des savoir-faire et du patrimoine en péril

Abritée par l’association du même nom depuis 2009, la fondation des Vieilles Maisons Françaises (VMF) a pour mission de soutenir les savoir-faire et les acteurs de la sauvegarde du patrimoine en péril. Aussi, elle attribue des aides directes à des projets de restauration de monuments en péril. Par ailleurs, elle organise des collectes faisant appel au mécénat populaire.

d) La fondation de la Sauvegarde de l’Art Français : sauvegarde du patrimoine religieux

La Fondation de la Sauvegarde de l’Art Français est une association reconnue d’utilité publique, créée en 1920, qui œuvre principalement pour le patrimoine religieux (églises et chapelles rurales). Elle lui consacre ainsi plus d’un million d’euros par an.

Ses principales missions sont, d’une part, de sauvegarder les édifices et œuvres d’art (tableaux, sculptures, tapisseries, objets d’art) en péril. D’autre part, elle doit faire connaître et aimer les merveilles de nos régions via des prix (Prix Maillé : elle récompense un travail de recherche en faveur du patrimoine et Prix Trévise : elle distingue une restauration exemplaire).

2. Les institutions qui consacrent une partie de leur activité au patrimoine

Si certains organismes œuvrent à la recherche de financements pour l’entretien et la restauration du patrimoine parce qu’ils ont été créés dans cet unique but, d’autres organismes s’engagent dans cette voie, en en faisant une mission complémentaire.

a) La Fondation de France

La Fondation de France, fondation dite « de toutes les causes », œuvre pour différents intérêts dont celui du patrimoine. En effet, elle abrite de nombreuses fondations qui luttent elles-mêmes pour la sauvegarde du patrimoine local.

b) La Caisse des dépôts et consignations : l’engagement patrimonial via le mécénat

Créée en 1816, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) , est une institution financière publique française. Elle est placée sous le contrôle direct d’une commission de surveillance, qui rend des comptes au Parlement, et exerce des activités d’intérêt général pour le compte de l’État et des collectivités territoriales.  En matière de culture, elle œuvre, par le biais du mécénat, au développement d’initiatives territoriales de trois ordres : la musique classique, la danse, l’architecture et les paysages.

3. Les nouveaux acteurs qui innovent dans la recherche de financements

Enfin, à côté de ces organismes et institutions très ancrées dans la sphère du patrimoine, se dressent depuis quelques années de nouveaux acteurs aux concepts innovants. Des initiatives pouvant déstabiliser au premier abord mais qui apportent des solutions modernes s’appuyant sur des outils digitaux performants.

a) Adopte un château : sauver le patrimoine pour un 1€ / mois

Adopte un château est une association créée en 2015. Sa mission permet de concevoir des projets autour des monuments en danger et de rechercher des partenaires pour participer au sauvetage de ces monuments en péril.

b) Hephata : une banque de financements en libre-service


Hephata est une entreprise spécialisée dans la sauvegarde du patrimoine historique, labellisée par le Ministère de la Culture et soutenue par les VMF en tant que  » Jeune startup innovante du patrimoine  » (prix 2018).

Parmi ses différentes missions, Hephata conseille et accompagne les propriétaires de monuments historiques dans la recherche de financements. Pour cela l’entreprise a créé une banque de financements qui permet de recenser, au même endroit, les enveloppes de financement intéressantes dans le cadre de restaurations ou de développements d’activités autour du patrimoine.

Pour aller plus loin, Hephata, propose des accompagnements personnalisés sur :

La recherches d’enveloppes de financement sur un sujet ad hoc : remise d’un tableau détaillé avec un minimum de 10 enveloppes à cibler

Le montage de dossier de financement : du simple montage de dossier au portage du projet devant les instances sollicitées

Le montage de la stratégie de mécénat : montage des plaquettes de présentation, identification des cibles de mécène, création d’un calendrier évènementiel, choix de contreparties, prospection des mécènes

La mise en relation avec des financeurs : investisseurs, banques, collectivités, etc.

c) Dartagnans : une plateforme dédiée au financement participatif et à l’achat collectif de monuments

Dartagnans est la première plateforme de financement participatif dédiée au patrimoine. Elle permet à n’importe quelle personne de faire un don en ligne pour un projet culturel qui lui plaît.

Par ailleurs la plateforme permet d’acheter collectivement des sites monumentaux à partir de 50 €. Un nouveau système qui a fait sensation avec La Mothe Chandeniers puis l’Ebaupinay.

Conclusion

Qu’il s’agisse d’acteurs engagés pour le patrimoine depuis longtemps ou non, la sauvegarde du patrimoine est au cœur des préoccupations de nombreux organismes. Bien connaître son besoin en terme de restaurations ou de charges d’entretien permet de cibler plus rapidement les acteurs susceptibles d’y répondre.

Prochain article : les acteurs du patrimoine spécialisés dans la gestion de lieux et d’activités.

Pour aller plus loin

Les acteurs du patrimoine : la gestion

Les acteurs du patrimoine : conseil, sensibilisation et lobbying

Financement MH et ISMH auprès de la DRAC

Monter un bon dossier de financement

Le Crowdfunding : un nouvel outil de financement

accessibilité_erp_chateau

accessibilité_erp_chateau

La réglementation ERP dans les MH, un incontournable pour toute ouverture au public ! En quoi consistent ces normes ?

Introduction

L’appellation « Établissements Recevant du Public » (ERP) désigne tout bâtiment accueillant des personnes extérieures. Les ERP sont soumis à un certain nombre de normes visant à assurer la sécurité des visiteurs et l’accès à tous les citoyens. La loi accessibilité du 11 février 2005 rend obligatoire l’accessibilité des monuments historiques voulant s’ouvrir au public. La complexité réside dans le fait que la mise en accessibilité du monument et sa préservation peuvent rentrer en conflit. Il existe donc des dérogations aux normes classiques concernant les monuments historiques. Il est important de se renseigner en amont d’une ouverture au public afin de connaître les règles précises imposées à son monument. Rendre accessible son monument historique peut comporter des contraintes mais  cela permet de toucher un public beaucoup plus vaste, pouvant représenter un avantage économique non négligeable.

Vous trouverez donc dans cet article : 
– En quoi consistent ces normes dans le cadre d’un MH
– Les dérogations possibles en cas d’incompatibilité avec les spécificités des monuments MH et ISMH

L’ascenseur de la pyramide du Louvre (Paris)

1. Monuments historiques et normes ERP, les différents cas de figures possibles

Les MH privés connaissent des situations diverses. Ils accueillent en effet des évènements variés. Des réglementations différentes peuvent donc leur être appliqués.

Certains sites sont ouverts au public toute l’année, ils doivent donc être classé ERP. D’autres ouvrent occasionnellement pour un concert, une réunion ou une exposition, l’ERP n’est alors pas nécessaire, mais une autorisation doit être demandé. Quel que soit le cas, les services compétents fixent une capacité maximum.

a) Le cas des MH « ERP » accueillant plus de 200 personnes

On calcule les jauges sur une base d’1m² par personne sur l’espace dédié au public. Néanmoins, une salle de 30m² dans un château n’équivaut pas forcément à une jauge de 30 personnes pour cette salle. Il faut donc prendre en compte la surface où le public a le droit de déambuler ainsi que le mobilier.

Les sites devant répondre aux normes ERP se doivent d’assurer l’accessibilité et la prévention incendie. Aussi, ils doivent remplir un cahier des charges précis.

Pour l’accessibilité

L’entrée et le cheminement extérieur doivent être accessibles par tous. Aussi, s’il faut franchir une marche, il est obligatoire d’installer une rampe d’accès PMR (personne à mobilité réduite). Les équipements d’accueil (comptoir principalement) doivent être accessibles par une personne en fauteuil roulant. En outre, le cheminement intérieur du bâtiment doit pouvoir permettre le passage d’un fauteuil roulant (largeur de portes, couloirs principalement). Les portes et baies vitrées doivent être signalées à l’intérieur et l’extérieur pour les personnes mal voyantes. Les escaliers doivent être accessibles sans danger pour les personnes mal voyantes grâce notamment à l’installation de bandes podotactiles et d’une rampe d’escalier. Il faut adapter au moins un sanitaire pour les PMR.

Enfin, il faut mettre à disposition des PMR au moins une place de stationnement à proximité du monument

Pour la prévention sécurité

Il est nécessaire de disposer d’un espace extérieur libre permettant l’évacuation du public ainsi que l’accès et la mise en service des moyens de secours. En outre, il faut aménager et répartir les sorties en prévoyant des sas d’attente sécurisés. Un éclairage électrique et un éclairage de sécurité sont également à prévoir. Par ailleurs, il est nécessaire de vérifier le bon fonctionnement des ascenseurs, dispositifs électriques, ventilation, chauffage et gaz. Un autre incontournable : être doté de dispositifs d’alarmes.

Il est obligatoire d’installer des extincteurs (qui seront entretenus régulièrement par une entreprise spécialisée) et de disposer d’un réseau anti-vol (serrures, portails, alarmes, vidéo-surveillance). Enfin, vous devez tenir un registre de sécurité comportant le descriptif des installations techniques, les dates de vérification par un technicien, les dates de passage de la commission de sécurité, les modifications d’installations techniques, les exercices d’évacuation effectués, les déclenchements d’alarmes.

b) Les sites disposant d’une jauge de 200 personnes maximum

Dans le cadre d’un monument ayant une jauge de 200 personnes maximum, les consignes d’accessibilités sont les mêmes. Pour ce type de monument, on note un allègement des consignes de sécurités. Il faut prévoir un extincteur par niveau. Le lieu doit disposer d’issues de secours et d’un signal d’alertes audible par tous. Pour faciliter l’action des secours, un plan du bâtiment doit être visible par tous.

En outre, il convient d’afficher, les consignes de sécurité (numéro d’appel des pompiers, adresse du centre de secours le plus proche, dispositions immédiates à prendre en cas de sinistre).

Enfin, il est obligatoire de tenir un registre de sécurité. Il doit comporter le descriptif des installations techniques, les dates de vérification par un technicien, les dates de passage de la commission de sécurité, les modifications d’installations techniques, les exercices d’évacuation effectués, les déclenchements d’alarmes.

attention

Lors d’une ouverture au public, le dossier de sécurité et d’accessibilité doit impérativement être présenté à la mairie et validé par ses soins. Dans le cadre de l’ouverture au public d’un MH, le dossier doit être accompagné de l’attestation du maître d’ouvrage et du bureau de contrôle ainsi que du rapport de vérification règlementaire après travaux. Il est fortement conseillé de s’appuyer sur l‘aide d’un bureau d’étude ou d’un architecte pour constituer le dossier de demande.

c) Le cas des MH ouverts ponctuellement

Lorsqu’un monument est habituellement fermé au public mais ouvert ponctuellement à l’occasion d’un festival ou d’un concert par exemple, le propriétaire doit  effectuer une demande d’autorisation en mairie entre 5 mois et 6 semaines avant l’événement (selon l’importance et la taille de l’événement).

Par ailleurs, il faut qu’il fournisse un dossier de sécurité listant l’organisation du festival ou de l’événement, la jauge, les accès, les plans et les certificats de conformité des installations électriques. Un dossier de sécurité est également nécessaire en cas d’installation de chapiteaux, tentes ou gradins.

Enfin, il a l’obligation de prendre des dispositions auprès de son assureur afin que sa responsabilité civile couvre tout éventuel préjudice causé au public.

D’un point de vue pratique, le propriétaire doit ensuite se soumettre aux règles de sécurité et d’accessibilité présentées plus haut. S’il s’agit d’un événement accueillant moins de 20 personnes, le propriétaire doit uniquement veiller à la conformité des installations électriques et à la possibilité d’évacuer rapidement les personnes. Aucune autre contrainte n’est nécessaire.

conseil

Dans le cadre d’un festival, faire appel à des bénévoles pour gérer la sécurité peut être une excellente idée. Cela permet de garder l’assurance que des personnes restent opérationnelles toute la journée et pourront aider à une potentielle évacuation. Si l’événement peut présenter le moindre danger, ne pas oublier de prévenir la caserne de pompier la plus proche.

2. Les dérogations apportées aux Monuments historiques : quelles sont-elles et comment les obtenir ?

Les règles d’accessibilité et de sécurité énoncées ci-dessus sont parfois incompatibles avec les spécificités d’un MH. Dans certains cas, les sites classés monuments historiques peuvent bénéficier de dérogations à la règle théorique.

Ces dérogations peuvent s’appliquer :

Si l’accessibilité à tous est impossible techniquement. Exemple : un parcours de visite qui traverse nécessairement une ouverture ne permettant pas à un fauteuil roulant ou une poussette de passer

Si la mise en accessibilité ou la consigne sécuritaire va à l’encontre de la préservation architecturale du lieu. Exemple : la seule solution d’accès aux PMR serait l’installation d’un ascenseur extérieur qui défigurerait la façade.

Si la disproportion s’avère flagrante entre les travaux mis en œuvre et leurs conséquences. Pa exemple : le coût des travaux entrepris risquerait d’être fatal à la viabilité économique du site.

Attention

Dérogation ne signifie pas exonération d’obligations. Les dérogations sont toujours partielles et doivent être compensées.

Exemple n°1

Un site ne permettant pas l’installation d’un ascenseur empêchera donc aux PMR de monter à l’étage. En compensation, le site peut créer un film de présentation ou une tablette présentant les parties non accessibles salle par salle, ou même, mettre au point un dispositif de réalité virtuelle.

Exemple N°2

En matière de sécurité incendie, un MH peut ne pas répondre aux normes demandées pour les matériaux de construction et prend donc des risques quant au comportement du bâtiment au feu. En contrepartie, le site pourra mettre en place davantage de moyens d’évacuation.

Les dérogations s’obtiennent suite à une procédure précise. Elles peuvent être délivrées par le représentant de l’Etat dans le département (article R.111-19-10 du code de la construction et de l’habitation). La demande doit être accompagnée de l’avis d’un architecte des bâtiments de France.

Il existe plusieurs formulaires, selon le cas de figure, au sein desquels se fait la demande de dérogation :

Demande d’autorisation de construire, d’aménager ou de modifier un ERP

Dossier simplifié de demande de mise aux normes accessibilités

Dossier spécifique de conformité pour les travaux soumis à permis de construire

3. Récapitulatif des normes 

Cette liste reste soumise à l’avis de l’ABF qui, pour tous travaux d’accessibilité ou de sécurité, peut s’opposer à l’application des normes.

* Concerné

A vous de jouer ! Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à nous écrire : contact@hephata.fr

Pour aller plus loin

Tout savoir sur l’accessibilité des ERP 

La prévention incendie dans les ERP

Pour calculer sa jauge d’accueil

La réalité virtuelle au service du parcours de visite

chateau_gestion_couple

chateau_gestion_couple

Gérer un château en couple. Est-ce une bonne ou une mauvaise idée ? Hephata a rencontré deux couples propriétaires pour vous donner des éléments de réponse.

L’important à retenir dans cet article :

Se retrouver à la tête d’un château c’est se lancer dans une sacrée aventure. Souvent affaire de famille, les châteaux attirent de nombreux couples qui sont amenés à travailler ensemble à la gestion de leur domaine. Mais comment savoir si travailler en couple est fait pour nous ?

Cet article permettra de comprendre les tenants et aboutissants de ce mode de fonctionnement pour les châteaux qui ont choisi de développer des activités autour de :

– La capacité à travailler ensemble

– La vision du projet à court, moyen et long terme

– Quelques conseils pratiques pour réussir une bonne gestion commune

Introduction

Beaucoup de propriétaires se demandent s’il est possible de mener en parallèle un métier extérieur et le projet de développement autour d’un monument historique. En outre, quels sont les avantages à travailler conjointement au projet ? Quels sont les inconvénients ? Quelles contraintes doit-on anticiper pour ne pas laisser pour compte sa vie de famille ?

Gérer les activités d’un château est une activité professionnelle à part entière. Tous les propriétaires le disent, reprendre la gestion d’un château mais aussi trouver un modèle économique qui tienne la route s’apparente à la création d’une entreprise. Pour travailler en couple, comme d’ailleurs avec un membre de sa famille (enfant, frère ou sœur), il convient de :

– Mettre son énergie au service d’un projet commun

– Apporter des compétences complémentaires à l’élaboration du projet

– Être capable de passer beaucoup de temps ensemble

Aussi, avant de se lancer, le couple doit avoir en tête que la séparation entre leur vie privée et leur vie professionnelle va inévitablement être réduite. Tous les couples ne sont pas nécessairement capables de travailler ensemble. Il est nécessaire, voire vital, de se poser les bonnes questions pour éviter la catastrophe. HEPHATA a pu interroger deux couples propriétaires pour en savoir un peu plus.

Thibaud et Julie de Rohan Chabot, propriétaires du château de Bonnefontaine en Bretagne ont développé des activités de réception (mariages, séminaires, gîtes) en parallèle de leur activité professionnelle. Il s’agit pour eux d’apporter des revenus supplémentaires pour entretenir le château. Leur choix est de « réinvestir à 100 % les revenus générés par les activités de la propriété ». Il est nécessaire pour eux d’avoir une activité professionnelle à l’extérieur de la propriété.

Géraud et Stéphanie de Laffon, propriétaires du château de Gizeux en Indre-et-Loire se sont positionnés sur une offre de visites grand public (surtout les familles) ainsi qu’une offre de chambres d’hôtes. Au lancement du projet, Géraud arrête son travail pour se consacrer entièrement à la valorisation du château (offre, axes stratégiques, marketing). Après trois ans, il décide de se mettre à son compte en choisissant une profession compatible avec l’activité économique du château. Selon eux, une activité salariée est inenvisageable avec le développement de ce style de projet. Stéphanie, quant à elle, travaille à temps plein pour le château pendant neuf mois de l’année. Pendant la période estivale, elle travaille sept jours sur sept.

1. Savoir si l’on est capable de travailler en couple

Comme dans une entreprise, travailler ensemble nécessite de savoir évacuer les sentiments et émotions personnelles, qui n’entrent pas dans le cadre professionnel. Pour gérer un château, il faut donc se mettre dans la peau d’un entrepreneur. Et entreprendre en couple nécessite de développer une très bonne communication. Celle-ci sera immanquablement favorisée par la connaissance mutuelle et la complémentarité des deux individus qui découle de toute vie de couple. En outre, les propriétaires s’accordent pour dire que la jeunesse est un facteur très positif qui favorise l’audace et la créativité.  

a) Savoir travailler en couple dans un château nécessite une communication sans tabou

La question qu’il convient de se poser est la suivante : communiquons-nous bien l’un avec l’autre ? Savons-nous nous dire les choses, simplement ? Entre associés, il faut adopter un mode d’échanges bienveillant. Il s’agit de se parler avec franchise, en évitant les non-dit, tout en restant respectueux des idées de l’autre. En outre, la vie de couple implique une grande connaissance mutuelle qui facilite le travail conjoint. Chacun apporte sa pierre à l’édifice grâce à une certaine complémentarité.

Au château de Gizeux par exemple, Stéphanie est plus prudente que Géraud. Cela permet « d’équilibrer avec l’enthousiasme, parfois trop débordant » de son mari. Pour Géraud, l’idée de reprendre la gestion du château familial était déjà présente lorsqu’ils se sont rencontrés. La question d’une gestion commune a donc été abordée très rapidement. Même s’ils ne savaient pas la tournure que prendrait une potentielle reprise, le projet était présent dans leurs têtes dès le départ. Sans l’accord de principe de sa future épouse, il aurait pris un tout autre cheminement professionnel.

À Gizeux il n’y a pas de tabou : les préjugés ferment les portes. Sans essayer, aucun succès. Alors on saisit toutes les opportunités : une logique qui favorise la créativité.

Thibaud de Rohan Chabot explique, quant à lui, que collaborer ensemble demande un réel travail pour anticiper les réactions de l’un et de l’autre. L’objectif premier est celui de ne pas se marcher sur les pieds : à chacun ses activités ! La communication est donc fondamentale pour éviter les doublons.

b) Savoir travailler en couple c’est faire preuve d’audace et d’inventivité, des critères favorisés par la jeunesse

Pour Stéphanie, il faut commencer jeune ! Avec Géraud, ils ont eu la chance de reprendre la gestion économique et touristique du château à 32 et 38 ans. Un vrai atout au niveau de l’énergie. D’autant que plus on est jeune, moins on est exigeant sur le confort de vie. On peut plus facilement se permettre de venir s’installer dans le château avec peu de chauffage et de s’adapter à un cadre rustique, à la décoration parfois démodée. Seule l’aventure compte.

Pour Thibaud et Julie, arriver jeune leur a permis d’avoir l’énergie et l’envie nécessaires pour mener à bien le projet. « La motivation peut s’estomper avec le temps, d’autres projets pouvant prendre la place » nous explique Thibaud. Il s’agit donc de savoir commencer au bon moment.

c) Savoir travailler en couple c’est optimiser la répartition des tâches pour éviter les conflits

L’une des principales difficultés du travail en couple consiste à bien définir le rôle et les tâches de chacun afin d’éviter un empiètement de l’un sur le travail de l’autre. Sans cela, le couple va droit au conflit. La confiance en l’autre est également indispensable pour ne pas se sentir étouffé dans son travail.

Au château de Gizeux, Géraud gère la réflexion stratégique, la rédaction des messages de communication, la recherche d’opportunités ainsi que la diversification des offres (axe, conception, test). Stéphanie s’occupe quant à elle de la phase opérationnelle. Ainsi, elle gère les chambres d’hôtes : accueil, tables d’hôtes, visites privées. Elle se charge également de la partie touristique : visites scolaires, ateliers, visites de groupes pour les adultes et les touristes étrangers. Enfin, la gestion des équipes lui revient : guides, billetterie, restauration.

À Bonnefontaine, Thibaud nous explique que la gestion en couple implique une grande discipline : segmenter les tâches permet d’éviter les doublons, les contre-ordres. Chacun doit avoir ses propres missions et les piloter seul. Pour eux, la répartition des tâches s’est effectuée naturellement, en fonction des affinités et du temps de chacun. Julie s’occupe des réceptions, de l’accueil du public et de la gestion des travaux. Thibaud gère la partie administrative ainsi que la gestion rurale et forestière du domaine.

Bilan

Vous êtes capables de travailler en couple dans un château si vous savez communiquer sans tabou, faire preuve d’audace et d’inventivité mais aussi optimiser la répartition des tâches !

2. Apprendre à séparer vie privée et vie professionnelle

Pour mener à bien un projet de développement d’activités économiques dans un château en couple, il est indispensable de séparer vie privée et vie professionnelle. Pour cela, il faut savoir analyser les conséquences qu’aura un projet entrepreneurial sur la vie de famille, choisir l’éducation que l’on veut donner à ses enfants, ne pas faire une croix sur les temps de vacances et réfléchir les espaces selon leurs fonctions.

a) Apprendre à séparer vie privée et vie professionnelle c’est analyser les conséquences sur la vie de famille

Pour Thibaud de Rohan Chabot, il est important de préserver sa vie de couple : en l’absence d’enfants, notamment, et si l’activité est exercée à domicile, il est parfois difficile de se ménager du temps personnel. Pour maintenir un bon équilibre au sein de l’entreprise, il conseille donc d’instaurer un rituel.  

En outre, il faut toujours garder à l’esprit l’objectif principal de l’activité. Il convient de trouver un équilibre avec les activités commerciales. Pour eux, il s’agit avant tout de conserver l’esprit d’une maison de famille, accueillante, transmissible à la génération suivante.

b) Apprendre à séparer vie privée et vie professionnelle c’est anticiper l’éducation que l’on veut pour ses enfants

La question de l’éducation des enfants est une réelle problématique qui implique de se demander s’il sera possible de rester habiter le château à l’approche du collège. La question réside avant tout dans le fait de décider de vivre ou non à la campagne ce qui a des conséquences sur la scolarité des enfants.

c) Apprendre à séparer vie privée et vie professionnelle c’est ne pas oublier de prendre des temps de vacances

À Gizeux, la grande contrainte est celle de l’absence de vacances. Avec les visites, il est impossible de partir en vacances l’été. Et pendant l’année, les chambres d’hôtes bloquent également la situation. Pendant longtemps, les vacances de Noël ont permis de s’extraire un peu du château. Avec le confinement dû à la crise sanitaire de mars à mai 2020, Stéphanie avoue avoir redécouvert la joie de se mettre dans un transat ou de faire un barbecue en famille.

Pour Thibaud et Julie, savoir décrocher et ne pas cannibaliser la sphère privée est une priorité. Prendre des vacances permet donc de s’éloigner et de revenir avec une motivation renouvelée.

d) Apprendre à séparer vie privée et vie professionnelle c’est réfléchir les espaces par rapport à leur destination

À Gizeux, Stéphanie donne les conseils suivants : « si on veut travailler à deux, il faut être sûr de pouvoir le faire ». Et pour cela il faut, dès le départ, réfléchir la demeure dans sa globalité avec ses différentes fonctions. Les lieux privés doivent servir à la vie de couple et la vie familiale. Les bureaux sont destinés au travail. Les espaces d’accueil sont destinés aux visiteurs et aux hôtes.

Pendant longtemps le château de Gizeux n’avait pas pour priorité d’avoir d’espace familial dédié. La volonté principale étant de monter rapidement en flux économique. Mais attention, revenir en arrière pour délimiter les espaces est beaucoup plus difficile. L’arrivée des premiers petits-enfants peut changer la donne. Il est indispensable que les enfants de la famille puissent se sentir en vacances quand ils viennent passer quelques jours au château.

3. Quelques conseils pour une bonne reprise à deux

Reprendre la gestion d’un monument historique implique d’être curieux de tout et d’avoir la volonté de transformer des idées en réalisations concrètes. Ensuite, il faut rester compétitif sur son marché ce qui implique de se réinventer en permanence. Pour cela, et si c’est possible, il faut s’entourer d’une équipe dynamique qui aidera les propriétaires à porter les différents projets. En outre, il semble nécessaire d’avoir le regard ouvert sur le monde extérieur pour garder le cap tout en ne s’enfermant pas dans son projet.

a) S’entourer d’une bonne équipe pour renforcer la dynamique du lieu

En tant que propriétaire et porteur de projet, il est plus facile d’avancer sereinement dans le développement d’activités lorsqu’on est entouré par une équipe dynamique et compétente. Mais pas toujours facile de dégager le flux nécessaire à l’entretien du domaine et à sa restauration en embauchant des saisonniers.

À Gizeux, par exemple les équipes de stagiaires se succèdent ce qui n’est pas toujours facile à gérer. Pour satisfaire l’offre, il arrive parfois qu’il faille y avoir six stagiaires en même temps afin de gérer l’accueil, la billetterie, les visites, la vie pratique etc. Le problème est de réussir à trouver des étudiants multifonction avec des profils complets ce qui s’avère être de plus en plus complexe. Avoir une équipe plus stable faciliterait le travail.

b) Conserver une ouverture d’esprit sur le monde

Avoir vu autre chose

Pour Thibaud de Rohan Chabot, il faut identifier le bon moment pour se lancer, ni trop tôt ni trop tard. Avant de se « retirer » à la campagne il faut avoir vu le monde, gagner de l’expérience, faire ses armes ailleurs. La frustration de ne rien connaitre d’autre s’accroît avec le temps. À Bonnefontaine, ils ont repris le projet en 2013, au retour d’une expatriation à l’étranger (Dubaï).

Mais il ne faut pas non plus trop attendre car le désir d’entrepreneuriat peut passer, donc il ne faut pas laisser passer le bon moment et se lancer. La difficulté est de savoir identifier le bon moment. En outre, il ne faut jamais s’installer si la situation juridique, successorale, familiale n’est pas claire, cela finit toujours, ou presque, en catastrophe. 

Garder le cap

Thibaud et Julie expliquent qu’il ne faut surtout pas « se laisser écraser par une tâche qui parfois peut sembler bien lourde ». Il faut sans cesse se rappeler les raisons qui ont poussé à se lancer. Autrement dit, l’objectif principal est à toujours garder, comme un fil rouge. Pour eux, il s’agit avant tout de préserver le caractère familial du lieu. Le business développé est un moyen mais non une fin en soi. 

À Gizeux, dès que l’année est bonne économiquement, l’argent est réinvesti dans des chantiers de restauration. C’est la priorité que se sont donnée Géraud et Stéphanie. En outre, faire de son mieux est fondamental ce qui aide à ne pas se décourager. 

Ne pas s’enfermer dans le projet

Rester libre par rapport au projet est primordial. Pour Géraud, le développement d’activités au château de Gizeux est une belle aventure. Néanmoins, s’il fallait choisir entre la famille et le château, il n’hésiterait pas, ce serait la famille.

« On s’est dit qu’on donnerait 25 ans de notre vie mais c’est tout. Cette activité est usante et on a envie de vivre une dernière période de grands-parents pour voyager, revoir nos amis plus régulièrement. » Il ne faut pas se sentir prisonnier du projet. Aussi, se fixer une deadline permet de :

– Ne pas s’accrocher avec entêtement sur la façon dont on voit les choses : il faut pouvoir dès le début aborder ce sujet et mettre sur la table l’avenir souhaité

– Prendre du recul face aux choses : le propriétaire n’est qu’un maillon dans la grande histoire du lieu.

Pour Géraud, « entrer dans le business doit toujours être accompagné de la question : comment on en sort ? »

Conclusion

Gérer un château en couple est un projet de vie. À la fois fascinant et motivant, il implique de savoir se poser les bonnes questions avant de se lancer. Éducation des enfants, délimitation des espaces dédiés à la vie privée et à la vie professionnelle, répartition des tâches etc., se lancer dans un projet de développement économique de son château n’est pas à prendre à la légère. En outre les propriétaires qui parviennent à avancer sereinement dans leur projet sont ceux qui ont appris à se détacher de leur propriété en considérant qu’ils ne sont que des dépositaires du lieu et de son histoire.

A vous de jouer ! Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à nous écrire : contact@hephata.fr

Pour aller plus loin

Hériter d’un monument historique : charge ou opportunité ?

Comment choisir ses outils de gestion hôtelière ?

Reprendre un château abandonné

Quelles entreprises s’appuient sur l’acquisition d’actifs naturels ou patrimoniaux pour renforcer leur stabilité financière ?

L’important à retenir dans cet article

C’est une véritable stratégie des entreprises qui, pour renforcer leur stabilité financière, acquièrent des biens fonciers issus du patrimoine naturel. 

Une entreprise, pour renforcer sa stabilité financière peut choisir d’axer sa stratégie sur des acquisitions foncières. Acheter du patrimoine naturel lui permet de :
– Asseoir sa stratégie financière sur l’acquisition de biens tangibles ayant une valeur, a priori intrinsèque, bien que de plus en plus sensible aux spéculations
– Dé-risquer son portefeuille d’actifs à travers des actifs décorrélés des marchés financiers
– S’engager dans une politique écologique, voire ISR (Investissement Socialement Responsable), utile et durable en plus d’être tendance

Avant toute chose, que faut-il entendre par « stabilité financière » ?

Selon la Banque Centrale Européenne (BCE), « la stabilité financière est une situation dans laquelle le système financier – qui englobe les intermédiaires, les marchés et les infrastructures de marché – est capable de résister aux chocs, en réduisant la probabilité d’une interruption du processus d’intermédiation financière qui serait suffisamment importante pour perturber l’allocation optimale des ressources ». Pour une entreprise, devenir stable financièrement implique donc d’avoir des ressources extérieures à son activité principale qui lui permettent de survivre en cas de crise (krach boursier, crise sanitaire, effondrement du marché, très forte concurrence etc.).

La notion de « foncier » quant à elle, se distingue de l’immobilier en ce qu’elle désigne tout ce qui relève de la terre. On parle de foncier bâti ou de foncier non bâti. Aussi le foncier renvoie aussi bien aux terrains constructibles qu’aux terres agricoles ou aux forêts. 

Asseoir une stratégie financière sur l’acquisition de biens tangibles ayant une valeur, a priori, intrinsèque, bien que de plus en plus sensible aux spéculations

Les biens fonciers issus du patrimoine naturel sont, par essence, tangibles. Il s’agit de biens  physiques. C’est le cas des matières premières, issues des forêts (le bois) ou des terres agricoles (le blé, le maïs, le raisin…) ou encore de l’or. Par son caractère réel, le bien ne peut être séparé de sa valeur qui lui est intrinsèque. 

Les rendements de ces biens réels sont moins importants que les produits issus des placements en bourse. Néanmoins, un tel investissement présente une plus grande sécurité qui réside dans cette valeur tangible. Fonder sa stratégie d’entreprise sur ce type de biens est une stratégie qui permet de renforcer sa stabilité financière à  long terme. 

En revanche, le risque est de se retrouver face à une situation où la spéculation, pratique liée aux opérations financières et commerciales fondées sur les fluctuations du marché, vient dénaturer le marché. L’intention première de l’achat devient alors une volonté de revendre plus cher quelques années plus tard. Selon Dominique Plihon, professeur d’économie financière à l’Université Paris XIII et membre des économistes attérés, la spéculation est critiquable notamment  parce que la spéculation peut contribuer à l’instabilité des marchés ou à des crises graves comme la crise sur la dette publique grecque ou sur l’euro.

Dé-risquer son portefeuille d’actifs à travers des actifs décorrélés des marchés financiers

Les entreprises possèdent de nombreux actifs (immobilisés ou circulants). Il s’agit de tous les biens et droits qu’elles possèdent : bâtiments, matériel, créances, personnel, parts de marché etc. Beaucoup d’entreprises décident de placer leur argent, ce qu’on appelle le portefeuille d’actifs, pour le faire fructifier. Il existe différents moyens : 
– L’achat de parts de capital 
– L’investissement en bourse

Ces actifs sont attachés au aléas des marchés financiers mondiaux, lieux physiques ou virtuels où les investisseurs négocient des titres à l’achat ou à la vente. 

Avec la crise de 2008, les investisseurs ont pu être amenés à changer de stratégie. Isabelle Scemama, head of fund groups et responsable des actifs réels au sein d’AXA IM, explique que « les effets de la crise et la baisse des taux d’intérêt ont conduit les investisseurs à se tourner de plus en plus vers des placements moins liquides, mais plus rentables ». L’acquisition de foncier naturel apparaît comme une solution possible . Comme dit précédemment, acheter du foncier naturel c’est investir dans des actifs assis sur des biens réels, par essence, décorrélés des marchés financiers. 

Investir dans des actifs décorrélés de ces marchés permet aux entreprises de :
– Augmenter le rendement global de leur portefeuille grâce à des rendements compris entre 2 et 15%
– Accroître la diversification de leur portefeuille financier 
– Se protéger contre l’inflation et sécuriser leurs revenus
– Investir dans des actifs stables qui ne souffrent pas de la cyclicité des marchés boursiers et dont la valorisation n’est pas remise en cause à chaque crise boursière
– Réduire la volatilité des performances du portefeuille financier

Olivier Héreil, directeur général adjoint, directeur des investissements et des gestions d’actifs de BNP Paribas Cardif, précise qu’il préfère « attendre de trouver des opportunités sur les marchés au meilleur prix plutôt que de nous contraindre à investir tous les ans ».

Sur le long terme, la demande pour le bois présente un potentiel réel de prise de valeur dans deux secteurs principalement l’énergie et la construction. Les revenus issus de l’exploitation sylvicole (vente de bois, location de chasse etc.) lui permettront de renforcer sa résilience. 

S’engager dans une politique écologique, voire ISR

Plusieurs entreprises ont pour stratégie d’investir dans le patrimoine. Elles achètent donc des châteaux pour servir une politique RSE ou ISR (Investissement Socialement Responsable). Cette stratégie se décline également pour les entreprises qui cherchent à valoriser le patrimoine naturel.. 

En outre, à l’heure de la protection environnementale, acquérir une forêt ou des terres agricoles a du sens d’un point de vue ISR. L’investissement socialement responsable (ISR) cherche à concilier placement financier et critères environnementaux. On parle « d’application des principes du développement durable à l’investissement ». Aussi, une entreprise qui fonderait sa stratégie sur l’acquisition foncière de biens issus du patrimoine naturel s’engage dans une politique écologique, utile et durable. Un tel engagement peut considérablement renforcer son image de marque. Il s’inscrit dans une dynamique de protection. de l’environnement très en vogue, tel que le pratique la marque d’ameublement Ikea.

Les risques inhérents à ce type d’investissement 

Ce type d’investissements présentent des risques non négligeables :
L’illiquidité de ce type d’actifs : pour devenir rentables, ces actifs doivent être détenus sur le long terme. En cas de besoin de capitaux à court terme, l’investisseur ne peut donc pas compter sur la vente de ses actifs
La sélection des actifs : les investisseurs doivent notamment s’assurer de :

– La viabilité des projets financés sur le long terme
– La solidité de l’exploitant qui le gère
– Les perspectives des marchés sélectionnés, notamment ceux dont les prix sont régulés par l’État

Dans la filière du bois par exemple, ces risques sont ceux liés à la perte en capital en raison :
– Des risques naturels (incendies, tempêtes) 
– De la baisse de la valeur du bois 

Exemple

Groupama Immobilier, qui gère les actifs de la Société Forestière Groupama a investi dans la filière sylvicole. Propriétaire d’environ 22 000 hectares de forêts, la société gère, pour ses mandants, un patrimoine valorisé à 3,2 milliards d’euros. À ce titre, Groupama Immobilier est un des principaux gestionnaires d’actifs immobiliers français. La Société Forestière Groupama est le troisième propriétaire forestier institutionnel français. En investissant dans les forêts, l’entreprise s’assure une stabilité financière. Cet investissement est particulièrement pertinent aux vues de son domaine de compétences et d’actions. En outre, ces actions de valorisation contribue au bon entretien du parc forestier français, une aubaine pour le patrimoine naturel.

Conclusion

Si acquérir du patrimoine naturel pour renforcer la stabilité financière de son entreprise se fait beaucoup, il n’est pas nécessaire de le faire soi-même. Aussi, certains acteurs économiques réalisent des transactions de biens fonciers (des forêts, des vignobles etc.) pour le compte de leurs clients (holding familiales, investisseurs…). 

Pour aller plus loin 


Renforcer sa production en valorisant le patrimoine

Patrimoine et politique RSE des entreprises

Entreprises : investir dans le patrimoine bâti

acteurs-europe-chateau

acteurs-europe-chateau

Panorama des acteurs européens du patrimoine. Qui sont-ils ? Quel est leur rôle ?

acteurs-europe-chateau

L’important à retenir dans cet article :

En France, les institutions pour le patrimoine sont nombreuses. Elles effectuent un travail constant en matière de conservation et de valorisation du patrimoine. La Fondation du Patrimoine, la Demeure Historique, les Vieilles Maisons Françaises œuvrent à la sauvegarde de notre identité collective. 

En Europe, des organismes comme Europa Nostra fédèrent autour des politiques de valorisation du patrimoine européen. Ils créent de véritables mouvements citoyens. Actions concrètes, concours, mises en place de partenariats etc., les initiatives ne manquent pas. Elles prouvent que le patrimoine est, aujourd’hui encore, au cœur des préoccupations internationales. 

Les points clés de cet article : 
– Les grandes étapes de la reconnaissance d’un patrimoine culturel à l’échelle européenne depuis le début le XVIIIème siècle 
– La place du patrimoine en Europe aujourd’hui avec la création d’un espace culturel commun
– Les organismes ayant pour mission de sauvegarder ce patrimoine à l’échelle européenne
– L’avis des européens par rapport à l’Europe culturelle

Introduction

Selon le Conseil de l’Union Européenne, « le patrimoine culturel est un atout majeur pour l’Europe et une composante importante du projet européen […] en étant un socle de connaissances irremplaçable et [une] ressource précieuse pour la croissance économique, l’emploi et la cohésion sociale, il enrichit la vie de centaines de millions de personnes, nourrit l’inspiration des intellectuels et des artistes et est un moteur pour les industries culturelles et créatives ». Outre ces considérations, l’Union Européenne a mis en place des politiques culturelles communes en matière de patrimoine. Elle considère ce dernier comme étant le ciment matériel qui lie les européens entre eux. 

Le patrimoine culturel provoque ainsi un certain engouement au sein des mentalités et des politiques européennes. Il est un atout multidisciplinaire, vecteur transversal dans les relations humaines. Au-delà de sa dimension matérielle historique, le patrimoine est un outil de promotion territoriale.

1- La notion de patrimoine culturel dans l’histoire, une montée progressive vers la reconnaissance du Patrimoine comme « atout majeur » de l’Union Européenne

a) Le patrimoine culturel, acteur de la construction des identités nationales du XVIIIème au XXème siècle

Dans son ouvrage « Le patrimoine culturel, instrument de la stratégie de légitimation de l’Union européenne », Marie-Anne Guérin explique que l’apparition de la notion de patrimoine au sens culturel du terme est apparue avec l’idée de nation au moment de la Révolution française. Il joue « un rôle majeur dans la construction des identités nationales aux XIXème et XXème siècles ».

La philosophie des Lumières opère un changement de réflexion sur la légitimité des États. On passe d’un pouvoir de droit divin à la souveraineté nationale ou populaire. Les monuments historiques, les châteaux, les églises deviennent alors une propriété commune. Cette propriété participe « à la production ou encore à la mise en sens de la collectivité nationale, en l’inscrivant dans le Temps. Le patrimoine culturel va donc avoir la mission de donner un sens nouveau à la Nation. 

b) L’apparition de la notion d’identité européenne après la Seconde Guerre Mondiale

Avant les deux guerres mondiales, des rivalités culturelles bouleversaient déjà l’échiquier européen. Les rapports de dominations nationales étaient encore très forts. Aucune union communautaire n’avait été créée hormis le partage d’un même territoire géographique (Le Vieux continent) et d’une volonté commune : devenir la puissance dominante de l’Europe en étendant son territoire grâce aux colonies. C’est avec la fluidification des échanges, qu’une culture européenne a commencé à se diffuser entre les États. Le tourisme naît dès le XVIIIème siècle entraînant de premiers partages autour d’une culture commune. 

Après la montée des nationalismes, on assiste à une méfiance globale sur la mise en place d’actions voire de politiques culturelles, certains criant à « l’impérialisme ». Au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, les seules préoccupations sont alors d’ordre purement économique ! La priorité est de rétablir une stabilité économique au sein des relations interétatiques. En parallèle de cela, on remarque un intense désir de faire communauté et de s’investir davantage dans sa Nation. La Libération permet de mettre en exergue les identités culturelles et ethniques, mises sous silence par les idéologies. Elle permet également de mettre la culture au centre, en tant que dimension capitale et déterminante de l’identité européenne

Ainsi, à partir des années 1950, le Conseil de l’Europe commence à proposer des actions culturelles plus importantes pour l’UE. Se développe une volonté de garder en commun ce Patrimoine et de le pérenniser afin de pouvoir le transmettre. C’est ainsi que le Conseil de l’Europe décide de mettre la création de politiques culturelles au cœur des préoccupations des enjeux internationaux. Leur vocation est de valoriser cet héritage commun.

c) Les Traités, fondements des politiques culturelles à l’échelle européenne à la fin du XXème siècle

Le 7 février 1992 est signé le Traité de Maastricht. Il fait de la culture et du Patrimoine un atout majeur pour l’Union Européenne. Le Traité formule clairement la volonté de l’Union Européenne de « s’unir dans la diversité » , notamment grâce à la culture. L’article 128-1 l’évoque très clairement : « La Communauté contribue à l’épanouissement des cultures des États membres dans le respect de leur diversité nationale et régionale, tout en mettant en évidence l’héritage culturel commun. »

Le Traité de Lisbonne entré en vigueur en 2009, prend des dispositions communes entre les états membres au sujet du Patrimoine. L’article 3 du Traité évoque la volonté de l’UE de « veiller à la sauvegarde et au développement du patrimoine culturel européen »

2- La place du Patrimoine en Europe aujourd’hui : valoriser un espace culturel commun

missions

Dans les années 2000, l’UE a développé un programme intitulé « Culture 2000 » afin de cadrer la mise en place de politiques culturelles. Sa vocation est de mettre en en valeur un espace culturel commun  aux européens en favorisant la  coopération entre les créateurs, les acteurs culturels et les institutions culturelles des Etats membres. Le programme Culture prévoit des subventions visant à promouvoir la coopération culturelle.

Cependant, l’UE a rencontré, au moment de la formulation de ces dernières, des obstacles de taille puisque chaque état membre n’avait pas les mêmes capacités économiques ni matérielles de les appliquer. L’Union Européenne a donc adopté un positionnement de conseil et de recommandation dans l’exercice de ces politiques puisqu’elles ne pouvaient s’appliquer uniformément à l’ensemble de l’Europe

De ce fait, en matière de politiques patrimoniales, l’Europe s’attache à définir le patrimoine non pas en tant que politique mais en tant qu’identité justifiante du peuple européen.

Financement

L’Union Européenne a alors mis en place un programme commun « Europe Créative ». Ce programme vise à financer la valorisation et la sauvegarde du Patrimoine européen. 

Selon le Parlement Européen, il dispose d’un budget de 1,46 milliard d’euros pour la période 2014-2020. Cela couvre principalement des projets culturels et médiatiques. Sur ce montant, près de 27 millions d’euros ont été affectés à des projets liés au patrimoine culturel. Ces financements œuvrent en faveur de la stratégie Europe 2020 qui vise à augmenter le nombre de d’emplois. « Elle met l’accent sur une croissance intelligente, durable et inclusive comme moyen de surmonter les faiblesses structurelles de l’économie européenne, d’en améliorer la compétitivité et la productivité et de jeter les bases d’une économie sociale de marché durable. »

En collaboration avec la Banque européenne d’investissement, les acteurs de l’UE comme  Europa Nostra en faveur de la protection du patrimoine culturel européen participent d’une même voix à la préservation des sept sites patrimoniaux considérés comme étant les plus en danger d’Europe.

a) Favoriser les relations inter-étatiques en matière culturelle – le rôle de la Commission Européenne

Missions

L’Union Européenne a dépêché sa commission pour mettre en place un cadre théorique en matière de politiques patrimoniales et fédérer ses états membres autour de rencontres, d’assemblées afin de prendre des décisions communes. L’objectif est de favoriser les relations inter-étatiques et de développer des projets communs. 

OUtils

Pour répondre à cette mission, a notamment été mis en place en 2018 l’année européenne du patrimoine culturel https://patrimoineeurope2018.culture.gouv.fr/ qui fixe une campagne de communication autour du Patrimoine et de la valorisation des projets qui y sont liés. Elle a pour objectif de mettre en évidence par l’octroi d’un label les meilleures pratiques de valorisation et de conservation inter-étatiques afin de renforcer un sentiment d’appartenance à un espace européen commun.

Impacts

Le Parlement Européen continue à prendre des mesures pour la sauvegarde du patrimoine culturel de l’Union Européenne en mettant en place des initiatives, comme le programme « Europe créative », et en encourageant les actes des institutions nationales pour le Patrimoine. Cela a un impact considérable notamment en matière d’éducation. Selon un sondage réalisé en octobre 2017, 47% de la population européenne serait favorable à l’intégration d’un volet « patrimoine culturel » dans les programmes scolaires.

De même, on assiste à un intérêt croissant ces dernières années pour la préservation de l’environnement, non seulement sur le plan écologique mais aussi sur le plan historique, avec une véritable envie de le pérenniser pour le transmettre aux générations futures. Ainsi, l’Union Européenne a mis en place un nouveau programme intitulé « Horizon 2020 » qui soutient tous « les projets liés au patrimoine culturel dans des domaines tels que le patrimoine scientifique, la primauté industrielle et les défis sociétaux. »

Avec un budget de plus de 100 millions d’euros, ce programme soutient des initiatives innovantes comme la numérisation des espaces culturels (réalité virtuelle, animations 3D…). En 2016, « Horizon 2020 » avait soutenu au Prix du Patrimoine Culturel de l’UE d’Europa Nostra le projet de recherche SASMAP qui permet par une modélisation 3D de reconstruire « in situ » le patrimoine subaquatique. Il serait composé, selon l’UNESCO, d’environ 3 millions d’épaves de navires, sans oublier les paysages et les ruines sous-marines. 

b) Mettre le patrimoine au premier plan de la conscience collective – le rôle d’Europe Nostra

Missions

Créée à la fin du XXème siècle, cette organisation non gouvernementale (ONG) est aujourd’hui à la tête d’une fédération européenne pour le patrimoine culturel. Sur plus de 50 pays, Europa Nostra agit en partenariat avec l’UNESCO, l’Union Européenne et le Conseil de l’Europe. Avec aujourd’hui à sa tête le chanteur d’opéra Plácido Domingo, le but permanent d’Europa Nostra est de mettre le patrimoine, sa conservation et valorisation au premier plan de la conscience collective.

Pour cela, ces missions sont multiples. Son rôle est de : 
– Agir comme un groupe de pression représentatif du patrimoine culturel en Europe. Elle mène en ce sens une véritable action militante. Une de leur dernière initiative, #Ode2Joy permettait à quiconque de prouver son attachement au patrimoine en réinterprétant l’Ode à la Joie de Beethoven devant son monument favori. Ce challenge a eu un impact exceptionnel sur les réseaux sociaux puisque des milliers de vidéos ont été tournées dans toute l’Europe autour d’une même communion, d’un même chant : l’hymne européen. 
– Célébrer et promouvoir l’excellence à travers les Prix du Patrimoine culturel de l’Union Européenne et met en place plusieurs récompenses d’un montant maximal de 10 000€ ; 
– Sauver les monuments historiques, sites et paysages culturels de l’Europe considérés en danger ;
– Animer un réseau d’acteurs du patrimoine culturel en Europe. 

Europa Nostra a un réel impact politique sur le financement européen avec des actions directes ou indirectes. Leur action principale réside dans la mise en place d’un Prix pour le patrimoine culturel de l’Union Européenne qui récompense toutes les actions mises en place pour la conservation du patrimoine culturel avec notamment la restauration de bâtiments et des collections d’art. 

outils

Le Prix européen du Patrimoine mis en place avec l’Union Européenne est l’outil le plus précieux de l’organisation pour faire passer son message sur les solutions qu’elle peut apporter concrètement au monde culturel européen dans un mouvement citoyen.  

Ce Prix récompense les initiatives européennes selon 4 catégories : 
– Les projets de conservation ;
– La recherche ;
– La contribution exemplaire à la conservation du patrimoine ;
– L’éducation, la formation et la sensibilisation.

Pour l’édition 2019, plus de 140 candidatures ont été examinées par un jury international afin de valoriser chaque initiative et de mettre en exergue les meilleures d’entre elles. Vingt-sept lauréats ont été sélectionnés dans toute l’Europe selon les catégories énoncées précédemment. Sur ces vingt-sept lauréats, des Français ont été distingués pour leurs efforts notamment en matière de conservation comme en témoigne le château de Montreuil-Bonnin (Vienne) récompensé pour son travail de restauration engagé en 2013. 

La Commission Européenne et Europa Nostra, dans le cadre du Prix du Patrimoine culturel européen, ont même honoré la Brigade des Sapeurs-pompiers de Paris suite à leur précieuse intervention lors de la tragédie qui a frappé Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019. 

Financement

Europa Nostra reçoit ses fonds principalement du mécénat et de l’Union Européenne. Cette dernière lui attribue une subvention de 40 000 € chaque année. Des familles influentes et mécènes comme les Leventis, des Chypriotes, ou les Koster, une famille hollandaise, participent activement à proposer de nouveaux dons mais il ne faut pas oublier le mécénat d’entreprise qui réalise quant à lui une importante part des fonds financiers d’Europa Nostra.

c) Une Europe culturelle reconnue par les européens

Une enquête réalisée par Ipsos et le Ministère de la Culture réalisée en 2007 montre que, s’il existe beaucoup de désaccords entre les États européens sur le plan politique, économique ou social, « l’Europe Culturelle semble être aujourd’hui une réalité véritablement ressentie par une bonne part des citoyens de l’Union Européenne ».

83% des européens considèrent qu’au moins une partie de leur patrimoine national est intégré au sein du patrimoine culturel européen. Ainsi, pour 60% des européens, le patrimoine culturel européen apparaît comme un élément incontournable du sentiment d’appartenance à l’UE. Selon l’enquête, « si ce sentiment est aussi fort, c’est très certainement aussi parce que les racines culturelles de l’Europe sont plus anciennes que le projet institutionnel et politique qui ne date que de l’après-guerre. »

L’Europe apparaît également comme une chance pour la sauvegarde des patrimoines nationaux et ne représente pas nécessairement un risque de perte d’identité nationale. Pour 58% des européens, l’Europe peut d’ailleurs être un levier supplémentaire pour trouver des aides de sauvegarde. En outre, les patrimoines culturels européens des autres intéressent de plus en plus les citoyens européens. 

Pour les enquêteurs la date d’adhésion à l’Union Européenne et le sentiment d’appartenance à une communauté culturelle européenne sont liés. « Peut-être le fait que Florence, Berlin, Paris, Avignon, Bologne et Helsinki aient été déclarées capitales ou villes européennes de la culture, a-t-il contribué à l’émergence d’une conscience dans ce domaine en France, en Italie, en Allemagne et en Finlande. »

Conclusion :

Préserver le patrimoine culturel en Europe est donc une affaire collective qui déclenche de nombreuses initiatives citoyennes encouragées par les institutions du patrimoine. Cela se remarque notamment par l’engouement provoqué par le nombre de membres d’Europa Nostra. Même si la Commission Européenne ne peut établir des politiques communes aux états membres de l’UE, elle apporte des recommandations et des conseils permanents afin de construire une unité globale autour du Patrimoine et de sa valeur identitaire. 

A vous de jouer ! Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à nous écrire : contact@hephata.fr

Pour aller plus loin

Le National Trust : une success story

Le modèle économique des châteaux du XXIème

Idées pour rentabiliser un monument historique

Quels sont les modèles d’activités des châteaux français ?

photos-chateau-shooting-activites

photos-chateau-shooting-activites

Comment faire pour organiser des shooting photos dans son château ?

L’important à retenir dans cet article :
 A l’heure où la photo est un média de communication et de souvenir omniprésent, pourquoi ne pas en faire un vecteur de valorisation de son château ? Organiser des séances photos, les fameux « shootings », dans son château s’avère être une réelle opportunité, tant pour faire découvrir sa propriété que pour obtenir une nouvelle source de revenus financiers. 

Cet article permettra de :
– Découvrir les différents types de shootings (privés & professionnels)
– Connaître les avantages et inconvénients à développer cette activité

Introduction:

L’invention de la photographie ne s’est pas faite en un jour. De Nicéphore Niépce à Daguerre, inventeur du daguerréotype, aux frères Lumière, les techniques d’obtention de photos ont considérablement évolué.

On retrouve des styles de photographies en tout genre : mode, mariage, aérien, animalier, de paysages, d’architecture etc. Pour Philippe Halsman, il existe deux grandes catégories : les photos que l’on « prend » et les photos que l’on « fait ». Selon cette classification, le photographe est alors un reporter visuel ou un auteur visuel. 

La Bourse du Talent, qui récompense de jeunes photographes, distingue quant à elle quatre grandes catégories de lauréats en fonction de la catégorie de photos choisie : paysage, mode, portrait et reportage.

Alliant décors de rêve et espaces inédits, les châteaux apparaissent comme des lieux particulièrement adaptés à toutes ces typologies de photographies. Chaque shooting est une occasion de faire circuler l’image du château. Proposer son château pour cette activité ne demande ni investissements ni servitude pour le propriétaire. Il est libre de laisser l’ensemble de son château ou de sélectionner uniquement certains espaces : le parc, les escaliers, un salon en particulier etc. Impossible donc de se sentir « envahi ». 

Qu’il soit organisé dans un cadre privé ou dans un cadre public, le shooting est un outil pour valoriser les vieilles pierres ! Le succès et la rentabilité financière sont assurés.

1- Les shootings privés – la recherche d’un décor de rêve pour sublimer les personnes 

Aujourd’hui, tout le monde sait « faire de la photo ». Les voyages et visites sont l’occasion de remplir la mémoire des téléphones par d’innombrables photos en tout genre : paysages, portraits, monuments, scènes en actions etc. Néanmoins, si la photographie est désormais à la portée de tous, certains évènements de la vie impliquent de réaliser de vraies séances photos. La mode se répand… Pourquoi ne pas faire appel à un photographe professionnel pour immortaliser les moments de vie uniques ?

Quelles sont les cibles des shooting privés ?

Enterrements de vie de jeune fille (EVJF), enterrement de vie de garçon (EVG), mariage, naissance d’un enfant etc., les occasions de shooting privés ne manquent pas ! L’objectif est de trouver un cadre enchanteur. Les escaliers d’un château, les salons d’un manoir, la roseraie ou les canaux d’un domaine sont des lieux particulièrement prisés pour ce genre d’occasion. 

La prise de clichés est un véritable moyen de valoriser son site ! Les photos passent de main en main, circulent sur les réseaux sociaux et assurent, mine de rien, la publicité du lieu de shooting. Montrer son château dans ce qu’il a de plus beau apparaît donc comme essentiel ! 

Quels tarifs sont généralement pratiqués ?

Pour un shooting de mariage, les tarifs sont assez variables. Certains sites proposent des prestations à partir de 30 euros pour la location des espaces extérieurs du château. Si une bonne communication est effectuée, un tarif très attractif peut amener facilement des clients. La situation du château influe également sur le succès de l’offre : facilité d’accès et proximité de Paris ou des grandes villes sont des gages de réussite ! 

Quels sont les avantages à prendre en compte ?

Dans la sphère privée, le bouche à oreille fonctionne beaucoup. De belles photos de mariage prises dans un beau lieu va immanquablement faire « effet boule de neige ». L’idée de réaliser son shooting de mariage dans tel ou tel château va rapidement se propager. Na pas hésiter à être en contact et même à créer des partenariats avec des photographes spécialisés dans le domaine ! 

Quels sont les inconvénients et contraintes à prendre en compte ?

Le budget des particuliers est moins important que celui des professionnels. Il faudra accepter plus de shooting pour atteindre un chiffre d’affaire conséquent. En outre beaucoup de châteaux, qui louent leurs châteaux pour des mariages, incluent la séance photos dans la location du lieu. Si votre château n’est pas ouvert pour des mariages, le marché est donc très concurrencé ! 

Par ailleurs, les contraintes sont quasi inexistantes : dans le cadre d’un shooting pour un mariage, il suffit au propriétaire d’être présent. Le couple arrive avec son photographe et déroule sa séance comme bon lui semble. Le propriétaire doit veiller au bon entretien de son domaine afin d’assurer la qualité du « décor » proposé pour le shooting. Comme dans tous les domaines, une mauvaise réputation se répand plus rapidement qu’une bonne réputation. Proposer un shooting dans un espace mal entretenu, mal rangé ou peu propre risque de freiner très rapidement les réservations… 

Comment faire connaître son château ?

Pour accueillir des shootings privés, notamment pour les mariages, il est impératif de textebeaucoup communiquer sur le site internet du château et sur les réseaux sociaux. Il est également conseillé de communiquer auprès des photographes, wedding planner, associations etc. susceptibles d’être en contact avec les bonnes personnes.

Quels exemples de châteaux qui accueillent pour des shooting privés ?

Le Studio Mir Family, dans le Val de Marne propose différentes prestations autour de l’immortalisation « des grossesse, des premiers jours du nouveau-né et des sourires de la famille ». Une équipe spécialisée en partie dédiée aux futures mamans et aux bébés.

Et parfois, les futures mamans voient choses en grand ! Direction le Domaine de Chambord

On retrouve également les shooting d’inspiration pour les mariages. C’est le moment détente des mariés avant d’accueillir tous les invités. Place au moment de pur bonheur !

Enfin, on retrouve des shootings organisés par des associations de voitures de collection qui sont nombreuses à chercher des lieux pour leur rallye. C’était le cas au château du Taillis qui a accueilli, en septembre 2017, la 23ème édition du Rallye Automobile de Grand Papa.

2- Les shootings professionnels – la recherche de lieux inédits pour valoriser les produits

Proposer son château comme lieu de shooting, c’est répondre à une véritable demande.

Quelles sont les cibles des shooting privés ?

Nombreux sont les photographes, créateurs, designers etc., à la recherche de sites de prestige pour mettre en avant leurs modèles, produits et marques. On trouve fréquemment sur les réseaux sociaux des « posts » de photographes à la recherche d’un site historique pour accueillir leur shooting.  

Quels tarifs sont généralement pratiqués ?

Pour faire son shooting dans un monument historique, une marque verse au propriétaire entre 300 et 2.000 euros par jour. Un revenu financier non négligeable ! Au château de Janvry, par exemple, les tarifs varient de 750 € hors taxe / jour pour les shootings de projets en création (pour les sociétés de moins d’un an) à 1 500 € hors taxe / jour pour les shootings professionnels. Une journée de shooting s’étend de 9h à 19h. Les propriétaires demandent 250 € hors taxes par heure de shooting supplémentaire.

Quels sont les avantages à prendre en compte ?

Travailler avec des professionnels est rassurant puisque la location du lieu se fait de manière encadrée. 

Quels sont les inconvénients et contraintes à prendre en compte ?

Les shootings pour des publicités peuvent nécessiter une organisation complexe. Le risque est de voir arriver des équipes importantes composées de maquilleuses, caméristes, photographes, costumiers etc. Le propriétaire peut donc être amené à louer d’autres espaces à la société qui sollicite son château afin d’accueillir tout matériel de maquillage, de logistique etc. Il doit également prendre en compte ses possibilités d’accueil de véhicules. Un shooting peut nécessiter de disposer d’un grand parking à proximité du lieu de la séance photos. Il est donc nécessaire d’aborder tous ces points dès la première prise de contact avec la société concernée.

En principe, le propriétaire ne peut s’opposer à la diffusion des photos. Néanmoins, si les photos venaient à porter atteinte à sa vie privée, il pourrait contester la diffusion. Par exemple : une photo qui montrerait trop distinctement les parties habitées du château ou qui laisserait voir des documents personnels etc.

En outre, il peut également s’agir d’une photo publicitaire qui va engendrer une sur-fréquentation de curieux. Ils voudront voir le lieu du shooting. Le risque est que la vie courante des propriétaires en soit incommodée.

Comment faire connaître son château ?

Pour un shooting type « publicité » il sera préférable de s’inscrire sur des plateformesregroupant les sites pouvant accueillir les shootings comme : 
Easy Spaces
En Premier Lieu
Wakup
Les Maisons de Zoe

Dans ce cas de figure, n’importe quel château ne peut pas être retenu. L’idéal est de posséder plusieurs grands espaces et au minimum une grande pièce d’au moins 50 m2. La pièce louée doit pouvoir présenter une belle luminosité et être située non loin d’un endroit où stationner facilement. 

Pour traiter avec une société professionnelle, le propriétaire doit établir un contrat de location. Ce contrat définit précisément le temps passé sur le site, les espaces compris dans la location et les tarifs demandés. Il sera nécessaire de faire également un état des lieux avant et après le shooting

Exemples de contrat de location pour un shooting

Beaucoup de châteaux accueillent des shooting privés. D’un point de vue de la communication, accueillir des shooting de marques célèbres influencera immanquablement l’intérêt du public pour le site. 

Dans le cadre d’un shooting publicitaire, les photos prises pourront être diffusées comme affiches publicitaires ou faire l’objet de publications sur les réseaux sociaux. L’image du château est ainsi véhiculée très efficacement auprès d’un public qui n’aurait pas nécessairement eu connaissance de ce château s’il n’avait vu cette photo sur Instagram, Facebook ou autres outils de communication.

Le château de Canisy a accueilli en 2018, un shooting photo afin de présenter une collection de la marque Sezane. Les photos issues du shooting ont engendré plus de 300 interactions sur Facebook. Sur Instagram, chaque photo a été vue plusieurs milliers de fois. Les chiffres parlent d’eux-mêmes et témoignent de la visibilité que peut dégager l’organisation d’un shooting dans son château.

Au château de Champs-sur-Marne (site ouvert au public toute l’année), la marque Pandora a profité des beaux jours pour effectuer son shooting nouvelle collection.

Le château de Janvry, quant à lui, n’est pas ouvert au public pendant l’année mais dédie un pan de son activité de réceptions à l’accueil de tournages et de shooting. Il met à disposition ses salons, grandes chambres, théâtre, ancienne cuisine, grenier, chambres de bonne, cachots, caves ainsi que son domaine, ses bois et prairies. 

Le château de Vaugrigneuse, qui a déjà reçu plusieurs shooting de mode (les Echos spécial mode, Sarenza…) dédie une page de son site internet à la promotion de l’accueil de shootings. 

Conclusion 

Lorsqu’on parle d’organiser un shooting dans son château, il est nécessaire de distinguer shooting privé et shooting professionnel. L’organisation sera sans doute plus contraignante pour le second cas de figure mais aura des retombées financières et publicitaires très avantageuses pour le site. Pour éviter tout désagrément, le propriétaire doit établir un contrat précis qui évitera tout problème durant la réalisation du shooting. 

Malgré quelques contraintes, l’offre de shooting est très intéressante à exploiter dans le cadre de la valorisation des vieilles pierres. Le marché explose et les lieux anciens sont particulièrement prisés pour leur authenticité et l’esprit qu’ils dégagent. 

A vous de jouer ! Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à nous écrire : contact@hephata.fr

Pour aller plus loin

Comment recevoir des tournages dans son château ?

La photographie au service des châteaux

L’influence du luxe sur le patrimoine historique

Les orangeries et structures éphémères

Les avantages pour des investisseurs institutionnels d’investir dans du patrimoine historique naturel : fiscalité avantageuse, diversification du risque, rendement…

Introduction

Pourquoi investir dans le patrimoine historique naturel ? Sur le marché économique, certains acteurs dédient leur activité professionnelle à la gestion du portefeuille financier de clients qu’ils conseillent. Ils ont pour mission de repérer des terres agricoles, des vignobles, des forêts etc., d’en évaluer le potentiel et de les acheter pour leur en faire bénéficier. Dans cet article, vous découvrirez les motivations de ces gestionnaires qui investissent dans le patrimoine naturel pour le compte de leur client. Et vous pourrez donc vous en inspirer. 

Ce que vous trouverez dans cet article :
– Proposer des solutions d’investissements diverses qui apportent de la valeur et dé-risquent le portefeuille de leurs clients
– Offrir la possibilité de réaliser des plus-values, éventuellement défiscalisées
– Offrir un rendement sécurisé et plutôt stable
– Assurer une sécurité patrimoniale et fiscale par un placement ancré sur des biens réels

Une stratégie d’acquisition de patrimoine naturel pour le compte des clients

Les sociétés de gestion de portefeuille ont pour mission de gérer les investissements de leurs clients qui sont principalement des :
– Investisseurs institutionnels
Family offices
– Épargnants

Les investisseurs institutionnels sont des organismes non-bancaires dont le rôle est d’investir les fonds collectés auprès de leurs clients (assurés, particuliers, fonds de pensions etc.) dans des valeurs mobilières (actions, obligations), en immobilier ou dans les matières premières. On retrouve des banques, des compagnies d’assurances, des fonds de placement, des caisses de retraites… Ces organismes sont des investisseurs sur le long terme. Ils exercent un rôle économique très important sur les marchés financiers puisque l’argent qu’ils placent sert à alimenter le capital-risque, donc à stimuler la création d’entreprise. 

Les family offices datent de la fin du  XIXème siècle. De grandes familles industrielles, comme les Rockefeller, ont en effet eu besoin de se référer à des professionnels pour préserver et développer leur patrimoine familial. Il existe deux sorte de family offices :
Les single-family office : organisations privées qui accompagnent une seule famille à structurer son patrimoine et à gérer ses actifs tout en gérant ses affaires quotidiennes et administratives. Son rôle est d’être l’interlocuteur unique de la famille.
Les multi-family office : sociétés commerciales privées qui accompagnent plusieurs familles fortunées dans l’organisation, la gestion et la préservation de leur patrimoine

Les épargnants sont des personnes qui réalisent l’action d’épargner. L’objectif de l’épargne est de stocker ou d’économiser de l’argent de manière sécurisée. L’épargne peut être réalisée en vue d’un projet comme par exemple l’acquisition d’un bien mobilier ou immobilier. On retrouve deux catégories d’épargnants :  
Des personnes physiques (des particuliers) qui peuvent placer leur argent sur un livret d’épargne
Des personnes morales (des entreprises) qui peuvent placer leur argent sur un compte courant professionnel

Proposer des solutions d’investissements diverses à ses clients qui viennent apporter de la valeur et dé-risquent leur portefeuille

L’acquisition de patrimoine naturel est un investissement sécurisé. Il s’appuie en effet sur des actifs qui sont des biens réels, et possèdent donc une valeur qui leur est intrinsèque. En outre, il est possible de répartir son épargne sur différents types de biens (type de culture, essences d’arbre, géographie etc.) et donc de réduire les risques. 

Les organismes qui gèrent le portefeuille patrimonial pour le compte de leurs clients cherchent donc à diversifier leur patrimoine. Ils se tournent alors facilement vers l’investissement dans le patrimoine naturel dans la mesure où ils cherchent à valoriser un portefeuille en lui faisant prendre le moins de risque possible. 

Offrir la possibilité de réaliser des plus-values, éventuellement défiscalisées

L’objectif premier des sociétés de gestion de portefeuille consiste à piloter des capitaux ou des fonds afin de dégager un revenu et d’enregistrer des plus-values sur la durée. Il convient de trouver l’équilibre entre la part de rendements et la part de risques. En effet, plus le rendement du portefeuille est élevé, plus les actifs sont risqués. Pour atténuer ces risques, les gestionnaires diversifient les investissements. C’est dans ce cadre que l’investissement dans le patrimoine historique est pertinent. 

Offrir un rendement sécurisé et plutôt stable

L’investissement dans des actifs décorrélés des marchés financiers permet aux entreprises d’augmenter le rendement global de leur portefeuille grâce à des rendements qui fluctuent entre 2% et 15%. À l’inverse des placements en bourse, investir le patrimoine financier de ses clients dans le patrimoine naturel c’est le protéger de l’inflation et en sécuriser les revenus. 

Investir en forêts par exemple est un investissement sur le long terme, au minimum dix ans, puisque le cycle d’exploitation du bois est long. Mais ensuite cet investissement procure un rendement régulier et stable dans le temps, en moyenne entre 1% et 3% par an. 

Assurer une sécurité patrimoniale et fiscale grâce à un placement ancré sur des biens réels

Les sociétés de gestion de portefeuille gèrent le patrimoine de leurs clients en cherchant des solutions d’investissements diverses qui :
– Favorisent la plus-value 
– Assurent leur sécurité patrimoniale et fiscale

De ce fait, elles portent un vif intérêt au patrimoine naturel qui est assis sur des biens réels, par essence décorrélés de l’instabilité des marchés financiers. D’un point de vue fiscal, ces placements ont aussi un rôle à jouer. Aujourd’hui, investir dans le patrimoine naturel c’est s’engager dans une démarche écologique tendance. Par ailleurs, la préservation de l’environnement est valorisée par le gouvernement par des avantages fiscaux intéressants comme des réductions d’impôt sur le revenu.  

Exemples

Les groupements fonciers forestiers

À défaut d’investir en direct, l’investisseur peut acquérir des parts de Groupements Fonciers Forestiers (GFF), pour un montant minimum de 5 000 €. En outre, investir dans la forêt permet de bénéficier du cadre fiscal privilégié des GFF avec différents mécanismes :
La réduction d’impôt sur le revenu, via le le dispositif « Madelin », qui permet d’investir dans un GFF et d’obtenir une réduction d’IR à hauteur de 18% 
La transmission sous le régime « Monichon » qui permet de bénéficier de droits de transmission à hauteur de 75% de la valeur des forêts détenues 
Le report d’imposition sur la plus-value grâce au le régime de l’apport-cession, fixé par  l’article 150-0 B-ter du Code Général des Impôts, qui s’adresse aux actionnaires d’entreprise

Des acteurs spécialisés dans l’immobilier forestier accompagnent les propriétaires privés de forêt dans leurs transactions. C’est par exemple le cas de  Forêt Patrimoine qui accompagne chaque année la vente d’une quinzaine de forêts, comprises entre 2 500 à 4 500 hectares, à des particuliers mais aussi à des institutionnels et à des entreprises. 

Source : Forêt Patrimoine

Les groupements fonciers viticoles

Parmi les actifs fonciers, le viticole occupe une place importante en France. Seule Société de Gestion de Portefeuille agréée par l’AMF à intervenir en Champagne, France Valley, propose par exemple d’investir en achetant des parts de Groupements Fonciers Viticoles (GFV) ou d’actions de Foncières dont elle est gestionnaire. Le foncier Champenois ne représente que 1% de la surface viticole française mais 21% en valeur. Seule 0,6% de la surface est échangée chaque année en Champagne, et ces transactions ne sont pas accessibles aux investisseurs privés. 

Le cadre fiscal des GFV favorise ces investissements par différents mécanismes : 
Une réduction d’impôt sur le revenu à hauteur de 18 %, selon l’article 199 terdecies-0 A du CGI
L’exonération de droit de transmission au regard des articles 793 et 793 bis du CGI qui prévoient un abattement de 75% des droits fiscaux en cas de donation ou succession

L’exonération totale d’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI)

Les groupements fonciers agricoles

Il est également possible d’acquérir un terrain agricole via les Groupements Fonciers Agricoles (GFA). Il s’agit d’un investissement beaucoup plus abordable dont la mise minimale exigée n’excède souvent pas plus de 5 000 €. Les parts sont vendues par des sociétés spécialisées comme Agrifrance, département spécialisé du groupe Groupe BNP Paribas – Paribas Wealth Management ou des gestionnaires de patrimoine. 

Source : BNP Paribas Wealth Management

Conclusion

Investir dans le patrimoine historique naturel pour le compte de clients permet de le valoriser. Les sociétés de gestion de portefeuille ont pour mission de gérer au mieux les investissements de leurs clients – pour leur apporter une plus-value et un rendement intéressants tout en dé-risquant au maximum leur portefeuille. 

Par ailleurs, les entreprises peuvent venir elles-mêmes valoriser leurs acquisition en y injectant leurs techniques, leurs savoir-faire, leurs capitaux. La valorisation des savoir-faire intervient dans le cadre des politiques RSE.

Pour aller plus loin

Renforcer sa production en valorisant le patrimoine

Entreprises : investir dans le patrimoine bâti

Patrimoine et politique RSE des entreprises

Utiliser le patrimoine naturel à des fins marketing. Comment les entreprises s’appuient sur le patrimoine naturel pour revendiquer un positionnement différenciant et une image de marque authentique ?

L’important à retenir dans cet article

Pourquoi utiliser le patrimoine naturel à des fins marketing ? Soutenir son image de marque ou un positionnement différenciant peut s’appuyer sur des actions de soutien en faveur du patrimoine naturel. Cet article vous permettra de comprendre la stratégie des entreprises en la matière : 
– Choisir une politique d’acquisition purement européenne pour préserver une identité collective commune ou répondre à une demande croissante du consommateur
– Allier le luxe au patrimoine comme outil de relations publiques
– Valoriser l’image de marque en s’appropriant du patrimoine prestigieux

Introduction

L’image de marque d’une entreprise est la représentation qu’elle véhicule auprès de ses clients sur internet ou via les médias. Cette image de marque est jugée par les consommateurs duquel il découle une bonne ou une mauvaise réputation. L’effet immédiat que produit l’image sur les clients est la notoriété. Il est donc très important pour les entreprises de soigner leur image de marque dans la mesure où celle-ci influence la conduite de leurs clients. De même une entreprise dont le positionnement est novateur ou différent, doit se différencier par des moyens qui viendront capter l’attention de ses cibles

Les entreprises mettent en place des stratégies de valorisation de leur engagement pour le développement durable : garantie de la qualité et de la provenance des matières premières, compensation écologique, notamment, à travers la RSE. Elles peuvent aussi miser sur le patrimoine naturel dans l’objectif de valoriser leur image de marque ou leur positionnement. 

Une stratégie qui utilise le patrimoine naturel comme levier pour soutenir son image de marque ou un positionnement différenciant

Beaucoup d’entreprises placent beaucoup d’espoir et donc de moyens financiers dans leur stratégie marketing. Cette stratégie tend à permettre d’atteindre les objectifs commerciaux et marketing qui sont fixés par la direction. Il s’agit d’un plan d’actions qui doit être mis en œuvre sur long terme.

Utiliser le patrimoine naturel comme levier pour soutenir son image de marque ou pour obtenir un positionnement différent sur le marché sont des stratégies marketing qui peuvent être  utilisée par certaines entreprises. 

Choisir une politique d’acquisition purement européenne pour préserver une identité collective commune ou répondre à une demande croissante du consommateur

Préserver une identité collective commune

Après la crise économique de 2008, certains États d’Europe ont dû commencer à vendre leur patrimoine culturel et naturel afin d’éponger leurs dettes. La Troïka, l’alliance de la Banque centrale européenne, de la Commission européenne et du Fonds monétaire international, a par exemple demandé à l’Irlande d’identifier ses biens d’une valeur de 3 milliards d’euros et de les mettre en vente en remboursement de ses dettes. L’entreprise forestière publique a alors été mise en vente grâce à un bail emphytéotique de 99 ans. Face à de nombreuses manifestations en 2013, le plan avait été suspendu. En Autriche, deux montagnes ont été mises en vente en 2011 pour un montant de 121 000 €. En Grèce, c’est  la mise en vente de terres et îles vierges qui a été exigée, comme à Corfou. 

Si l’on considère que le patrimoine européen est une identité collective à préserver, les entreprises françaises ont un rôle à jouer pour éviter que ce patrimoine ne passe aux mains d’investisseurs non européens. Une entreprise peut donc valoriser son image de marque en acquérant du patrimoine naturel, et en communiquant sur son engagement en tant qu’acteur économique européen. 

Répondre à une demande croissante du consommateur

Dans le milieu forestier, beaucoup d’entreprises sont accusées d’être à l’origine d’une déforestation de masse pour répondre à la demande croissante des consommateurs. En France, par exemple, le coût du bois-énergie a augmenté de 13 à 15 % au cours des dernières années en raison d’une forte augmentation de la demande en bois de chauffage.  On assiste à une demande croissante des consommateurs européens de produits naturels pour leur mobilier, tel que le bois.  

Décider d’acquérir du patrimoine naturel européen permet donc à certaines entreprises de production de soigner leur image de marque face aux potentielles accusations, tout en répondant à la demande.

Allier le luxe au patrimoine naturel comme outil de relations publiques

Par ailleurs, les entreprises sont amenées à utiliser des méthodes spécifiques pour :
– Communiquer sur leurs activités
– Promouvoir leur image de marque

Ces méthodes relèvent de ce qu’on appelle les relations publiques (RP) d’une entreprise. On remarque que les grandes marques de luxe aiment à recevoir leurs invités lors de soirées de gala dans des lieux de patrimoine historique hauts en couleurs. Luxe et patrimoine font très bon ménage. Il permettent aux marques de se différencier facilement de leurs concurrents par une communication fondée notamment sur l’esthétisme. L’objectif est de « donner envie ». 

L’évènementiel est un excellent moyen pour communiquer sur des thèmes qui vont renforcer l’image de marque ou le positionnement choisi par l’entreprise. Fêter un anniversaire permet par exemple de :
– Retracer les grandes étapes qui ont marqué l’histoire de l’entreprise
– Donner les résultats
– Remercier collaborateurs et clients

En outre, les RP sont un moyen pour faire connaître l’entreprise par le biais de la communication institutionnelle. L’entreprise a tout loisir pour parler de ses valeurs, de ses actions, de ses résultats et objectifs etc. Une communication réussie passe par une bonne entente avec les prescripteurs de son secteur et notamment les journalistes. Ces derniers sont continuellement à la recherche de sujets d’actualité intéressants et originaux qui seront à même d’intéresser leurs lecteurs. 

Le luxe appartient à cette catégorie de sujets très en vogue. Les français excellent dans ce secteur avec des grandes marques comme Hermès, LVMH ou Chanel. Au niveau mondial le marché du luxe est « dopé par l’enrichissement de la classe moyenne des pays émergents » rapporte l’économiste Lionel Fontagne. Selon lui, « tout ce qui peut renforcer l’image de marque d’un produit est très important (…). Il faut aussi savoir raconter une histoire ».

Campagne de la marque de Cognac Martell. Une marque qui s’est engagée auprès de l’Office National des Forêts 

Et c’est cette histoire qui attire les lecteurs, très intéressés par le patrimoine dans sa globalité (artisanat et savoir-faire français, patrimoine naturel et culturel). C’est aussi un sujet qui attire les journalistes. Soutenir le patrimoine naturel est donc une bonne stratégie pour promouvoir son image de marque ou son positionnement sur le marché ! 

Campagne publicitaire pour les 300 ans de Martell, avec l’actrice Diane Kruger à Versailles (2015)

Valoriser son image de marque en s’appropriant du patrimoine naturel de prestige

Bon nombre d’investisseurs étrangers s’approprient du patrimoine prestigieux. Depuis les années 2010, les investisseurs chinois ont commencé à investir dans le vignoble bordelais. 

Selon Michael Baynes sollicité par la Revue du Vin de France, de l’agence immobilière Maxwell-Storrie-Baynes spécialisée dans le foncier viticole bordelais, « ils achètent d’abord des petits domaines, de 2 à 7 millions d’euros, afin de commencer à connaître le secteur. Pour leur second achat ils investissent un peu plus ». Ce rachat s’explique notamment par une volonté affirmée de communiquer auprès de la clientèle chinoise sur l’amélioration des vins grâce à une fabrication « Made in France ».

Li Lijuan, œnologue qui a travaillé auprès de l’acquéreur du château Grand Mouëys en 2012, prédit que la tendance s’oriente vers l’achat de propriétés classées qui sont plus chères ! Pour elle, l’investissement est logique : les vins « se vendent dix fois plus cher en Chine ».

Exemples

Voici des exemples d’entreprises qui cherchent à utiliser le patrimoine naturel à des fins marketing.

Cas n°1 : LVMH et Bernard Arnault au Château d’Yquem

Pour LVMH, l’image de marque ça compte. Chef de file mondial de l’industrie du luxe en termes de chiffre d’affaires, le groupe possède plus de soixante-dix marques de prestige dans le domaine des vins et spiritueux. Quoi de plus naturel que d’allier luxe et patrimoine ? Côté patrimoine bâti, LVMH a fait du château d’Yquem, qui surplombe le terroir un véritable outil de relations publiques. En 2005, Bernard Arnault y a d’ailleurs marié sa fille Delphine, membre du Conseil d’administration de l’entreprise.

Les journalistes étaient nombreux à suivre l’événement pour apercevoir des personnalités du monde des affaires, de la politique et de la mode venus assister à la cérémonie : Karl Lagerfeld, Bernadette Chirac, alors épouse du président de la République, des membres du gouvernement dont Nicolas Sarkozy ou encore l’infante d’Espagne. 

Un véritable coup de com’ aussi bien pour la presse dites « people » que pour la presse économique. Devenir l’actionnaire majoritaire d’un grand cru valorise fortement l’image d’une entreprise et de son directeur.

Cas n°2 : Jinshan Zhang et le château du Grand Mouëys

En quelques années, la Chine est devenue le premier pays importateur du vin de Bordeaux. Le pays doit en effet faire face à une forte augmentation de sa demande en vin et le savoir-faire bordelais permet d’améliorer les vins chinois.

Question de business mais aussi de prestige et d’image de marque. Jinshan Zhang, propriétaire du groupe Ningxiahong, a racheté le château du Grand Mouëys. Il explique que « les vins de Bordeaux sont les plus célèbres et les plus appréciés en Chine. » Pour lui, acheter un château en appellation Côtes de Bordeaux est donc « une stratégie à long terme pour l’image de marque »

Cas n°3 : Ikea soigne son image de marque face aux accusations liées à la déforestation de masse pour le commerce international

On accuse l’Europe d’être responsable d’un tiers de la déforestation liée au commerce international. Pour faire face à ces accusations, Ikea a développé une réelle politique de communication autour de ses différentes actions dont :
– Le soin de son image par un travail collaboratif avec The Forest Stewardship  et WWF 
– L’adoption d’un code strict, pour le respect des forêts
– La communication sur l’origine du bois et la légalité de son emballage

Conclusion 

Soutenir le patrimoine naturel permet donc de soutenir son image de marque ou son positionnement sur le marché. C’est pour cette raison que beaucoup d’entreprise se posent la question d’utiliser le patrimoine naturel à des fins marketing. C’est un levier important notamment dans le secteur du luxe et de la consommation. Prestige, engagement, voilà des mots qui sont très recherchés par les entreprises pour valoriser leur action.

Pour aller plus loin

Entreprises : investir dans le patrimoine bâti

Les actifs naturels ou patrimoniaux des entreprises

Renforcer sa production en valorisant le patrimoine

Investir dans le patrimoine historique naturel

Comment les entreprises relient patrimoine et politique RSE ? Les grandes entreprises qui intègrent le patrimoine à leur politique RSE décuplent leurs impacts économiques, écologiques et sociaux

L’important à retenir dans cet article

Les entreprises investissent dans le patrimoine naturel dans une dynamique de protection de l’environnement, de l’écosystème. Valoriser son engagement RSE à travers le patrimoine naturel est-ce donc si simple ?

Cet article vous permettra de comprendre la stratégie d’investissement des entreprises qui s’engagent en faveur du développement durable, à travers différentes actions :


– Garantir la qualité et la provenance des matières premières
– Bénéficier de labels et de certifications
– S’inscrire dans une politique de compensation écologique
– Promouvoir un engagement éthique et responsable en faveur du développement durable et apporter des preuves de cet engagement

Une stratégie d’acquisition qui vient porter un engagement RSE

Face à l’urgence de protéger l’environnement, de nombreuses entreprises se sont engagées dans la réduction des dépenses énergétiques, le recyclage des déchets, la formation des  salariés autour du développement durable, notamment. Ces engagements s’inscrivent, de manière plus large dans une politique encadrée : la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) qui, selon la Commission Européenne est « la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société »

Il s’agit pour les entreprises d’intégrer volontairement les préoccupations sociales et environnementales dans le cadre de :
– Leurs activités commerciales
– Leurs relations avec leurs parties prenantes

La RSE s’appuie sur trois piliers, la triple bottom line, qui transpose la notion de développement durable à l’échelle de l’entreprise : un développement économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement soutenable.

Selon Madame Gro Harlem Brundtland, Première Ministre norvégienne qui préside la commission en charge du futur Rapport Brundtland sur l’environnement et le développement en 1987, le développement durable est un « développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».

Aujourd’hui par exemple la filière du bois est très controversée. Se posent en effet de réelles questions sur l’origine du bois et sur le pillage des forêts  ainsi que de mauvaises gestions de la production en bois. Internaliser les matières premières de la filière bois s’inscrit dans une logique RSE. Elle permet notamment de :  
– Garantir la provenance des matériaux et d’offrir une vraie transparence aux acheteurs sur toute la chaîne de production 
– Solliciter des labels écologiques et responsables
– Lutter contre le vandalisme

Garantir la qualité et la provenance des matières premières

Pour les entreprises de production, acheter des ressources en matières premières permet une gestion en direct de leur approvisionnement. Aussi, cela  leur permet de garantir la provenance des matériaux utilisés

Les entreprises qui achètent des ressources en matières premières et deviennent donc elles-mêmes productrices de ces dernières peuvent ainsi offrir une transparence aux acheteurs sur toute la chaîne de production. Il leur est plus simple de tracer la qualité des matières utilisées et également de vérifier qu’elles proviennent d’une gestion responsable et légale.

Des méthodes sont mises en place pour permettre l’identification du matériau utilisé dans les stocks mais aussi sur les documents commerciaux des entreprises. Achats et ventes sont ainsi contrôlés et tracés, pour assurer au consommateur final une fiabilité maximale. Ces méthodes peuvent intégrer une démarche de labellisation ou de certification.

Pouvoir bénéficier de labels et de certifications

Les concepts comme le financement éthique, le commerce équitable ou le développement durable sont mesurés par des normes, des labels ou des certifications. Dans le cadre d’une démarche RSE, la labellisation et la certification sont donc des leviers très utilisés. Ils permettent, en effet, aux entreprises de structurer leur démarche et de la valoriser auprès de leurs différentes parties prenantes. La labellisation consiste à se faire attribuer une marque spéciale, le label, qui garantit l’origine et un niveau de qualité défini. La certification, quant à elle, permet aux entreprises de faire reconnaître que leurs produits et services sont conformes aux normes et règlements en vigueur. 

Dans la filière du bois, on retrouve notamment le label FSC et la certification PEFC. 

Le label FSC

Le label Forest Stewardship Council (FSC), créé en 1993, promeut une « gestion responsable des forêts ». En outre, il permet de contrôler les produits issus de ses forêts certifiées depuis leur origine jusqu’à leur distribution en passant par le processus de fabrication. L’objectif du label est donc de garantir que les produits utilisés proviennent de ressources contrôlées et prélevées de manière responsable. À titre d’exemple, l’Europe possède plus de 48% des forêts certifiées FSC dans le monde. 

Pour être labellisé FSC, l’entreprise certifiée doit répondre à dix principes : 

  1. Respecter les lois en vigueur ainsi que les traités internationaux 
  2. Préserver ou accroître le bien-être social et économique de ses travailleurs
  3. Respecter les populations autochtones (en dehors de la France métropolitaine)
  4. Maintenir ou améliorer le bien-être social et économique, à long termes des communautés locales dans chaque opération de gestion forestière
  5. Encourager l’utilisation efficace des produits et services de la forêt pour en garantir la viabilité économique  
  6. Mettre en œuvre une gestion forestière qui maintient les écosystèmes, la diversité biologique et les valeurs qui y sont associées 
  7. Disposer d’un document de gestion appliqué et mis à jour régulièrement
  8. Évaluer les pratiques de gestion par un suivi sérieux (qualité et quantité des produits forestiers, maintien des valeurs de conservation)
  9. Identifier, évaluer, préserver et suivre les Hautes Valeurs de Conservation présentes dans son unité de gestion
  10. Mettre en œuvre des activités de gestion qui respectent l’ensemble des principes et critères du FSC, et visent à atteindre les objectifs économiques, environnementaux et sociaux décrits dans le document de gestion.

La certification PEFC

La certification forestière PEFC atteste du respect des fonctions environnementales, sociétales et économiques de la forêt. Elle repose sur deux mécanismes complémentaires 

La certification forestière qui atteste :
– De la gestion durable de la forêt 
– Du respect des fonctions environnementales, sociétales et économiques de la forêt

Etapes de la certification (Source)

La certification des entreprises qui transforment le bois : ce mécanisme permet d’assurer la traçabilité de la matière depuis le prélèvement du bois en forêt jusqu’à la commercialisation du produit fini en passant par toute la chaîne de transformation. 

Enfin, certaines entreprises s’engagent par le biais d’une charte développement durable. C’est le cas notamment des établissements et entreprises publiques qui doivent se montrer exemplaires en la matière. La signature d’une telle charte les engage à :
– Mener une réflexion stratégique de développement durable 
– Traduire cette réflexion dans sa vision, ses projets, son management et sa façon de rendre compte, en impliquant le personnel et les différentes parties prenantes 
– Élaborer un document stratégique de développement durable
– Élaborer et piloter, dans le cadre de son document stratégique, un plan d’actions permettant d’intégrer les principes de gouvernance et de mise en œuvre 

S’inscrire dans une politique de compensation écologique

Le mécanisme de compensation écologique vise à compenser les potentiels impacts négatifs que pourrait produire sur la biodiversité un aménagement ou un projet de construction. Ce mécanisme intervient donc en amont du projet. 

Il s’agit souvent de venir compenser les impacts liés à des chantiers de construction urbanistiques tel que la construction d’infrastructures, de zones d’activités commerciales ou industrielles etc. Ces compensations peuvent être des :
– Travaux de restauration de milieux ou d’espèce
– Opérations de gestion 
– Processus immatériels comme la formation ou la sensibilisation des usagers 
– Opérations de protection comme la création d’une réserve naturelle

Ainsi, beaucoup de promoteurs immobiliers utilisent ce levier pour compenser leurs impacts liés à la construction de centres commerciaux, de parking etc. Ils détruisent une partie de la biodiversité mais se dédouanent par des travaux d’ingénierie écologique

Promouvoir un engagement éthique et responsable en faveur du développement durable et apporter des preuves de cet engagement

Les  géants commerciaux du numérique et du commerce investissent dans les énergies vertes. Ainsi, Google, Amazon ou Facebook investissent dans les panneaux solaires ou l’éolien. Apple est, quant à lui, propriétaire de plus de 14 500 hectares de forêt notamment en Chine. 

Ces groupes internationaux achètent des forêts pour les gérer intégralement. L’idée est de promouvoir une gestion durable mais aussi de s’engager dans les actions en faveur des énergies renouvelables. Ces entreprises ont besoin de montrer au monde leurs actions en matière de protection de l’environnement.

Apporter les preuves de cet engagement passe notamment par :
– Une démarche de labellisation et de certification 
– La publication récurrente de chiffres clairs et précis via des communiqués de presse, par exemple pour Ikea

Mais attention au greenwashing, même dans le cas de la marque Ikea, avec sa campagne “Agir à la racine” qui consistait à arracher un sapin des forêts commerciales pour sauver les forêts avec L’Office National des Forêts.  Ces entreprises peuvent être accusées de mal gérer leurs forêts et d’essayer de s’acheter une conscience…

L’opération “Agir à la racine” de la marque Ikea 

Exemples

Cas n°1 : la filière du bois avec Porada 

« Promouvoir son engagement éthique de l’utilisation du bois », voilà les mots qu’utilise la marque de mobilier italienne Porada qui s’engage en matière d’engagement éthique et responsable en matière environnementale. Son ambition ? Valoriser son action comme utilisateur de bois responsable et respectueux de la nature. 

En outre, pour montrer son engagement RSE au sein de ses acquisitions de forêts, Porada : 
– Pratique une gestion très conservatrice de la forêt
– Limite les coupes de bois
– Utilise le bois de manière responsable et respectueuse de la nature
– Promeut le « bois durable »

Un bureau et une chaise de la marque italienne Porada

Cas n°2 : la compensation écologique avec les promoteurs immobiliers

C’est dans ce cadre de compensation écologique que les promoteurs REI Habitat et Icade ont signé un accord-cadre avec la société Néosylva. Cet accord permet aux deux promoteurs d’acquérir des droits sur les forêts de Néosylva et d’acheter la capacité de ces forêts à séquestrer le carbone atmosphérique. Le projet consiste à acquérir par avance 200 000 m² potentiels de bâtiment bois dans les cinq ans pour la construction de deux bâtiments de 5 000 m² sur l’île de Nantes. Le chantier requiert 700 ha de plantations et engage Néosylva à replanter 10 ha en Loire-Atlantique. Ces travaux doivent être certifiés auprès du label Bas Carbone.

« Concrètement, un constructeur a intérêt à dire moi, je construis en bois français et en plus, je replante » affirme Jean Guenolé-Cornet, président fondateur de la société. En échange de la garantie de renouvellement de la forêt dans 50 ans, les promoteurs s’engagent alors à reverser à Néosylva entre 1 000 et 3 000 € par hectare reboisé.

La compensation écologique (Source)

Cas n°3 : la certification avec Groupama Immobilier

Pour Stéphane Le Goff, Responsable Investment&Asset Management Forêts chez Groupama Immobilier, acheter des forêts c’est valoriser « la structure foncière des massifs forestiers en gestion, tout en participant au remembrement foncier ». Le stock de carbone séquestré dans les forêts de la société illustre sa contribution à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre de la France. Aussi, l’ensemble des forêts de la Société Forestière Groupama, est certifié PEFC, programme de reconnaissance de la gestion durable, et qui favorise la biodiversité.

Conclusion

Ainsi, acheter du patrimoine naturel est une manière pour les entreprises de mettre en avant leur politique RSE. Cela leur permet de garantir la qualité et la provenance des matières premières qu’elles utilisent et aussi d’obtenir des labels et des certifications qui leur permettent de « valider » tous leurs engagements.

Pour aller plus loin

Notre étude d’impact

Investir dans le patrimoine historique naturel

Entreprises : investir dans le patrimoine bâti

Pour une entreprise, renforcer sa production tout en valorisant le patrimoine, est-ce possible ? Quels sont les avantages industriels qui en découlent ?

L’important à retenir dans cet article

Selon la définition de l’INSEE, les entreprises ont pour objet la « production de biens et de services ». En économie, on dit qu’elles évoluent sur un marché, système d’échanges où se rencontrent l’offre (les vendeurs) et la demande (les acheteurs). Aussi, pour faire face à la concurrence présente sur ce marché, chaque entreprise doit en permanence renforcer sa capacité de production. Comment font-elles ? Quelles stratégies adoptent-elles ? 

L’investissement dans le patrimoine bâti est déjà un moyen de développement viable pour les entreprises. Alors pourquoi investir dans le patrimoine naturel historique ? Acquérir un ensemble de ressources et des matières premières est une piste pour développer une production dans la mesure où cela permet de : 
– Éviter de perdre la marge liée aux producteurs et distributeurs 
– Réaliser des économies d’échelle 
– Injecter des savoir-faire et améliorer la performance de la production 
– Gagner du temps dans la production et éviter la dépendance vis-à-vis des fournisseurs 

Qu’est-ce que le patrimoine naturel ?

C’est en 1972 qu’apparaît la notion de patrimoine naturel avec l’adoption de la Convention concernant la protection du patrimoine culturel et naturel  par l’UNESCO . La nature et la culture sont alors mis sur un pied d’égalité. Le patrimoine naturel est une ressource à protéger et valoriser. Ce patrimoine est un « ensemble de sites non modifiés par l’homme », distingués en trois catégories :
– Les monuments naturels : grottes, cascades, chênes
– Les formations géologiques et les zones « constituant l’habitat d’espèces animale et végétale menacées »
– Les zones naturelles présentant un intérêt du point de vue de la faune et de la flore ou de l’écologie

Conformément à l’article L. 411-1 A du code de l’environnement, ces sites sont recensés dans l’Inventaire National du Patrimoine Naturel. Créé en 2003 et géré par le Musée National d’Histoire Naturelle, l’INPN institue pour l’ensemble du territoire national, qu’il soit terrestre, fluvial et marin, un inventaire national du patrimoine naturel, défini comme « l’inventaire des richesses écologiques, faunistiques, floristiques, géologiques, minéralogiques et paléontologiques ». L’État en assure la conception, l’animation et l’évaluation. 

Une stratégie fondée sur l’acquisition de ressources en matières premières 

Une matière première est un matériau d’origine naturelle faisant l’objet d’une transformation et d’une utilisation économique. On distingue quatre catégories de matières premières : 
– Les denrées alimentaires (légumes, viande, poisson)
– Les matières premières végétales (bois, caoutchouc, coton), minérales (sel, pétrole) et métalliques (fer, or, étain)

L’abbaye Notre-Dame de Sénanque et ses champs de lavande (Gordes, Vaucluse)

Dans une chaîne de production, ce n’est pas l’achat des matières premières qui coûte le plus cher. Pour autant, cet achat génère de nombreux frais supplémentaires liés notamment aux marges dégagées par les différents intermédiaires situés sur cette même chaîne. Aussi, pour les entreprises dont l’approvisionnement en matières premières est très important en volume, acheter les ressources en matières premières est une stratégie à étudier !

Éviter de perdre la marge liée aux producteurs et distributeurs

Acheter du patrimoine naturel permet à l’entreprise de gérer en direct son approvisionnement en matière première. Elle devient elle-même productrice de matière première. Nul besoin alors de faire appel aux producteurs et aux distributeurs.

Les producteurs et distributeurs facturent au client final un prix global qui comprend le prix du produit brut auquel est ajouté la marge. Pour le client final, acheter les ressources en matière première lui permet d’obtenir ses propres produits naturels et de supprimer cette marge. Une stratégie qui induit nécessairement un gain économique

En outre, en fabriquant des produits issus de matières premières qui lui appartiennent, l’entreprise est libre d’augmenter ou non le prix de vente du produit final. Si elle décide de ne pas le modifier, elle pourra accroître sa propre marge bénéficiaire.

Réaliser des économies d’échelles

Une économie d’échelle correspond à la baisse du coût unitaire d’un produit obtenue grâce à l’augmentation de la quantité de sa production. Pour réaliser des économies d’échelles, une entreprise peut choisir entre différents mécanismes dont :
– La répartition des coûts fixes incompressibles (machines, bâtiments, frais administratifs etc.) sur un plus grand nombre d’unités produites
– L’apprentissage des techniques de production
– L’optimisation de l’organisation du travail (par exemple la spécialisation de la production par du travail à la chaîne)
– Des achats de masse auprès des fournisseurs (par exemple via des centrales d’achat)

Si elle décide de baisser les prix de vente, l’entreprise pourra augmenter son nombre de ventes et améliorer son positionnement sur le marché économique.  

Injecter son savoir-faire pour améliorer la performance des productions

Dans les différentes stratégies utilisées par les entreprises pour développer leur croissance, le rachat de patrimoine naturel leur permet de renforcer leur offre commerciale auprès des clients. En effet, elles peuvent mettre à profit leur savoir-faire et expertise dans certaines techniques de production pour maîtriser davantage la transformation des matières premières et donc améliorer la performance de la production.

L’injection de son savoir-faire dans les techniques de production peut permettre à l’entreprise de toucher plusieurs types de clientèle. 

L’exemple montre que les organisations, en internalisant les ressources en matière première et en y apportant leur savoir-faire, non seulement réalisent des économies intrinsèques à l’internalisation – parce que leurs outils de production, leurs processus et méthodes, leurs compétences internes et leurs capacité d’investissement le permettent – mais aussi, valorisent le patrimoine mieux que quiconque. Il y a donc un véritable effet gagnant-gagnant à ces acquisitions, car en même temps que le patrimoine vient apporter de la valeur à l’entreprise, l’entreprise en donne à ce dernier. C’est le cas lorsque LVMH rachète des terres viticoles françaises, un exemple détaillé ci-après. 

Cela pose néanmoins question : y a-t-il un risque d’épuisement plus rapide ? 

Eviter la dépendance aux fournisseurs et gagner du temps dans sa production

Dans la production, il est difficile de ne pas devenir dépendant de ses fournisseurs. Un fournisseur peut détenir intégralement une source d’approvisionnement d’une matière première. Il est alors en situation ascendante sur ses clients et peut négocier les prix comme il l’entend. 

C’est ce qu’explique le modèle des cinq forces de Porter, professeur de stratégie à Harvard, qui permet d’évaluer les forces concurrentielles existant sur un même marché économique : 
– La menace des nouveaux entrants sur le marché
– La menace des produits de substitution
– Le pouvoir de négociation des clients
– Le pouvoir de négociation des fournisseurs
– L’intensité de la rivalité entre les concurrents

Aussi, acquérir du patrimoine naturel, c’est-à-dire des ressources en matières premières, permet à l’entreprise de :

– Gagner du temps puisqu’elle gère son approvisionnement en direct
– Ne plus dépendre économiquement et opérationnellement de ses fournisseurs
– Obtenir de meilleures performances de production et de vente lorsqu’elle réalise des économies d’échelle

Exemples

Voici des exemples d’entreprises qui ont su répondre à cette question : « pourquoi investir dans le patrimoine naturel historique ? »

Cas n°1 : LVMH et Château d’Yquem ou comment LVMH renforce son arsenal de production en achetant ses propres vignobles

En 1999, le groupe LVMH devient l’actionnaire majoritaire du vignoble d’Yquem, élevé au rang de Premier Cru Supérieur en 1855. Ainsi, LVMH mise sur l’exploitation et la valorisation de ressources viticoles du Château d’Yquem, pour lesquelles il a su développer de nouvelles techniques dans le processus de fabrication qui ont permis d’accroître le volume de production.  

Sans augmenter le nombre d’hectares, la production de Bordelais et de Sauternes est passée de 100 000 à 125 000 bouteilles par an. Une belle manière de valoriser le patrimoine viticole.

Depuis, LVMH a acquis d’autres domaines. D’abord des vignobles prestigieux comme Moët & Chandon, Veuve Cliquot, Ruinart ou Hennessy, labellisés en 2019 « vins d’exception » par le groupe. Ensuite en Provence, misant sur le vin rosé, avec les Châteaux du du Galoupet et d’Esclans en 2019. Pour s’en tenir au cas français — puisque LVMH possède aussi des domaines viticoles californiens –, cette acquisition de patrimoine naturel soutien l’internationalisation, la légitimité et la croissance des bénéfices de l’entreprise LVMH, tout en assurant la valorisation du patrimoine naturel viticole. 

Le château d’Yquem et son vignoble 

Cas n°2 : IKEA devient propriétaire de bois pour anticiper une activité de production exceptionnelle

Ikea a acheté trente-quatre fois la surface du bois de Vincennes. Ce géant de la conception et la vente de mobilier et objets de décoration doit faire face à une activité de production exceptionnelle. « Dans le secteur de l’ameublement pour la maison, nous sommes, avec l’américain Walmart, le plus gros acheteur au monde » souligne Henrik Elm, global purchase manager de l’entreprise.

D’après une estimation de 2013 de La Tribune, plus de 100 millions de produits sont vendus chaque année. 60% de ses produits sont fabriqués à base de bois pour une consommation annuelle de 16,27 millions de mètres cubes de bois. Chaque année, Ikea consomme 4,1 millions d’hectares de bois soit l’équivalent d’un quart des massifs forestiers français.

Alors, pour respecter sa promesse de « prix bas tous les jours », Ikea doit à tout prix réduire ses coûts. Internaliser son apport en matière première, le bois, en achetant des forêts semble être la solution incontournable…

Conclusion

Acheter du patrimoine naturel est une manière pour les entreprises de production d’acheter les ressources en matières premières nécessaires à la fabrication des objets qu’elles vendent sur le marché. En choisissant cette stratégie d’acquisition, elles peuvent réaliser des économies, gagner du temps ou encore améliorer leur performance par l’injection de nouveaux savoir-faire. 

Pour aller plus loin

Entreprises : investir dans le patrimoine bâti

Les actifs naturels ou patrimoniaux des entreprises

Utiliser le patrimoine naturel à des fins marketing

Défiscaliser les charges liées à la restauration d’un monument historique. Quelles charges sont déductibles au titre de la loi Monuments Historiques ? Quels sont les revenus concernés ? 

Les monuments historiques français sont soumis à un régime fiscal bien particulier qui varie selon la situation de l’immeuble. Les propriétaires de monuments peuvent bénéficier de déductions fiscales de charges engagées mais aussi lorsqu’ils réalisent des travaux sur leur Bien Immobilier. 

La loi Monuments Historiques 2020 propose ainsi aux investisseurs et aux propriétaires une défiscalisation intéressante permettant en contrepartie la rénovation et l’entretien du patrimoine historique.

Ce que vous trouverez dans cet article : 
– Un résumé des principes et conditions régissant la loi Monuments Historiques 
– Les déductions fiscales concernées dans le cadre de cette loi 
– Les modalités des déductions fiscales selon le type et l’usage de MH

Focus sur la loi Monuments Historiques 2020

La loi Monuments Historiques existe depuis 1913. Cette loi de défiscalisation vise à favoriser l’entretien et la restauration de biens patrimoniaux inscrits ou classés au titre des Monuments Historiques. 

La loi Monuments Historiques 2020 propose d’intéressantes opportunités de déductions fiscales pour les propriétaires de biens patrimoniaux qui souhaiteraient entreprendre des travaux de restauration. On peut imputer le montant des travaux des revenus fonciers et professionnels du propriétaire, et ce sans aucune limite. 

Conditions impératives pour prétendre à un régime fiscal particulier

Pour bénéficier d’un régime dérogatoire, il faut remplir certaines conditions :
Le Bien Immobilier doit être classé, inscrit à l’ISMH, ou détenteur d’un label délivré par la Fondation du Patrimoine en raison d’un caractère historique ou artistique particulier.
– Le propriétaire doit s’engager à conserver l’immeuble pendant au moins 15 ans.
– Le bien ne peut être détenu par une société opaque,
c’est-à-dire une société assujettie à l’Impôt sur les Sociétés (IS).
Le bien ne peut faire l’objet d’une co-propriété, sauf à détenir une autorisation des ministères du budget et de la culture. 

Qui sont les propriétaires concernés par la loi MH 2020 ?

L’investissement Monuments Historiques en 2019 s’adresse plus particulièrement aux investisseurs situés dans les tranches d’imposition supérieures. L’impact fiscal étant optimisé pour les revenus situés dans les tranches à 41% et 45% ». 

Les propriétaires peuvent être :
Tous les contribuables domiciliés fiscalement en France au sens de l’article 4B, détenant ainsi le Bien en direct. 
Les Sociétés civiles immobilières (SCI) familiales, c’est-à-dire lorsque les associés sont membres de la même famille. 
Les Sociétés constituées par des collectivités publiques
Les SCI non soumises à l’Impôt sur les Sociétés (IS) détenant un Bien affecté à l’habitation pour au moins 75% des surfaces habitables. Pour les Biens acquis après 2018, il n’est plus nécessaire de faire une demande d’agrément auprès des ministères du budget et de la culture. 

Attention ! Les sociétés à capitaux, soumises à l’IS, sont exclues de cette liste.

En cas de classement ou d’inscription partiel limité à des éléments isolés ou dissociables de l’ensemble immobilier (un escalier ou certaines salles par exemple) les avantages fiscaux du régime Monuments Historiques 2020 ne concernent que les parties classées ou inscrites.

Quels sont les immeubles concernés par la loi MH 2020 ?

Les monuments concernés sont ceux répondant aux critères précités. 

Il faut apporter une nuance quant au temps annuel d’ouverture au public du site. On peut réduire les 50 ou 40 jours du nombre de jours durant lesquels le MH fait l’objet de visites d’enfants ou de scolaires et étudiants (dans le cadre de conventions conclues avec des établissements d’enseignement). Ces visites doivent avoir lieu entre le 1er septembre et le 31 août de l’année suivante et doivent accueillir au moins 20 participants à chaque fois. La réduction de jours d’ouverture du site ne peut cependant dépasser dix jours au total. 

Attention ! Tout immeuble construit sur une zone de proximité d’un site classé ne peut pas être éligible à la défiscalisation des MH à moins que cet immeuble ne soit lui-même classé ou inscrit. 

Pour bénéficier des avantages fiscaux de la loi MH 2020, le Bien ne peut être démoli ou transformé à moins d’en avoir reçu l’autorisation du ministère de la culture. Le propriétaire s’engage également, à ce titre, à conserver son Bien pour une période de 15 ans minimum à compter de son acquisition.

La réduction des charges 

En plus des conditions ci-dessus, les charges inhérentes à la gestion du monument sont déductibles à 100% si le monument est ouvert au public, et à 50% s’il ne l’est pas.  On considère qu’un site est ouvert au public dès lors qu’il est ouvert 50 jours entre avril et septembre (dont 25 jours non ouvrables) ou 40 jours entre juillet et septembre. 

La loi Monuments Historiques 2020 rend déductibles de l’impôt un certain nombre de charges, si elles sont liées aux travaux, à l’entretien ou à la visite du monument historique. Il s’agit des charges concernant : 
– Les frais de publicité
– Les assurances
– La taxe foncière
– Les frais de gestion (rémunération de garde, conciergerie, dépenses d’acquisition de matériel)
– Les frais d’entretien

Contraintes de travaux 

Les travaux doivent aboutir à la restauration des logements Monuments Historiques. C’est au propriétaire de les initier. Un Architecte des Bâtiments de France devra suivre leur qualité. Il revient à une société privée ou à un architecte de réaliser les travaux.  

Les déductions fiscales liées aux travaux effectués sur un MH

En cas de travaux effectués sur un bien immeuble remplissant tous les critères exposés ci-dessus la part du coût des travaux, à la charge du propriétaire, est déductible à 100% de l’impôt sur le revenu à condition que le monument soit ouvert au public.

Si le monument n’est pas ouvert au public mais bénéficie de subventions d’Etat pour les travaux, la part due par le propriétaire est également déductible à 100%. En revanche, si les travaux ne bénéficient pas d’une subvention d’état, cette part est déductible à 50%. 

Les avantages fiscaux concrets de la loi MH 2020

La loi MH présente divers avantages pour les investisseurs. Au-delà de la satisfaction de savoir œuvrer à la protection du patrimoine, la défiscalisation entraînée par la loi n’a aucun plafond, elle entraîne une exonération de tous les droits de succession (lien article Les avantages fiscaux liés aux Monuments Historiques) aux conditions habituelles. L’imposition reste classique en cas de plus-value immobilière

Cette loi permet donc de déduire de ses impôts le montant des travaux effectués sur un MH. Les différents types de travaux permettant l’éligibilité à ce régime fiscal sont les travaux permettant au bien d’être habitable, les travaux de démolition ainsi que les travaux des murs extérieurs et les travaux de rénovation de la toiture.

Les déductions possibles selon les différents usages du MH 

Les déductions fiscales sont imputables pour partie au revenu global et pour partie au revenu foncier, suivant les conditions suivantes : 

  1. L’investissement ne génère aucune recette

Les charges foncières sont déductibles du revenu global, à hauteur de 100% si le MH est ouvert au public, de 50% dans le cas contraire

  1. L’investissement génère des recettes mais est inoccupé 

Les charges foncières sont déductibles du revenu foncier. Dans le cas où le bien est loué, elles sont déductibles du revenu global

  1. L’investissement génère des recettes et est occupé

Les charges foncières relatives à la partie occupée du Bien sont déductibles du revenu global. Celles relatives à la partie inoccupée sont déductibles du revenu foncier. 

Source : BOFIP

Pour aller plus loin 

Protéger un monument – MH ou ISMH ?

Les avantages fiscaux liés aux Monuments Historiques

Les avantages fiscaux liés aux Monuments Historiques : à quels types d’avantages les propriétaires peuvent prétendre ? Quelles sont les conditions pour les obtenir ?

En France, posséder un monument historique donne droit à certains avantages fiscaux. Ces avantages visent notamment les impôts (IR et ISF) ainsi que les droits de succession et de donation. Il peut s’agir de déduction de charges ou d’exonération.

Ils offrent aux propriétaires des allègements financiers dans divers domaines (travaux, ouverture au public, etc.). Ces avantages répondent à des conditions précises relatives à la nature et à la gestion et l’entretien du bien. On regarde aussi s’il est ouvert ou non au public. La majorité de ces avantages relèvent de la loi Monuments Historiques 2020

Attention ! Les règles présentées ci-après sont les dispositions en vigueur en 2019. Elles sont susceptibles d’évoluer à la suite de modifications législatives ou réglementaires. 

Ce que vous trouverez dans cet article : 
– Les conditions de propriété et d’usage d’un MH pour obtenir des avantages fiscaux 
– Les déductions fiscales de charges et travaux pour les MH 
– Les avantages fiscaux liés aux donations ou successions de MH
– L’exonération de l’IFI pour les MH

Tout au long de la lecture, vous pouvez tout savoir sur la loi Monuments Historiques dans le détail. Cet article concerne les propriétaires de monuments protégés. En ce qui concerne les monuments sans protection, l’article sur la fiscalité pour des propriétaires de patrimoine non protégés pourra être utile. 

Quelles sont les conditions pour obtenir un avantage fiscal ?

Il existe certaines conditions pour bénéficier des avantages fiscaux. Plusieurs typologies de propriétaires peuvent y prétendre : 

Le cas des personnes physiques 

Ces avantages fiscaux concernent tous les contribuables dont le domicile est en France au sens de l’article 4B. Ils doivent posséder ou acquérir un Monument Historique protégé. Il doit donc avoir fait l’objet d’un classement, d’une inscription ou d’une labellisation par la Fondation du Patrimoine.

Le cas des personnes morales 

Si la détention en direct du Bien est nécessaire pour prétendre à des avantages fiscaux, certaines sociétés y ont droit : 
Les Sociétés civiles immobilières (SCI) familiales, c’est-à-dire lorsque les associés sont membres de la même famille. Les Sociétés constituées par des collectivités publiques
Les SCI non soumises à l’Impôt sur les Sociétés (IS) détenant un Bien affecté à l’habitation pour au moins 75% des surfaces habitables. Pour les Biens acquis après 2018, il n’est plus nécessaire de faire une demande d’agrément auprès des ministères du budget et de la culture. 

attention

La loi exclut de cette liste les sociétés à capitaux, soumises à l’IS

Dans les deux cas, ces propriétaires doivent détenir un immeuble : 
Classé monument historique ou inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH)
Qui fait partie du patrimoine national grâce au label délivré par la Fondation du patrimoine 
Non classé mais ouvert au public, à savoir 50 jours par an, dont 25 non ouvrables au cours des mois d’avril à septembre inclus, ou bien 40 jours pendant les mois de juillet, août et septembre. 

Si le classement concerne l’essentiel de l’immeuble (façades, toitures, principaux bâtiments, etc.), le propriétaire est susceptible de bénéficier de l’exonération de droits de donation et succession.

S’il ne vise qu’une partie isolée et dissociable de l’immeuble (tour, escalier, plafonds d’une salle donnée, etc.), l’administration peut restreindre la déduction des charges aux seuls travaux affectant cette partie.

Les charges foncières (travaux de réparation, assurances, frais de gestion, taxe foncière), quant à elles, sont déductibles à condition que :
Le propriétaire du monument historique s’engage à conserver l’immeuble pendant 15 ans minimum à compter de son acquisition 
– L’immeuble ne doit pas faire l’objet d’une division en copropriété, sauf si cette division a fait l’objet d’une autorisation des ministères du Budget et de la Culture
– Pour bénéficier des avantages fiscaux de la loi MH 2020, il n’est pas possible de démolir le bien ni de le transformer, à moins d’en avoir reçu l’autorisation du ministère de la culture.

Quels sont les différents avantages fiscaux ?  

Il existe plusieurs avantages fiscaux auxquels les propriétaires de MH peuvent prétendre, en fonction de leurs besoins. 

Les déductions fiscales de charges et travaux

Le propriétaire d’un monument qui respecte toutes les conditions précitées, peut imputer sur le total de ses revenus imposables les charges liées à son bien, et notamment : 
Les travaux 
– Les assurances
– Les frais de gestion 
– La taxe foncière 
– Les frais de publicités et les charges résultant du droit de visite

On déduit donc ces charges soit du revenu foncier global soit du revenu lié au patrimoine, en fonction de l’usage fait du MH. 

A quelles conditions un propriétaire peut-il défiscaliser les charges sur son revenu ? 

1. Lorsqu’il n’y a pas d’ouverture au public

– Si le bien ne génère aucune recette et bénéficie seulement d’un agrément, le propriétaire peut imputer 50% des charges définies ci-dessus.

– Si le bien génère des recettes, par location par exemple, la fraction des charges liées à la partie louée est déduite des recettes totales obtenues.

Les propriétaires peuvent aussi opter pour une déduction forfaitaire égale à 75% de l’ensemble des charges foncières affectant la totalité de l’immeuble.

2. Le cas particulier des monuments ouverts au public 

Si le monument ne génère aucune recette, le propriétaire peut déduire de ses impôts 100% des charges si le bien est classé ou inscrit.

Cependant, si le bien génère des recettes, le propriétaire doit déduire des recettes de visite, les frais correspondants à cette visite (frais de publicité, achat de matériel informatique, salaire des guides, du personnel d’accueil et d’entretien…). Il peut aussi opter pour une déduction forfaitaire de 1 525 euros (2 290 euros si un parc est également ouvert au public). 

Les droits de donation et de succession dans le cadre des MH

Les immeubles classés ou inscrits sont, en principe, exonérés de droits de succession ou de donation, si le classement concerne l’immeuble dans son ensemble. L’exonération s’étend également aux parcs et jardins qui entourent l’immeuble, à condition qu’ils soient aménagés pour la visite. Les meubles peuvent aussi être exonérés s’ils constituent le prolongement historique ou artistique de l’immeuble.

Il existe des conditions supplémentaires à remplir pour obtenir l’exonération : 
– Les bénéficiaires de la donation ou de la succession doivent signer avec les ministères de la Culture et du Budget une convention à durée indéterminée précisant les modalités d’entretien des biens concernés, les conditions d’accès au public, le maintien des meubles.
L’immeuble doit s’ouvrir au public au moins 80 journées par année (de mai à septembre) ou 60 journées (du 15 juin à fin septembre).

attention

– Si l’une des conditions prévues par la convention n’est pas respectée, la transmission est soumise aux droits de donation ou succession, sur la base de la valeur des biens, au jour de la rupture de la convention.
– La vente, même partielle, des meubles ou immeubles est assimilée à une remise en cause de la convention et entraîne la taxation de la transmission.

Si le bénéficiaire de l’exonération donne à son tour l’immeuble, celle-ci est remise en cause sauf si les bénéficiaires de cette seconde donation adhèrent eux-aussi à la convention. Ils bénéficient alors d’une seconde exonération.

Si le bénéficiaire de l’exonération décède, l’exonération n’est pas remise en cause, même si ses héritiers n’adhèrent pas à la convention. 

La plus-value en cas de vente 

En cas de revente, la plus-value est imposée selon le régime d’imposition des plus-values immobilières des particuliers. Elle correspond au prix de vente moins le prix de revient (le prix du foncier hors travaux). Elle est fiscalisée à hauteur de 36,02%.

L’exonération de l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) pour les MH

Depuis 2018, l’IFI a remplacé l’ISF. Il concerne les personnes détenant un patrimoine immobilier net supérieur à 1,3 million d’euros. 

Sous certaines conditions, les propriétaires de MH peuvent ne pas être redevables de l’IFI. En effet, selon l’amendement adopté le 15 décembre 2017, ce type de biens s’ajoute à la liste des éléments exonérés de l’impôt sur la fortune immobilière en partie, voire en totalité. Dans ce cas l’exonération équivaut aux ¾ de la valeur imposable du MH. 

Les conditions pour obtenir cette exonération : 

Tout d’abord, le bien doit être classé monument historique ou inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH). Ensuite, le propriétaire doit s’engager à conserver le bien au moins 15 ans au titre de l’article 156 bis du code général des impôts relatif au régime des monuments historiques). Enfin, le monument doit être affecté à usage commercial ou professionnel ou accueillir des visites payantes. Cette affectation peut d’ailleurs être partielle ou totale. 

Pour aller plus loin : 

Pour effectuer les démarches (travaux, convention) auprès du ministère du budget

Le luxe et le patrimoine historique sont indissociables. La valorisation de l’un passe par celle de l’autre !

Pourquoi le luxe et le patrimoine historique sont-ils indissociables ? Le patrimoine et l’industrie du luxe ont des valeurs et domaines partagés. Ils sont notamment des leviers de valorisation l’un pour l’autre, à commencer par l’image. Le patrimoine gagne à être associé à des maisons de luxe, notamment en termes de financements, soit en étant occupé par une maison, soit en bénéficiant d’actions de mécénat.

Dans cette analyse, il s’agit de mettre en valeur comment éviter les opérations publicitaires à sens unique, où l’industrie du luxe s’approprie des valeurs incarnées par un patrimoine, sans les faire vraiment siennes. L’article met en valeur les différents niveaux d’échanges d’intérêts entre le luxe et le patrimoine, notamment : 
– L’indiscutable nécessité de reposer sur un patrimoine (matériel ou immatériel) pour qu’une marque de luxe devienne vraiment légitime
– L’importance de la communication externe et de la communication interne, lieux de concrétisation de cette alliance patrimoine et luxe
– Les liens financiers entre les deux industries
– La limite de cette alliance : les risques de l’immobilisme, les contraintes liées au mécénat, le risque de contre-promotion

Que sont le luxe et le patrimoine historique ?

Etymologiquement, le luxe (lat. luxus) est ce qui est démis, déboîté. Associé à la lumière (lat. luc) dans un imaginaire occidental, le luxe a de l’éclat, brille. Selon le dictionnaire Larousse, le luxe a « le caractère de ce qui est coûteux, raffiné, somptueux« . Entendu ici d’un point de vue matérialiste, le luxe est cet ensemble d’objets, de produits, éléments de la distinction sociale. Cet article propose de circonscrire le luxe à son domaine d’application économique. Il l’envisage comme le produit de l’industrie de luxe et de ces maisons, ensuite commercialisé et mis en publicité. 

Le patrimoine est une notion polymorphe. L’UNESCO choisit de définir en ces termes : « Le patrimoine est l’héritage du passé dont nous profitons aujourd’hui et que nous transmettons aux générations à venir. » L’institution fait pour partie références aux “œuvres qui ont une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de l’histoire, de l’art ou de la science”. Les ensembles, édifices, monuments sont donc principalement visés. NénaPour autant, il existe aussi un “patrimoine vivant”, un “patrimoine immatériel”, un “patrimoine naturel”. 

A partir de ces définitions, cet article s’appuie surtout sur les liens entre l’industrie du luxe et le « patrimoine monumental ». Ce patrimoine incarne les notions de patrimoine vivant, matériel et immatériel, telles que définies ci-avant. 

Une nécessité pour le développement d’une marque de luxe : s’appuyer sur le patrimoine historique 

Le luxe doit faire rêver, éblouir, fantasmer, sans quoi il perd de sa puissance. L’objet de luxe, pareil à une relique, se veut de l’ordre du sacré. Il appartient au monde du réel puisqu’on peut l’admirer, le saisir et le porter. Pourtant, quelque chose en lui nous échappe et nous fascine. Le luxe pour exister doit se différencier, se sacraliser afin de maintenir sa valeur et justifier son prix. 

Les grandes maisons de luxe luttent pour éviter la banalisation qui conduirait à leur perte. Elles désirent faire de leurs productions des œuvres d’art. C’est pourquoi elles ont besoin des institutions culturelles. Ces dernières possèdent la légitimité artistique et sont garantes de l’excellence de l’art qu’elles définissent, conservent et exposent. Tout naturellement, les enseignes de luxe se rapprochent donc de nos musées et sites historiques d’exception. Leur but ultime est d’asseoir leur notoriété, valoriser le prestige de la marque, devenir souveraines. 

De plus, ces grandes maisons véhiculent des valeurs communes au monde de l’art et du patrimoine. Il s’agit de la beauté, de la rareté, de l’excellence, du savoir-faire artisanal.  Dès lors, un lien puissant se crée. 

Le patrimoine historique en particulier est important en ce qu’il évoque le passé. Il permet au luxe, qui s’en empare, de créer le prestige et la distance nécessaire à la fabrication d’une aura forte. Ainsi, le patrimoine permet à la marque de s’ancrer dans le temps, de devenir une référence. Il représente un monde que le luxe évoque et convoque au service de son identité et de sa communication. 

La communication interne et externe pour concrétiser l’alliance entre le luxe et le patrimoine

Le patrimoine historique et son rôle dans la communication interne des groupes de luxe

Les projets rapprochant l’entreprise du luxe et la culture permettent de fédérer le groupe.  C’est le cas par exemple des actions de mécénat, de sponsoring ou d’organisation d’expositions. Le patrimoine et la culture agissent comme un créateur de lien social. En impliquant les employés dans un projet à forte valeur ajoutée, l’entreprise crée le sentiment de fierté d’appartenance à la marque. Lorsque Louis Vuitton organise le défilé de clôture de la Fashion Week parisienne dans la cour carrée du Louvre début mars 2020, ce n’est pas simplement une installation d’un soir mais bien un projet de toute la maison. Un projet qui sensibilise les équipes au patrimoine, à son histoire, à sa nécessaire préservation. 

Les maisons de luxe se tournent vers le travail dans le patrimoine historique à travers la restauration de leurs lieux d’exposition ou de vente. Aussi, renouant avec les métiers d’arts, font appel aux savoir-faire anciens, aux techniciens du patrimoine. C’est à l’entreprise H. Chevalier, labellisée “Entreprise du patrimoine vivant”, et à ses compagnons que Cartier ou Louis Vuitton ont fait confiance pour restaurer leurs boutiques de luxe. 

Les métiers d’arts au service du patrimoine  (Source)

Le patrimoine historique sert à améliorer l’image et la notoriété des marques de luxe

En externe, les actions de soutien au patrimoine et à la culture, en promouvant les valeurs communes, valorisent l’image de la marque

Le mécénat positionne les grandes maisons comme des « bienfaitrices ». Elles jouent le rôle que tenaient autrefois les grandes familles comme les Médicis. On pense donc aujourd’hui à LVMH qui après Versailles ou le Louvre, soutient la transformation d’un lieu déserté, l’ancien musée des Arts et Traditions populaires de Boulogne, en nouvelle maison d’art. Ainsi, le patrimoine sert la valorisation des maisons de luxe. 

Les marques de luxe investissent les espaces du patrimoine (musées, châteaux) pour créer leurs publicités et s’en faire. Le duo Dior – Versailles est révélateur à cet égard : Charlize Theron et Rihanna déambulent pour la marque dans le prestigieux château, dont la mise en valeur surpasse celle des deux stars.

Charlize Theron à Versailles pour Dior (spot publicitaire « Dior J’adore, The future is gold », 2014)
Rihanna à Versailles pour Dior (campagne publicitaire “Secret Garden”, 2015)

Et puis, à la croisée du mécénat et de l’auto-promotion, le luxe s’installe dans les monuments historiques, musées éphémères, valorisant et légitimant leur marque. Cartier au Grand Palais (« Cartier : le style et l’histoire », décembre 2013-février 2014), Yves-Saint-Laurent au Petit Palais (2010), misent sur le patrimoine historique pour mieux valoriser leur marque.

Enfin, le luxe et le patrimoine partagent un autre point commun : une même clientèle ! En dépit des efforts pour la démocratisation culturelle, il faut bien reconnaître que le patrimoine et l’art restent réservés à une élite culturelle, qui détient également le capital financier. 

On comprend alors pourquoi les actions de mécénat du luxe à destination du patrimoine et de la culture se multiplient. De nombreux évènements sont organisés dans nos musées et châteaux.  La Fashion week de paris par exemple ne serait pas ce qu’elle est sans ses prestigieux défilés au Louvre ou au Grand Palais. Le choix de ces lieux permet aux maisons de luxe de créer, plus qu’un simple défilé, des événements qui font sens pour la marque. On pense  aux immanquables défilés Chanel au Grand Palais ou à ceux de Dior au musée Rodin.

Défilé Chanel printemps/été 2008, Grand Palais

Les problématiques du luxe et du patrimoine

Si la référence à l’histoire est un élément central dans le marketing du luxe, il pose néanmoins la question de l’innovation, puisque les marques, tout en s’inscrivant dans un temps passé, ont besoin de continuellement se renouveler pour rester contemporaines et désirables. Il y a donc un équilibre à trouver. Il est intéressant de noter que cette problématique est commune aux institutions patrimoniales, pour qui l’innovation est devenue un enjeu majeur afin de rester attractif, maintenir leur fréquentation touristique, et développer de nouveaux modèles économiques, sources de revenus.   

Les liens financiers entre le luxe et le patrimoine 

L’entretien du patrimoine est une priorité. Son financement est onéreux et les finances publiques, si elles sont à l’initiative des grands travaux de construction des monuments historiques, ne subviennent plus assez aujourd’hui à leurs rejetons. Il faut donc multiplier les sources de financement. Or, les caisses du luxe sont pleines !

Entre les mondes du patrimoine et du luxe, les échanges, les transferts, intéressent directement la valorisation du patrimoine : la légitimité du luxe contre les promesses de financement. 

Comment le luxe vient-il en aide au patrimoine ? 

Les maisons de Luxe, Chanel, Cartier, Louis Vuitton investissent massivement dans la culture. ne habitude qui nous vient de l’autre côté du Pacifique, des Etats-Unis, où la culture est presque exclusivement financée par le privé, où le parrainage, bien plus ostentatoire, se veut être le reflet de la réussite de l’entreprise.

Les projets subventionnés par des marques de luxe sont nombreux, on peut citer le mécénat exclusif de la maison Ferragamo en 2012 pour l’exposition « La Sainte Anne, l’ultime chef-d’œuvre de Léonard de Vinci » au Louvre, ou le mécénat de Chanel pour les travaux de rénovation et d’agrandissement du Palais Galliera en 2019. Sans compter les fondations au profit de l’art et de ses métiers qui fleurissent. Pionnière du genre en France la fondation Cartier pour l’art contemporain, puis Lafayette et sa fondation Anticipations.

Cet engouement pour le mécénat est également lié aux mesures fiscales favorables liées à la loi Aillagon du 1er août 2003 qui permet la réduction d’impôt à hauteur de 60% sur l’impôt sur les sociétés, ce qui a permis une multiplication par seize du nombre d’entreprises mécènes depuis. 

La fondation d’entreprise Louis-Vuitton, Bois de Boulogne

Des limites juridiques au mécénat

Si la loi Aillagon a fortement favorisé les actions de mécénat, ces opérations restent fortement encadrées, bien plus qu’aux Etats-Unis. Il est par exemple possible de remercier son mécène en nature mais seulement si la contrepartie n’excède pas les 25% de la valeur du don. 

Par ailleurs, il ne peut y avoir d’exploitation commerciale ou de lancement de produits dans les institutions publiques. Cela doit rester de la communication institutionnelle. 

Dîner au Louvre pour célébrer la collaboration Louis-Vuitton – Jeff Koons, 2017

Les limites et pièges des alliances entre le luxe et le patrimoine  

Yves Saint-Laurent, Chanel, Dior, Cartier, Louis-Vuitton, Marc Jacobs, Bulgari, Balenciaga, Margiela, ils ont tous eu leur propre exposition aussi bien au Grand qu’au Petit Palais, au musée Galliera, au Palais de Tokyo ou encore au musée Bourdelle. Des expositions qui attirent un large public qui se presse pour attraper un peu du rêve. Aussi, l’œuvre d’art se substitue aux bijoux, à la robe, qui deviennent à leur tour art, exposé derrière leurs vitrines, consécration pour les marques. 

Cependant, quid de l’éthique puisque qu’il ne peut normalement pas y avoir d’exploitation commerciale dans ces établissement publics 

Si certaines expositions, comme « Cartier. Le style et l’histoire » qui s’étaient tenue au Grand Palais en 2014, ont fait l’objet d’un véritable commissariat indépendant. D’autres comme « Miss Dior » ou « La petite robe noire » se sont révélées être des opérations publicitaires déguisées… 

Il apparaît donc évident que l’établissement culturel permet de bénéficier d’un certain crédit pour l’opération, le visiteur étant en confiance dans un lieu qu’il connaît et respecte pour son travail d’ordinaire rigoureux et scientifique. Attention aux mauvais mariages, car ces opérations commerciales risque in fine de porter atteinte à l’image de l’établissement muséal et au patrimoine.

Exposition “Cartier : le style et l’histoire” au Grand Palais, 2013
Rétrospective Yves-Saint-Laurent au Petit Palais, 2010

Pour aller plus loin

L’influence du luxe sur le patrimoine historique

La photographie au service des châteaux

Valoriser des espaces paysagers d’exception

Combien coûte un château en France ? Voici une question que beaucoup se posent par simple curiosité ou dans le cadre d’un projet d’acquisition. Hephata vous propose quelques clés de lecture.

Introduction

Avez-vous déjà entendu parler de l’ancien fief des ducs de Crillon ? Un village de Provence déserté à cause de la sécheresse au début du XXème siècle. Il n’en restait, apparement, pas grand chose ? Peter Chittick décide d’y ouvrir un petit hôtel en y rachetant une première maison fin des années 80. Puis il en rachète plusieurs autres, pour en totaliser huit en 2020…

C’est la famille Pariente, créatrice de la marque Naf Naf, qui rachète le château. Un rachat qui s’est fait en parallèle de la création d’un groupe hôtelier de luxe. Le bien est ensuite rapidement devenu un de ses produits phares. Labellisé Relais & Châteaux, l’hôtel 5* continue de faire vivre le village au pieds du Ventoux. Alors, combien vaut un tel projet ?

Difficile question. Car, si cette histoire montre que patrimoine est de grande valeur pour valoriser les territoires, elle montre aussi qu’il semble avoir une valeur variable. Tout dépend de celui qui l’appréhende et du moment. Or, il semble urgent de mieux mesurer cette valeur, afin de faciliter le développement de projets patrimoniaux en France.

1. Le modèle d’Hephata pour valoriser les biens historiques

Dans le cadre de projets de développement dans des sites historiques, de l’hôtel particulier d’habitation au domaine en activité incluant un château, Hephata a développé un modèle qui permet de valoriser ces biens à travers une approche transparente, globale et intégrative. Cette approche est essentielle à double titre.

a) Elle sert une démarche de relance économique fondée sur l’économie réelle des territoires, où le patrimoine peut occuper une place centrale

Il peut être un relais irremplaçable et inédit de croissance locale, d’un point de vue économique, mais aussi social et environnemental. Les effets d’un développement d’activités sur l’économie sont décuplés lorsque l’activité est hébergée dans un monument. D’autant plus si ces revenus servent notamment à sa restauration.

b) Elle facilite l’accès de ces biens à des investisseurs-exploitants ou des propriétaires privés éclairés, capables de restaurer et de faire vivre des lieux en plein effondrement

En effet, pour servir une logique d’investissement responsable et pérenne où le retour sur investissement est « facilement » mesurable, il est essentiel d’apporter plus de transparence sur ces biens mal appréhendés, dont les composantes ne sont pas maîtrisées par toutes les partie-prenantes. Cela commence par une bonne valorisation initiale. Cette valorisation doit tenir compte de toutes les variables actuelles et futures pouvant venir bouleverser la gestion.

L’enjeu de la valorisation du patrimoine est indispensable. Si un hôtel de luxe a pu voir le jour dans un village isolé et s’il existe toujours depuis plus de 30 ans, c’est que le modèle économique est au rendez-vous. Pourtant, qui se serait lancé dans un tel projet, mis à part un Canadien en voyage, soudainement épris d’un lieu ? Jusque-là, personne… ! Et la valeur des habitations de Crillon-le-Brave a pourtant largement augmenté depuis. Le bien devient même attractif pour des investisseurs rodés à l’exercice de l’acquisition immobilière de luxe.

A long terme, en réconciliant les logiques transverses, une approche globale permettrait de mieux appréhender la façon de valoriser ces biens, et, peut-être, de la rendre plus transparente pour une variété d’intéressés, du propriétaire privé souhaitant en faire sa demeure jusqu’à l’investisseur chevronné y déployant des activités hôtelières, en passant par l’exploitant forestier ou agricole. Car, même si les spécialistes de la transaction immobilière de luxe montrent que le marché est à la hausse, rien n’affirme encore que ces lieux sont saufs. La preuve en est que le turn-over des nouveaux acquéreurs de ce type de biens reste bien plus élevé que la moyenne des acquisitions de maisons secondaires, montrant que de nombreuses « surprises » de gestion ne viennent pas compenser la faiblesse du coût d’acquisition initial…

2. Les aspects à prendre en compte pour estimer la valeur d’un bien

Aujourd’hui, la valeur d’un monument historique est une composante de multiples variables et de critères, dont la pondération varie en fonction de celui qui l’appréhende. D’après Hephata, ce fonctionnement ne permet pas l’établissement d’une valeur marchande corrélée à la valeur réelle du bien. Au contraire, d’après nous, elle est généralement bien en-deçà. Il s’agit donc de prendre en compte plusieurs aspects.

a) Une approche transparente

Si l’on accepte le fait que le prix des biens n’est pas déterminé par un volume d’offre et un volume de demande où le prix final est une résultante, mais bien par une contre-partie (presque) unique, il est nécessaire de proposer une démarche d’analyse transparente par une contre-partie tierse qui n’est pas l’acquéreur du bien. Chaque bien historique est presque à l’origine de son propre marché, étant difficilement comparable à un autre monument. Le prix est généralement fixé par un expert. Mais il sera surtout fixé par l’acquéreur… Or, la taille et la composition des domaines, leur histoire et leur symbolique, leur géographie et leur accessibilité, le coût de leur entretien, les revenus potentiels ou déjà générés, rien n’est parfaitement analogue d’un lieu à l’autre contrairement à toute autre logement, bâtiment commercial ou de bureau.

Par ailleurs, le « je ne sais quoi » lié au symbole, à l’image et aux valeurs dont il est le reflet, relève du Goodwill qu’aucun acheteur ne pourrait s’aviser de dévaloriser mais que personne ne s’entend encore à clarifier. Si pour une entreprise cela s’entend, pourquoi cela ne s’entendrait pas pour un monument ? Quoiqu’il en soit, la conséquence d’une approche plus transparente, serait que la valeur de chaque bien se jaugerait selon des arbitrages plus harmonieux d’un bien à l’autre.

b) Une approche globale

Par ailleurs, il se trouve que les sites historiques ont une capacité de transformation qui leur permet de s’adapter à de multiples destinations et de servir différents occupants et logiques d’investissement et de rentabilité. Il est nécessaire de concevoir une approche qui englobe la variété de ces possibilités. En effet, on peut appréhender la valeur d’un château d’autant de manières que d’acquéreurs potentiels, selon que le propriétaire-gestionnaire soit un particulier cherchant une habitation, un agriculteur cherchant des ressources naturelles, un promoteur cherchant des espaces à transformer, un opérateur évènementiel ou un hôtelier cherchant un sous-jacent à son activité… Le patrimoine historique peut attirer une telle variété d’acteurs qu’aucun autre marché ne pourrait s’en prévaloir.

c) Une approche intégrative

Enfin, pour une collectivité comme pour une marque ou un investisseur, dont l’engagement RSE / ISR et l’image importent, le patrimoine est vecteur de développement, à l’échelle d’une organisation ou d’un territoire. Ici, la valeur ajoutée varie en fonction de l’écosystème dans lequel le patrimoine est intégré. Il est essentiel de pouvoir la prendre compte. Au cœur d’un maillage territorial, social et économique ou d’une chaîne de valeur, le patrimoine est un excellent moyen de valoriser des savoir-faire et d’augmenter l’attractivité d’une région ou de faire croître les ventes d’un produit.  Il existe de grandes mécaniques permettant d’évaluer la création de richesses entre un territoire et le patrimoine. Et, inversement ? Hephata propose une méthode.

Conclusion

Aujourd’hui, la « valeur émotionnelle » portée sur ce type de bien est extrêmement puissante. En effet, le patrimoine incarne des valeurs, une histoire, une Histoire, un territoire, un savoir-vivre, un savoir-faire, une expertise, un respect de l’environnement… Cette valeur vient parfois augmenter la côte de certains biens, au gré des portefeuilles des investisseurs français, chinois, qatari, anglais ou américain dont le montant des transactions sera proportionné au portefeuille. Dans d’autres cas, les lourdes dépenses associées à l’entretien du lieu seront l’élément essentiel de sa décote. Une décote au détriment du trésor qu’il représente, bien plus riche que ce qu’il en a l’air.

Le patrimoine français, « le pétrole de la France », pour reprendre l’expression de Stéphane Bern, mérite une meilleure valorisation. Certes, ce qu’il représente ne peut pas être mesuré, enfermé, marchandé. Cependant, si l’appréciation de la valeur du patrimoine n’est pas clarifiée par une approche globale, transparente et intégrative, les monuments français continueront de se marchander au 8ème du prix d’appartements parisiens de 90 mètres carrés, au bénéfice d’acquéreurs pas toujours responsables et au détriment des Français d’aujourd’hui et de demain.

Pour aller plus loin

Reprendre un château abandonné

Hériter d’un monument historique : charge ou opportunité ?

Idées pour rentabiliser un monument historique

TOP 5 des journées au vert pour un séminaire – ce qu’il faut savoir !

Vous êtes manager, dirigeant, consultant ? Vous avez besoin de prendre l’air avec votre équipe ou vos collaborateurs ? Sortez de votre environnement de travail quotidien qui vous semble morne et gris ! N’attendez plus, retrouvez-vous lors d’une journée d’étude ou d’un séminaire résidentiel !

Mais comment organiser le meilleur séminaire de France dans un château hôtel en proposant un contenu qui change le quotidien de vos équipes et apporte du sens ?

Hephata est l’agence évènementielle qui vous guide pour l’organisation de votre séminaire au château. Cet article donne les clés de châteaux et hôtels particuliers pour des séminaires qui sauront vous enchanter, vous faire rêver et, qui sait, vous replonger dans des univers aussi variés qu’extraordinaires !

Voici le TOP 5 des séminaires résidentiels les plus dingues à faire dans un château ! Le tout sur des comptines d’enfance (patrimoine historique aussi !)

1) Le séminaire intime : retrouvez l’intime d’un château familial chaleureux où vous serez les seuls invités et où vous vous découvrirez une passion pour le bois !

2) L’évènement éclatant : découvrez l’éclatant qui se reflète sur la rivière et que l’on voit depuis un Golf.

3) Le séminaire de la sérénité : habitez le serein sous les voutes médiévales d’un lieu simple, authentique et beau.

4) Le séminaire grandiose : profitez du brillant sur les hauteurs. Il surplombe le paysage depuis des ruines sublimes et parfois inquiétantes.

5) Le séminaire coloré, au vert : aimez l’étincelant au naturel, où de grands artistes aimaient à se retrouver gaiement.

1) Le séminaire intime dans un manoir caché dans les bois

Au cœur des bois, se devine une gentilhommière aux façades régulières de briques et de pierres. Le convive y pénètre à pas feutrés. Pourtant non loin de l’aéroport, seul le murmure du vent et le chant des oiseaux vient rompre le silence. Des pas sur les graviers se rapprochent. C’est le maître des lieux qui arrive, le sourire aux lèvres, des ustensiles de travail à la main. Vous pensez connaître la forêt ? Et bien lui mieux que vous !

Et si vous regardez bien, vous apercevrez son épouse, un chapeau de paille sur la tête semblant attendre quelque chose !

Activité recommandées pour ce séminaire intimiste :

« Promenons-nous dans les bois » – double atelier « découverte & artisanat du bois » ou« Dansons la Capucine » – atelier « découverte & artisanat des fleurs de mon jardin »

Objectif des activités proposées pour ce team building :

– découvrir et savoir reconnaître les essences d’arbre

apprendre à prélever un échantillon de bois

réaliser un objet en bois 

ou

– découvrir et savoir reconnaître les différentes espèces de fleurs

– développer ses talents manuels pour fabriquer des couronnes de fleurs

Pour qui ce type d’activité entre collègues est recommandée ?

Ces activités sont proposées pour des groupes de 15 personnes max, réparties en 3 équipes.

Description du team building dans les bois ou dans mon jardin

Vous devrez répondre à un quizz en plein air sur les différentes essences d’arbre que vous rencontrerez. A la suite de cela, vous choisirez un arbre dont vous prélèverez un échantillon. Mais ce n’est pas tout ! Un meilleur ouvrier de France vous attend pour vous donner un cours d’artisanat. Vous réaliserez un objet personnalisé à partir de votre échantillon de bois et vous le remporterez chez vous. De quoi vous prendre pour un artisan de renom !

L’atelier des fleurs fonctionne sur le même principe avec un quizz en plein air sur les différentes espèces de fleurs rencontrées puis un atelier de confection de couronnes de fleurs.

2) L’évènement éclatant dans un domaine historique avec son golf 

A 1h max de Paris ! Nous voici dans un magnifique domaine flanqué d’un golf, situé à la lisière du parc régional du Gâtinais. Havre de paix dans un merveilleux parc de 100 hectares, ses quatre cents ans d’histoire ont fait de lui un remarquable écrin de verdure en bordure de l’Essonne. Il est cité pour la première fois au XIIème siècle lorsque le Chevalier Philippe y construit un fortin et un colombier, en faisant un lieu-dit.

Au XVème, Jacques Cœur rachète le château et acquiert les ruines laissées par la Guerre de 100 ans pour les remembrer.

Activités recommandées pour un séminaire de luxe

« C’est la Danse des Golfeurs » – concours de golf, joutes sportives, danses rythmées

Objectifs de ses activités de team building de luxe

– redonner de l’éclat à sa team par des jeux sportifs

– développer ses talents de précision dans le sport ou la danse

– se défouler de manière ludique et sportive

A qui ces activités collectives s’adressent-elles ?

Ces activités peuvent s’organiser pour un groupe de 10 à 60 personnes, réparties en équipes

Description du déroulement

Grandes activités sportives et jeux sur l’eau réveilleront votre esprit de compétition tout au long de la journée : ne laissez pas l’équipe adverse l’emporter. Soyez vivants, les émotions fortes ne manqueront pas ! Et pour le soir, mettez de côté le golf et revêtez des tenues éclatantes pour apprendre à danser sur des airs de salza ou au son des claquettes !

3) Le séminaire de la sérénité au coeur d’une abbaye ou d’un monastère modernisé

Vous avez dit prendre du recul ? Vous souhaitez travailler dans une sérénité que vous n’avez plus au siège de votre entreprise ? Retirez-vous dans une abbaye où le chant des moines semble encore s’élever vers le ciel.

La paix du lieu ne pourra qu’être salutaire pour votre journée d’étude.

Fondée par Louis IX, futur Saint Louis, l’abbaye connut un grand rayonnement au XIIIème siècle. Dès 1246, elle se dotait d’une école de théologie qui fut confiée à un dominicain. Précepteur des enfants royaux, il y rédigea, avec l’aide des moines, une fameuse somme encyclopédique des savoirs médiévaux. L’abbaye deviendra une usine de textile, un village et un noviciat avant d’être ce qu’elle est aujourd’hui : un lieu de rencontre et d’échanges.

Activités recommandées pour favoriser le repos lors d’un séminaire

« Carpe Diem » – cueillettes & plantations de légumes du jardin ; jeux olfactifs & gustatifs

Objectifs des activités de détente pour l’entreprise

– déployer ses capacités de jardinier et/ ou de cuisinier

– apprendre le rythme des saisons et leurs impacts sur le potager

– développer ses sens olfactifs & gustatifs de manière ludique

Pour qui les activités de détente sont-elles plutôt destinées ?

Ces différents ateliers sont accessibles à des groupes de 30 personnes max, réparties en équipes et chapeautées par des jardiniers professionnels. Et pourquoi pas pour des consultants ou des geeks dont les ordinateurs excitent les méninges, mais le corps est désensibilisé aux joies de la nature

Description de ces activités au vert pour votre équipe

La découverte du potager-jardin où se mêlent l’esthétique, la pédagogie et la production comestible ne pourront laisser insensibles vos âmes.

« Carpe Diem » vous invitera à cueillir les fruits mûrs de la vie. Nos animations & activités évoqueront un thème floral, olfactif ou gustatif. Finies les réunions, nos animateurs feront appel à votre sensorialité ! Planter vos radis ou allez à la cueillette des cerises si le cœur vous en dit. Et en option : cours de cuisine avec un chef étoilé !

4) Le séminaire grandiose dans un château de rois

Clovis donne la terre du château à Sainte Geneviève « pour les commodités de son voyage de Paris à Reims ». En 1539, le Connétable Anne de Montmorency transforme la forteresse en château de plaisance. Il y édifie un viaduc de pur style Renaissance. En 1779, le château est démantelé pour vendre le mobilier et les matériaux. Il sera converti en hostellerie. Celle-ci fut un des premiers Châteaux ayant été transformé en hôtel, en 1956.

Activités à faire pour un séminaire royal dans son jus

« au Clair de la Lune » – murder party, cluedo géant, jeux d’espionnage et d’intrigues

Objectifs de ses activités de team building intensives et immersives

– apprendre à résoudre des problèmes complexes en équipe

– garder son sang froid face au stress

– développer sa capacité à maîtriser le temps en équipe

Pour qui les jeux en immersion sont-ils destinés ?

Pour des groupes de collègues de 10 à 40 personnes, réparties en équipes de 5 à 8

Description des jeux d’équipe

Si le faste des 5 étoiles est trop brillant pour vos yeux fragiles, sachez qu’ « au Clair de la Lune », une ambiance mystérieuse, entre intrigues et murder party, risque de planer et de se faufiler au-dessus des ruines médiévales. Idéal pour surprendre ses convives !

5) Le séminaire au vert ou en musique au milieu des artistes

Investissez les lieux de cette belle demeure normande, construite en 1913 par une famille de riches banquiers décidés à fuir l’agitation parisienne. Durant la Seconde guerre mondiale, la propriété est réquisitionnée. Elle deviendra plus tard hôtel-restaurant. Le Tout Paris s’y retrouve alors, en compagnie d’Edith Piaf, de Tino Rossi ou de Jean Gabin. Pas de haut de gamme pour ce lieu mais chaleur familiale autour d’un bon feu !

Activités pour former les collaborateurs à de nouvelles spécificités territoriales

« Pomme de reinette et pomme d’happy » – visite d’une cidrerie & dégustation ou

« A cheval gendarme » – visite d’un haras & ballade à cheval

Objectifs de ces activités de groupe

– découvrir la fabrication d’un produit local

– goûter aux joies d’une dégustation à l’aveugle

ou

– découvrir un haras & rencontrer un entraîneur

– goûter aux joies d’une ballade équestre

Pour quel type d’entreprise ce programme est-il destiné ?

Ce programme est réservé à de petites équipes de 7 à 10 personnes

Description de l’activité proposée pour un team building réussi

Au cœur de la Normandie, la formule « pomme de reinette et pomme d’happy » propose une immersion totale dans le royaume des pommes avec dégustation de cidre et joie des retrouvailles !

La formule « à cheval gendarme » vous permettra de monter à cheval sur les chemins de Normandie et vous garantit une visite exceptionnelle avec un entraîneur de pur-sangs de renom. Qui sait si vous ne parierez pas sur lui au Prix de Diane ?

Vous ne réserverez pas un hôtel pour quelques heures : vous aurez le lieu en exclusivité pendant deux journées de jeux, de promenades et de dégustation ! Bonheur !

En bref, journées au vert, séminaire résidentiel, team building et incentive : dans un château, tout est prévu pour vous et adapté à votre entreprise !

Vous allez vous sentir chez vous dans un château atypique ou grandiose le temps d’une journée ou plus ! Ces lieux vont vous inspirer et vos discussions seront plus élevées. Les espaces favoriseront votre travail et votre esprit d’équipe.

Grâce aux activités qui vous seront proposées, vous pourrez faire appel à votre créativité ou faire l’apprentissage de talents de cuisinier, d’artisan ou autres.

Enfin, vous vous sentirez engagés pour une belle cause, celle de la transmission et de la préservation du patrimoine, grâce à votre activité évènementielle !

Pour aller plus loin

Château ou hôtel de charme pour votre séminaire ?

To-do list pour bien organiser un séminaire au vert

TOP 15 des lieux en IDF pour un séminaire au vert

Des idées d’animations et d’activités de séminaire incentive originales pour partager des moments conviviaux avec vos collègues ou pour accueillir un client, il y en a beaucoup ! 

Hephata sélectionne 45 idées d’animation de séminaire d’entreprise spécialement adaptées aux châteaux proches de Paris ou non !

Pour l’organisation d’un séminaire incentive dans un château hôtel, nous vous conseillons de lire Organiser le meilleur séminaire de France dans un château.

Nos idées : – Le séminaire sensoriel – La recherche de l’authentique – Des jeux bon enfant – Activités immersives, extrêmes et aériennes – Animations récréatives – Actions éducatives – Actions esthétiques et artistiques – Ateliers d’art de vivre – Travail autour de la concentration, détente et méditation

Activités de dégustation au château pour un séminaire sensoriel

Le château, le manoir, la belle demeure, l’hôtel particulier situés en ville ou au vert sont des lieux idéaux pour déguster des produits de terroir, la cuisine locale ou les alcools du château.

Des idées d’animation séminaire incentive au château autour de la dégustation pour apprendre à partager ses goûts :

Activité de groupe originale n°1 : L’atelier culinaire

Préparation d’un grand plat avec un chef étoilé, cours de cuisine, préparation du repas en groupe, concours cuisine, préparation de produits du terroir (beurre, foie gras, saucisson…) ou de produits simples (pain, pâtes, pizza…)

Exercice de groupe original n°2 : La dégustation

Dégustations animées ou non, autour des grands vins, champagnes, spiriteux, produits du terroir (foie gras, huîtres, charcuteries, fromages champignons…), visites de caves itinérantes…

Animation de groupe originale n°3 : Le wine battle

Activités de production collective pour des journées authentiques

Quelques idées d’animation de séminaire team building pour favoriser des moments de partage conviviaux :

Idée d’activité pour le séminaire d’entreprise qui a du sens n°4 : Le chantier participatif

Sous la direction d’un maître d’œuvre habilité, apprentissage des métiers du bâtiment, des savoir-faire traditionnels, participation à un chantier du patrimoine.

Idée d’activité originale n°5 : La ferme collective

Sous la direction d’un agriculteur, métayer ou cultivateur habilité, découverte des soins actuels ou traditionnels des animaux et aux pratiques de la ferme…

Atelier d’équipe original n°6 : Le jardin collectif

Sous la direction d’un jardinier habilité, participation à la création ou à l’entretien d’un jardin à la française, ou un potager : plantation, taille, cueillette (fraise, framboise, pomme, poires, mirabelles…), constitution de paniers…

Idée de séminaire professionnel qui apporte la joie n°7 : Activité solidaire

Participation à l’animation de groupe de personnes âgées, handicapées ou en réinsertion, partage des ateliers collectifs avec des groupes de personnes à mobilité réduite…

Idée d’activité de groupe créatif et musical n°8 : Art & Chant

Ateliers créatifs en entreprise de productions visuelles (tableaux, vidéos, photos…), chantées (gospel, classique…) ou instrumentales

Activités de team building sportif, grand jeu en extérieur : le style « bon-enfant »

Deux idées d’animation séminaire professionnel au château autour de grands jeux pour s’activer en groupe et favoriser la motivation :

Activité de team building au vert n°9 : Chasse au trésor

A cheval, à pied, en kayak, en hélicoptère, en montgolfière, à vélo, en voiture… des chasses au trésor dans le parc, la forêt ou sur l’ensemble du département autour du château

Activité de team building au château n°10 : Grands jeux

Foot, volley, construction de voitures ou de châteaux de cartes, jeux inventés… des grands jeux animés par des professionnels pour faciliter les rencontres, favoriser la bonne entente et créer l’esprit d’équipe

Activités immersives au château 

Des idées d’animation pour l’organisation du séminaire incentive autour d’activités immersives pour vivre des expériences fortes et susciter l’adhésion :

Idée d’activité pour un séminaire incentive insolite n°11 : Murder party / Cluedo grandeur nature

Voir un de nos partenaires : 5eActe 

Idée d’animation de séminaire d’entreprise dynamisant n°12 : Jeux en immersion 3D

Animations personnalisées possibles, jeux en équipes ou en solitaire

Activité de groupe pour un séminaire incentive n°13 : Théâtre immersif

Activités extrêmes

L’organisation d’un séminaire autour des sensations fortes pour apprendre à dépasser ses limites :

Activité de team building originale n°14 : Spéléologie

Team challenge pour un évènement professionnel n°15 : Tyrolienne géante et accrobranche

Team challenge pour un séminaire de dingue n°16 : Saut en parachute

Activité amusante n°17 : Saut à l’élastique

Activités dans les airs

Animation d’un séminaire de team building avec des activités aériennes pour prendre de la hauteur en équipe :

Team building de groupe n°18 : Montgolfière

Séminaire incentive original n°19 : Pratique du drone

Activité de groupe originale n°20 : Astronomie

Activités des temps anciens pour redonner le sens du beau

Des idées d’animation séminaire vivant autour d’activités traditionnelles pour découvrir des sports, pratiques et des savoir-faire ancestraux. Pour les consultants, les managers, les dirigeants, les commerciaux… apprendre à « viser juste » !

Occupation des équipes n°21 : Tir à l’arc et arbalète

Motivation du personnel lors d’une journée d’étude n°22 : Escrime

Activité de groupe originale n°23 : Fauconnerie et spectacle vivant

Activités récréatives et vivantes plutôt haut de gamme

Quelques idées d’animation séminaire toute simples et récréatives pour s’amuser et se divertir en groupe. Elles sont aussi un excellente moyen de féliciter ou motiver [SdM8] les bons commerciaux :

Activité de groupe n°24 : Course en voiture de collection ou en hélicoptère

Animations de groupe n°25 : Jeux traditionnels

Jeux de paume, crocket, échecs…

Activité de groupe insolite n°26 : Cours de danse historique

Valse, claquette, twist… selon la taille de groupe et l’ambiance souhaitée

Activités instructives et visites

Occupation de séminaire professionnel autour de la visite pour s’instruire, visiter et s’élever ensemble autour du beau :

Activité entreprise originale n°27 : Conférence sur les liens entre l’art et l’entreprise

Activité de groupe idéale n°28 : Visites nocturnes pour les entreprises

Visite et dîner aux chandelles, découvertes des alcôves et autres lieux secrets du château…

Activité amusante en équipe n°29 : Visites animées

Spectacles privés dédiés aux groupes d’entreprise

Le château est un lieu idéal pour les spectacles privés. Cela permet de développer le sens du beau en équipe et d’admirer ensemble. Rien de mieux pour motiver des groupes de dirigeants, managers et opérationnels :

Activité simple et belle n°30 : Illuminations, son & lumière au château

Activité de groupe émotionnelle n°31 : Concert classique ou atypique !

Atelier art de vivre haut de gamme

Particulièrement adapté à la vie de château, quelques idées d’animation d’un séminaire incentive autour de l’art de vivre pour (ré-)apprendre les bonnes manières et développer la bienveillance dans les groupes :

Animation de groupe au château pour les managers n°32 : Atelier « savoir-vivre »

Séminaire d’équipe au château pour les équipes opérationnelles n°33 : Atelier « bonnes manières à table »

Activité de détente pure et de bien-être dans un château haut de gamme

Idées d’organisation de séminaire professionnel autour du bien-être pour se détendre, se reposer et améliorer sa concentration, cela n’est pas réservé aux dirigeants !

Activité de groupe possibles n°34 : Spa & massage au château

Exercices de team building au vert n°35 : Cours de sport détente (yoga, pilate)

Idée d’activité improbable pour un séminaire incentive n°36 : Méditation en présence d’un maître en méditation

Apprentissage de la méditation et de la concentration avec un maître.

Et parce qu’on ne veut pas vous laisser là… voici en vrac quelques autres idées d’animation pour vos soirées professionnelles :

Animation de groupe originale n°37 : le bus musical

Cours de mix, bus DJ, installation musicale en intérieur ou en extérieur : cela plaira tout autant à vos consultants, génération Y, qu’à vos managers !

Animation amusante entre collègue n°38 : le bar à cocktail ambulant

Animation pour les équipes internationales n°39 : Bus à dégustation de vins

Activité de groupe originale pour les entreprises n°40 : Animations GIF, vidéo et photo

Team building sensoriel n°41 : Blind-test dégustatif en entreprise

Team building musical original n°42 : Test à l’aveugle / Blind-test musical

Activité de groupe originale n°43 : Animation de cocktails gratuits

Présence de faux serveurs, magiciens, acteurs, d’animateurs de soirée compétente…

Activité de groupe originale n°44 : Jeu de culture générale / le Castle Buzz’

Activité de groupe dans un château originale n°45 : Soirée entièrement déguisée

Notre brochure récapitule tout ! Catalogue animations château

Sinon, vous trouverez ici des techniques d’organisation de team building pour ne pas rater un séminaire château.

Château ou hôtel de charme pour votre séminaire ? Hephata vous donne la liste des avantages et des inconvénients pour vous aider à choisir !

Les châteaux et les hôtels sont gérés différemment et ne répondent pas aux mêmes normes d’accueil, même s’il existe des « châteaux-hôtels » qui répondent aux normes hôtelières 4 étoiles. Dans cet article vous trouverez les chaines hôtelières spécialisées dans les châteaux ainsi que les labels certifiants le standards des châteaux qui vous reçoivent…

Aussi, lorsque vous aurez à choisir entre le gîte non classé d’une chartreuse du XIIème siècle géré par une famille professionnalisée ou un hôtel du XXIème siècle 4 étoiles (****), vous saurez que le standard peut y être équivalent. Bien souvent, le niveau de standard entre un simple château classé Monument Historique et un hôtel 4 ou 5 étoiles peut être comparé. Pour ne pas s’y tromper, suivez le guide !

Si vous souhaitez plutôt vous concentrer sur l’organisation, vous trouverez le guide complet : Guide pour l’organisation du meilleur séminaire de France (lien F).

Pour choisir entre un château simple et un hôtel de charme, il faudra donc vérifier :

  • La composition des salles du château, du domaine, gîte attenant (voire du camping de luxe) ou de l’hôtel de charme
  • Les équipements et les petits « à côté »
  • La flexibilité des équipes qui vous accueillent dans le choix de votre organisation
  • La distance avec les villes (critère qui doit réellement compter dans la prise de décision)

La composition des salles du château ou de l’hôtel de charme

Idéalement, le château ou ses dépendances (gîtes, orangerie, ferme attenante, domaine…) doit comporter des espaces précis. Il en est de même pour les hôtels de charme spécialisés dans l’accueil de séminaire :

  • Petites salles de com’ (salles de commission ou salle de réunion) pour 10 à 12 personnes,
  • Plus grandes salles de type amphithéâtre pour 50 à 500 personnes,
  • Salons, bibliothèques, salles de jeux ou espaces de partage (avec baby-foot, jeux de société…),
  • Un espace cuisine ou mini-bar en accès libre,
  • Des terrasses en extérieur pour les pauses
  • Des chambres évidemment. Pour un séminaire de type team buidling, favoriser des chambres partagées ou des chambres duo. Pour les séminaires de type comité de direction, privilégier des chambres Single.

Les équipements et les petits « à côté » des séminaires dans des châteaux de famille indépendants

Le château doit permettre l’organisation de séminaire avec un contenu riche ! Il suppose des infrastructures et des équipements variés pour des soirées de type pool party, barbecue party, bubble party, soirées déguisées, soirées de karaoké…

Avoir une piscine ou un espace aquatique, une salle de sport, un terrain de tennis ou de foot sont essentiels pour favoriser le dynamisme et la motivation des équipes.

Quant aux espaces potagers, étangs pour la pêche, forêts avec tyroliennes, ils sont importants pour créer des journées de détente en équipe. Le restaurant ou une cuisine équipée avec une mise à disposition de paniers repas, laissant les organisateurs du séminaire plus libres, favorise des moments de convivialité entre les membres.

La flexibilité laissée par les gestionnaires de l’hôtel

Chez Hôtel Très Particuliers, Les Grandes Etapes ou Châteauform’ la flexibilité peut être de mise ! Mais il existe aussi des châteaux en Ile-de-France, près de Paris, autour de Lyon, proche de Bordeaux ou d’autres grandes villes, qui permettent la création de team building incentive parfaits, de façon plus libre. Par exemple, le château de Saint-Priest.

Pour un séminaire résidentiel en Ile de France, des locations de châteaux exclusifs, où vos équipes seront seules, sont possibles et favoriseront parfois l’organisation de séminaires bien plus hallucinants que ceux que l’on pourrait rêver à côté du château de Chantilly !

La distance idéale avec les grandes villes : Paris, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Marseille

Que vous soyez proche de Lyon, près de Paris, à Strasbourg ou à Marseille, les points logistiques à vérifier sont :

  • La proximité avec un aéroport ou une gare TGV (une distance entre 2h et 3h pour un séminaire de plus de 2 jours est largement envisageable)
  • L’accessibilité en voiture, la distance entre l’aéroport ou la gare TGV la plus proche doit être de maximum 20 minutes, car il faut permettre à d’éventuels intervenants de se joindre à vous pour 3 heures
  • La location d’une voiture, d’un car ou d’un minibus pourra être recommandée
  • Les autres infrastructures présentes dans le département ou la région pourrons avoir un impact sur l’organisation d’un séminaire incroyable !

Un espace naturel, au vert ou en ville, haut de gamme, avec une variété de salles qui répond à toutes ces contraintes… ça se trouve !

Pour un séminaire Ile de France, nous vous proposons une liste originale et plutôt confidentielle : TOP 15 des châteaux en Ile-de-France pour un évènement d’affaires (lien J).

La notoriété du château et les avis

Organiser le meilleur séminaire résidentiel de France dans un château connu peut avoir un effet de motivation supplémentaire pour les équipes et peut favoriser la création d’incentive puissante ! Il y a en effet un fort effet d’appropriation des lieux, d’identification qui contribue à enrichir les équipes.

Comparaison des avantages et inconvénients entre un

château et un hôtel de charme

Pour rappel le lieu idéal répond aux objectifs de l’entreprise, au nombre de personnes et au budget. A priori il est naturel, authentique, avec des espaces au vert. Il permet de se retrouver en équipe de façon simple et joyeuse. Le lieu doit favoriser l’accueil d’activités incentive, de travail ou de bien-être.

Les avantages des châteaux indépendants :

  • La quasi garantie d’être dans des lieux authentique, « dans leur jus »
  • La quasi certitude d’avoir le lieu pour soi
  • L’opportunité de rencontrer des personnes passionnées et engagées qui risquent d’avoir un bel effet sur vos invités
  • L’occasion de soutenir le patrimoine historique par un acte volontaire
  • La grande flexibilité des propriétaires dans leur accueil qui permet une organisation libre

Les inconvénients d’organiser son séminaire dans des châteaux indépendants :

  • L’absence de certitude de trouver un propriétaire professionnel de l’accueil des entreprises
  • Le risque potentiel d’un confort incertain sur les lieux non visités au préalable
  • Des problématiques de chauffage quand vient l’hiver

Les avantages de l’organisation d’un évènement dans un hôtel de charme :

  • La gestion « clé-en-main » des propositions
  • Une prestation globale
  • La variété des offres possible (chambre simple, duo ou plus)
  • Un accueil professionnel certifié

Les inconvénients des hôtels de charme :

  • Une prestation moins flexible et parfois moins authentique et simple
  • La présence d’autres clients sur place, avec une intimité diminuée

Pour en savoir plus sur les hôtels installés dans des châteaux ou les châteaux organisés comme des hôtels de charme sans en être, n’hésitez pas à contacter notre équipe.

Pour aller plus loin

TOP 15 des lieux en IDF pour un séminaire au vert

TOP 5 des journées au vert pour un séminaire

Les chantiers participatifs au service du patrimoine

Vous devez choyer et respecter tous les membres de votre entreprise ! Ils le méritent. Cet article vous donne quelques clés logistiques pour organiser au mieux votre séminaire au vert dans un château. Il s’adresse aux office managers et directeurs qui souhaitent organiser un séminaire résidentiel disruptif, utile et efficace dans un château !

Organiser un séminaire dans un château permet de valoriser vos équipes et de leur montrer que vous tenez à eux. Un lieu grandiose favorise fortement ce sentiment auprès de vos collaborateurs, quels qu’ils soient (managers, consultants, commerciaux, responsables de branche, etc.).

Attention, pour l’organisation A-à-Z d’un séminaire résidentiel, Hephata vous conseille de lire Organiser le meilleur séminaire de France dans un château.

L’enjeu ? Une logistique bien rodée favorise la réalisation des quatre objectifs de votre séminaire résidentiel ou de votre journée d’étude au vert : – La motivation du personnel à travers un retour au beau, à la nature, à l’authentique – La cohésion des équipes à travers des idées d’activités de team building qui élèventL’adhésion au projet de l’entreprise à travers une communication et un choix de château cohérent – L’efficacité du travail lors d’une journée au vert avec un programme adapté au rythme de la nature…

La logistique pour motiver ses équipes à travers un retour au beau, au naturel et à l’authentique

Organiser un séminaire résidentiel ou une journée d’étude au vert dans un château offre un cadre attrayant et simple. D’un point de vue logistique cela suppose de respecter un certain nombre de règles. Tout d’abord, il faut choisir de bonnes conditions. Se rendre dans un lieu éloigné du bureau implique que le lieu soit facilement accessible (gare, aéroport, axe routier…). En outre, il ne doit pas être trop éloigné du lieu de travail : maximum 1h30 pour une journée d’étude et 3h30 pour un séminaire résidentiel de deux jours ou plus.

Ensuite, pour un effet « wahou » immédiat, l’environnement naturel compte beaucoup. Un château visible dès l’arrivée, qui côtoie une végétation foisonnante et un parc libre d’accès, fera forcément l’affaire.

En outre, donner aux équipes le sentiment d’être choyé est fondamental. Ce sentiment passe par un service d’accueil irréprochable. Le mieux est qu’il soit réalisé par le propriétaire du château qui prendra le soin d’expliquer l’histoire des lieux, la dimension esthétique et architecturale des bâtiments, des jardins et du mobilier.

Les espaces lumineux, beaux et inspirants doivent rester parfaitement équipés. Préférer des salles de travail et de réunion bien décorées (peintures, tableaux…) et éclairées par la lumière naturelle. Il faudra aussi veiller à la présence d’équipements parfaitement fonctionnels (paperboard, chaises tablettes, tables, rétroprojecteurs, écran, post-it, stylo, feuille, imprimante…). Le mobilier doit facilement s’adapter à la mise en place de petits groupes ou de conférences en plénière.

Enfin, le choix des lieux de repos qui suscitent un sentiment de paix implique la mise à disposition de chambres totalement équipées, avec vue sur le domaine, et si possible un petit cadeau d’accueil du château.

La cohésion des équipes à travers des idées de jeux de team building qui élèvent les participants

Élever vos équipes et motiver le personnel passe par des jeux de team building vivants, adaptés et valorisants. D’un point de vue logistique il faut expliquer vos choix d’activités en amont pour donner du sens : les équipes sont sensibles à l’engagement sociétal, solidaire ou auprès de projet qui les dépassent. Créer l’émulation est donc particulièrement facile dans le cadre de projets collectifs sociaux ou engagés auprès d’un but commun. Cela est possible pour n’importe quelle activité qui est bien présentée !

En outre, il est nécessaire de préparer des activités courtes pour valoriser vos équipes : choisir des activités autour de la découverte de savoir-faire, de l’admiration du beau, de l’apprentissage de nouvelles pratiques (sciences, art, culture…). Ne choisissez pas des activités qui ne servent pas directement l’élévation de vos équipes. Ils sont là parce qu’ils y sont obligés, vous devez leur offrir le meilleur pour les valoriser.

Enfin, il ne faut pas hésiter à intégrer dans son programme un temps pour favoriser le retour aux sources : travailler au vert ou au bureau, quelle différence ? Pour les équipes, la seule et unique, c’est d’être dans un environnement pur, frais, bucolique… proposez des temps en extérieur, des temps où le contact avec la nature est réel.

Pour s’inspirer, vous trouverez le TOP 50 des idées de team building qui détonnent (lien P).

L’adhésion au projet de l’entreprise à travers une communication et un choix de château cohérent avec les enjeux du séminaire

Le séminaire résidentiel ou la journée d’étude sont des moments particulièrement propices pour véhiculer des valeurs. Organiser son séminaire au vert nécessite de préparer un document de présentation du séminaire. Il devra inclure le programme de la journée d’étude. Pourquoi pas y intégrer un descriptif du château. Petit conseil : réserver un temps, avant un repas par exemple, pour remercier les équipes de leur présence. Ce sera d’ailleurs l’occasion de rappeler les valeurs, les objectifs ou la stratégie de l’entreprise. Raconter ensuite une histoire autour du lieu choisi peut être une opportunité à saisir pour inspirer ses équipes. Cela permet à vos équipes de mieux vous connaître et de se laisser guider par vous, avec plus de confiance.

L’efficacité du travail lors d’une journée au vert avec un programme adapté au rythme de la nature…

Un programme de travail au château devrait – a priori – être le même qu’ailleurs. Mais pour insister sur les aspects détente et efficace, il ne faut pas hésiter à transformer ses habitudes. Qu’il est bon et sain de vivre au rythme de la nature !

Efficacité garantie : – Lever des équipes à l’heure où chante le coq, vers 6h30, suivi d’une balade silencieuse dans le domaine pour admirer la rosée du matin – Retour vers 7h30 pour un petit-déjeuner de prince – Début du travail à 8h (les empereurs commençaient à 6h…) alterné de pauses – Déjeuner à 12h, au restaurant ou non, avec les produits de saison suivi d’une courte sieste dans des lieux de repos – Reprise du travail à 13h30 alterné de pauses et d’un moment plus sportif ou culturel

Pour la meilleure journée détente d’entreprise, voici les recommandations : – Lever à 8h30 – Petit-déjeuner à 9h – Session de visite, grand jeux, jeux de drone à 10h – Pause à 11h – Repas (panier, traiteur, buffet ou restaurant) ou atelier culinaire à 13h – Jeux immersifs à 14h30 – Pause à 16h30 – Session de conférence à 17h – Temps partagés ou de détente à 19h – Diner assis à 20h – Cluedo / Murder Party / Théâtre immersif dès 22h – Soirée arrosée jusqu’au bout de la nuit avec open-bar

Une bonne programmation évènementielle pour organiser son séminaire au vert ne s’arrête pas là. Tenir compte des besoins de chaque collaborateur est important. Aussi, établir des horaires à ne pas dépasser est important. Il convient également de sélectionner les restaurants ou le traiteur, en amont de la journée. Prévoir des plats de substitution en fonction des allergies et des spécificités alimentaires est d’ailleurs incontournable. Enfin, il ne faut pas oublier de déterminer la taille des sous-groupes (nombre de personnes) à l’avance. Choisir des temps de réunion adaptés aux horaires habituels de travail est donc une clé de réussite.

Pour en savoir plus sur le TOP 15 des châteaux dédiés au séminaire résidentiel en Ile de France (IDF)(lien J).

A vous de jouer !

Pour aller plus loin

Les chantiers participatifs au service du patrimoine

45 idées d’animations et d’activités de séminaire incentive

Château ou hôtel de charme pour votre séminaire ?

Châteaux et hôtels particuliers : TOP 15 des lieux en IDF pour un séminaire au vert

Pour l’organisation d’un séminaire résidentiel dans un hôtel de charme ou un manoir, nous vous conseillons de lire Organiser le meilleur séminaire de France dans un château (lien F).

Proches de Paris ou d’un aéroport, tenus par des familles de particuliers professionnels, notre sélection s’organise pour répondre aux 5 enjeux de rencontre entre collaborateurs.

Il existe en Ile-de-France des sites historiques, notamment des châteaux, parfaitement adaptés pour des réunions ou des séminaires résidentiels : équipés, intimes, haut de gamme, avec service et pause illimités, tout comme Châteauform’ mais en différent. Ces manoirs, hôtels particuliers, relais de chasse, hôtels de charme sont nombreux, mais pas toujours bien référencés.

Ici on proposera 15 châteaux et hôtels particuliers en Ile-de-France pour des séminaires réussis :

– Les domaines exclusifs autour de Paris pour les comités d’entreprise en petit groupe dans un cadre naturel

– Les châteaux en Ile-de-France pour les séminaires incentive authentiques au vert non loin de la capitale

– Les hôtels de charme pour un séminaire résidentiel en IDF pour plus de 50 personnes

– Les hôtels particuliers dans Paris ou à 30 minutes du bureau pour les séminaires d’une journée et demie

– Les manoirs confidentiels près de Paris, pour les séminaires incentive commerciaux

Châteaux en Ile-de-France et châteaux exclusifs autour de Paris pour les comités d’entreprise

Particulièrement pertinente pour les rencontres en petit groupe dans un cadre naturel, cette sélection conviendra à l’organisation de votre séminaire ou votre conseil d’administration délocalisé :

Le Château de Guiry-en-Vexin en IDF

De style classique, le château comporte un étage et une mansarde. Très sobre, il se distingue par l’harmonie des proportions et des rapports de masses, et de la rigueur géométrique de son plan. Cas rare dans l’histoire, le domaine reste dans la même famille depuis treize siècles.

Voir le château de Guiry en Vexin 

Le Château de la Cour Senlisse en Ile de France

Les chambres et salles disponibles encadrent la cour. Les pieds dans l’eau, serti d’un grand parc, le domaine propose un cadre privilégié et poétique pour les réunions de travail intense ou le partage d’équipe.

Lien vers le Château de la Cour Senlisse

Le château de Courances

Aussi situé en Ile de France, au sein d’un domaine aux activités multiples et haut de gamme – polo, potager participatif, parc naturel foisonnant… – les comités de direction délocalisés prennent une nouvelle saveur…

Lien vers le Château de Courances

Les châteaux authentiques près de Paris pour les séminaires incentive au vert

Les hôtels de charme dédiés au séminaire résidentiel et au team building en région parisienne : ça existe ! Cette sélection est plutôt adressée aux séminaires de travail ou thématisés pour les équipes commerciales, de consultants ou pour les managers.

La qualité de votre séminaire repose sur l’expérience vécue sur place. Voici quelques lieux pour alimenter votre évènement d’un lieu où les pierres parlent encore !

Château de Longchamps aux portes de Paris dans le parc de Boulogne

Un cadre privilégié pour les rencontres en grand comité, les séminaires à Paris.

Lien vers le château de Longchamps

Château de Vaugien en IDF

Familial, lieu de tournage, le cadre est idéal pour les séminaires incentive et résidentiels pour la motivation du personnel ou la stimulation de l’imagination entre collègue.

Lien vers le Château de Vaugien

Château de Millemont à 45 minutes de Paris

Pour les séminaires résidentiels qui donnent du sens, des salons aménagés, des granges, un moulin, tout l’espace du parc disponible, plus particulièrement pour des séminaires solidaires.

Lien vers un article sur l’engagement du Château de Millemont

Pour des idées d’animations ou d’activités, trouver 50 idées d’exercices de team building originaux et d’activités de groupe pour un séminaire réussi au château ! (lien P)

Les hôtels de charme pour séminaire résidentiel en Ile de France pour 30 personnes à plus de 100 personnes

L’organisation d’un séminaire résidentiel dans un château avec plus de 30 personnes est un challenge ! Pouvoir rester authentique et simple, offrir un service optimal pour ses collaborateurs tout en ayant le nombre de chambre suffisant, c’est le cas de ces 3 lieux pour les gros séminaires. Calme, luxe et détente assurés :

Domaine de Grand’Maison pour 30 personnes

Propice au dépaysement, ce lieu de charme propose des salles de commission et sous-commission parfaitement équipées ainsi qu’un standard hôtelier vraiment agréable. Des chambres single à disposition.

Lien vers le Domaine de Grand’Maison

Château de Villiers le Mahieu et ses maisons de campagnes jusqu’à 93 personnes

Le château indépendant, proche du concept châteauform’ offre autant de services et de pauses illimités, que de salles de sous-commission et d’amphithéâtre équipés.

Lien vers le Château de Villiers le Mahieu

Château de Clairefontaine, le château des bleus pour des séminaires incentives de plus de 100 personnes

Le château de la Fédération Française de Football est un site particulièrement propice aux rencontres d’entreprises et team building sportif. Toutes les gammes sont autorisées.

Lien vers le Château de Clairefontaine

Les hôtels particuliers dans Paris ou les châteaux proche Paris pour les séminaires d’une journée

Pour faire vivre une expérience à vos équipes, travailler la motivation des employés ou simplement : se réunir au vert dans un lieu beau est préférable. Voici nos conseils :

Le Particulier pour la confidence

Lieu exclusif et confidentiel, cet hôtel niché en haut des collines de Montmartre offre un cadre exceptionnel pour l’organisation de séminaires raffinés.

Lien vers l’Hôtel Particulier 

Le jardin des hôtels de Varengeville et de Gournay en plein 6e arrondissement de Paris

Lien vers Les hôtels du 6e

Le château de la Chesnais pour la cave en Ile de France

Salle de réunion authentique dans les caves ou les salons, la réservation de tout un étage avec un accès au jardin est idéale pour une journée d’étude au vert.

Lien vers le Château de la Chesnaie

Les châteaux confidentiels près de Paris, pour les séminaires commerciaux incentive 

Le château du Maréchal de Saxe, tenu par le groupe Les Hôtels Particuliers

Lien vers le château du Maréchal de Saxe

Le château de Fleury-en-Forêt, idéal pour l’organisation d’évènements professionnels

Réservé à des petits groupes pour la nuit, mais à plus de monde pour la journée, profitez d’un cadre particulièrement exceptionnel ! Le château de Fleury-en-Bière peut aussi attirer votre attention !

Lien vers le Château de Fleury-en-Forêt

Les Vaux de Cernay qui appartient au mini-groupe hôtelier Savry, Les hôtels particuliers

Lien vers l’Abbaye des Vaux de Cernay

Pour avoir d’autres idées de lieux pour organiser votre séminaire, de votre évènement professionnel idéal ou journée d’étude au vert : contactez-nous ! (lien contact)

Hephata trouve le manoir, l’hôtel particulier ou la salle de réunion (galerie d’art, théâtre, caves voutées, bibliothèque, salon particulier…) qu’il vous faut !

Pour aller plus loin

Château ou hôtel de charme pour votre séminaire ?

45 idées d’animations et d’activités de séminaire incentive

La méthode pour organiser un séminaire au vert responsable

Quelle méthode pour organiser un séminaire au vert responsable ? Rien de plus facile, à condition d’être rigoureux.

Dans ce guide, Hephata vous propose les étapes à suivre pour l’organisation de votre meilleur séminaire d’entreprise. Une méthode inspirée des techniques des entreprises « best place to work ». Si vous cherchez simplement l’inspiration pour motiver le personnel, les équipes opérationnelles, vos consultants ou vos managers, voici 50 idées d’exercices de team building originaux pour un séminaire idéal ! À pratiquer au vert ou en ville.

Cocktail de fin de séminaire au vert, dans Paris !

Il existe un débat concernant l’organisation d’un séminaire inspirant. Faut-il d’abord déterminer avec précision le contenu et les contraintes de son évènement (composition de mes équipes, nombre de personnes, objectifs à atteindre, activités de team buiding spécifiques, activités innovantes ou plus traditionnelles…) et adapter le lieu ? Ou bien, faut-il commencer par identifier le lieu idéal selon ses contraintes spécifiques (taille du groupe, budget, logistique, distance, accessibilité, proximité des bureaux…) et organiser le contenu de son séminaire en fonction ?

Compte tenu de la variété des séminaires, force est de constater que c’est le lieu qui détermine le type de contenu. C’est notamment vrai parce que les activités de team buidling ou de séminaire peuvent s’adapter aux lieux, alors que le contraire est rarement vrai.

Les Quatre Règles à suivre pour organiser le séminaire idéal dans un château :

Tout organisateur de séminaire, et plus largement d’évènement d’entreprise, doit savoir aborder ces quatre règles pour ne rien oublier :

Trouver le lieu idéal pour recevoir un séminaire d’entreprise grand ou petit

– Visiter le château idéal de votre séminaire résidentiel ou de votre journée d’étude

– Etablir un programme logistique et l’emploi du temps du séminaire

– Avoir des idées de contenus innovants pour un séminaire incentive

– Comment trouver le lieu idéal pour le meilleur séminaire de votre catégorie ?

Pour vous aider spécifiquement sur cette partie, nous avons construit la liste des TOP 15 des châteaux en Ile-de-France pour un évènement d’affaires (lien J).

Sinon, voici nos recommandations !

Choisir des lieux beaux, équipés, correspondant à votre budget

Le séminaire idéal a lieu dans un espace équipé, beau, inspirant, naturel, authentique où de nombreuses activités différentes peuvent avoir lieu (journée de travail, team building, journée détente, activités de groupe, soirée ou gala d’entreprise…).

Les monuments historiques, protégés ou non, s’y prêtent particulièrement bien car ils ont été conçus pour accueillir, loger et recevoir de nombreuses personnes en même temps. Les châteaux, manoirs, abbayes, gentilhommières, maisons de maître, grands hôtels, belles demeures, palais, hôtels particuliers… sont autant de lieux au service de l’apprentissage, de l’inspiration, du travail, de la nature, du bien-être, de la vie en groupe, et des fêtes.

Aussi, l’organisation du séminaire est particulièrement idyllique dans un site historique, propice au développement de l’esprit d’équipe et à l’organisation d’activités variées.

L’intérêt de choisir un château ou un site historique

Pour cela, il est intéressant de regarder les caractéristiques des différents châteaux. Nos recommandations pour trouver le château hôtel idéal :

– Choisir un cadre au vert, avec un grand parc de plusieurs hectares ;

– Sélectionner un parc avec idéalement différents espaces naturels, culturels ou sportifs pour que les équipes puissent s’y détendre ;

– Identifier un château dont le nombre de chambre variera en fonction du nombre de personnes et aussi de l’objectif de votre séminaire ;

– Retenir le domaine le plus authentique possible, « dans son jus ».

Quelle gamme choisir pour le meilleur des séminaires ?

Pour l’organisation d’un séminaire dans un château hôtel, le niveau de gamme peut être variable. La variété de châteaux royaux et d’hôtels permet de créer un séminaire prestigieux, haut de gamme, ou plus simple, rustique, avec des prix adaptés.

Pour trouver des lieux nouveaux, confidentiels ou des salles équipées à Paris, en ville ou au vert à des prix abordables, permettant de travailler la motivation des équipes, regardez Bedouk ou Kactus ou faites appel à Hephata, spécialisé dans l’organisation d’évènement d’entreprise dans les châteaux !

Maintenant, passons aux aspects techniques !

La liste de ce qu’il faut trouver dans le château idéal de séminaire, partout en France

Pour organiser le séminaire idéal, rien ne doit être laissé au hasard. En outre, et pour rappel, le lieu idéal répond aux objectifs de l’entreprise, aux contraintes de taille et de budget. A priori, il est donc naturel, authentique, atypique et dispose d’espaces de verdure. Il permet aussi de se retrouver en équipe de façon simple et chaleureuse. Le lieu doit également favoriser l’accueil d’activités incentive, le travail, la convivialité ou le bien-être.

Pourtant, il convient de s’assurer de :

La composition des salles du château hôtel et la présence de salles de sous-commission, de chambres, d’amphithéâtres, d’une cuisine, d’un restaurant…

La composition du domaine du séminaire et les équipements. Le château doit permettre l’organisation d’un séminaire avec un contenu riche !

– La flexibilité laissée par les gestionnaires du site est très importante ! Faire une pause récréative dans un hôtel à l’heure de votre choix n’est pas toujours possible, alors qu’elle est généralement complètement libre dans un château tenu par une famille.

La distance idéale avec les villes de Paris, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Marseille, Lille, Nantes ou Toulouse. Ainsi, que vous soyez proche de Lyon, près de Paris, à Strasbourg ou Marseille, vous devez absolument contrôler les points d’entrée logistiques (aéroport, gare TGV la plus proche, accessibilité en voiture…)

La notoriété du château et les avis. L’organisation d’un séminaire dans un château est connue pour avoir un effet de motivation supplémentaire pour les équipes car il y a un fort effet « wahou », force l’admiration, permet de s’approprier les lieux et de s’identifier à l’histoire, ce qui contribue à enrichir l’expérience vécue par l’équipe.

La logistique et la programmation d’un séminaire résidentiel bien rôdé

Commencer par lister les enjeux de votre séminaire d’entreprise

Avant toute chose il convient de lister les enjeux du meilleur séminaire pour votre entreprise. Parmi eux, les organisateurs évènementiels retrouvent le plus souvent :

Motiver des équipes et lutter contre le turn-over. Habituellement organisés à l’initiative des dirigeants, des managers, de l’happiness officer, de l’office manager ou de la direction des Ressources Humaines ;

– Donner du sens au travail et lutter contre le « bore out ». Habituellement organisés à l’initiative des dirigeants, de l’happiness officer, des directions des Ressources Humaines ou de la Communication ;

– Rassembler autour d’un projet commun, pour annoncer des résultats, construire ou partager sur son travail. Généralement organisés à l’initiative de la direction de la Communication ou des responsables commerciaux ;

– Elaborer des stratégies et trouver l’inspiration sur des projets complexes, augmenter la performance. Souvent organisés à l’initiative des dirigeants, administrateurs ou responsables commerciaux ;

Détendre, reposer, favoriser le ressourcement. Souvent organisés à l’initiative des collaborateurs.

A ce sujet, Hephata a conçu des packs séminaires très spécifiques qui pourront vous aider en fonction de la composition de vos équipes, de la personnalité des collaborateurs et des enjeux de votre entreprise.

Etablir une programmation parfaite pour le séminaire au château !

Nous vous recommandons d’établir un programme précis du séminaire avec des activités de team building adaptées. C’est d’ailleurs un moyen simple et efficace qui ne dépend pas du budget et qui contribue fortement à créer la cohésion et avoir un impact positif sur les équipes.

Pour l’organisation du séminaire, il est recommandé de noter précisément les tranches horaires et de travailler par journée ou demi-journée votre programmation avec des séquences de 15 minutes, 30 minutes, 1h, 1h30 ou 2h.

Varier les activités est le maître-mot du meilleur séminaire de France : ne l’oubliez pas ! Si vous emmenez vos équipes au vert, c’est bien pour sortir du quotidien afin d’offrir les conditions essentielles à créer du lien, de la cohésion, de la nouveauté…

Pour la meilleure journée d’étude d’entreprise, vous trouverez ici une proposition de programmes variés : des astuces pour l’organisation d’un séminaire complet (lien M).

Sinon, vous pouvez vous inspirez du programme traditionnel :

– Petit-déjeuner à 8h

– Session de travail, de formation ou conférence à 9h

– Pause à 11h

– Session atelier, partage d’équipe, détente sportive à 11h30

– Repas (panier, traiteur, buffet ou restaurant) à 13h

– Workshop, session collaborative à 14h30

– Pause à 16h30

– Session de conférence ou animation à 17h

– Temps partagés ou de détente à 19h

– Dîner assis à 20h

– Soirée débat, jeux de société ou libre dès 22h

Tous ces éléments peuvent sembler compliqués mais il faut vraiment en tenir compte lorsqu’on est responsable de l’organisation d’un séminaire. Que l’on soit happiness officer, manager, dirigeant ou responsable de communication ou commercial, il faut être aussi rigoureux que les organisateurs évènementiel et les agences de communication.

Enfin, il faudra être tout aussi inventif pour proposer des idées de team building, des jeux d’entreprise, des idées de sorties, des animations de soirée, bref, du contenu riche et varié pour votre séminaire…

Quelques idées d’activités pour le meilleur séminaireincentive de France !

Créer l’émotion, un évènement d’entreprise beau, excitant, sensoriel, joyeux qui apporte du bonheur à vos équipes, ça se travaille en profondeur.

Choisir l’ambiance qui fera de votre évènement d’entreprise le meilleur !

Des moments vivants, animés, paisibles, détendus, heureux, inspirés, dynamiques, compétitifs, pensifs…. Quelle ambiance souhaitez-vous créer ? N’hésitez pas à profiter du château pour créer des ambiances féériques, insolites, mémorables !

Toute activité, tout équipement, toute animation devra dépendre de cette dynamique que vous souhaitez créer pour vos collaborateurs.

Une suggestion : lister les émotions que vous souhaitez faire ressentir à vos équipes. De là, découleront les idées d’expériences.

Les expériences idéales et les jeux pour souder les équipes

L’organisation d’un séminaire au château avec des animations variées ne suppose absolument pas un budget plus important !

Les propriétaires de châteaux et gestionnaires d’hôtel ont en effet souvent à cœur d’adapter leurs budgets pour répondre le mieux à vos espérances. Vous trouverez ici des techniques d’organisation de séminaire construites en lien avec des propriétaires de châteaux ouverts aux séminaires.

Focus sur les séminaires de sales team réussis

Lorsqu’il s’agit de convention, de sales convention, de motivation des équipes commerciales de façon générale, des activités de formation doivent alterner avec des activités ludiques d’entrainement à la joute commerciale.

En outre, les activités de groupe, les jeux et les animations à fort impact émotionnel et sensoriel contribuent à améliorer la performance des équipes.

Le team building au château, créateur de sens !

Organiser des réunions de travail au vert, dans un domaine naturel n’est pas anodin ! En plus d’être originales, les activités développées dans un cadre exceptionnellement beau favorisent la bonne entente. Elles contribuent à apporter un sentiment de bonheur.

Ainsi, donner du sens se fait encore plus aisément dans un lieu qui a du style, de la grandeur et… des besoins. Le patrimoine historique présente l’avantage de devoir être choyé, restauré. L’implication des équipes peut donc en être un team challenge intéressant.

Bref, à vous de jouer !

Pour aller plus loin

TOP 15 des lieux en IDF pour un séminaire au vert

TOP 5 des journées au vert pour un séminaire

45 idées d’animations et d’activités de séminaire incentive